Résumé des sommes touchées par l'Allemagne
10. Emploi par l'Allemagne de l'indemnité de guerre française.
On a déjà expliqué dans le Dictionnaire, au mot Donunages et indemnités, dans quelles conditions l'État, les communes ou les fonctionnaires pouvaient être rendus responsables vis-à-vis des particuliers et assujettis en conséquence à les dédommager. On y a rappelé en même temps les circonstances et les événements de la politique intérieure et extérieure à l'occasion desquels l'Etat s'est cru ou s'est vu dans l'obligation d'intervenir pour indemniser les citoyens qui se trouvaient lésés soit par 'des guerres étrangères, soit par nos discordes civiles.
La question des indemnités a donc été déjà envisagée sous la plupart de ses aspects et il ne reste plus à traiter ici que de Vindemnité de guerre proprement dite.
De tout temps, les peuples vaincus ont été mis à conlriliution par leurs vainqueurs, et le vieux dicton des Romains, le vce victis de Brennusest resté, comme aux temps anciens, un des corollaires de la victoire. Eu st\le diplomatique, la rançon ainsi payée s'appelle indemnité du guerre.
I. INDEMNITÉS CONSENTIES AU PROFIT DE L'ÉTAT FRANÇAIS OD DE Si! S NATIONAUX.
Les indemnités imposées par la France aux gouvernements qu'elle avait vaincus ou qui avaient molesté ses nationaux n'ont été, depuis 1789, ni très nombreuses ni très importantes.
Sous le premier Empire, au temps de ses éclatants triomphes, .Napoléon aurait pu, en frappant ses ennemis de lourdes taxes, drainer à son profit tous les capitaux de l'iùirope. Il préféra s'annexer des territoires, convertir en alliés les vaincus de la veille et augmenter ainsi par des contingents étrangers ses fornddables armées.
Louis-Phili[)pe fut plus pratique et, sous son règne, quand les difiicultés extérieures se terminèrent à l'avantage de la France, le plus souvent on exigea une réparation pécuiuaire.