V. LES THÉÂTRES ET LE BUDGET DE L'ÉTAT DEPUIS PLUS D'UN SIÈCLE
Inflniment variées et parfois curieuses nous appa-
TfiÉATRES ET CONCERTS
raissent les sources de dépenses auxquelles ont dû faire face les budgets de l'État pour assurer le fonctionnement des institutions théâtrales et soutenir l'éclat des fêtes publiques. Les crédits s'appliquent, dans la plus large mesure, aux subsides divers, aux constructions, aux secours, mais des sommes importantes ont reçu d'autres destinations. Il y a eu des allocations pour mesures préservatrices contre l'incendie, pour mise en scène d'œuvres agréables aux souverains, pour représentations gratis ou solennités musicales offertes au peuple. Un a célébré les anniversaires de la Révolution, ceux des couronnements, ceux des victoires d'Austerlitz, de Lutzen, etc., on a fêté la naissance des princes, le mariage des monarques, on a maintenu seize ans les commémorations des journées de juillet 1830. Les frais de pensions, funérailles nationales, procès, sont encore à retenir, sans oublier la censure politique ou autre, environ 15,000 fr. Les dépenses de surveillance, celles de personnel et de matériel du bureau des théâtres et de celui des bâtiments civils, confondues avec d'autres portant sur les mêmes chapitres, échappent â notre examen. De 1882 à 1887, les théâtres d'Algérie ont reçu annuellement 50,000 fr.
Voici maintenant le relevé décennal des Dépenses effectuées par l'État pour subventions, subsides et frais de toute nature autres que ceux dont les bâtiments ont été l'objet :