Grèce
L'impôt foncier était, il y a peu d'années, perçu sous forme de dîmes sur le produit brut des terres. En 1S5S, sur 5,263,931 drachmes, 1,752,446 avaient été payés en espèces et le surplus avait été acquitté en nature. On tenta {V. exposé des motifs d'un projet de loi déposé par M. Coumoundouros le 24 février 1860) d'établir un système plus régulier d'assiette, basé sur des déclarations et des estimations du revenu net des terres ; la contribution foncière aurait eu le caractère d'un impôt de répartition ; mais la réforme proposée ne put aboutir. La dlme a été remplacée en 1880 par une taxe sur les animaux de labour (maximum : 15 drachmes par tête de bétail). Celte réforme a été
favorablement accueillie par les populations agricoles qui ont été ainsi soustraites aux exigences des fermiers de la dîme. Le nouvel iuipôt est inscrit au budget de 1888 pour 2,520,000 tlraclimes, ù côte de taxes, d'un produit moins important, sur les jardins, les pâturages et les besliaux.
L'impôt sur les maisons [i. 31 dcc. lSG;i) est inscrit au budget de 1890 pour 2,300,000 drachmes; il a été remanie par la loi du 2 janvier 1886 qui soumet les iiàliments à une taxe de 5 à 8 p. 100 suivant le chiffre de leur revenu brut. U n'existe pas de cadastre géométrique.