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Allemagne. .
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U y a lieu de noter que la loterie d'État revêt suivant les pays deux formes bien distinctes : !a loterie génoise, ou par numéros, telle qu'elle existait en France, et la loterie par classes comme en Prusse. Ce dernier genre de loterie se tire en plusieurs divisions dont chacune comporte des lots d'importance différente et des enjeux variables, mais dont le minimum est d'autant plus élevé que les lots correspondants sont plus considérables.
ly. LOnBI£S AHHEZÉES A DES EHPBOBTS.
Pour peu que l'on examine les opérations de crédit qui se sont succédé chez les différents peuples, on est frappé de l'emploi fréquent qui a été fait des combinaisons aléatoires, particulièrement sous forme de rentes viagères ou de tontines ou sous forme de loteries.
S'agit-il d'un appel au crédit, les loteries, pour mieux solliciter l'épargne, revêtent les formes de séduction les plus variées: loteries de rentes, emprunts-loteries, emprunts à primes, emprunts à lots, se succèdent à lenvi.
Tout d'abord on distribue par la voie du sort entre une partie seulement des sou.<cripteurs, a l'exclusion des autres, les rentes qui font l'objet de rémission. Au début, il vient presque toujours se greffer des loteries d'argent sur ces loteries de rentes.
Plus lard, par des procédés plus ou moins compliqués, on repartit des lots de rentes de valeur inégale entre tous les participants qui se trouvent ainsi diversement partagés, mais dont aucun ne perd absolument sa mise comme dans le cas précédent.
Peu à peu ces contrats primitifs se perfectionnent et aboutissent à l'emprunt à lots (parlois appelé à tort emprunt à i)rimes) et Vemprunt à primes [)ropre lient dit, remboursable à la suite de tirages périodiques à un chiffre supérieur au prix d'émission. Ces deux combinaisons, dont il est fait aujourd'liui un si fréquent usage, consistent l'une et l'autre à répartir par la voie du sort tout ou partie de l'iutérôt qui devrait être servi naturellement, mais dans l'emprunt à primes, l'importance de l'aléa est absolument restreinte puisque chaque obligation est remboursable au même taux.
Sans s'attacher à réfuter les objections que de sévères moralistes ont cru pouvoir adresser a l'emprunt à lots et dans une moindre mesure à l'emprunt à primes, il sutlit de constater qu'ils constituent l'un et l'autre un mode précieux de recours au crédit. Alléché en effet par r(;spérance des primes ou des lots, le prêteur se montre généralement peu exigeant sur le chapitre des intérêts et il arrive le plus souvent que l'emprunteur est loin de rendre sous la forme de ces avantages supplémentaires la totalité de ce qu'il a économisé sur les revenus. Quand enfin l'emprunt pur et simple ne trouve plus preneur, l'emprunt à lois et l'emprunt à primes réussissent presque toujours.
Malheureusement l'emprunt à lots laisse difficilement à l'emprunteur la ressource de la conversion et il ne se prête ni à de grandes opérations, ni à des émissions répétées. En outre la clientèle spéciale de ce genre de valeurs n'a qu'une puissance d'absorption limitée et elle ne consacrera jamais une grande partie de sa fortune à des placements aussi peu rémunérateurs.
Enraison de ces inconvénients, les gouvernements emploient peu aujourd'liui les emprunts à lots. Les villes et les sociétés s'en servent plus généralement, mais il a semblé difficile de leur laisser toujours à cet égard un pouvoir d'émission absolument discrétionnaire comme on le fait en matière d'emprunts à primes. On a jugé et avec raison qu'il importait d'écarter l'épargne de placements aventureux dont elle pouvait difficilement contrôler la valeur.