‹ Dictionnaire des financesChapitre 7 sur 3112 · I. OBieiHE ET 0B6ANISATI0H PBIMITIVE · texte numérisé non relu

I. OBieiHE ET 0B6ANISATI0H PBIMITIVE

La création de l'Échiquier remonte à la conquête normande. C'était alors la cour du roi. On la désignait du même nom que l'aucienne cour des ducs de Normandie. Ce nom provenait lui-même de r usage fait par les ofïiciers de l'Échiquier, pour la numération des espèces qui leur étaient versées, d'un tapis à cases ou damier (en latin scaccariiun). i'ius tard, l'Éciiiquier fut séparé de la cour du roi. Sa constitution en cour distincte date sans doute du régne de Henri II. Le Dialogue de iÉcliiquier, que l'evéque Richard écrivit dans la 23^ année de ce règne ( 1 173), était probablement destine a faire connaître les attributions et la procédure de la nouvelle cour.

L Échiquier était alors divisé en deux sections : le haut Echiquier ou cour des comptes ; le bas Échiijuier ou cour des recettes. La Coup ue i.'Échi- UUiEit et V Audit office tirent leur origine de la première ; la seconde est devenue l'Échiquier proprement (lit.

Les chefs actuels de la Trésorerie siégeaient dan.s les deux cours. La Trésorerie <'t l'Échiquier ne formaient donc qu'un seul et même service.

rendant loiigt(ni|)S, en ciret, le principal fonctionnain; d<j rÉchi(iuirr fut h; « trésorier », sur la léle duquel étaient reunis les deux oflices. distincts

à l'origine, de « trésorier du roi » et de « trésorier de l'Échiquier du roi ».

Le trésorier était anciennement contrôlé par le chancelier; mais, à la fin du règne de Richard l", l'Échiquier ayant été séparé de la Chancellerie, cette partie des attributions du chancelier fut commise à un nouveau fonctionnaire, qui reçut le titre de chancelier de l'Échiquier. L'évêque Richard dil que « son pouvoir était grand. Rien ne pouvait être fait sans son assentiment ou sou conseil. Il était dépositaire du sceau du roi à la Trésorerie. En cas d'erreur du trésorier, il devait le reprendre avec modération et lui tracer des directions. Si le trésorier ne se rangeait, pas à son avis, le cas était déféré aux barons de l'Échiquier. »

k parlir du règne de Henri VU, le chancelier de l'Échiquier fut également pouiTu d'une commission de sous-trésorier (Under treasurer). C'est en cette dernière quaLié qu'il semble avoir pris à cette époque une ■ art directe à l'administration des finances. On sai* comment ce côté des attributions du chancelier de l'Échiquier s'est développé au point de faire de lui, par la suite, le véritable ministre des finances du Hoyaume-Uni.

Enfin, à côté du trésorier et du chancelier de l'Échiquier, on trouvait les chambellans, hauts dignitaires de la cour royale, chargés de veiller à la rentrée des revenus du roi et au paiement des dépenses imputées sur ces revenus. Les chambellans avaient d'ailleurs pris l'habitude, dès un temps assez reculé, de se faire représenter par des délégués {di'patij chainberlaiiis).

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