Exceptions relatives à certaines foires
De môme que le manque de capitaux avait fait tolérer les usures des Lombards et des Juifs, les nécessités du commerce suscitèrent de bonne heure une nouvelle et importante exception à la prohibition du prêt à intérêt. Dès le xiv'^ siècle, la plus grande partie des opérations commerciales étaient traitées dans les foires; pour accroître l'importance de ces concours, parfois solennels et nombreux, de marchands et d'acheteurs, des immunités et des
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privilèges de toutes sortes leur furent octroyés. Philippe le Bel accorda, en 1311, aux marchands qui fréquentaient les foiresde Champagne, l'autorisation- de prêter à intérêt; Charles le Bel ordonnait même aux Lombards de s'y rendre (1327) ainsi qu'à celles de Brie. Ces privilèges furent étendus aux foires de Lyon qui avaient pris la place des foires de Champagne et de Brie. Ces permissions exceptionnelles autorisaient entre marchands les règlements de compte d'une foire à l'autre avec des intérêts ; elles furent renouvelée ià diverses reprises du xiv^ au xviii^ siècle par une série d'ordonnances successives.