‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 2 sur 112 · DES · texte numérisé non relu

DES

ABACO ou ABAQUE. On désignait ainsi une petite table couverte de poussière sur laquelle les anciens mathématiciens faisaient leurs calculs , ou traçaient leurs figures. De là est venu le nom d'Abaque donné à la Table de multiplication inventée par Pythagore , 54o ans avant J.-G

On donne aussi ce nom au couronnement du chapiteau, et à une auge dont on se sert dans les mines d'or.

ABEILLES. Les Grecs, au rapport de Justin , attribuaient à Aristée , roi d'Arcadie , l'art d'élever les abeilles, et de mettre leur Miel à profit. Suivant d'autres, Gorgoris, roi des Cynètes, peuple d'Espagne, est le premier qui enseigna l'usage du Miel, comme nourriture et comme remède, (i52o ans avant J.-G) Quant à la Gre (K ce mot) tout fait présumer qu'on n'en trouva que plus tard les diverses propriétés. Les Ruches ont singulièrement varié de forme chez tous les peuples. Quelques uns y employaient la pierre spéculaire pour voir dans l'intérieur, et examiner le travail des abeilles. Les modernes y ont apporté diverses améliorations, dont la nomenclature dépasserait les bornes qui nous sont imposées.

ABLUER. On nomme ainsi l'action de faire revivre F ancienne écriture au moyen d'une liqueur quelconque.

ABERRATION des Etoiles fixes. On nomme ainsi le changement apparent qui se manisfeste dans la position des étoiles , et qui va quelquefois jusqu'à 20 sccoh-

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des. En 1672, Picard la remarqua dans l'étoile polaire; Horrebow. astronome danois, la constata dans les autres étoiles fixes , au commencement du 18 e siècle ; mais ni l'un ni l'autre ne put en assigner la cause sur laquelle on disputa long-temps. Enfin, Bradley , astronome anglais, découvrit en 1725 que l'aberration des étoiles fixes est un effet du mouvement de la terre, combiné avec celui de la lumière.

En optique , on nomme Aberration de la lumière, la dispersion des rayons occasionéc par leur différence de réfrangibilité , ou par la sphéricité des verres lenticulaires, etc., etc., ce qui produit des images confuses.

ABRÉVIATION. L'art des abréviations, dans l'écriture, paraît remonter à une haute antiquité ; quelques auteurs en attribuent l'invention aux Égyptiens qui la communiquèrent aux Grecs, et ceux-ci aux Romains. Xénophon en faisait usage pour recueillir les leçons de Socrate (5 e siècle avant J.-G). Selon saint Isidore, Ennius estle premier qui, chez les Romains, inventa les Notes, au nombre de 1,100 {3* siècle avant J.-G). Tirdn, affranchi de Cicéron, inventa une méthode d'abréviation à laquelle il donna son nom, et ajouta un grand nombre de signes à ceux d'Enniiis (63 ans avant J.-G). Toutefois un discours ne pouvait être transcrit que par plusieurs écrivains qui notaient tour-à-tour une phrase séparée, qu'on était obligé de réunir ensuite aux autres. Persennius inventa plus tard les signes qui exprimaient les prépositions; Philargirus et Argila , affranchis de Mécènes, en augmentèrent le nombre que Sénèque porta a 5,ooo. Saint Cyprien mit en notes les expressions particulières aux chrétiens (3 e siècle). Dans le moyen âge, les abréviations furent tellement à la mode que les manuscrits en étaient devenus illisibles, et que les gouvernements furent obligés d'interposer leur autorité pour faire cesser cet abus dans les actes publics.

L'art des abréviations fut renouvelé, en 1782, sous le nom de Sténographie , par l'anglais Samuel Taylor, et adapté à la langue française par Berlin , en i8o.{. Une foule de procédés analogues furent alors, rréés, et nous

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