V. STATISTIQUSS DIVERSES
La statistique de la ville de Paris doit être envisagée à deux points de vue : l'un qui embrasse les faits d'ordre municipal, c'est-à-dire tout ce qui con-
PARIS (Ville de> PARIS (Ville de) 731
cerne la vie propre de la j^'ranile cité, l'autre qui 12. Finances de la ville de Paris,
doit servir à ôlablir des comparaisons et embrasser Progression comparative de la population et du budget des faits d'ordre général de manière à faire ressor- ^gia ville {an Vll-tuoi).
tir la part pour laquelle p;ulicipe la ville de Paris p^n
dans les revenus de la France. Année». J^^J „Sro contributive
Les comptes de la ville de Paris nous donnent ' ' p" "^""i-
des renseignements précieux sur tout ce qui cou- ' .3,^,0, ,oo,ooor uf50
cerne les Imances muuu'ipales et les consomma- iVoo . ' .' . ' . ô47,75g i2;ouo!ooo 2300
lions de la CTande ville, mais si l'on veut pénétrer isis! ....... «22,000 23,000,000 37 00 .
dans les détails que comporte l'étude comparée du isn 7i;i,4!.2 68,500,000 % 00
, . , . .. 1 1 • Il I ■ 11 • ISl't !M5.721 4-l,000,000 «o 00
produit des impots payés par la propriété a l'aris ou [l*{f)\,^,,l ,.,„„„•;„„) ; . 1,800,000 loilooo.ooo 91 50
par l'habitant avec ceux payés par la Irauce entière, igso i.yss.yoe 229,000,000 lU 00
on se trouve arrêté tout à coup par les cadres des is9i 2,314,550 264,ti9i,i7i 112 75
statistiques otlicielles.
La statistique des budgets et des comptes de l'État 13. Dette de la ville de Pans,
n'est en effet établie que par départements. C'est ^^^ l»' janvier 1891, la dette de la ville de Paris
ainsi que la statistique des sommes payées à Paris s'élevait en capital seulement à la somme de 1 mil-
à titre de droits de mutation, de contributions di- yy^^^ 95.i, 777,008 fr. 18 pouvant se décomposer
rectes. etc.. se trouve confondue presque toujours comme suit : '
dans celle du dépai-tement de la Seine. Nous avons ,„ sommes empruntées au public et au Crédit
réussi cependant à dégager le produit de certains f^^^^-^^j. ^^,-j . 1 «:,7,g29,335 fr. 57. impôts en ce qui concerne la ville de Pans seule, ^^ Annuités diverses pour rachats de ponts de
pour d autres nous avons dû nous contenter des ^ ^^ d'entreprises s'élevant en principal à
clutTres dressés pour le département de la Seine; ^^ .^^^ ^^ ^^^
mais si l'on considère que la ville de Paris entre ' „"o '"^ " ' .r *.■ • i „ •.-.f.-^r., ;,,,.^,.k;
en général pour 92 p. 00 environ dans les re- 3° Sommes alfectees a des acquis.t ons .mmobi-
cettes du département de la Seine, notre statistique 1^^^^^ '% ^^'^^ ■''^'^"''^ v'^^hm '"^r.nU JnU ri^î'
sera encore très utUe et approchera bien près de yajix de vo.ne ou d établissements scolaiies),
la vérité 4,121,689 ir. o7.
Les chiffres et tableaux qui vont suivre montrent ^., ^a dette actuelle de IV^l'll".^"'!' S'^PHnS
les sommes payées à Paris a titre d'impôts au prolit '^"^e partie sous le second Empire, partie depuis
de l'État. En regard des chiffres pour servir de le 4 bcptembre ,, ,. t^ 1
terme de comparaison, nous avons fait ressortir le Tout le monde sait que Napoléon III, pour des
montant pavé par la France entière. raisons stratégiques et pour 1 embellissement de la
Kous avons également tenu à montrer les bases c^Pi'f '^, a transformé 1 ancien Pf^'^- ";[«« ^ f '^^^ ^^
et valeurs sur lesquelles chacun des impôis était P-^^fet de la Seine d alors, le baron Haussmann. perçu et. à coté des sommes payées par le Parisien, L'exécution de ces travaux a exigé naturellement
nous avons placé le nombre des assujettis, le nom- des sommes énormes qu on s est procurées soit lé-
bre des propriétés bâties, le montant de la valeur gaiement au moyen d'emprunts, soit par la remise
locative et vénale des propriétés soumises à l'impôt. de bons de délégation ou mandats de paiement a
A l'aide de ces éléments, on verra la part considé- 1, 2, 3, 4 et 5 années d'échéance, rable de Paris dans les revenus de la France. On a Ces bons de délégation furent escomptés par le
souvent reproché à la capitale ses dépenses de Crédit foncier qui devint créancier de la ville pour
luxe, et certains députés des départemeols ont eu des sommes considérables jusqu'au jour où sa situa-
quelquefois beau jeu à critiquer ces dépenses, mais, tien fut régularisée par une loi. {V. Bons de la
si l'on pénétre dans ie détail de la vie de Paris, on caisse des travaux.)
est vite convaincu que, loin d'être entretenue par D'autre part, la guerre de 1870-1871 a imposé à
les budgets départementaux et communaux, la ville la ville de Paris des charges nouvelles, si bien que
de Paris leur vient plutôt en aide. le conseil municipal dut recourir à de nouveaux
, Date des
kl865. —
v-i8fi9. —
Montanl de la dette de la ville de Paris, constituée en obligations.
Nombre -, Somme» Capital Capital
cmonints et terme de remboursement . d'obligalions j i.i • réellement nominal restant dû
créée». de 1 émission. perçue» », des emprunts. au 31 déc. 1890.
40 ans 150,000 400f 60,000,000f 75,000,000f 20,261,500''
37 ans 287,618 j laSltsf ! 133,100,000 143,800,000 40,523,000
60 ans 600,000 ' 450f 270,000,000 297,300,000 256,991,000
40 ans 753,623 345 259,700,000 ;i00,500,000 191,770,000
75 ans 1,296,300 270 350,000,000 508,000,000 463,409,600
75 ans 500,000 410 220,000,000 244,900,000 234,6(i8,.500
73 ans 258,065 465 119,900,000 127,100,000 122,075,500
86 ans J unités. . . 624,375* , Prii moTen 380f 250,000,000 277,500,000 263,270,200
(quarts. . . 277, oOO) __^_____^
Ensemble 4,678,106> » 1,662, 700, Ooo 1,974,100,000 1,592, 969, 300 f
Crédit foncier 264,660,035 f57