GS
Personnel 8,30S,042f ll,177,r,27f 19,389,378f
Matériel 8,048,107 9,403, ltj9 12,169,176
Dépenses extraordi -
naires 1,507,785 l,17C,i)6a » '
Trousseaux etarlsd'a-
grome^nt 1,289,204 1,301,924 1,719,110
Totaux 19,213,1.38' 2i,3j9,382f 33,277,664f
Recettes. — Pour faire face à ces dépenses, les lycées reçoivent de différents cotés les ressources nécessaires.
Leurs recettes se décomposent ainsi qu'il suit :
1" Frais de pension acquittés par les familles.
2° Frais d'études et rétributions diverses des externes.
30 Les trousseaux et les sommes fournies pour les menus plaisirs des élèves ou l'élude des arts d'agrémeut.
4° Les bourses nationales.
5" Les bourses départementales ou communales.
6" Les bourses fondées par des particuliers.
7° Les subvenlions fournies par l'État.
80 Les subventions i'ouruics par les départements et par les communes.
90 Les rentes dont les lycées sont propriétaires.
10» Les recettes diverses et extraordinaires, telles que : ventes d'obicts hors de service, loyers, fermages, intérêts de fonds déposés à la Caisse des dépôts et consignations, aliénation cfe rentes, etc.
Les frais de pension sont déterminés par établissement et d'après la division à laquelle les élèves appartiennent.
Ils sont lixcs par les décrets du l^' octobre 1887. L'un de ces décrets vise les lycées du départemert de la Seine, l'autre ceux des autres départements.
Voici les nouveaux chiil'res pour les lycées de la Seine :
Lycées d'inlernes.
Pcn- '/jpen- Frais Confésiou. sion. d'étodes. rcnccs.
Classeii piimaires .... i,000f 600f 200f »
Division élémentaire. . . 1,100 650 2.50 >•
Division de grammaire.. . 1,300 750 300 »
Division supérieure . . . 1,500 850 350 175'' Classe de mathématiques
spéciales 1,G50 1,000 400 200
Lycées d'externes.
Les tarifs anciens sont maintenus pour la demipension, savoir :
Con- Cliaric-
'^'>''''- oSon.
Classe primaire et division élémentaire 700'' 680 f
Division de grammaire 850 75o
Division supérieure 1,000 800
Mathématiques spéciales 1,000 800
Les frais d'études et de conférences sont les mômes que ci-dessus.
1. Ces dépenses sont maintenant prélevées sur les fonds de la caisse des lycées, collèges et écoles.
Pour les élèves de renseignement spécial les rétributions sont réglées comme il suit :
Elèves de lf« année : tarifs de la division élémentaire.
Elèves de 2<î, 3« et 4« années : tarifs de la division de grammaire.
Élèves de 5= et 6» années : tarifs de la division supérieure.
Les sommes versées par l'État dans la caisse des lycées, à titre de subventions, ont toujours été considérables :
En 1842 : 1,334,872 fr. pour 46 lycées, soit par établissement 29,019 fr. en moyenne;
En 1850: 1,493,812 fr. pour 56 lycées, soit par établissement 26,675 fr. en moyenne ;
En 1865: 1,719,500 fr. pour 77 lycées, soit par établissement 22,331 fr. en moyenne;
En 1876: 2,876,717 fr. 32 c. pour 81 lycées, soit par établissement 35,515 fr. en moyenne.
En 1887 : 7,823,755 fr. 98 c. pour lOOjycées, soit par établissement 78,237 fr. 55 c. en moyenne.
Déplus, en 1865,8lycéesont reçu pour355, 500 fr. de subventions extraordinaires, et en 1876,37 lycées ont reçu 1,037,234 fr. 60 c. ; en 1887, ces dépenses ont été prélevées sur le fonds de la caisse des lycées, collèges et écoles-.
Ces subventions s'ap|)liquent généralement à des travaux de constructron ou d'aménagement exécutés de compte à demi avec les villes.
Subventions des villes et des départements. — Les subventions allouées par les départements et les villes pour le service ordinaire s'appliquent généralement à l'entretien des bâtiments ou aux frais de distribution des prix. Quelquefois aussi elles ont pour objet de rétribuer, en partie, des chaires de mathématiques spéciales, autorisées à la condifiou que les villes suppléeraient, par une subvention, à l'insutlisance des ressources provenant des rétributions payées par les élèves admis aux cours.
Quant aux subventions affectées au service extraordiuaire, elles ne représentent guère que les subventions versées par la ville ou le département dans les caisses des lycées pour leur part contributive dans les dépenses auxquelles ont donné lieu les travaux exécutés direclemeutpar ces établissemeuts.
Enfin, les villes se chargent, dans la plupart des cas, de la direction des travaux entrepris de compte à demi avec l'État, et les sommes, souvent considérables qu'elles affectent à ces travaux et à des acquisitions d'immeubles pour l'agrandissement des lycées, ne figurent point dans le tableau des recettes.
Rentes. — Leslycées peuvent possédcrdes rentes ; ils peuvent être autorisés par décret présidentiel à les aliéner, afin de faire face à des dépenses urgentes de restauration et d'agrandissement pour lesquelles ils n'ont pas de ressources disi)otiiblos. C'est ce qu'ont été autorisés à faire, en 1865, le lycée .Napoléon à Paris, et les lycées de Besançon, de Màcon, de Metz, de NapoléonvUle, de Kimes, de llodez. Depuis, le lycée Jlichclet, le lycée Condorcet, le lycée de Nice, etc.
Résume. — Ainsi les lycées ont, au point de vue financier, une existence propre, et l'Élat n'intervient dans leur g(;stioii économiriuc que par la nomination du proviseur et de reconome, par l'ypprobation des comptes et les larges subventions qu'il leur accorde chaque année.
En faisant pour les ressources des lycées le travail que nous avons fait précédemment pour leurs dépenses, nous trouvons les chiirres suivants.
Ces ressources diverses ont produit:
Versés par les familles 14,837,723? I7,47i,422f 21,174,230'
Fournispar l'État (bourse* el subventions) .... 2,503,766 4,933,628 9,816,220
Fournis par les dépar* tements et les communes (jjourses et subventions! .... 1,081,092 854,686 1,206,579
Routes et revenus propres aux lycées . . 771,017 743,765 1,314,257
Bourses fondées par les particuliers. . . 13,460 2.5,365 97,810
Totaux. . . . 19,207, 058f 24,028,866? 33,609,096?