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Cliaiiibro tics dijpulôs, 3 Juillet

TflKATHES ET CONCEIITS

THÉÂTRES ET COXCEdTS 1385

Des pourparlers engages avec la ville de l'aris pour eu obtenir un supplément île sultveution n'ayant pu abnutir. le projet Hit abandonné, toutefois, pendant trois ans, une subvention de '200,000 francs a ete maintenue à la disposition du ministre des beaux-arts en prévision du rétablissement d'un théâtre lyriiiue.

La cause de l'insuccès persistant de toutes les entreprises, dep.ds |S17. doit être recherchée dans l'esprit de protection un peu étroit qui a souvent prévalu lorsqu'il s'est ajii de former le repertnire ; mais, entre l'Opéra et l'Opéra-Gomique, la situation d'uue troisième scène lyrique sera toujours ditlicile.

m. COHCEBTS POPUtAIRES, SOLENKITÉS OFFICIELLES, EXPOSITIONS.

Sous l'ancien régime, l'année théâtrale se terminait quinze jours avant l'à(iues et tous les spectacles suspendaient leurs représentations pemlant trois semaiues. Alin de suppléer à cette interruption et à celles que produisaient les relâches d'usage le soir des grandes fêtes religieuses, deux sociétés de concerts se formèrent, les Mc/ophi/ùtes et les Amateurs. Bientôt après fut créé le Concert, sjiiritiiel. Établi en mars 17 20 par privilège du roi, il se tint aux Tuileries dans ia salle des Cent-Suisses. Ue par sou acte constitutif uième, il était placé sous la suzeraineté de l'Opéra et payait naturellement cet honneur par une redevauce qui fut d'abord de 6,000 livres, plus tard de 9,000, et dont le cliilfre s'abaissa vers l'époque du déclin de l'entreprise. La dernière audition eut lieu en 1791.

Sous l'Empire et pendant la Hestau ration, aucune tentative du même ordre n'aboutit à un résultat durable. La tradition du « Concert spirituel » ne fut reprise que plus tard, grâce à l'initiative d'Habeneck qui sut intéresser à cette cause le directeur du Conservatoire et le surintendant des Beaux-Arts. L'administration donna 2,noo Ir. et invita, par l'arrête du 12 lévrier 1S28, les professeurs du Conservatoire à se joindre à leurs élèves pour concourir à des exécutions musicales dont la direction artistique était confiée a Chérubini, président, et à Habeneck, chef d'orchestre.

Ce fut là l'origine de la Société des Concerts du Conservatoire, à laquelle sa prospérité constante et sou renom mérité ont assuré une place glorieusedans les annales de l'art, bien qu'elle n'ait jamais eu le caractère d'uue institution démocratique'.

Les véritables Concerts populaires, ceux qui ont été, pour toutes les classes de la population, une sorte d'école supérieure d'art musical, ne remontent pas au delà de 1861. Dix ans auparavant. un certain nombre d'élèves du Conservatoire, réuuis sous le nom de Société des jeunes artistes, donnaient déjà des amlitions, salle Herz ; leur chef, M. Pasdeloup, payait de ses deniers les délicits, soit, au bout des dix années, 77,000 fr. environ.

C'est alors (|u'il eut l'idée de convier le public à des concerts classiques au « Cirque Napoléon » qui pouvait contenir près de i,000 auditeurs. Sa tentative réussit à souhait et soutint victorieusement, pendant prèsde vingt années, toutes les concurrences qu'elle avait fait naître*. Les Concerts populaires

1. Les places, d'un pri.x élevé d'ailleurs, sont toutes louées a laiiuéoetà vie parleurs titulaires; elles se transmettent par leg.s après décès et deviemienl ainsi des sortes de majorais sui generis.

2. Prix de la grande majorité des places : 75 cent, et 1 fr. 25 c. — Frais d'un coacert instrumental : 4,000 fr. environ; d'un concert vocal et instrumental : 7,000 à >i,000fr.

obtinrent une subvenlion de 20,00l) fr. en 1S77. ils cessèrent d'e.\isler (jnehines années plus tard.

D'antres sociétés s'étaient fondées dans un but semblable : l'Assoriaticn artisti(/iie des concerts du C/nitelct^ en 1871; la Société des Nouveaux Concerts' en 1881 ; la Société nationale-^ en 1871. Les Concerts modernes prirent la suite des Concerts populaires et disparurent au bout de quelques mois.

Les trois survivantes de ces sociétés reçoivent des subventions pour prix des services ([u'elles rendent à l'art français'.

Les dépenses dont nous venons d'indiiiuer l'origine et celles qui sont votées à titre d'eiu;ouragement ou de secours aux artistes ont un caractère permanent. D'autres sont essentiidlemont variables ; le Gouvernement les consacre à l'organisation de spectacles gratuits ■' ou de fêtes commémoratives. La principale des solenuités de ce genre, la Vête de la Liberté, fut payée par le peuple, iiials beaucoup d'autres restèrent aux frais de l'Etat. Le Moniteur a signalé celles du l.j messidor an Vlll et du l*"" vendémiaire an IX ^ Plus tard eurent lieu celle des Drapeaux en 1814 et celle des Aigles en 1852. Les anniversaires de 18150 ont été célébrés pendant dix ans par des concerts aux Tuileries; euliii les comptes de 1835 à 18i0 accusent une dépense totale de 81,557 fr. 25 c. pour un service funèbre avec messe de Requiem à la mémoire du général Damrémont, tué à Constantine, pour l'achat de la partition manuscrite de 15erlioz payée 4,000 fr. et pour les frais d'une exécution grandiose de la Sijmphonie funèbre et triomphale en l'honneur des victimes de Juillet, écrite par le même musicien et jouée à l'inauguration du mausolée de la Bastille.

La musique a servi souvent à rehausser l'éclat des expositions universelles. Kn 1867 on mit au concours une cantate et on exécuta un hymne de Hossini. En 1878, une somme de 250,000 fr. a pernds d'organiser dix concerts français et beaucoup d'autres séances cons.icrées à des branches spéciales de l'art musical. En 1889 l'on s'en est tenu à cinq auditions officielles données par les principaux orchestrt'S de Paris et dont les frais ont été de 186,732 fr. ; mais, spectacle nouveau oiTert au peuple par la municipalité, une Ode triomphale de M"* Augusta Holmes a été mise en action au palais de l'industrie avec effets de scène, décors et costumes devant 22,000 spectateurs ".

— Recette maximum sans auçmenlation do prix : 6,000 fr.

— Pour l'exercice 1881-I882, M. Pasdeloup accusait encore une recette de i24,35(i fr.

1. Cette .Société a donné de brillantes auditions des chefs-d'œuvre symphoniques et des grandes œuvres vocales françaises, notamment de celles de Berlioz. Subvention : lô^OOO fr.

2. Société vouée principalement au répertoire wagnéricn. Elle a fait entendre quelques ouvrages de jeunes musiciens français. Sidivention : 15,000 ir.

;i. Celte Société fait exécuter les œuvres de ses adhérents. Subvention : i,000 fr.

4. Ces services ne devraient donc, en aucun cas, être l'objet, fie la part des compositeur.s Intéressés, d'une rémunération pécuniaire qui ferait douhte emploi avec la subvention.

5. On en signale dés 1722. Sous la Hévolution l'alliclio portait la iorfnulo : De par et pour Itt peuple. Cent mille francs furent attribués aux tbiJatres pour rut objet par un décret de 1794. L'usaf^e s'en est continué depuis et le Gouvernement qui les exige rembourse le prix moyen d'une représentation .-'i la cais.se iJu théâtre.

H. Lesueur et Méliul écrivirent la musique.

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