INSTITUT
Aux secirtan'uts lit' 1(1 prciuit-rc présidence et du parquet de la Cour des comptes, loi;r;ule d'attaché.
Pans les admùiislrations financières :
Aux contritnitions directes, le grade de contrôleur ; •
Aux douanes, celui de commis principal, de cointnis de direction ou de rèrijicateur ;
Aux contrH)ulions i/ulirectes. celui de commis de direction;
A l'enretjistrement et aux domaines, celui de /rceccur, rcceceur-rédacteur ou receeeur-cont râleur ;
Aux manufactures de l'État, celui de sous-ijigenieur ou de eérilicnfeur.
Sont cgalemeut admis à concourir pour le grade d'inspecteur de -l* classe les auditeurs de 2" classe au Conseil d'Élat et à la Cour des comptes ayant an moins 3 ans de service en celle (|ualilé. (/>. ly janv. 1SS5.)
L'examen pour l'admission dans la l" classe porte sur toutes les matières énumerées plus haut: les candidats sont en outre particulièrement interrogés sur les détails pratiques du fonctionnement des différents services.
Les candidats que les résultats de l'examen ont fait déclarer non admissibles peuvent être ajournés à l'année suivante pour subir une seconde épreuve, la(iuelle est dèlinitive.
Les adjoints dont l'exclusion a été prononcée cessent immédiatement de faire partie du personnel de Tinspection générale des finances.
Chopi'IX de Janvry.
INSTITUT. — L'Institut fut constitué par le titre IV de la loi du 3 brumaire an IV. Il était divisé en cinq classes ou sections correspondant aux dilTérentes brandies des connaissances humaines et ces cinq sections faisaient revivre de glorieuses institutions de l'ancien régime, notamment l'Académie des beaux-arts et l'Académie française fondée par Riciielieu. Un arrêté du 3 pluviôse an XI supprima une classe, celle des sciences morales et politiques, et réduisit a quatre le nombre des sections auxquelles l'ordonnance du 21 mars 1818 donna le litre d'Académie. Il y eut dés lors VAcadvmie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, \' Académie des sciences et l'Académie des beaux-arts. La monarchie de Juillet rétablit la classe supprimée par le premier consul et une ordonnance du 2G octobre 1832 réorganisa l'Académie des scie/rces morales et politiques.
h' Académie française compte iO membres titulaires, sans aucun associé à <|uelque titre que ce suit. Mais il n'en est pas de même des autres seclions qui, outre leurs membres titulaires, ont des académiciens libres, qui ont droit au titre de membre de riaslitut, des associés et des correspondants. C'est ainsi que l'Académie des i/iscription s compte, outre ses -40 membres titulaires, 10 académiciens libres, 8 associés étrangers et 50 correspondants dont 20 français et 30 étrangers. V Académie des beaux-arts se compose de 40 membres titulaires, de 10 académiciens libres, de 10 associés étrangers, de 40 correspondants et de 2 correspondants honoraires; celle des sciences comprend CG membres titulaires, 10 académiciens libres, S associés étrangers et 100 correspondants. Enfin, l'Académie des sciences morales et politiques, lors de sa réorganisation, ne comptait que 30 membres titulaires, .") académiciens libres, -5 associés étrangers et un
nombie viiriable de correspondauts. Deux décrets du li avril 18J.) instituèrent dans le sein de l'Académie une nouvelle section (politique, administration et linances) pour la constituliou de huiuelle furent créées 10 places nouvelles d'académiciens. Un décret du 9 mars 18G(! supprima cette section et en répartit les membres entre les autres seclions de l'assemblée qui, par conséquent, continua à compter 10 titulaires. Les décrets du 7 janvier el du 28 mars 18;')7 portèrent de 5 à G le nombre des académiciens libres et des associés étrangers; enlln un décret de l8Sô le porta à 10 i)0ur(duiquc catégorie. L'Académie se compose donc aujoui^riiui de 40 titulaires, de 10 académiciens libres, de 10 associés étrangers et de 17 correspondants (nombre variable) .
Les deux Académies française et des inscriptions forment des assemblées sans subtlivisiou ; les trois autres, au contraire, comprennent des sections entre lesquelles sont réparties Ions leurs membres. L'Académie des beau.x-arls se divise en cinq sections, savoir : peinture (14 membres), sculpture (8 membres), architecture (8 membres), gravure (4 membres) et composition musicale iG membres). L'Académie des sciences morales el polili([ues comprend également cinq sections, ay;iut chacune le même nombre de membres, mais un nombre variable de correspondants : philosophie (y correspondants!, morale (9 corr.), législation, droit public et jurisprudence (9 covv.), économie politique , finances et statistique (12 corr.), histoire générale et philosophique (8 corr.) L'Académie des sciences se subdivise en deux parties, mathématiques et sciences physiques, pour chacune des([uelles elle nomme un secrétaire perpétuel. La première subdivision comprend cinq sections, composées chacune de 6 titulaires et d'un nombre de correspondants indiqués ci-après : géométrie (G corr.), mécanique (6 corr.), astronomie (16 corr.), géographie et navigation (S corr.), physique générale (9 corr.). La seconde subdivision a six sections constituées de la même façon : chimie (9 corr.), minéralogie (8 corr.), botanique (10 corr.), éco^wmie rurale (10 corr.), anutomie et zoologie (10 corr.), médecine et chirurgie (8 corr.).
Les membres titulaires des académies se recrutent par cooptation ; les autres sont élus par les membres titulaires, et tous sur la présentation de la section dans le sein de laquelle s'est faite la vacance, sauf dans les classes où il n'y a pas de sections.
Chaque acadéaiic a un bureau qui se constitue par un roulement trimestriel entre les titulaires, sauf pour le secrétaire qui est perpétuel. L'Académie des sciences, par exception, choisit deux secrétaires perpétuels. Chaque classe, outre les travaux qu'elle s'impose, comme, par exemple, la publication des ordonnances des rois de France par l'Académie des sciences morales ou le Dictionnaire historique de la langue française dont s'occupe l'Académie française, publie les mémoires de ses membres; elle examine les communications qui lui sont laites et les porte, s'il y a lieu, à la connaissance du public; elle juge les manuscrits qui lui sont remis sur les sujets qu'elle met au concours et distribue les prix qu'elle a reçu mission d'attribuer. Chaque année, un rapjjort sur l'état des travaux est arrêté en assemblée générale et présenté au chef de l'État par le ministre de l'instruction publique.