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Situation au l"- janvier

POSTE

POSTE

ils rendent compte de leurs opérations aux receveurs des bureaux dont ils relèvent, et auxquels ils versent l'excédent de leurs receltes sur leurs dépenses.

Création des bureaux. — Chaque année le Parlement accorde les crédits nécessaires pour la création d'un certain nombre de recettes simples. En ISOl et en IS'J'J, les Chambres ont voté ■iD7,i>ôO fr. pour 160 bureaux nouveaux.

Les recettes composées sont créées soit par la conversion des receltes simples qui occupent les [tremiers rangs dans le classement par ordre d'importance, soit par la création d'emblée de bureauxsuccursales dans les grandes villes.

Les établissements de fadeur-boltier sont convertis en recettes, lorsque cette mesure est justifiée par l'importance de leurs opératious.

On a dit que le nombre des établissements de poste de toute catégorie était de 7,05 i en France, de 0,974, à la date du l" janvier 1S91. Ce nombre est bien inférieur à celui des bureaux de poste ouverts à la même époque dans quelques pays étrangers (Grande-Bretagne, IS.SOG; Allemagne, 24,970; Suisse, 3,279; Autnche-Hongrie, 8,990; Etats-Unis, 64,329). On comptait, en lS90, en Suisse, t bureau par S94 habitants; aux Étals-Unis, 1 bureau par 979 habitants; en Allemagne, 1 bureau par 1,979 habilants; en Angleterre, 1 bureau par 2,014 habitants; en Autriche-Hongrie, 1 bureau par 4,ô99 habitanls; en France, 1 bureau par 5,4G4 habitants.

Bureaux municipaux. — Il serait désirable d'augmenter le nombre des bureaux de poste en France: mais comme la création et le fonctionnement d'un bureau entraînent des dépenses relativement élevées (3,053 fr. paran, pour une recette) et que les crédits accordés annuellement au budget, pour des créations, sont très limités, l'administration a pris le parti de concéder des recettes ou des établissements de fadeur-boltier dits municipaux à toutes les communes qui en font la demande, en prenant à leur charge toutes les dépenses qui résultent du fonctionnement de ces bureaux {Arr. min. 30 mars et 15 juin 1879). Les bureaux auxiliaires sont également établis aux frais des municipalités. Les communes sont exonérées des charges qu'elles se sont imposées pour obtenir la création d'un établissement de poste municipal, lorsijue l'importance de cet établissement justifie sa transformation en bureau de l'État.

Jusqu'ici les communes n'ont mis que peu d'empressement à proQter des facilités assez onéreuses qui leur sont clTerles par l'administration. Le moyen le plus pratique pour multiplier le nombre des établissements de poste serait peut-être d'augmenter la proportion de ces bureaux secondaires gérés, à peu de frais, par des auxiliaires recrutés sur place, comme il en existe en si grand nombre en Angleterre et en Allemagne. L'administration demande, au budget de 1893, un crédit pour créer iOO nouveaux établissements de facteurs-boîtiers.

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