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Impositions spéciales

Même après l'établissement de l'impôt général, destine à l'entretien de l'armée, le roi perçut encore, à diverses reprises, des fouages locaux, en vue d'opérations militaires spéciales, notamment en >'ormandieil374et 1375) et en Auvergne (1378).

Enfin, il existait aussi des fouages dans les provinces qui avaient une administration distincte.

Ainsi, le Languedoc, appelé à fournir des subsides en 1363, avait eu recours principalement à des impôts indirects ; cependant, de 136.T à 1379, on y rétablit des fouages, pour soutenir la lutte, d'abord contre les Grandes Compagnies qui avaient envahi le pavs, puis contre les Anglais ; ces fouages furent successivement de 1, 2, 3 et 4 fr. par an, de 5 fr. pour ù mois en 1377 et de 5 fr. 10 sous en 1379 ; le duc d'Anjou, lieutenant du roi, son frère, prescrivit de fréquentes révisious des feux, et, en astreignant les communautés à payer 1 fr. d'or par chaque feu supprimé, suscita de violentes réclamations.

Le Dauphiné avait également payé des fouages avant sa réunion à la couronne ; mais, lors de la cession de ses États, en 1349, le dauphm Humbert H conféra à ses sujets des privilèges qui furent confirmés par Charles V et qui leur permirent d'échapper aux impôts établis par ce souverain.

Eu Bourgogne, des fouages furent levés en 1357 (7 sous '/,) et en 1363 (1 fr. dans les villes, '/i ^i'dans le plat pays). Dans le duché de Béarn, Gaston Phœbus, qui tra'nsforma les redevances féodales en contribulious régulières, fit établir, en 138.5, des censiers qui ont été conservés et qui contiennent des renseignements sur le nombre de feux de chaque paroisse. Froissart rapporte que le fouage y était de 2 fr. par an. Enfin, le duc de Bretagne, en 1305 et en 1373, leva pour son propre compte un fouage de 1 fr. d'or par feu.

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