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Société ouvrière dn « Journal officiel ■k

L'enquête de la commission extraparlementaire chargée en 1883 d'examiner la situation des associations ouvrières, donne des renseignements intéressants sur l'organisation de la société ouvrière à qui ont été confiées la composition, l'impression et la distribution du Journal officiel. C'est une société anonyme à capital variable ; il y a 28 actionnaires, le capital est de .j,600 fr., et n'a été souscrit que pour se conformer aux prescriptions de la loi sur les sociétés du 24 juillet 1867. En dehors des 28 associés (le capital des actions reçoit 5 p. 100 d'intérêt), il y a des équipes permanentes et des équipes volantes; les ouvriers des premières participent à tous les avantages de l'association.

La société du Journal (fficiel ne donne absolument que de la main-d'œuvre, l'État fournit l'outillage et la matière. La couiposition du journal, sa distribution, la publication des annales parlementaires, les imi)ressions pour les ministères, les tirages à part (le discours pour les députés, représenteiif annuellement 600,000 fr. de main-d'(Cuvre, sur laquelle la société fait en moyenne 10 p. 100 de bénéfices. Indépendamment de la paie hebdomadaire, les ouvriers participent à ces bénéfices proporiionnellement au travail de chacun.

La société du Journal officiel n'a pas de caisse de retraite spéciale, mais elle se recrute obligatoirement parmi les membres adhérents de la Chambre syndicale typographique ; les typographes versent j p. 100 de leur bénélice à la caisse de la société de secours mutuels dont ils font partie. Le tonds de prévoyance, constitué au moyen d'un prélèvement de 10 p. 100 sur le bénéfice, est réparti annuellement afin que les ouvriers qui quittent latelier ne soient pas frustrés de la part qui leur revient. Il en est de même du fonds de réserve, fixé au dixième du capital.

JOURNAL OFFICIEL

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