ACCO
avons maintenant la Tachy graphie ou écriture rapide , par Coulon de Thévenot ; la Brachy graphie ou écriture abrégée, la Semy graphie ou écriture par signes, etc., etc. Ces diverses méthodes, plus ou moins ingénieuses, ont pour but d'aider l'écrivain à suivre la parole d'un orateur.
ACACIA. Cet arbre, originaire de Barbarie, fut introduit en France vers 1670 par Robin.
ACANTHE. V. Architecture.
ACCÉLÉRATION. C'est à Galilée que nous devons la connaissance des lois de l'accélération dans la chute des corps (17 e siècle).
ACCENT. Les accents ou Esprits, servant à régler les ■sons de la^voix, ou à modifier ceux des lettres, furent introduits dans la langue grecque , 220 ans environ avant Jésus-Christ, par Aristophane de Bysance, qui inventa aussi la ponctuation. C'est vers le temps d'Auguste qu'on commença à en faire usage dans la langue latine. On y employait même l'accent aigu , comme l'accent grave. Ils servaient à indiquer les syllabes longues et brèves, ou à différencier deux cas dans plusieurs déclinaisons. Ainsi, par exemple musa , nominatif, prenait l'accent aigu qui faisait élever la voix. Sur l'ablatif on élevait d'abord la voix et on» la baissait ensuite, comme si l'on eût écrit musââ. La réunion de ces deux accents a produit dans la suite l'accent circonflexe. Les accents furent d'un usage général au 7 e siècle. C'est vers le 11 e que s'établit en France l'usage de mettre des* accents sur deux iV, placés l'un près de l'autre, pour qu'on ne les confondit pas avec I'k ; plus tard on en mit sur lés deux jambages de ce môme ii pour le distinguer de T/?. Enfin, au i3" siècle, 17 isolé prit également l'accent, et ce rte fut qu'au i4 e que Ton y substitua des points , sans doute pareeque les accents s 1 étant multipliés accidentellement sur les autres voyelles, et les t'en ayant constamment , il devenait utile d'établir cette différence.
ACCOMPAGNEMENT. C'est à Rameau que l'on doit les premières .règles de ' l'accompagnement musical ; avant lui on ne connaissait point la Basse fondamentale (i8« siècle).
4 ACHR ACCORD. V. Musique.
ACCOUCHEMENT. De temps immémorial l'art des accouchements fut pratiqué par des femmes chez les Égyptiens et chez d'autres peuples. Néanmoins chez les Grecs, elles furent long-temps exclues de cette fonction Cette défense ayant donné lieu à la mort d'un grand nombre de femmes qui ne pouvaient se résoudre à appeler des hommes dans ces moments critiques ; une jeune athénienne , nommée Agnodice , se déguisa en homme , et apprit la médecine, Son sexe ayant été reconnu , elle fut citée dcvanfr l'Aréopage qui , reconnaissant les maux que produisait la loi , fit grâce à Agnodice , et permit aux femmes d'étudier la médecine. La théorie des accouchements fut long-temps, chez les modernes, livrée à une avcucle routine. Ambroise Paré est le premier qui en ait posé les règles fondées sur l'anatomie (16 e sièc). Après lui, les Portai, les Dionis, les Hunter et une foule de savants praticiens, ont donné à cette partie de la médecine le degré de perfection auquel elle est parvenue aujourd'hui*
ACÉTATE. On donne ce nom générique aux sels qui résultent de la combinaison de l'acide acétique avec une base quelconque. Les principaux acétates sont l'acétate d'alumine, l'acétate d'ammoniaque ou Esprit de Men*> derems, découvert par Mendererus (17 e siècle), l'acétate de baryte, l'acétate de chaux, les deux acétates de cuivre, vulgairement connus, l'un sous le nom de Verdet cristallisé ou Cristaux de Vénus , et l'autre sous celui de Verdet ou Vert de gris, l'acétate de fer, l'acétate de magnésie, l'acétate de mercure, l'acétate de plomb ou Sucre de Saturne, l'acé-r tate de potasse ou Terre foliée de tartre, l'acétate de soude, et l'acétate de strontianc,
AC1D1MÈTRE. Cet instrument, au moyen duquel on peut reconnaître plus exactement qu'avec l'aréomètre, la force des acides, est de l'invention de M. Desrcroizilles (1820).
ACHROMATISME. On désigne ainsi le perfectionnemcnt apporté aux instruments d'optique pour détruire Vins produite par l'aberration de réfrangibilité. Newton, se fondant sur diverses expériences, s'était per$uadé qu«
Acm s
l'achromatisme était impossible , et c'est cette persuasion qui lui fit tourner ses idées sur la Réflexion, dans la théorie des instruments d'optique. Sur la foi de ce grand homme, l'impossibilité de l'achromatisme fut considérée comme prouvée. Cependant , en 1747 1 Euier, se basant sur la construction de l'œil, soutint que l'achromatisme était possible en variant les Milieux traversés par les rayons. On se moqua d'Eu 1er qui osait penser autrement que Newton. Plus tard, Klingenstiern, physicien suédois, renouvela les idées d'Euler ; il s'adressa à Dolon, qui , répétant les expériences de Newton , obtint un résultat tout-à-fait opposé à celui trouvé par le philosophe anglais. Dès lors l'achromatisme fut reconnu possible, et, en 1758, Dolon fabriqua les premières lunettes achromatiques. L'objectif de ces instruments est composé de deux verres en contact sur tous les points, l'un de FUntglass, l'autre de Crcxvn-glass. Le fhnt-glass anglais fut long-temps le seul employé ; celui fabriqué maintenant en France lui est bien supérieur.
ACIDE. On donne ce nom à tout corps composé , liquide, solide ou gazeux, d'une saveur aigre ou caustique, le plus ordinairement soluble dans l'eau , rougissant l'infusion bleue de tournesol, rougissant et jaunissant r hé mâtine, et se combinant avec les bases salifiables et les alkalis pour former des sels. On a pensé longtemps que tous les acides étaient formés du môme principe acidifiant, l'oxigène, et d'un corps simple ou composé nommé radical. Mais des découvertes récentes ont montré des acides sans oxigène , et formés par l'hydrogène et un corps simple. La nomenclature des acides est établie sur les bases suivantes.
Lorsque l' oxigène , en se combinant avec un corps simple ne forme qu'un acide, celui-ci est désigné par le nom du corps simple auquel on ajoute la terminaison en ique (acide borique, mûique, etc.). Lorsque le corps simple, en se combinant avec diverses proportions d' oxigène, peut donner naissance à plusieurs acides, le moins oxigéné prend le nom du corps simple, précédé du mot
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hypo (sous) avec la terminaison en «tey. l'acide intermédiaire ne prend que cette terminaison.
Ainsi l'acide hy po-phosphoreux contient moins d'oxi^ gène que 1 ^acide phosphoreux , et celui-ci moins que l'acide phosphonque. Les acides formés d'hydrogène et d'un corps simple sont connus sops le nom iïhydracides. Chacun d eux est précédé du mot hydro 9 auquel on ajoute le nom d u corps simple, et la terminaison en iaue. Les acides composes de trois ou quatre éléments reçoivent, en général leurs noms des substances qui les fournissent , ou avec lesquelles on les prépare.
Nous allons donner, suivant l'ordre alphabétique, la liste des principaux acides.
Acide acétique. Cet acide, appelé autrefois vinaigre radical, est produit par la distillation de l'acétate de cuivre ou du vinaigrent par la purification de l'acide pyro-ligneux!
Acide allantdique. V. Acide amniotique.
Acide amniotique. Cet acide a* été découvert par MM Vauquelin et Cuniva , dans l'amnios de la vache. On lui donne aussi Je nom d'acide allantoïque.
Acide arsénieux. C'est le nom donné par Fourcroy au deutoxide d arsénic.
Acide arsénique. Cet acide qui s'obtient en traitant le deutoxide d arsenic par l'acide nitrique à l'aide de la chaleur, fut découvert par Schéele , en i 77 5.
Acide bemdique. L'acide benzoïque, qui tire son nom du benjoin, ne s'est rencontré jusqu'à présent que dans les baumes, dans l'urine de quelques animaux herbivores, dans la vanille , le castoréuin , la cannelle , les Heurs de mélilot, et la fève tonka.
Acide bombique. Cet acide a été découvert par M.Chaussier, en 1781, dans la chrysalide du ver-à-soie, ainsi que celui de la sauterelle , et celui de la punaise ; il est regardé par la plupart des chimistes comme de l'acide acétique.
Acide borique. Il fut découvert par Homberg , vers 1 année 1 702 , en distillant un mélange de sous-borate de soude et de sulfate de fer. On le regarda comme un corps simple jusqu'en 1808, époque à laquelle MM. Gay-
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Lussac et Thénard démontrèrent qu'il était formé d'oxigène et d'un corps simple qu'ils ont nommé Bore.
Acide butyrique. Les acides butyrique , caproïque et caprique, sont le produit de Faction des alkafis sur une huile particulière que l'on trouve dans le beurre. Le nom du premier est dérivé de butyrum, beurre ; et celui des deux autres, de capra, chèvre. Us furent découverts par M. Chevreul de 1820 à 182 5.
- Acide camphorique. C'est le produit de la distillation de P acide nitrique et du camphre. 11 fut découvert en 1 78$ par Koségarten.
Acide cuprique* V. Acide butyrique.
Acide caproïque. V. Acide butyrique.
Acide carbonique. On le nommait autrefois Airfixe, Acide méphytique, Acide aérien, Acide crayeux ; il se produit sous forme de gaz dans la décomposition d'un carbonate terreux j au moyen d'un acide minéral. Il est le double plus pesant que l'air atmosphérique dont il forme un centième ; il est soluble dans l'eau à laquelle il donne une saveur agréable, aigrelette, et forme la base des eaux minérales acidulés , et des vins mousseux. 11 fut découvert par Vanhelmont (17 e siècle) ; et étudié par Lavoisicr en
Acide cosmique. Se trouve en abondance dans les fromages frais; c'est par lui qu'ils sont sapides. Etudié par M. Proust.
Acide cévadique. C'est le produit de l'action de la potâsse sur la matière grasse de la cévadille. On le nomme encore acide phocénique. Découvert par Pelletier et Caventou.
Acide chlorique. Cet acide, formé d'oxigèue et de chlore fut énoncé par J3qrAt*o|let et obtenu par M. Gay-Lussae.
Acide chlorique-oxigéné. Cet acide diffère du précédent par une plus grande quantité d'oxigène; la découverte en est due à M. Stadion, de 1820 à 1822.
Acide chloro-cyanique. Cet acide est formé de chlore et de cyanogène désigne long-temps sous le nom d'acide prussique oxigéné. La découverte en est due à Bertholîet,. la connaissance de sa nature à M. Gay-Lussac.
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Acide chbro-phosphoreux et chloro-phosphoriaue* Ce* composés appelés plus généralement proto-chlorure et deuto-cblorure de phosphore, ont été découverts, le premier par M. Gay - Lussac , en 1808 , le second par Davy, en 18 10.
Acide chloro-sulfurique. Cet acide, appelé encore Chlorure de soufre, a été découvert par Thomson , et étudié par Berthollet.
Acide chloroxi-carbonique. Cet acide , formé de chlore et d'oxidc de carbone , fut découvert par Davy.
Acide cholesterique. Cet acide fut découvert par Pelletier et Caventou, en traitant, par l'acide nitrique, la matière grasse des calculs biliaires de l'homme.
Acide chromique. Cet acide concret, extrait du chromate de fer, fut découvert par M. Vauquelin, en 1797-
Acide chromo-sulfurique. C'est le résultat de la combinaison de l'acide chromique et de l'acide sulfurique ; M. Gay-Lussac en a découvert les principales propriétés.
Acide chyalique ou Acide hydro~cyanique-ferrure\ ou argenture y etc. , etc. L'opinion des chimistes est encore très partagée sur la composition de ces différents acides ; les uns les regardent comme des combinaisons d'acide hydro-cyanique et de cyanure de fer , les autres comme des combinaisons d'acide hydro-cyanique et de fer, etc.
Lès recherches sur ces acides sont dues à MM. Gay- Lussac, Bcrzélius, Proust, Porrett, Robiquet, Liebig, Bucholz, Rink, Grotthus, et Voyel.
Acide eicérique. Cet acide, ainsi nommé parcequ'on l'extrait des pois-chiches , est dû à M. Dispan (1799).
Acide citrique. Cet acide se trouve naturellement formé dans le citron, dans quelques autres substances végétales, et presque tous les fruits rouges , mêlé à l'acide malique. Il mt découvert par Schéele.
Acide cy unique. Cet acide, formé d'oxigène uni au cyanogène , fut découvert par MM. Gay-Lussac et Liebig , en i8a4«
Acide delphinique. Cet acide est produit par Faction d'un alkali sur une huile particulière trouvée dans le dauphin et le marsouin. Il fut découvert par JVL Cheyrcul.
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Acide ellagique. Cet acide , extrait de la noix de galle , fut signalé par M. Chevreul en 18 1 5, et examiné en 18 18 par M. Braconnot de Nancy , qui le nomma ainsi du mot galle retourné , pour ne pas le confondre avec l'acide gallique.
Acide fluo- borique. Cet acide fut découvert par MM.Gay- Lussac et Thénard , et étudié par M. Davy. Il s'obtient en traitant , par l'acide sulfurique, un mélange d'acide borique et de fluate de chaux.
Acide fluorique. Cet acide fut découvert par Schéele , en 1771 1 et étudié par MM. Gay-Lussac et Thénard. On l'extrait du fluate de chaux , en traitant celui-ci par l'acide sulfurique à une haute température. 11 attaque le verre , et est employé pour le graver. V. Gravure.
Acide fluorique silice. Cet acide s'obtient en traitant le fluate de chaux , uni à une certaine quantité de silice , par l'acide sulfurique à chaud.
Acide formique. Tel est le nom donné à un acide extrait des fourmis. MM. Fourcroy et Vauquelin ont reconnu qu'il n'était qu'un mélange d'acide acétique et d'acide mal i que.
Acide fungique. Cet acide exisl^ ; 4*ns l cs champignons. Il fut découvert par M. Braconn^^
Acide gallique. Cet acide est extrait de la noix de galle et de plusieurs végétaux astringents. Il fut découvert par Schéele, en 1786. On l'emploie à la fabrication de l'encre.
Acide hircique. Cest le produit des alkalis sur une huile particulière trouvée par M. Chevreul , dans le suif de bouc et de mouton.
Acide hydriodique. Cet acide gazeux , résultant de la combinaison de i'hydrogène et de l'iode, fut découvert par M. Gay-Lussac, en 18 13.
Acide hydro-chhrique. Cet acide gazeux fut découvert par Glaubcrt chimiste allemand; en dissolution dans l'eau, il constitue i'acio'e hydro-chlorique liquide, ou Esprit de sel , ou Acide marin, ou enfin Acide muriatique (17 e sièc).
Acide hydro-chloro-nitrùjue. Ce mélange d'acide nitrique et d'acide hydro-chlorique , fut nommé, par les
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alchimistes, Eau regale, en raison de la propriété qu'il a de dissoudre For, qui était sélon eux le roi des métaux.
Acide hydro - cyamque. Cet acide fut découvert par Schéele . et nommé acidé prussique parcequ'il existe à l'état de combinaison ; mais c'ést M.~Gay-Lussac qui le premier a obtenu cet acide, pur , et qui en a fait connaître la composition. Il est formé d'hydrogène» de carbone et d'azote. C'est le poison le plus subtil que l'on connaisse. Combiné avec Toxide de fer il forme le bleu de Prusse,
Aride hydro-sulfurique. Cet acide gazeux fut découvert par Schéeje ; il est formé d'hydrogène et de soufre. En dissolution dans l'eau il forme l'acide hydro-sulfurique liquide. 11 existé dans les eaux minérales sulfureuses.
Acide hydro-sé lé nique. Cet acide , formé d'hydrogène et de sélénium, fut découvert en 1820, par M. Uerzélius.
Acide hydm-xanthique. Ce nouvel acide est formé d'après M. Will. C. Zcise , professeur de chimie à l'université de Copenhague , de soufre , de carbone et d'hydrogène. La composition de cet aciden'estpas bien connue.
Acide hypo-nitreux. Cet acide, forme d'oxigène et d'azoie, fui découvert p^SJ* Gay-Lussac.
Acide hypo-pliospliofiiïfec. Cet acide formé d'oxigène et de phosphore, fut découvert par M. Dulong, en 181G-
Acide hypo-phosphorique. Cet acide formé d'oxigène et de phosphore, fut découvert par M. Sage: étudié par Lavoisier.
Acide hypo-suïfureux. Cet acide composé de soufre et d'oxigène , fut découvert par M. Dulortg.
Acide hydro-su IJ 11 rique. Cet acide, provenant de l'action de l'aride sulfureux sur le protoxide de manganèse, est dû à MM. Gay-Lussac et Wetther. 11 tient le milieu entre l'acide sulfureux et l'acide sulfurique (1819).
Acide igazuriquc Màl. Pelletier et Caventou ont donné ce nom a un acide qu'ils ont trouvé dans plusieurs plantes du genre sU yclïnos. Cet acide diffère peu de l'acide inéconiquc (1820 à 1824.). •
Acide iodique. Cet acide, formé d'oxigène et d'iodé , fut découvert en i8i3 par M. Gay-Lusaac.
ACID «
"Acide iodo-sul/uriqjte. Cet acide s'obtient par la réaction de l'acide iodique sur l'acide sulfuriquc. On le doit à M. Davy.
Acide kiniquë. M. Vauquelin a découvert cet acide dans le quinquina.
Acide kramérique. Cet acide fut trouvé dans la racine d'un arbuste nommé krameria, par Pischier , pharmacien à Genève.
Acide laccique. Cet acide fut découvert dans la lac que en bâton , par M. John.
Acide lampique Cet acide , produit de la combustion de l'éther par la lampe sans flamme , est dû à M. DanieH (iSigp. ,
Acide lithujue , mieux urique. Cet acide fut découvert par Schéele, en 1776, en analysant les calculs de la vessie.
Acide malique. Cet acide, découvert par Schéele, en 1785, existe dans les fruits , pommes, prunes, baies de sorbier, d'épine-vinette, etc. Le principal travail sur ce composé est dû à M. Donovan.
Acide margarique. Cet acide fut découvert par M. Chevrcul , de i8i5 à 1820; comme son nom T indique , il est perlé , nacré ; il existe tout formé dans le gras des cadavres.
Acide méconique. Cet acide fut découvert dans l'opium , par M. Sertuerner , pharmacien à Eimbeck.
Acide mcllitique. Cet acide , qu'on ne trouve dans la nature qu'uni à l'alumjne, forme , avec cette base, VHonigstein % ou Pierre de miel, ou JMtllite. On le doit à Klaproth. ,
Acide ménispermique. Cet acide fut découvert dans le Menispermum coccuîus , par M. Boullay.
Acide moiybdique. Cet acide métallique est extrait du molybdène. Il fut découvert en 1778, par Schéele.
Acide morique, Cet acide fut découvert en l8o3, fans l'écorce du mûrier bjajoc , par Klaproth. . * '\<y
Acide murique. Cet acide fut découvert, en 1780, pâr Schéele , en traitant les substances muciJagjneuses par l'acide nitrique, . ! v .:
û ACID - '
/4cufc muriatique. V. Acide hydro-chlorùme.
Acide nancéique. Cet acide, auquel M. Braconnot â donné le nom de la ville de Nancy, sa patrie, est extrait des substances qui passent immédiatement à l'acescence (i8i3).
Acide nitrique. L'azote est le radical de cet acide , connu vulgairement sous le nom à 1 Eau forte; d' Esprit de nitre ou à' Acide nitreux. On donne aujourd'hui ce dernier nom à un acide qui contient moins d'oxigène que celui dont nous nous occupons. L'acide nitrique fut découvert, en 960, par Gebert ou Giaber, ou Gerbert, maure ou juif d'Espagne, qui, dit-on, s'occupa lé premier de la recherche de la pierre philosophale. M. Thénard en attribue la découverte à Raymond Lulle (i2*5). Gavendish l'analysa en 1 784. , et en fit connaître les principes constituants. L'acide nitrique est très employé dans les arts , notamment dans la gravure V. ce mot.
Acide nitro-leucique. Cet acide fut découvert dans la Leucine, par M. Braconnot.
Acide oléique. Cet acide fut découvert par M. Chevreul dans la graisse traitée par l'eau et la potasse.
Acide oxalique. On nomme ainsi l'acide extrait du sel d'oseille et autres substances analogues. V. Acide malique.
Acide phosphorique. Cet acide est formé par le phosphore saturé d'oxigène. On donne le nom d'acide phosphoreux à celui qui contient le moins d'oxigène.
Acide prussique. V. Acide hydro-cyanique.
Acide purpurique. Cet acide soupçonné par Gaspard Bru^natelli , fut découvert par M. Proust. 11 est produit par l'acide nitrique et le chlore # ou par l'iode et l'acide nrique.
Acide pyro-ligneux. Cet acide , résultat de la distillation du bois , fut découvert par MM. Fourcroy et Vauquelin ( 1809 ). On sait aujourd'hui qu'il n'est autre chose que l'acide acétiqr.c mêlé à une huile empyreumatique. Bosc l'employa a donner aux folfèfc de coton une coupleur noire, foncée et brillante. En 18 18, M. Maugé lui ' découvrit la propriété de préserver les matières animales de la putréfaction.
f Acide pyro-malique. Cet acide, produit de la distillation de l'acide malique, fut découvert par M. Braconnot.
Acide pyro-mucique* Cet acide est produit par la distillation de r acide mucique. On en doit la découverte à M. Houton la BiUardière (1818).
Acide pyro-tartrique. Cet acide , obtenu par la distillation de la crème de tartre , fut découvert par Bosc.
Acide pyro-sorbique. Cet acide, obtenu de l'acide sorbique, est dû à M. Braconnot de Nancy (1819).
Acide pyro-urique. Cet acide fut découvert par M. Williams Henry , en distillant l'acide urique.
Acide rosacique. Cet acide , qui a beaucoup d'analogie avec l'acide urique, fut découvert, vers i8o3 , par M. Proust
Acide sébacique. Cet acide , extrait dè la graisse de porc , est dû à M. Tliénard (i8o3).
Acide sorbique. Cet acide , extrait des baies du sorbier, et dû à M. Donovan (1816).
Acide subèrique. On nomme ainsi l'acide obtenu duliége.
Acide succinique* Cest un acide particulier , extrait de l'ambre jaune ou succin. Il fut découvert par M. Berzélius.
Acide sulfureux. Cet acide est connu de toute antiquité ; mais Stahl le distingua le premier comme corps particulier. Priestley l'examina en 17 j h Plus tard , MM. Gay- Lussac et Berzélius l'analysèrent
Acide suif urique. Cet acide , autrefois connu sous le nom $ acide vitriolique on à' Huile de vitriol, fut découvert, a ce qu'on croit dans le i5 e siècle, par Bazile Valentin. Lavoisier, MM. Cbaptal , Desormes et Clément, Klaprotb, Gay-Lussac et Berzélius, en ont découvert les principes constituants et les principales propriétés. Cet acide est très employé dans les arts.
Acide tartrique. Cet acide est extrait du tartre combiné avec la potasse. Duhamel , Margraff et Rouelle en ont reconnu l'existence ; mais -Schéele est le premier qui soit parvenu à l'isoler.
Acide tungstique. Cet acide fut découvert dans le Tungstène , par Schéele , chimiste suédois ; mais les frè-
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res EIhuart sont les premiers qui l'aient obtenu par.
Acide urique. V. Acide lithique* s
Acide vilriolique. V. Acide sulfurique.
Acide zoonique. Cet acide , provenant de la distillation des substances animales , fut découvert par Berthollet , en 1796.
ACIER. On n'a aucune donnée sur l'époque à laquelle fut inventé Part de convertir le fer en acier. Toutefois on peut croire qu'il remonte à la plus haute antiquité , bien que la fabrication de V acier soit pour nous un art tout nouveau , du moins sous le rapport de la précision théorique. Conservé comme un secret, dans quelques familles, cet art fut banni de la France à l'époque de rinipôlitique révocation de l'édit de Nantes. Les protestans qui le possédaient en enrichirent l'étranger. La fabrication du fer-blanc eut le môme sort (1686). En 1702 , Réaumur récouvra une partie de ce secret, ainsi que celui du fer-blanc; mais ce fut seulement en 1786 que Berthollet, Mongc et Vandermonde, en complétèrent la théorie , et le rendirent tout entier a la France. Depuis cette époque , un grand essor a été donné à cette industrie. Ciouet trouva le moyen de convertir le fer en acier par le carbonate calcaire, et aurait affranchi la France du tribut qu'elle pavait aux Anglais pour l'acier fondu, si une dédaigneuse indifférence n'accueillait pas presque toujours chez nous les découvertes de nos compatriotes. Les Anglais s'emparèrent encore de cette invention ; mais le secret de Pacier fondu leur fut enfin ravi en 1&10 , par Wolkmar , ingénieur à Brunswick. Parmi les Français qui ont amélioré cette branche de l'industrie française , nous devons citer M* Bréant , qui a découvert un acier identique avec celui de Damas, M. Lenormand, qui donne aux plus mauvais aciers une trempe et une élasticité qu'on ne pouvait obtenir auparavant des meilleurs aciers; enfin M. Milleret, dont la manufacture, , 4e la Bérardière fournit, en grand, des ."aciers supérieurs à tous ceux connus.
AÇORES. Ces îles furent découvertes en 1^71 par lçs Portugais, qui y trouvèrent une statue représentant un
ACOU i5
homme à cheval, etmontrantl'occident de la main droite.
ACOUSTIQUE. L'acoustique est la science des sons. Elle s'applique principalement à la théorie des instruments de musique (V. leurs noms dans l'ordre alphabétique) el aux compositions musicales. Le plus ancien auteur qui se soit occupé d'acoustique paraît être Pythagore (6 e siècle avant J.-C.) ; pour calculer les rapports des consonnanecs , il suspendit aux mûmes cordes sonores des poids différents, et détermina les rapports des divers sons , sur ceux qu'il trouva entre les poids tendants. Cette théorie a été détruite par Vincent Galilée t père* du célèbre physicien , qui prouva que les sons sont entre eux , non comme les poids tendants, mais en raison sous-doublc de ces mêmes poids (16 e siècle). Après Pylhagore, Lasus d'Hermione et Hyppase , voulant déterminer les mêmes rapports, se servirent de deux vases semblables, et résonnant h l'unisson, qu'ils remplissaient d'eau à différentes hauteurs (5 e siècle avant J.-C.). La théorie des autres branches de l'acoustique, fut perfectionnée peu à peu par les physi<;ieps qui s'en occupèrent, de sorte qu'on ne peut guère assigner d'époque à chacune d'elles , et encore moins connaître leurs inventeurs. Nous citerons toutefois Gassendi qui trouva, dans le plus ou moins grand nombre de vibrations, la cause qui fait rendre aux corps sonores des sons graves ou aigus (17 e siècle) ; Otto de Gucricke, bourguemestre de Magdebourg , qui démontra que l'air est nécessaire à la propagation du son (w/a«); le père Kirchcr qui découvrit les causes de la réflexion du son et des phénomènes de l'écho (£iern); lïuvghens qui fixa les rapports entre la propagation du son et celle de la lumière, en créant la théorie des ondes (idem). Plus tard, Taylor ajouta à la théorie de l'acoustique, en déterminant, par le calcul, les dimensions que devaient avoir les corps sonores pour produire un son donné. Sauveur venait alors de découvrir les nœuds et les ventres de vibration dans les corps sonores, dans le même temps que Daniel Bernouiili posait les véritables bases de Ja théorie de l'acoustique a laquelle M. Chaldni fit faire de nos jours les plus grands
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progrès. Parmi ceux de nos contemporains qui ont enrichi cette science de nouvelles découvertes, nous ne devons pas omettre MM. La Place et Biot qui ont déterminé la vitesse de la propagation du son dans les différents gaz, dans les liquides et dans les solides. Enfin , nous devons principalement signaler M. Savard que ses recherches sur les plaques vibrantes ont conduit à l'invention d'un nouveau genre de violon , bien supérieur à l'ancien.
Le Cornet acoustique et le Porte-voix sont les instruments les plus utiles qu'on doive à cette science. Le premier donne la faculté d'entendre aux personnes affectées de surdité; l'autre, dont le nom explique assez l'usage, fut inventé en i64>5 par le père Kircher, et perfectionné vingt-cinq ans après , par le chevalier anglais Morland. On présume cependant que le porte-voix était connu des anciens. Quelques auteurs parlent d'une trompette avec laquelle Alexandre se faisait entendre de toute son armée.
ACTE. On attribue aux Romains la division en actes des pièces de théâtre. Cette division fut longtemps facultative , mais elle était de rigueur à l'époque où vivait Horace.
ACTE PUBLIC. Avant de connaître Part de peindre la parole et de la rendre durable et permanente, tous les actes étaient verbaux ; et , pour les rendre authentiques, on les passait devant l'assemblée du peuple. C'est ainsi qu'en agit Abraham lorsqu'il'acheta d'Ephron une caverne pour enterrer Sara. Homère , dans la description du bouclier d'Achille, fait mention d'un plaidoyer pour homicide, tenu devant tout le peuple assemblée Les Babyloniens paraissent les premiers qui aient introduit l'usage de passer les actes par écrit. En France on les rédigea en latin jusqu'au règne de François I er qui , reconnaissant l'abus de les écrire dans une langue comprise seulement d'un petit nombre, ordonna qu'ils seraient désormais écrits eu français. C'est seulement en 1270 que l'usage des actes notariés fut introduit en France pour les affaires civiles, V* Signature*
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ACTEUR. La musique et le chant furent d'abord, chez les Grecs, Tunique objet de leurs jeux scéniques* Thespis, pour en varier la monotonie , y plaça un acteur chargé de quelque récit intéressant. Eschyle employa un second interlocuteur, et donna naissance au dialogue. Sophocle porta leur nombre à trois. Dans nos ouvrages modernes le nombre des acteurs n'est pas limité. V* Comédie et Tragédie.
ACU-PUNCTURE. Cette opération chirurgicale qui a pour but de guérir certaines affections rhumatismales, au moyen d'aiguilles introduites dans les chairs , a pris naissance dans l'Orient. On la pratique habituellement à Siam et au Japon. En 1825 , M. Cloquet l'a mise à la mode chez nous. Quelques années auparavant, M. Sarlandièrcs en avait fait d'heureuses applications.
ADHÉRENCE. On doit à Petit , physicien français, la découverte de l'adhérence des molécules de l'eau entre elles, comme avec les corps qui y sont plongés (1 7 35). Cette découverte est due à une erreur de Carré , autre physicien français , qui crut avoir trouvé , en 1 705 , la preuve d'une prétendue adhérence entre les molécules de l'air. Petit avait raisonné par analogie , et Terreur de Carré le mit sur la voie de la vérité.
ADIPOCIRE. L'adipocire est le résultat de la putréfaction des cadavres dans Teau , avec la condition de l'absence de la lumière. C'est une combinaison de Tarn-, moniac avec la graisse. Cette substance fut découverte par Fourcroy. Les Anglais qui profitent de toutes les découvertes que notre indifférence laisse tomber dans T oubli, s'en sont emparé, et fabriquent avec l'adipocire des chandelles économiques qui ont beaucoup de rapports avec la bougie.
ADONIEN ou ADONIQUE (Vers). Tel est le nom donné à un vers , grec ou latin , composé d'un dactyle et d'un spondée qui se place à la fin des strophes en vers saphiques. On en attribue l'invention à Adonis.
ADÔPTION. L'adoption est de la plus haute anti-l quité. Les peuples qui regardaient alors comme le plus grand des malheurs de mourir sans enfans , ont dû avoir
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recours à ce moyen pour perpétuer les. noms ou les souvenirs des familles. Les Egyptiens paraissent avoir été les premiers à mettre l'adoption en usage.
AERO-CLAV1CORDE. Cet instrument ést une espèce de clavecin à vent que Pair seul fait parler, en faisant vibrer les cordes sur le corps sonore. Il est dû à MM. Schell et Tschirscki (1790).
AÉROMÈTRE. Cet instrument qu'il ne faut pas confondre avec l'aréomètre ( V* ce mot et Pesanteur spécifique*), sert à mesurer la condensation ou la raréfaction de Pair. C'est une espèce de baromètre. V, Air.
AEROSTATS. L'aérostat est une enveloppe légère , mais d'un grand volume, qu'on élève à une bauteur considérable , soit en dilatant, par la chaleur, l'air qu'il contient, soit en le remplissant d'un fluide aériforme spécifiquement plus léger que l'air atmosphérique. La première idée des aérostats paraît duc au jésuite italien Lana Terzi , qui , en 1670, publia, dans son Prodromo, la description d'une barque volante suspendue à quatre' globes allégés par le vide (1). En 175S, un Français nommé Gallien, conçut l'idée d'une ville flottante dans les airs au moyen d'un fluide plus léger que l'atmosphère ; mais ce fluide n'était pas alors connu. Les véritables inventeurs de l'aérostat sont les frères Montgolfier d'Annonay. .On varie cependant sur la manière dont cette découverte eut lieu : quelques uns prétendent qu'ils eurent d'abord l'idée d'enfermer, sous une enveloppe légère, un nuage factice , composé de vapeurs produites par la combustion de diverses substances animales et végétales, et que ces expériences les conduisirent à remarquer que le ballon peut s'élever par la seule dilatation de raie, au moyen de la chaleur. M. Lunier l'attribue à un heureux hasard : « Madame Montgolfier ayant , dit-* » il, placé un jupon sur un de ces paniers d'osier à
(1) Quelques auteurs en font remonter l'origine jusqu'à Archytas, contemporain de Platon , qui aurait fabriqué dne cplombe volante. *Ces amateurs de l'antiquité vont même jusqu'à Dédale.
. AFFI t j
» claire-voie, dont les femmes- font usage pour'séeher » leur linge, l'air de l'intérieur rat tellement raréfié par » la chaleur , que le jupon fut élevé jusqu'au plancher. » C'est de ce fait que MM. Montgolfier sont partis pour » faire leur aérostat. » L'année suivante (1783), ils en firent une expérience publique à Paris , et n'enlevèrent d'abord que des animaux. Pilâtre - Durosier et le marquis d'Arlandes furent les premiers qui tentèrent cette audacieuse entreprise , et s'élevèrent, le 21 novembre' 1783, à la hauteur de 5oo toises. Charles employa ensuite, pour remplir le ballon, le Gaz hydrogène obtenu du fer , et nommé alors Air inflammable; il s'éleva avec Robert à 1700 toises. Plus tard, MM. Biot et Gay- Lussac se sont élevés à 3,579 toisesg dixièmes, ou 6,077 mètres.
La. première ascension , faite en Angleterre , eut lieu en 1784, par Lunardi. La môme année, Blanchard traversa la Manche de Douvres à Calais. En i 7 85, l'infortuné Pilâtre-Durosier et son compagnon Romain, combinant les deux procédés de la fumée et du gaz hydrogène, tentèrent le même trajet; mais le feu ayant pris h leur ballon, ils furent fracassés dans leur chûte. Le même accident arriva, trois mois après , en Angleterre , à Arnold, qui futfprécipité sur la terre : son fils tomba dans la Tamise et fut sauvé.
AFFICHES. Les affiches paraissent remonter à l'origine des lois auxquelles , chez tous les peuples, elles servirent de moyen de publication. Les Allemands sont les premiers qui aient imaginé de les faire servir aux affaires privées, en les employant à faire connaître les biens à vendre, -etc. Les petites-affiches de Paris, journal destiné au même usage, datent de 173*, et furent d'abord- publiées par Antoine Boudet, de Lyon. 1
AFFINAGE. Cette expression désigne l'opération qu'on fait subir aux métaux pour les purifier. On n'a aucune donnée sur son origine.
AFFINITES. C'est vers 1789 que Berthollet constata les affinités chimiques des molécules des corps , base de la chimie moderne. Son travail fut publié en 1802.
AGKI
AGARIC. La découverte des propriétés de l'agaric iè chêne contre les hémorragies est attribuée à Brossard , chirurgien français du 18 e siècle, ou du moins c'estlui qui en a propagé F usage. On raconte qu'un paysan s 1 étant blessé dans un bois, mit sur la plaie un morceau d'agaric qui se trouva sous sa maiâ , ce qui arrêta sur le champ l'hémorragie. Brossard, appelé pour secourir le blessé, fit quelques expériences à ce sujet, et se donna ensuite comme l'inventeur d'un procédé que tout fait présumer avoir été connu des anciens , mais qui était perdu depuis long-temps.
AGATE. Quelques auteurs prétendent que les premières agates furent trouvées sur les bords du fleuve Achates, aujourd'hui la Drilla, en Sicile, et que cette pierre en conserva le nom. Quelques agates appelées Onix présentent plusieurs couches diversement coloriées* Les graveurs les emploient de manière que les figures sont faites avec la couche dont la couleur est la plus saillante, l'autre sert de fond. C'est ce qu'on nomme des Camées dans les arts. On appelle Agate un instrument monté avec une de ces pierres, et qui sert à brunir diverses matières.
AGNEL. Cette monnaie d'or fut frâppée en 1226, sous le règne de saint Louis. Elle fut ainsi appelée parce qu'elle portait l'empreinte d'un agneau. Charles VI et Charles VII en firent également frapper , mais à un titre bien inférieur aux premiers.
AGRAFFES. V. Boucles
AGRICULTURE. On sent que l'agriculture doit remonter au berceau de la civilisation , et qu'il est presque absurde de la considérer comme une invention , à quelque époque qu'on en recule l'origine. Toutefois, pour ne rien omettre de ce qui peul piquer la curiosité du lecteur , nous citerons les noms de quelques uns de ceux auxquels les anciens ont attribué l'invention de cet art. Les Egyptiens en firent honneur à Osiris (2900 ans avant J.-C.) , inventeur de la charrue , du vin et de la bière ; les Grecs , à Cérès,, reine de Sicile , et à Triptplème, fils de Célée, roi d'Éleusis (i43o ans av. J.-C).