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Sur Cliîiiripuron : « Cliargù ilc dettes et notoirement

iiisolvahlc il a deux fréroH, un qui a esté .sergent... il a

ruine plusieurs familles [lar fn-ocez et chicannes. C'est celui r[ui est estnlili receveur des deniers à l'Opéra. L'austre l'rére est un moyne de Sainl-lieuoit qui place à l'Opéra le r)cuj)le dans les loges et y l'ait plusieurs actions scandaleuses... infâmes, etc. « (Archives de l'Opéra.)

2. Hocelles dos Itals pendant les cinq premières années Ihéàlrales commençant à Pâques.

auxquelles les petits théâtres étaient assujettis envers l'Opéra et les amendes de la Coijiédie-Frauçaise fournissaient un appoint nullement négligeable.

Le bilan de 1748, laissant un nouveau découvert de 252,909 livres, donna sans doute à réfléchir à jjme (jg Pompadour, car, dans le but de maintenir aux budgets particuliers du roi une élasticité favorable à ses intérêts en les allégeant des dépenses du fait de l'Opéra, elle fit notilier au prévôt des marchands de Paris un arrêt du conseil prescrivant ceci :

Le roi veut et entend que l'administration de l'.lcadéniie royale de musique soit et demeure attachée au corps de iaVillc de Paris, à perpétuité, sous l'autorité immédiate de Sa Majesté.

La ville ne put se débarrasser de ce fardeau royal qu'en 1757, après avoir payé 1,200,000 livres.

Les dernières années avant l'incendie et les trois suivantes fureut heureuses. Soufllot restaura la salle des Tuileries pendant que celle du Palais- Hoyal était reconstruite par Moreau à frais communs entre le duc d'Orléans et la municipalité de Paris (jui reprit l'Opéra (1707) et lui attribua la nouvelle salle en 1770. Sept ans après, un déficit de 500,000 livres s'étaut de nouveau créé, la ville accorda pour la première fois une subvention régulière : 80,000 livres d'abord, plus tard 100,000 livres. A'ous transcrivons sans conmientaires les lignes suivantes extraites du rapport Leroux :

« 1778-1779. — D'après les états remis à la ville du compte de ces deux années, le déficit s'est monté à 730,000 livres. -

Suit rénumération de quelques autres charges et la conclusion :

« Total de la perte pour la ville : 844,000 livres. — 1780. — Le roi venait de prendre l'Opéra pour son compte ',sans se charger d'aucune des dettes qui se montaient à 914,000

livres. »

Poursuivons :

1781, déficit

1782, déficit

1783, déficit

1784, déficit

4!i,5.57 1 51,UL".i 140,53G 132,613

1785, bénéfice i,700liv.

1788, déficit . .311,335

178i), déficit . 292,67(3

1700, déficit . 435,841

Pourtant, les redevances théâtrales avaient été de

70,617 liv.

Voici le détail de la dernière somme :

Comédie-Italienne .

Théâtre do Monsieur Concert spirituel . .

Variétés amusantes .

Ambigu comique . .

Divers

190,812 liv.

77,817liv.

.5 1,859 liv.

Après l'incendie de 1781, l'Opéra installé, deux mois aux Menus-Plaisirs, se transporta ensuite dans la salle du boulevard Saint-Martin, mais, quelques doutes s'étaut élevés sur la solidité de l'édifice, on trouva un moyen égalitaire autant qu'ingénieux de soustraire certaines classes de la population aux dangers d'une catastrophe possible. La soirée d'inauguration lut donnée gratis. La ville reprit la régie en 1700. L'année suivante, l'Assemblée nationale proclamait la liberté des théâtres.

1. Le roi donnait une subvention de 150,000 liv. et des ; coslumiis évalués à l,.500,000 liv. pour 1780 et à prés do^ 100,000 pour les années suivantes. Alors survint l'incendie ] de 1781. "

Peudant la période révolutionnaire. l'Académie de musique, successivemeut nommée Opéra, puis Acailfuiie royale, enlin Théâtre ties Arts, fut soumise aux influences poliliiiues des pouvoirs (jiii se succédaient. L'administration semltlail Iratlitionnellement vouée au delicit. La commune faisait diriger l'entreprise pour son compte par des artistes dont l'opinion politique était « celle de véritables et ardents républicains ».

tn 1794, le Comité de Salut public arièla que l'Opéra serait transféré rue de la Loi, sur l'emplacement actuel du square Louvois; mais, pendant le Directoire, le prestige de notre première scène lyrique s'alFaiblit tellement que le Conseil des Cinq- Cents s'occupa de rechercher les causes do cette décadence. Une circulaire du 22 germinal an Vlll, des arrêtés du 6 frimaire an XI et du 20 nivôse suivant commencèrent la réorganisation. La surveillance était donnée au préfet du palais avec un directeur et un administrateur comptable placés sous ses ordres. La dotation de l'an XI était de JO.OOO fr. par mois. In décret de 1805 mit à la charge du Trésor public l'inscription d'un fonds de 83,000 fr. destiné à servir des pensions au personnel. Ln 1807, réorganisation complète par le décret du 1"^ novembre iini créa la surintendance des théâtres' :

.\rt. 16. — L'administration de r.Xcadùinio de musique sera composée d'uu directeur, d'un adiniuistratour comptable et d'uTi inspecteur nommés par nous; il y aura un secrétaire général également nommé par nous.

Art. 25. — 11 sera nommé tous les ans une commission de notre Conseil d'État pour recevoir les comptes de l'Opéra et s'assurer que les budgets, devis et règlements ont été exécutes. Cette commission se fera remettre tous les six mois les états de recette et de dépense et fera l'inspection de toutes les parties du service.

Napoléon dotait l'Opéra de 750,000 fr. par an, augmentés de 200,000 fr. par le décret du 13 avril 1811 qui, rétablissant les redevances, atténua les delicits moyens d'une somme annuelle égale.

L'Académie, royale eu 1814, impériale pendant les Cent-Jours, royale ensuite, retomba bientôt dans les mêmes errements que sous l'ancien régime. Les extraits des livres de caisse ont ici une certaine éloqueuce-.

1316 : subvention, .599,133 fr.; délicit, 31,012 fr.

1817 : subvention, 736,6^4 fr. ; bénélice, 66,537 fr.

1818 : subvention, 774,672 fr. ; bénéfice, 4.5,440 fr.

1819 : subvention, 7a5,oi8 fr. ; déficit, 49,5a6 fr.

1820 : subvention, 876,1J5 fr. ; déficit, 164,374 fr. 1821-1822 : subvention, 598,420 fr. ; déficit, 158,082 fr. Déficit au 1" avril 1822, 309, 486 fr.

1822 : subvention. 59i,y20 fr.

Vente de rentes, 219,3.50 fr.

1S25 : subvention, 911,253 fr., plus 25,ooo fr. versés par un bailleur de fonds.

1826 : subvention, 803,000 fr. ; prêt, 65,000 fr. ; délicit, 49,127 fr.

1827 : subvention, 750,000 fr. ; déficit, 84,187 fr.

1828 : subvention, 850,000 fr. ; dulicil, 48,677 fr.

1829 : subvention, 817,925 fr. ; bénélice, 35,356 fr.

1. En 1806, la caisse des théâtres a versé à l'Opéra la somme de 1,387,256 fr., savoir :

Subvention 920,000 fr.

Dettes arriérées 160,000

Secours pour arriérés 100,000

Frais de répétitions 20,000

Remboursement d'une avance faite par la

caisse d'amortissement 187,256

En 1807, l'Opéra reçut 984,000 fr. , et 905,810 fr. en 1808.

2. Nous avons relevé ces cbillres aux arcllives de l'Opéra, mais leur exactitude n'est pas certaine. 11 a du y avoir des omissions voulues ou non. l'n rapport do I87i; adirme que ce théâtre, en déficit de 680,000 fr. après l'Hmpire, reçut pendant la Restauration et jusqu'en 1830 une .somme annuelle de 950,000 fr.

On a évalué à 1,206.000 fr. environ les dettes de l'Opéra en 1830. .Nous trouvons dans un journal ilu temps les lignes suivantes à rapprocher de la .souime de 219, 3o0 fr. inscrite plus liant sous la rubri(|ue: Vente de renies : <( A la suite île rapports qui lui avaient été faits concernant le mauvais état de la caisse des pensions ' de l'Opéra, l'empereur Napoléon avait donné à cette caisse une inscription de 100,000 fr. de rente pour assurer sou service; M. de Lauristou osa s'en faire nue ressource pour payer les delicits de l'Opéra et en vendit une portion chaque année. » Les excédents créés par cette singulière opération servirent en partie à payer les frais de mise en scène d'un ouvrage intitulé Pliuramond qui fut donné à l'occasion du couronnement du roi Charles X.

En 1831, l'Opéra fut exploité d'abord pour le compte de la Maison du roi et pour le compte du ministère du commerce, mais, les redevances auxquelles étaient assu.iettis les petits théâtres ayant été supprimées, le Gouvernement conlia pour six ans à un directeur-entrepreiu'ur, « à ses risques, périls et fortune », l'administration de l'Académie royale sous la surveillance d'une commission et* avec une subvention de 810,000 fr. pour 1831, 7f)5,000 fr. pour 1832 et 710,000 fr. (réduits à 670,000 fr.) ensuite; le tout augmenté de 100,000 francs pour réparations. La gestion fut prospère jusqu'en 183S. Mais, en 1847, elle accusait un délicit de 400,000 fr. En 1848, sur un rapport de Victor Hugo, une somme de 170,000 fr. était accordée. Trop tard ! le théâtre dut fermer ses portes. La situation s'améliora peu les années suivantes, car M. de Morny dut pourvoir au paiement des dettespar six annuités de 00,000 fr. cliacunc. Malgré cela, le directeur présentait en 1854 un passif de 900,000 fr. et Napoléon décréta ce qui suit :

" A partir du l" juillet prochain, l'Opéra sera régi par la liste civile impériale. »

Une subvention de 820,000 fr. était accordée, plus, à partir de 18G2, 1 On, 000 fr. pris sur la cassette impériale.

En 1860 on décida la mise au concours d'un projet pour la construction d'un nouvel Opéra.

Pendant les événements de 1870-1871, il y eut à l'Opéra des spectacles de circonstance, d'autres furent donnés au bénéfice des victimes de la guerre; un essai d'exploitation par les artistes en société ne put avoir qu'une durée éphémère.

Le 1" novembre 1871, une subvention de 800,000 francs, accordée à un directeur responsable, lui permit de réaliser, jusqu'à l'incendie de 1873, un bénélice de 670,315 fr.

Après le sinistre, l'Opéra dut alterner ses représentations avec celles que donnait le Théâtre italien, salle Ventadour ; il reçut di; l'État une somme totale de 1,409,258 fr. jusqu'à l'époque de l'inauguration de la nouvelle salle (4 janvier 1875). A cette occasion, un article additionnel au cahier des charges imposa au directeur le partage des bénéfices avec l'État, en compensation du relèvemeut du prix des places et de la faculté à lui laissée de se retirer après une perte de 100,000 fr.

r de 1875 651, . 561'" 1

Bénéfices nets H«|8^«; ; ; ; ; ^39,284 i,,2,,887'

( de 1878 (8 mois). 295,727 )

1. La caisse des retraites était alimentée par des retenues sur traitements, des dons et le produit des représentations à son bénéfice.

La part de l'État, ciimalée avec ua reliquat du crédit de 2,400,000 fr. voté antérieurement par l'Assemblée nationale, servit à la réfection des décors.

Lorsque, en 1879, une nouvelle administration fut agréée, on fit disparaître la clause du partage. Les bénéfices ne subsistèrent pas longtemps du reste, car, au bout de cinq années, la commandite du directeur avait perdu 400,000 fr.

11 est intéressant de placer ici un relevé des frais moyens occasionnés depuis vingt ans par la mise en scène d'un acte d'opéra :

1866-18G9, salle Le Péletier.

1876-1879, nouvelle salle. .

1879-1884, nouvelle salle. .

1S85-1887, nouvelle salle. .

20,928 fr.

Quant à la dépense de même nature pour un ouvrage entier, elle a toujours beaucoup varié selon les circonstances et le faste des directions '.

Les décors sont établis aux frais des administrateurs du théâtre, mais, aussitôt terminés, ils deviennent la propriété de l'État.

De 1885 à 1891, l'Opéra parvint à réaliser des économies notables et de sérieux bénéfices. En celte dernière année, un caliier des charges modiûé augmenta le poids des obligations d'un nouveau directeur qui obtint, dés avril 1S93, un allégement aux conditions de son exploitation.

Nous donnons ici, à titre de renseignement, un aperçu des dépenses du personnel de l'Opéra en prenant pour type l'année 188G :

Administration. 87,500f

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