‹ Dictionnaire des financesChapitre 286 sur 3112 · IX. BDT, AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE L'INSTITDTIOH · texte numérisé non relu

IX. BDT, AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE L'INSTITDTIOH

Les caisses d'épargne scolaires ne forment pas des établissements spéciaux, doués, en vertu de la loi, d'une vie propre ; ce sont de simples institutions locales n'ayant aucune atLache ollici(!lle ou administrative. Libres de leur action, soumises au seul contrôle des personnes honorables qui veulent bien les diriger, elles ont été organisées en vue de développer le sentiment de l'épargne chez les enfants, en les incitant à verser entre les mains de l'in-tituteur les économies réalisées sur les petites sommes mises à leur disposition par les parents. Leur rôle n'est autre que celui de simples intermédiaires appelés à verser aux caisses d'épargne ordinaires ou à la caisse postale, les (conomies des enfants, dès qu'elles ont atteint le minimum de 1 fr. lixé |ionr les versements.

Les avantages des caisses scolaires sont ainsi indiqués par M. de .Malarce, qui s'en est fait le promoteur et l'infatigable propagateur : « Enseigner « l'économie comme on doit enseigner une vertu H en la faisant praticiuer, enseigner l'écononiie aux « enfants plus faciles à façonner que les hommes « faits, et qui sont les meilleurs agents de toute « rénovation sociale. Apprendre au.\ futurs travail- « leurs que les petites épargnes répétées et bien « placées ont leur valeur et une valeur considéra- • ble ; que, par l'épargne, ies travailleurs les plus « déshérités assurent leur bien-être et parfois aussi « préparent leur fortune. »

ÉPARGNE (Caisses d')

Cependant, quelques critiques ont été formulées.

L'épargne chez l'enfant, a-t-on dit, peut avoir de fâcheux résultats : elle peut faire naître chez lui des sentiments d'envie et de jalousie à l'égard des plus favorisés, c'est-à-dire de ceux qui auraient le plus de sous disponibles, et ces sentiments peuvent l'inciter à se procurer des sous par des moyens repréhensibles.

En sens contraire, on a fait ressortir qu'il est bien ditlicile de convertir à l'esprit de i)revoyance, à la pratique de l'économie, des hommes déjà formés à d'autres mœurs, taudis que l'habilu.le de l'ordre, de la sobricte, de l'économie, inculquée à l'entant sur les bancs de l'école, était le moyeu le plus elïicace pour aider plus tard les hommes à améliorer leur état matériel et moral.

Page 1