OrgaDisation administrative
Le service téléphonique est devenu une branche de l'administration des postes et des télégraphes ( Y. le mot Poste : Organisation administratirc de la poste.)
A l'administration centrale, l'organisation et l'exploitation ressortissent au bureau des correspondances téléphoniques.
Le personnel, la comptabilité et la partie technique incombent aux services de l'administration centrale correspondants.
A Paris, le service téléplioniquc est, depuis 1892, séparé des services postal et télégraphique. Il est placé sous les ordres d'un directeur-ingénieur spécial chargé de la direction du sor\'ice dans toute la région de Paris (Seine, Seiue-et-Oise et Seinc-ct Marne», et les bureaux centraux de Paris sont indépendants des bureaux de poste et de télégraphe.
Dans la plupart de ces derniers se trouvent des cabines pour l'envoi des messages téléphonés et l'échange des communications par le public. Les receveurs des postes sont chargés de ce qui concerne cette partie du service, ainsi que de l'encaissement des recettes.
Dans les départements, le service téléphonique dépend de l'inspecteur ou de l'ingénieur chargé du service électrique sous l'autorité des directeurs départementaux, assistés, en général, de commis de direction spéciaux. L'exploitation de la plupart des réseaux est sous les ordres des receveurs des postes et des télégraphes.
Mais le personnel manipulant, composé presque exclusivement de dames, est spécial, sauf pour les réseaux les moins importants, où il est assuré par le titulaire du bureau, qui reçoit des frais d'aide ou des indemnités spéciales.
Lors du rachat effectué par l'État, on avait cru devoir créer un budget annexe des téléphones et un agent comptable chargé de centraliser les opérations de la comptabilité téléphonique.
L'existence de ce budget annexe, puis plus tard de chapitres spéciaux au budget ordinaire pour le service téléphonique, impose une spécialisation aussi complète que possible des agents du service téléphonique. Le budget de 1894 prévoit 18 ingénieurs et inspecteurs, 32 commis principaux, 169 commis ordinaires, 1,255 dames, 148 facteurs téléphonistes (pour le service des cabines), 17G mécaniciens et surveillants. Cette spécialisation est, dans tous les cas, nécessaire pour les réseaux importants.
Les travaux de construction et d'entretien des réseaux sont généralement confiés à un personnel spécial de mécaniciens, de surveillants et d'ouvriers. La construction des lignes interurbaines est effectuée par le personnel technique des télégraphes : leur entretien est d'ailleurs à la charge du service ordinaire, les fils téléphoniques interurbains étant presque toujours sur les mêmes appuis que les fils télégraphiques et un certain nombre de lignes servant simultanément à la transmission des télégrammes et des conversations téléphoniques.
Après la reprise par l'État des réseaux exploités par la Société générale des téléphones, le personnel attaché à cette exploitation est entré dans les cadres de l'administration des postes et des télégraphes ; l'échelle des traitements, les indemnités de frais de séjour, de service de nuit, etc., sont les mêmes pour l'un et l'autre personnel. Cependant, diverses indemnités sont spéciales au personnel du service téléphonique.
Les dames téléphonistes reçoivent, à Paris, une indemnité, à titre de frais de déjeuner, de 1 fr. par jour ouvrable ; cette indemnité était allouée à la plupart d'entre elles par l'ancienne Société. Les stagiaires téléphonistes de Paris reçoivent, dès qu'elles sont au courant du service, une indemnité journalière de 2 fr. 50 c. et l'indemnité de déjeuner.
Une indemnité fixe dépendant du nombre et de l'importance des réseaux du département est accordée aux ingénieurs et inspecteurs chargés du service téléphonique.
Les facteurs téléphonistes chargés du service des cabines dan.s la région de Paris reçoivent une indemnité mensuelle de 25 fr.
Les receveurs de bureau simple chargés d'un réseau annexe touchent une indemnité de 10 fr., par abonné et 1/2 centime par conversation échangée, à moins qu'ils ne reçoivent de ce chef des frais
TELEPHONES
d'aide ou qu'ils ue soient secondes par dos agents ou facteurs nommî>spar l'administration.
Lorsque le réseau est à eonversalions taxées, le receveur touche à centimes par conversation, sans que Tindemuité perçue puisse être supérieure à 300 fr. par an.
Les receveurs chargés de la perception de recettes téléphoniques reçoivent une remise de 1 p. 100 sur le produit des tickets vendus et une remise à tarif décroissant sur les autres recettes.