‹ Dictionnaire des financesChapitre 2675 sur 3112 · Cables atterrissant en France et apparleyiant à · texte numérisé non relu

Cables atterrissant en France et apparleyiant à

des compagnies privées.

1° Grande Compagnie des télégraphes du Nord. — Deux câbles appartenant à cette compagnie re-

TÉLÉGRAPHIE

TÉLÉGRAPHIE

lient les Huttes-d'Oye, près Calais, à Fredericia (Daiiemarli|. Le premier de ces câbles a été posé en 1872 (Conv. de 1872). Le second fut immergé à la suite de la convention du 15 octobre 1890, approuvée par la loi du 5 juin 1891. Cette dernière conveation stipule que la France acheminera par les câbles de la compagnie les télégrammes pour la Russie et les pays Scandinaves : en outre, eu dehors des taxes qui sout régulièrement dues à la compagnie pour le transit, la France doit lui payer chaque année, pendant 25 ans, 1 fr. par télégramme pour les 150,000 premiers télégrammes et 50 centimes pour les 40,000 suivants; au delà, il n'est plus diià la compagnie que la taxe de transit ordinaire. Les télégrammes de l'État français sont exonérés de toute taxe sur toutes les lignes de la compagnie.

2° Compagnie du télégraphe anglo-américain. — L'établissement d'un câble entre Brest, Saint-Pierre (golfe de Saint-Laurent I et Duxbury (États-Unis), fut mis en adjudication eu 1809. L'exploitation de ce câble procura de très gros bénéfices aux actionnaires français qui cependant rétrocédèrent en 1873 le câble à la Compagnie du télégraphe angloaméricain ; le droit d'atterrissement, qui est venu à expiration le 10 septembre 1889. n'a pas été renouvelé. La compagnie n'est plus aujourd'hui que sous le régime de la tolérance.

Un câble entre Brignogan et Salcombe appartient à celle compagnie et a pour but de permettre aux télégrammes anglo-américains de transiter par la France.

3° Compagnie française du télégraphe de Paris à New-York, dite « Compagnie Pouyer-Quertier » ou P.-Q. — Le Gouvernement a autorisé l'établissement de ce câble à la condition que les télégrammes de l'État français seraient transmis gratuitement (6'o«ce5.s. 1 janvier 1879|. Cette compagnie possède les câbles de Le .Minou, près Brest, à Saint- Pierre et de Saint-Pierre au cap Cod et, en outre, le câble de Déoleu à Penzance pour les tèlégranunes anglo-américains.

4° Compagnie « Commercial cable » ou Compagnie Mackay Beunett. — Une concession du 17 décembre 1884 a autorisé l'atterrissement au Havre d'un câble devant toucher à Waterville (Irlande) et atterrir aux États-Unis pour la transmission des télégrammes transatlantiques. Les dépèches de l'État français sout transmises gratuitement sur les Lignes de cette compagnie.

5° « Direct Spanish telegraph Company ». — L'atterrissement d'un câhle reliant Marseille à Barcelone a été autorisé par le gouvernement français par une convention du 17 novembre 1873.

6" « Eastern telegraph Company ». — Cette compagnie, la plus puissante des compagnies de câbles sous-marins, possède deux câbles de Marseille à Bône et deux câbles de Bùnc à Malte. En outre, un lil spécial lui est concédé entre Londres et Marseille [wurlacheminement de la correspondance originaire ou à destination de l'Extrènie-Orient. La convention qui lie actuellement la compagnie à l'administration française concède â celle-là le droit d'atterrissement pour ses câbles et stipule en faveur de la France que la compagnie transmettra les télégrammes franco-algériens au tarif de 5 centimes par mot (réduction de 50 p. 100 en faveur des télégrammes d'État et des télégrammes de pres.se i.

La compagnie paie par an à la France, pour la section de la ligne Londres-.Mars<!ille située sur le

territoire français : 1» 40,000 fr. pour le fil du câble Calais-Douvres ; 2° 160,000 fr. pour le fil Calais- Marseille. En outre, si la compagnie transmet par cette ligue plus de 2,000,000 de mots dans l'aunée, elle paie 8 centimes pour chaque mot transmis en sus. (Conv. du 31 déc. 1889.)

4. Couvent iojis conclues entre la France et certaines comparjnies privées.

1° « Eastern telegraph Company ». — Une convention a été conclue le 17 mai 1889 avec cette compagnie pour l'établissement et l'exploitation d'un câble entre Perim et Obock moyennant une subvention annuelle de 37,500 fr. pendant 25 ans. 2° « Eastern Extension, Australasia and China telegraph Company ». — Parla convention du 29 novembre 1883 qui lui assure pendant 20 ans une subvention annuelle de 265,000 fr. cette compagnie s'est engagée à poser, puis à entretenir et à exploiter pendant le même temps un câble allant à Hué et à Haîphong. En outre, cette compagnie a consenti une réduction de taxe de moitié en faveur des télégrammes officiels de l'État français sur celles de ses lignes situées au sud de Hongkong.

3" « West African telegraph Company ». — Des câbles appartenant à cette compagnie relient : Conakry, Grand-Bassam. Kotonou et Libreville au réseau télégraphique général; ils ont été posés en vertu d'une convention du 10 juillet 1885, qui oblige la compagnie à entretenir et exploiter ces câbles pendant 25 ans moyennant une redevance annuelle de 75,000 fr. par station (au total 300,000 francs).

4° Compagnie française des télégraphes sousmarins. — Cette compagnie, qui possède un réseau dans les Antilles, a posé un câble entre la Guadeloupe ut la Martinique et doit l'entretenir et l'exploiter pendant 25 ans moyennant nue subvention annuelle de lOO.OOo fr. Un câble a été posé entre la Guadeloupe et Marie-Galante aux mêmes conditions ; toutefois . la subvention n'est que de 10,000 fr. (Cono. 1 juin 1889 et 10 janr. 1890.)

La Guyane française a été, par l'intermédiaire d'un câble atterrissant dans la Guyane hollandaise, reliée au réseau général. Ce câble sera entretenu et exploité par la compagnie pendant 25 ans contre le paiement d'une subvention annuelle de 100,000 fr. {Conv. Il oct. 1889.)

Entin, la .Nouvelle-Calédonie a été reliée au Queensland par un câble ouvert au service le 17 octobre 1893 et posé par la compagnie française en vertu d'une convention du 3 février 1893, approuvée par la loi du 23 mars 1893. Pour ce câble le gouvernement français garantit à la société, pendant 25 années , jusqu'à concurrence des deux tiers, soit 200,00(1 fr., un produit annuel de 300,000 fr. ; le troisième tiers étant garanti par les gouvernements australiens du Queensland et de la .Nouvelle-Gallesdu-Sud.

Page 1