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Écoles nationales des beaux-arts dans les départements

Indépendanmient de l'école de l'aris, il existe en province des écoles nnlioiiales de beaux-arts dont le l)ut est d'(;.\ercer les jeiiri(;s gens à la prati(]iie des arts et a reuseignemeiif du dessin.

Ces écoles sont établies a Lyon (Dec. 2 dtJc. l87fl),

Dijon, Bourges [Dec. 7 oct. ISSI) et Alger [Dec. S nov. 1881). L'enseiguement, absolument gratuit, porte sur le dessin, la peinture, les éléments de la sculpture et de l'architecture, l'archéologie, l'histoire de l'art et les applications du dessin. Le personnel enseignant comprend huit ou neuf professeurs par école.

Les conditions d'admission varient avec chaque établissement; en général, il faut être Français, avoir 10 ou 12 ans au minimum et savoir lire et écrire. Comme à l'aris, le titre d'élève de l'école n'appartient généralement qu'à celui qui le conquiert en subissant les épreuves déterminées par le règlement. Chaque école a également ses concours et ses récompenses parmi lesquelles figurent des bourses, dont un tiers est ordinairement attribué aux jeunes gens (jui se destinent à l'enseignement du dessin.

Chaque école est administrée par le directeur et le conseil des professeurs. Son budget se comi)Ose de ses revenus proi)res, des subventious municipales et des subventions de l'État. Deux d'entre elles, Lyon et Dijon, reçoivent une subvention fixe et annuelle de 10,000 fr., ce qui ne les empêche pas de participer aux subventions annuelles et éventuelles pour lesquelles un crédit de 333,400 fr. est ouvert au budget des beaux-arts.

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