MoKvetnenl de la consoiiDiiation
Le tableau suivant présente, avec toute la précision qu'il est possible d'atteindre en pareille matière, le mouvement de la consommation des vins en l'i-ance depuis 1830 :
Quantités
eonsoinniécs Années. on Iraniliise loi:!!.
iiM]iOsées. chez les
récoltants (évaluation).
hectol. liectol. licctul.
VINS
En France, la consommation moyenne du vin, par tête, ressort à 98 litres pour 1892.
Le développement des voies ferrées, la conclusion des traités de commerce en 1860 avec l'Angleterre et autres puissances continentales avaient contribué à donner beaucoup d'essor à la production vinicole, les ravages causés par le phylloxéra arrêtèrent cet essor. De 70 millions en 1869 et de 83 millions d'hectolitres en 1875, la production tombait à 25 raillions en 1879 et 188G et à 23 millions en 1889. Cependant la consommation ne s'arrêtait pas, mais on fut réduit pour l'alimenter à recourir aux vins factices fabriqués avec des raisins secs et aux vins étrangers importés d'Espagne et d'Italie. On rendit même, pour augmenter le rendement à la cuve , une loi spéciale autorisant de verser du sucre, avec exemption partielle de droits, dans les moûts, ce qui permit pour certains crus de faire une seconde et quelquefois une troisième cuvée qui servait à la consommation de famille.
Les chitTres suivants, établis par périodes décennales, montrent le mouvement ascendant suivi par nos importations. L'accroissement est surtout considérable depuis 1879.
Moyenne décennale à la lin :
de 1839 2,4.57 hectoi.
de 1849 3,474 —
de 1859 80,098 —
do 1869 193,882 —
de 1879 834,334 —
Le cliiifre le plus élevé a été atteint en 1887 (12,282,286 hectolitres). Il n'est plus que de 10,831,454 hectolitres en 1890. En 1891, sur la menace d'une élévation de nos tarifs douaniers, les importations remontent à 12,280,658 hectolitres représentant une valeur de 401,152,620 fr. En 1892, les importations retombent à 9,282,901 hectolitres et à 5,892,331 en 1893 pour une valeur de 196,747,747 fr. Ces derniers chiffres semblent indiquer que le commerce ne parait plus avoir autant d'intérêt que par le passé à s'adresser à l'étranger. On doit considérer en eilet que la réfection des vignobles phylloxérés est déjà avancée et que la consommation trouve maintenant un supplément de ressources presque sullisant dans les vins de raisins secs et les vins de sucres. (V. Raisins secs et Sucres, g Sucrage.)
Ou compte, dans le commerce, qu'il faut en moycMine, par hectolitre d'eau, pour obtenir du vin à 7 degrés, 23 kilogr. de raisins secs; à S degrés, 2C''i'',4; à 9 degrés. 30''k,7 ; à 10 degrés, 33 kilogr.
Voici quelques indications sur l'importance de la fabrication îles deux catégories de vins dont il vient d'être question.
Vins de sucre.
Uuantltés fabriquées depuis l'application d(! la loi (lu 29 Juillet 1884 et du décret du 22 juilh-t 1885 (lui ont réglementé le sucrage des vendanges :
Aniico 1885 343,749 hectol.
I ( . . „ i,.>iu : secs.
(juantitès fabriquées antérieurement à l'application de la loi du 26 juillet 1890 ([ui a réglementé
VINS
lu fabricalion de ces vins. (Il ne s'agit tiiio iriiiic simple évaluation l>asée sur les quantités iiupurtees eu supposant que 100 kilogr. île raisins secs produisent 3 hectolitres de viu et sans opérer de déduction pour les raisins-secs consommés eu nature.)
Année 1S61 i,500hoctol.
— 18Si> 2,820.000 —
— 1889 ),S26,iOO —
Ouaulilés réellement produites par les fabricants e( les simples particuliers d'après les renseijjnements recueillis sur les lieux de production par le service des conlrilnitions indirectes:
.\nnéo 1390 4,993,850 hectol.
Quuutités produites sous le régime de la loi de 1 S'JO par les fabricants et les simples particuliers :
.\nnùo 1891 1,704,416 heclol.
Dans ce dernier chiffre la production des fabricants entre pour 32G,:)20 hectolitres.
Voici comment peut être présente le nutuvenient irénéral des vins en 1892 :
Ressources.
Stock au commencement de
l'aunée chez les récoltants,
les bouilleurs de cru et do
profession, les marchands en
gros et les débitants 41,910,000'' \
( Vins naturels . . 29,os2,ooo J Production. ^1"! ^^/^^^ l'^^^.^oo ,,^,,,,,,,
( socs 1,055,000 \
Importalion 5,892,000 /
Emplois.
ijuantités consommées en franchise chez les récoltants. . . 8,213,0001'
ijuanlités ( chez les bouilleurs livrées ) de profession . . .M, 00)
à la distil- \ chez les bouilleurs Jâtion I décru. io,ooo 39,111,000
ijuantités converties en vinaigre 58,000
Quantités imposées 28,9.JO,ooo
•Juan li tés exportées 1, 840,000
Stock à la lin de l'année 1892. . . . 40,681,000"'
Nous avons donné an mot Substances uliinenlaires toutes les indications relatives au commerce des vins tant à l'importation qu'à l'exportation. Voici
VINS 15'25
les derniers chiffres : en 1 Si)? on a e.\ porte 1 ,8 i(t,2;î7 hectolitres: en 18'.):5 l..i(iO,J 12 hectolitres.
On estime tiue le mouvement de nos exportations en vins mousseux déj)asse chaque année 17 luillioiis de bouteilles.