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Algérie

La liberté de culture, de fabrication et de vente des tabacs est absolue en Algérie. Aussi y trouvet-ou les tabacs les plus variés comme provenances et qualités.

La consommation ne se compose en général que de tabacs inférieurs à très bon marché. Pendant longtemps, l'administration des tabacs considéra l'Algérie comme terre étrangère et se borna à livrer les tabacs de la métropole, sous le bénéfice des primes accordées pour leur exportation, aux indigènes algériens qui en faisaient la demande.

Ce n'est qu'en 1854 qu'un décret du 31 mai décida l'établissement d'entrepôts de tabacs fabri(|uès, autres que les cigares, dans les villes de l'Algérie où il existait des entrepôts de poudres à feu.

En 1857, la vente des tabacs français fut conliée aux débitants de poudre, qui fiireut commissionnés debitaids de tabac.

Par arrêté ministériel du 29 septembre 1864, les débitants commissionnés furent autorisés à vendre des cigares de provenance française aux mêmes prix que les débitants de la métropole.

On décret du 11 mars 1873 abaissa le prix de ces produits au-dessous du taux de la métropole. Enfln le décret du 27 mars 1880 réduisit le tarif de vente des tabacs étrangers et ordinaires en poudre, à fumer et en rôles.

Il existe en Algérie cinq entrepôts de tabacs situés à :

Alger, Constantine, Bône, Philippeville, Oran.

Les entreposeurs ont les mêmes attributions que leurs collègues de France. Comme eux, ils fournissent des comptes annuels qui, après vérification dans les bureaux de la direction générale des contributions indirectes, sont soumis à la Cour des comptes.

11 y a à Alger un bureau de vente directe.

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