Académie de France, à Rome
Celte institution dont l'origine remonte à Louis XIV, fut réorganisée sous la Convention par le décret
ÉCOLES SPECIALES
ÉCOLES SPÉCIALES
du 3 brumaire au IV. luslallée en 1803, u la villa Médicis, l'école reçut, outre des peintres, des sculpteurs et des architectes, des compositeurs, des graveurs eu taille-douce, des graveurs en médailles, des graveurs en pierres tlnes (ces deux sections sont aujourd'hui réunies) et des peintres paysagistes. Les graveurs et les paysagistes ne restaient que quatre années, tandis que les autres jouissaient de la pension pendant cinq an.s. In décret de 1SG3 a diminué d'un an pour tout le monde la durée du séjour à Rome et un autre décret de 1871 a supprimé la bourse du peintre paysagiste.
L'Académie comprend un directeur (nommé par décret sur une liste de trois candiilats présentés par r.Vcadémie des beaux-arts) et les, premiers grands-prix de Home pensionnés par l'État. Tous vivent en commun à la villa Médicis. Us jouissent de la pension pendant -4 ans, sauf les graveurs en médailles et en pierres fines qui ne restent que 3 ans. Les architectes doivent passer leur i^ année à l'école d'Alliénes.
Chaque pensionnaire touche 600 fr. pour se rendre à Rome et autant a la fin de la 4" année pour eu revenir; en outre, les architectes ont un supplément de 800 fr. pour se rendre en Grèce. Ils reçoivent de plus pendant leur séjour à Rome une indemnité de frais d'études qui s'élève à 750 fr. pour les peintres, à 150 fr. pour les sculpteurs, à 1,000 fr. pour les architectes, à 120 fr. pour les graveurs en taille-douce, à 90 fr. plus l'achat des pierres fines pour la seconde catégorie des graveurs. Enfin, la pension annuelle de chaque élève est fixée à 3,510 fr. sur lesquels ils subissent une retenue de 300 fr. par an, qui leur est rendue à la fin de leur séjour.
Les pensionnaires sont astreints chaque année à certains travaux réglementaires qu'ils doivent envoyer à l'aris ou ils font l'objet d'une exposition j)ul)lique. Ouant aux œuvres des musiciens, l'une d'elles, choisie par la section de musique de l'Académie des beaux -arts, est exécutée publiq\iement. Les dépenses atteignent le chiffre de 152,000 fr. par an, dont 2'i,000 fr. applicables à la direction et au service de l'école, et le reste aux frais d'entretien des pensionnaires, à leurs allocations diverses, à l'exécution de leurs œuvres et aux tiépenses du matériel.
Diverses fondaftons ont été faites en faveur des grands-prix de Rome : la donation Leprlnce, rente annuelle de 3,0()U fr. à partager entre les grandsprix, 1,000 fr. à celui de peinture et à celui de .sculpture, 000 fr. à celui d'architecture, iOO fr. à celui de gravure; le legs Jarnj, rente de 1,228 fr. dont le montant est donné cliai|ue année à l'arcbitecle revenant de Rome; la fondation Tn'mont, 2,000 francs de rent(; à distribuer en deux prix de 1,000 francs à deux grands-prix de Rome choisis par l'Académie des beaux arts; le prix Cresceul, rente triennale de 1S,500 fr. pour l'exécution d'une composition de n)usi(iue dramatique émanant d'un prix de Rome, 10,000 fr. sont donnés au théâtre qui monte l'ouvre, le reslu ap()artient à l'auteur.