‹ Dictionnaire des financesChapitre 1767 sur 3112 · Fopnlation agglomérée et éparse · texte numérisé non relu

Fopnlation agglomérée et éparse

Les besoins de l'administiation ont fait établir une distinction utile entre les diirérontes catégories de population qui couvrent la France : on distingue les populations agglomérée, éparse, et comptée à part. La réunion des deux premières constitue la population municipale.

Dcjlnifion de la population agglomérée. — Suivant la déliuition donnée par le ministre des finances, et rappelée dans une circulaire de la Direction générale des contributions indirectes (II février 18SCI. on doit considérer comme agglomcrce la population rassemblée dans des mai^jons.contiguës ou réunies entre elles par des parcs, jardins, vergers, chantiers, ateliers ou autres euclos de ce genre, lors même que ces habitations ou enclos seraient séparés l'un de l'autre par une rue, un fossé, un ruisseau, une. rivière ou une promenade. Ou doit aussi et quelle que soit la distance qui, dans les villes de guerre surtout, sépare le faubourg de la cité proprement dite, considérer comme faisant partie de l'agglomération la population de ces faubourgs, formellement assujettie aux droits d'entrée par l'article 21 de la loi du 28 avril 1816. Mais la population éparse dans les dépendances rurales, dans les hameaux ou villages séparés, dans les métairies, les maisons de campagne isolées, bien que dépendant de la commune, ne doit pas être comprise dans l'agglomération.

L'agglomération doit eu général être appréciée d'après l'état des lieux ; elle existe toutes les fois qu'il peut y avoir continuité de communication et qu'on peut aller d'une habitation à une autre, même en franchissant les clôtures qui séparent ou limitent les propriétés.

Ainsi ces communications, sinon réelles, du moins possibles, à travers les enclos de murs ou de haies, sont suffisantes pour constituer l'agglomération; mais elle est de fait interrompue par des terrains non clos, vagues ou eu cultun;.

En France, la population vivant à l'état d'agglomération représente les ;i cinquièmes de la population totale, un tiers environ de celte population totale vivant disséminée dans la campagne. Les départements dans lesquels la population éparse est très petite sont, la Seine étant mise a part, à cause de son économie particulière, au Nord-Est de la France, la Meuse, Belfort, Meurthe-et-Moselle, la Marne, la Haute-Marne, l'Aisne et l'Aube, moins de 10 p. 100. L)es proportions analogues se retrouvent en Corse, dans les Pyrénées, dans l'Aude et dans l'Hérault. Au contraire, les régions dans lesquelles

POPULATION

la plus grande partie de la population vit éparse dans la campagne, sont : la Bretagne et les départements voisins, la majeure partie du massif central, mais surtout les départements de la Creuse, de la Corrèze, de la Haute-Vienne et de la Dordogne, et enlin isolément les plaines des Landes. 11 est facile de se rendre compte à priori de la répartition des maisons, et jiar conséquent des habitants, dans les régions où dominent les populations agglouiérées Kord-Est et Sud-Est, ainsi que dans celles où dominent les populations é{)arses, en examinant les cartes d'état-major au 80,000° ou celles du service vicinal au 100,000".

Page 1