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Tliôalre do la l'orte-Saiiit-Martiu, etc

3. Soii.q diverses formes, la censure a survécu malgré, toutes les allaiiues. Klle existait sous Cliarles "VII. Suijpriiiiée jiar Louis XII, rolablie sous Fraiirois \" ; elle s est

jioi'péluée jus(|u'ii iiolri! lipiiquo plus ou moins si'vcre ou tolerauto, à i)eiiio altointo iiar (luolques iiilorruptions : do 1791 à 171)3, (le 18 10 à if^ai, rie i«4>< à 1850 el eu sopteiiihre 1870. L'altenlal do Kieschi, en 1835, fut l'occasion d'nno Tocrudo.scenco de rigueur. (Lois dites de Septembre.)

TllKATllES ET CONCEUTS

TIIEATKES ET CONCEllTS 1389

Enlin, nous iloniions, par annco. pour les llu'àtres et les concerts, le chifire des Crcilits rôles depuis 1835 :

Opéra .

lS3i> à 183i . . .

IStîS à 1870 . . .

1871 à ISiU . . .

^jr JDD<r.

620, OW

Comédii'-t'ra nçnise.

Odéun.

ISM> ....

iwy à 1S71 .

Concerts (cliill're moyeu).

.tiim-cs.

pjr ano«r.

Opéra-CoiniijHC.

1835 à 1836 . . . 180,lH)0i

1S37 à KS71 . . . 240,000

Théâtre lyrique.

Théâtre italien.

Divers.

Remarquons d'abord combien l'obole accordée aux concerts parait modeste à côté des allocations tbéàtrales. Lorsqu'on envisage, disait le ministre des beaux-arts dans le projet de budgetde 1879, la situation de l'art musical en dehors du théâtre, on constate ([ue les encouragements de l'État ont eu seulement pour but de favoriser l'essor de la musique dramatique. « Il serait à désirer que, par assimilation à ce ijui se fait pour les artistes peintres... l'on créât des auditions annuelles de musique symphonique et chorale qui seraient, pour les artistes musiciens, ce que sont les expositions pour les artistes peintres. ■>

L'idée paraissait d'autant plus séduisante que les concerts ainsi compris pouvaient ollrir au peuple de Paris une distraction inliuiment moins coûteuse que le théâtre. En elfet. chaque représentation de l'Opéra entraine pour l'État une dépense de 6,000 fr. plus que suffisante pour solder les frais d'un concert gratuit. Toutefois, l'idée n'eut pas de suite. Il était en effet plus simple de s'adresser aux sociétés d'auditions musicales alors existantes et de leur imposer, à prix convenu, l'exécution de certaines œuvres. On a pu craindre aussi que la protection directe du Gouvernement, applicjuée avec l'aléa que comporte l'appréciation anticipée des ouvrages, restât ineiïicace dans la majorité des cas.

On l'a dit à la tribune : « C'est l'art qu'il faut protéger, mais non pas les artistes. » Les gouvernements ne doivent encourager ces derniers que d'une manière indirecte, en préparant la vulgarisation des genres auxquels ils se sont adonnés.

C'est bien la en effet le but de l'intervention administrative. L'efTort nécessaire pour atteindre le résultat désiré est plus ou moins considérable selon les circonstances et selon les époques. Pourtant les subventions restent les mêmes pendant un temps souvent fort long, tantôt constituant pour le directeur du théàlre un supplément de bénéfice, tantôt impuissantes à le sauver du déficit. La durée des exploitations n'a pas suffi à l'établissement d'une moyiijnne normalement rémunératrice, car l'histoire financière des théâtres fait ressortir, entre les gestions comparées de diverses périodes, des écarisque n'expliquent pas toujourslescapacités ou le savoir-faire des individus et dont les causes,

plus complexes, peuvent cependant être escomptées dans leurs eirels. Il serait à souhaiter que les subventions, maintenues pendant de trop longues années dans leur invariable et aveugle li.xité, pussent ac(iuérir assez d'élasticité |)Our compenser, [)ar des llucluations motivées, l'inlluence (|ue produisent sur les recettes les événements les moins imprévus: exposilions.ouvertnrede nouvelles salles, réactions provenantdes phases diverses ([ne traverse la vie publique d'une natiin. Un pas dans cette voie a été fait eu 187.") quand l'Klat exigea le partage des bénéfices produits par la nouvelle salle d'opéra.

Poursuivant le même ordre d'idées, certains membres du Parh'mont oui demandé s'il ne pouvait s'établir une corrélation plus étroite entre les besoins justifiés des entreprises théâtrales et les allocations accordées, laissant entrevoir la possibilité d'un contrôle plus elTicace de l'emploi des fonds et des résultats obtenus. « Il n'y a certainement pas entre les sacrifices (ju'ou nous demande et que nous octroyons avec trop de libéralité et les services rendus au public, une équivalence sutTisante*. »

Ces paroles étaient dites an moment môme où l'une des directions de l'Académie de musique venait de réaliser des bénéfices dont le monlant s'élevait au même chiffre que les pertes de la précédente : à environ 400,000 fr.

L'éventualité d'une suppression totale ou d'un vote restrictif du montant de la subvention a été envisagée. Klle est prévue par le cahier des charges en ce qui concerne l'Opéra. Le concessionnaire peut, dans le premier cas, se retirer après liquidation de ses droits; mais, s'il s'agit d'uue simple atténuation, la somme primitivement allouée est divisée en autant de parties (lu'il y a de jours de représentation et le théâtre peut n'être ouvert que pendant un lemjis proportionnel à l'allocatiDn réduite. Si doue la minoration est d'un quart, d'un tiers, pendant trois

mois, quatre mois, les spectacles pourront être

suspendus, car, pour chacun d'eux, l'attribution doit rester la même.

L'existence des grandes scènes parisiennes sous le patronage des pouvoirs publics n'est pas indissolublement liée au système des subventions. En 1879, la commission consultative des théâtres s'était prononcée en faveur de la régie de l'Opéra par l'Etat. iM. .Jules Ferry avait proposé une autre combinaison ; c'était de confier les services de l'x^cadémie de musique à une société en commandite avec un directeur et un conseil d'administration nommés par le Gouvernement. Une garantie de 20o,000 fr. était en outre assurée en cas de perte.

Depuis une vingtaine d'annéi;s on a jugé (|ue le niveau de l'art dans certains théâtres subventionnés semblait fiechir un peu :' de là d'assez vives critiques, d'abord isolées, qui, en s'accentuant de plus en plus, ont abouti au.x réclamations dont le Parlement s'est ému, et qui, nous dit le rapporteur du budget des beaux-arts pour l'exercice 1891, « pourraient faire mettre en question l'opportunité des sacrifices consentis * ».

Ces .sacrifices tiennent d'ailleurs une place relativemeut minime dans le budget général de l'État.

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