Turquie
L'inquU nommé verghi répond assez exactement à Vincomc tax des Anglais ; il porte à la fois sur la propriété mobilière et sur la propriété immobilière et consiste eu un double prèlèvoineut, au taux de 4 p. 100, opéré l'un sur la valeur des biens-fonds sujels ou non à la dlme, l'autre, sur le revenu de ces mêmes propriétés. La dîme, établie sur toutes les productions do la terre, se perçoit en nature par les soins d'adjudicataires-fermiers. La question de la remplacer par un impôt foncier régulier, mise à l'étude en 1875, n'est pas encore résolue.
Le système des fermes a été supprimé par le Khatt-i-huinaïoun du 18 février 1856, sauf, comme nous venons de le dire, en ce qui concerne la dîme, pour laquelle le système de la perception directe, mise a l'épreuve pendant cinq années, n'avait pas produit les résultats atlendus. Les communes sont donc aujourd'hui chargées de l'assiette et du recouvrement du verghi.
Cet impôt s'élevait à 225 millions de piastres dans le budget de 1880-1881; la dîme ressortait à 500 millions de piaslrcs.
L'impôt foncier des propriétés bâties est de 10 p. 1,000 de la valeur vénale des immeubles donnés en location; il n'est que de 8 p. 1,000 ([uand les immeubles sont occupés par leur propriétaire. Une ré-, vision générale des évaluations doit être faite tous les cint] ans.
Roumélie orientale. — La contribution foncière afférente aux immeubles ruraux s'est élevée, pour 1883, à 32,000,594 piastres; celle des immeubles, au nombre de 71,060, qui ne servaient pas à l'agriculture, a produit, pour la même année, 1,004,430 piastres.