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SOCIÉTÉ GÉNÉR.ME ALGÉRIENNE

représentant 0 fr. l;? c. p. 100 du total général des sommes portées au compte détinitif des recetti;s de 18SV1 pour 3.â92,Gt>.i,9?:5 fr. ?•: c. lUulget général, 3,IOS,Oj-2,j40 fr. S4 c. Budget sur ressources spéciales, 484,691,382 fr. 38 c.

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ALGÉRIENNE. — Après avoir soumis l'Algérie et réprimé les fréquentes insurrections ([ni suivirent la période de la conquête par les armes, le Gouvernement français dut rechercher les moyens les plus propres à assurer la pacillcation du pays conquis et à y maintenir sa domination.

Parmi ces moyens, celui qui paraissait devoir donner les plus prompts et les meilleurs résultats était l'offre de terres à bon marché. On jjouvait espérer faire naître chez les populations arabes le goût de la propriété et, en les fixant au sol, amortir leur amour de l'indépendance. On voulait aussi favoriser l'introduction de colons français sur la terre d'Afrique. Mais pour attirer nos nationaux, il importail de déterminer quels étaient les territoires qui par leur situation présenteraient le plus de sécurité aux émigrants et dont l'exploitation du sol offrirait le plus de ressources. Il s'agissait aussi de faire tous travaux d'utilité publique que comporteraient les centres de population qu'on avait l'intention d'y créer.

Ayant adopté ce projet, le gouvernement impérial s'inquiéta, vers 1S65, des moyens financiers propres à en assurer l'exécution sans imposer au budget des charges trop lourdes.

A cet effet, une convention fut passée le 18 mai 1865 entre le ministre de la guerre représentant l'État et le gouverneur du Crédit foncier de France et d'Algérie, le directeur général des chemins de fer de Paris à la Méditerranée et de l'Algérie et consorts, agissant en leur nom et comme représentants d'une société financière à constituer.

Aux termes de cette convention, la Société s'engageait :

1° A employer en Algérie 100 millions à des travaux d'utilité publique ou aux opérations énumérées dans le préambule de la convention ;

2" A avancer à l'État 100 autres millions par sixième, d'année en année, et par trimestre, le !*'■ versement devant avoir lieu le 1*'' avril 18G6.

Ladite somme de 100 millions devait être employée à l'exécution de grands travaux consistant en routes, ports, chemins de fer, canaux, barrages, irrigations, etc....

De son côté, le Gouvernement s'engageait :

1" A rembourser à la Société le montant de chaque versement au moyen d'annuités calculées au taux d'intérêt de 5 fr. 25 p. 100 et comprenant la somme nécessaire pour assurer l'amortissement en 50 années ; les annuités étaient exigibles par semestre, le premier terme payable le !"■ avril 18G7;

2° A vendre à la Société 100,000 hectares de terrains qui lui seraieut délivrés parmi ceux disponibles dans le domaine de l'État en Algérie, moyennant un prix par hectare de 1 fr. par an pendant 50 ans, à partir de chaque mise en possession.

La loi du 12 juillet 18C5 ratifia les engagements mis à la charge du Trésor par la convention du 18 mai dont les autres clauses furent approuvées par décret du 18 septembre suivant.

Enfin la constitution définitive de la société anonyme formée à Paris sous la dénomination de « Société générale algérienne « fut autorisée par

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