VI. STATISTIQUE ET GÉOGRAPHIE TÉLÉPHONIQUE
Le nombre des réseaux téléphoniques qui était de :
40 au 31 décembre 1889, avec 11,440 abonnés dont 6,255 à Paris ;
54 au 31 décembre 1890, avec 14,547 abonnés dont 8,306 à Paris;
112 au 31 décembre 1891, avec 18,172 abonnés dont 9,653 à Paris,
s'est élevé à 185 au l»' janvier 1893, avec 21,853 abonnés dont 1 1 ,059 à Paris, et dépassait 300 (dont 91 réseaux principaux au 1*'' janvier 1894).
Sur les 185 réseaux existant au commencement de 1893, 71 étaient des réseaux principaux, 74 des réseaux annexes et 40 des réseaux spéciaux à conversations taxées ; le total du développement des fils reliés à ces réseaux atteint 60,000 kilomètres; en même temps, une centaine d'autres réseaux, presque tous à conversations taxées , étaient en construction ou à l'étude.
Le montant des abonnements en cours au !"■ janvier 1890 s'élevait à 3,900,000 fr., au 31 décembre 1892 il dépassait 6,000,000 fr.
Au 31 décembre 1889, le nombre des circuits téléphoniques interurbains était de 11, ayant un développement de 1 ,940 kilomètres. A la fin de 1892, il atteignait 209 avec un développement de 11,428 kilomètres.
La moitié des départements possède des réseaux téléphoniques.
L'importance des villes où se trouvent des réseaux est très variable ; maintenant, toutes les villes ayant plus de 50,000 habitants, sauf Brest et Toulon, en possèdent.
La réparlilion des réseaux et des lignes téléphoniques interurbaines entre les diverses parties de la France dépend surtout du développement industriel et commercial des diverses régions.
La région téléphonique de Paris (Seine, Seine-et- Oise et Seine-et-Marne) comprend 73 localités sièges de réseaux annexes ou spéciaux ou possédant des cabines téléphoniques reliées à Paris.
Au nord, l'Oise, l'Aisne, le Pas-de-Calais et surtout le .Nord, ont un grand nombre de réseaux presque tous reliés entre eux et à Paris par des lignes interurbaines dont les principales sont celles
TÉLÉPHONES
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de Paris-Lille, Paris-Valeuciennes, Paris-Saiiit-Oiicntin. Paris-Soissons-Reiius. Paiis-Âmiens.
La Scine-Iulérieure possèdi.' aussi iiu grand nombre de réseaux relit s entre eux et coiumuni(|uant avec Paris par les ligues de Paris au Havre et de Paris à Kouen.
A l'est, les ligues de Paris-Reims. Paris-Éperuay- Châlons, Paris-.Nancy-lipinal, Paris-Troyes, et plusieurs ligues d'emliranclieuK'Ut relient les réseaux des Ardenues, de la Marne, de l'Aube et de Meurthe-et-Moselle à Paris.
Les lignes Paris -Dijon et Paris -Lyon -Marseille forment des artères qui mettent les réseaux de la Cùte-d'Or, de Saone-et-Loire, de la Loire, de l'Isère, de la Drônie, du Rlioue et des Bouches-du-Rhône en relation avec Paris.
Deux groupes de réseaux, l'un dans les Alpes- Maritimes, l'autre dans riléranlt et les départements voisins, seront bientôt reliés à Marseille.
Au centre, les lignes de Puris-Auxerre, Paris-Vichy, Paris- Orléans, Paris-Tours, Paris - Limoges , Paris-Bordeaux, Paris-Nantes relient à Paris soit des réseaux isolés, soit les groupes de réseaux de l'Yonne, de la Charente, de la Gironde et de la Loire-Inférieure.
Quelques réseaux ne sont pas encore rattachés à des lignes à grande distance. Nous citerons ceux de Toulouse, Mazamet, Rayonne, Pau, Angers, Rennes, Boulogne-sur-Mer.
Paris communique téléphoniquement avec Londres, Bruxelles et Anvers. La plupart des réseaux belges communiquent avec un grand nombre de réseaux du nord. Lue petite ligne interurbaine relie Genève à Saint-Julien. Enfln, Monaco est relié à Nice et à Menton.
En Algérie: Alger, Oran.Bône, Philippeville, Sidibel-Abbès possèdent des réseaux. Une ligne téléphonique interurbaine vient d'être établie entre Oran et Sidi-Bel-Abbès.