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imagina de construire des Thermomètres avec de l'espritde-vin. C'était un pas déplus; mais les principaux inconvénients.. du Thermomètre de Drebbel s'y faisaient encore remarquer. Vers la fin du même siècle , Amoutons conçut enfin l'idée d'un Thermomètre comparable , c'est à dire se rapportant à des termes connus. Il en basa Ja construction sur deux découvertes qui loi appartenaient ; savoir que la dilatation de l'air par la chaleur est presque en raison directe de sa densité , et que l'eau arrivée au degré de l'ébuliition n'augmente plus de température* Cette heureuse donnée n'eut cependant poup résultat que de mettre sur la voie ceux qui , après Àmovb tons, voulurent perfectionner le Thermomètre. On croîs que Renaldin est le premier qui ait eu l'idée , réalisée par Newton, en 1701 , de prendre pour points fixes la glaça fondante et l'eau bouillante (1694). Vint ensuite Farenl^eit, qui reconnut que la dilatation Tegulière du mercure le rendait propre au perfectionnement du Thermomètre (1720). Réaumur, en suivant les errements o?Amontons et de Renaldin , préféra cependant l'alcool au mercure. Delisle revint au mercure , ainsi que Deluc, qui améliora le Thermomètre de Réaumur, au point d'en changer presque entièrement la construction. Cerpendant on continue à donner à ce Thermomètre le nom de ce dernier physicien. Enfin Leslie le porta , de nos jours, au degré de perfection où cet instrument esJ parvenu* Le Thermomètre de Leslie est appelé Différentiel. , - , i HERMOMETRE-QRCULAIRE. L'invention de ce Thermomètre est due à M. Collet.
THEMOMÈÏRE METALLIQUE. On connaît plusieurs espèces de ces Thermomètres; le plus sensible est de l'invention de Breguet ; mais, comme tous les autres du même genre, il n'est comparable qu'avec lui-môme.
THERMOPHORE. On nomme ainsi les bains à domicile, dont l'utile invention appartient à M. Valette.
THERMOSCOPE. Cet instrument est uneespèce de Thermomètre très sensible, qui ne fait qu'indiquer : les
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variations de la température , sans les mesurer. On le doit à Rumfort (i8 fr siècle).
THOMAS (saint*). La découverte des lies Saint- Thomas et d'Annoben, fut faite par les Portugais , en
THORINE. Cette terre fut découverte par M. Berzélius, qui Ta ainsi appelée du nom de Thor % ancienne divinité Scandinave.
TIMBALES. Une ancienne tradition en attribue l'invention aux Perses. Les Sarrasins s'en servaient du temps des croisades. Les Allemands les introduisirent en Europe Les premières Timbales vues en France , y fu» rent apportées, en i4fy* par les ambassadeurs Hon* g rois , qui venaient demander à Charles Vil la maft de sa fille Madelaine, pour leur roi Ladislas. Dans Les guerres d'Allemagne , sous Louis XIV, les Timbales furent introduites dans la cavalerie française ; mais elles devaient toujours être celles de l'ennemi , et un régiment ne pouvait en avoir qu'autant qu'il les avait conquises,
TISSU* Les historiens ne sont pas d'accord sur Vorh- «ne qu'ils attribuent aux Tissus. La Bible désigne Nqer» mah fille de Lameth, comme ayant inventé l'art de filer et «te tisser (3ioo ans av. J.-G). Ovide et Ausone en font honneur à Minerve ; Pline l'accorde aux Egyptiens. Mais ée qui parait remarquable, c'est que presque tous les peuples s'accordent à considérer les femmes comme auteurs de cette invention , que quelques auteurs considèrent comme le résultat du travail de l'araignée. Gognat pensa que l'idée des Tissus à chaîne et à trame , a pu venir à la vue de i'écorce de* certains arbres. On en connaît qui , à la rudesse et à là roideur près , ressemblent' à de la Toile. On retrouve les iraces du Tissage chez les peuples les plus sauvages. Les, procédés employés aux Indes, où se fabriquent tant; de Tissus délkats ,< étonnent , par leur simplicité , les plus habiles autistes européens. '
SSoos n'entreprendrons pfcint ici la nbirtenclarace tes dlflenstttes espèces de Tissus, dont le nomkfe rfest- point en rapport avec le cadre borné qui nous est -prescrit. Nous avons indiqué les principaux dans l'ordre alphabélit|ue.
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Deux inventions importantes et modernes doivent cependant trouver place ici. La première appartient à M* Desplan, inventeur dW métier propre à tisser les toiles et les étoffes dans toutes les largeurs, et d'un dévidoir qui ourdit et tord les fils en même-temps (i8o8)« La seconde invention date de 1817 : c'est un mécanisme à l'aide duquel on peut tisser quatre pièces d'étoffes à la fois, au moyen de deux marches qui impriment un mouvement alternatif aux navettes. V. Filature et Navette.
TITANE. Le Titane est un minéral découvert, en 1780, par Grégor, dans le comté de Cornouailles. Les Anglais et les Allemands l'appellent ménatianite , ou mae* une , du nom de la vallée où il fut découvert Klaprolh lui donna, en 179^, le nom de Titane, à l'exemple des anciens, qui donnaient aux métaux le nom des dieux.
TOGE. La Toge était le premier vêtement des Romains. Tertuliien en attribue l'invention aux Pélasges, peuples de la Grèce , qui en apprirent l'usage aux Lydiens.
TOILE. V. Corde et Tissu.
TOILE DAMASSÉE. Cette invention est due à Graindorge , tisserand de Caen. Il ne fit d'abord que des carreaux et des fleurs; mais son fils représenta toutes sortes d'animaux (16 e siècle),
TOILE IMPERMEABLE. Cette utile invention «st due à M. Desquinemare. Ses toiles peuvent être employées dans une foule de cas, qui les rendent d'un avantage inappréciable,
TOMBAC. On nomme ainsi , dans l'Orient , un métal composé d'or, d'argent .et de cuivre. En France, \& Tombac est un alliage de cuivre et de zinc, formé par la fusion directe et simultanée des deux métaux.
TOMBEAUX. On attribue, d'après la tradition, l'usage de conserver les corps dans les Tombeaux, aux habitants de T Atlantide , qui , après la submersion da leur continent, portèrent leurs coutumes chez tous les peuples de la terre , notamment en Egypte , vers Tan 3oao av. J.-C.
TON. V, Musique.
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& TONNEAU. Quelques auteurs en attribuent l'invention à des Gaulois établis sur les rives du Pô. Nous ignorons si leur forme était alors la même qu'aujourd'hui.
TONNEAU HYDRAULIQUE. Cette nouvelle pompe à incendie est due à M. Delaunoy (i8iu). W TORSION. V. Balance.
fl TORTUE. C'était, chez les anciens, une galerie couverte , dont on se servait pour approcher , en sûreté , de la muraille qu'on voulait abattre , ou du fossé qu'on voulait combler. L'invention de cette machine est attri- *'f buée à Artemon de Clazomène (44 1 ans av * J--C). Les ■*? Romains appelaient aussi Tortue l'ordre dans lequel les $ soldats se plaçaient pour monter à l'assaut , en portant ^ leur bouclier sur la tête , pour former une espèce de toit. ^ TOUR. Il paraît constant que le Tour est d'origine $ grecque. Pline l'attribue à Théodore de Samos, et Dio- •? dore de Sicile en fait honneur à Acale ou Perdix , neveu de Dédale (i3 c siècle av. J.-C). D'autres ^enfin dé- ; signent , comme l'inventeur du Tour, Rhycus, archi- 1 tecte du labyrinthe de Samos (8 e siècle av. J.-C).
La Tour (Architecture) fut inventée , suivant Aristote, par les Cyclopes ; suivant Théophraste , par les Phéniciens, et suivant Virgile par Minerve.
* TOURBILLON. V. Système.
i* TOURNIQUET. Cet instrument, destiné à comprip1 mer les vaisseaux , dans les opérations chirurgicales , fut , inventé, en 1668, par Marel, chirurgien de Besançon.
* II fut perfectionné, en 1718, par Petit.
5 TOXJRNOIS. Cette monnaie fut ainsi nommée de la p ville de Tours, où on la fabriquait. Elle était bordée de fleurs de lis. U y eut des livres tournois , des sols tournois, 5 des doubles deniers tournois , que l'on distinguait en tour» nois blancs , ou d'argent, en tournois noirs, ou de billon. Plus tard , et jusqu'à l'établissement du système décimal, ce ne fut plus qu'une monnaie de compte, opposée à celle désignée sous le nom de Parisis (f. ce mot), qui était plus forte d'un quart.
TRAJECTOIRE. Galilée est le premier qui ait d(K