Travaux des condamnés
Guyane. — Depuis 1863, la colonie pénitentiaire de la Guyane a perdu chaque jour de son intérêt, en même temps que diminue, par suite de libérations, décès, le nombre de condamnés que renferment les pénitenciers.
Actuellement, l'ellectif des pénitenciers se compose presque exclusivement de condamnés africains et asiatiques, les uns concessionnaires, les autres non concessionnaires.
Un petit groupe de concessionnaires établis à Saint-Laurent du Maroni exploite tout particulièrement les plantations de canne à sucre dont les produits sont mis en œuvre par l'usine à sucre de Saint-.Maurice (Maroni). cultive les plantes vivrières et les plantes d'exportation, telles que la vanille, et fait aussi l'élève du bétail et de la volaille.
Les condamnés non concessionnaires sont occupés à des travaux faits soit pour le service pénitentiaire (confection de vêtements, d'outils, de meubles ; construction et réparation de bâtiments, de bateaux à l'usage de la transporlation ; exploitation de bois et de culture), soit pour les autres services publics (entretien des routes, de ligues télégraphiques, etc.i.
Sourelle-Calédonie. — A la .Nouvelle-Calédonie, les travaux des condamnés peuvent se diviser en trois catégories : ceux qu'ils exécutent pour le compte de l'État, ceux qu'ils font pour les particuliers, et ceux qu'ils entreprennent pour leur propre compte.
Les condamnés travaillant pour le compte de l'État sont employés à la construction des cases pour leur logement, de bâtiments pour l'administration, magasins de vivres et de matériel, églises, casernes, etc., réseau télégraphique.
L'emploi du condamné par l'habitant donne lieu au paiement : 1° d'une redevance déterminée au profit de l'administration et 2° d'un salaire divisé en deux parts : l'une payée à l'engage et l'autre remise à l'administration pour être versée au pécule du condamné. La nourriture est à la charge de l'engagiste ainsi que les frais d'hôpital pendant un c îrtain temps.
Les condamnés rais à la disposition des fonctionnaires et employés en qualité de domestiques sont traités dans les mêmes conditions
Les travaux auxquels se livrent les condamnés concessionnaires en cours de peine sont : à Bourail, la culture de la canne, du mais et des haricots qui leur sont achetés par l'administration ; à Ganala, celle du maïs, du café, des huiles de ricin, de coco et de bancoul; à Ourail, la culture du
1. En 1872, la Nûuvelle-Calédonio fut désignée comme àou de fJeportatiou pour les condamnés à la suite de l'insurrection communale de i«7i. Trois localilés de cette colonie fureul allectues au.K dé[iorlé3 : la presqu'île Ducos re<nit les coadamncs fi la déportation dans une enceinte fortiliée. Les condamnés à la déportation simple lurent élalilis dans l'ile des Pins et dans Vile .Mare (iles Loyulty). [L. 2J mari 1872.)
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tabac, des quinquinas, des sandaliers, mûriers et vanilliers.
Les libérés astreints à la résidence sont placés dans certains centres de la colonie et sous une surveillance spéciale de l'administration. Ils se livrent soit aux travaux agricoles et sont aidés par l'admluistratiou dont ils reçoivent des avances, en grains, bétail, outils, etc., soit à un commerce ou à une industrie. L'industrie des mines, particulièrement des mines de nickel, olTre aux libérés un élément d'occupation.