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plus souvent elle renferme une grande quantité de picromcl, unie à un corps gras et à de la soude.

BILLARD. Quelques auteurs, qui ne se fondent toutefois que sur des conjectures, en attribuent l'invention aux Anglais ; mais ils n'en fixent pas 1 époque.

BILLON.On donne ce nom aux anciennes monnaies fabriquées avec un mélange de métaux, provenant de monnaies décriées et refondues. L'or et l'argent, à plus bas titre que celui de la loi , prennent les noms de BUlon d'or et de Billon d'argent.

BINAIRE. V. Arithmétique.

BINET. Le Binet est un instrument d'agriculture qui sert à donner une seconde façon aux terres. M. Guillaume est l'inventeur d'un Binet à sept socs( i8a3).

BINOCLE. On a donné ce nom à un télescope, au moyen duquel on se sert des deux yeux , et qui a deux tuyaux. Le père Reitha , capucin allemand, en est l'inventeur (16 e siècle). 11 a été renouvelé, en 1678, par le père Chérubin ; on ne s'en sert plus pareequ'il est plus embarrassant qu'utile. On appelle aussi Binocle , un lorgnon à deux verres, dont se servent ceux qui ont la vue faible.

BISCUIT. On donne ce nom à un pain desséché au four pour la nourriture des marins. On croit que les Grecs en furent les inventeurs. On appelle aussi Biscuit un ouvrage de porcelaine qui reçoit deux cuissons , et qu'on laisse dansson blanc mat sans peinture ni couverte. C'est encore le nom d'une espèce de pâtisserie très légère.

BISMUTH. On ne connaît point l'auteur de la découverte de ce métal. Elle remonte au moins, suivant M. Thénard, à i5ao, époque à laquelle Agricola en fit mention. Geoffroy, le jeune, paraît le premier qui en ait étudié les propriétés (i753).

BISSEXTILE. V. Année.

BISTOURL On nomme ainsi un instrument destiné aux opérations chirurgicales ; son nom vient de la ville de Pû'/ori, où était autrefois la meilleure fabrique de ce genre d'instruments. La (orme des Bistouris varie suivant l'usage

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auquel on les destine ; on en connaît une Infinité d'espèces.

BLANC. C'est une pelitc monnaie de billon, qui fut fabriquée d'abord sous Philippe de Valois. Sa valeur a varié plusieurs fois.

BLANCHIMENT et BLANCHISSAGE. Les anciens ne connaissaient pas le savon ; ils y suppléaient par différents moyens. Job parle de laver ses vêtements dans une fosse avec l'herbe de Borith, probablement une plante qui contenait de la soude. Homère représente Nausicaa occupée à fouler aux pieds , avec ses compagnes , ses vêtements dans une fosse , pour les laver. Les Grecs et les Romains employaient différentes sortes de terres , de plantes, etc.; quelques nations n'ont pas encore aujourd'hui d'autres moyens. Apres la découverte du savon, une routine aveugle présida, jusqu'à nos jours, au Blanchiment des tissus qui se trouvent plus ou moins altérés par la torsion , le battage, le frottement , etc. Berthollel est le premier qui ait appliqué l'acide muriatique oxigêné au Blanchissage (i 787).^ découverte a été un grand bienfait pour les arts , mais exige une foule de connaissances qui ne la mettent qu'à la portée du petit nombre, surtout à cause du prix de la potasse. Higgios , chimiste irlandais, a rendu le procédé plus économique en employant le sulfure calcaire. M. Chaptal, s'emparant, en 1799, d'un procédé originaire du Levant, imagina le Blanchissage, plus simple et surtout plus économique, dit à la oa peur. Les tissus acquièrent, par ce moyen, une plus longue durée; car ils ne sont ni tordus, ni frottés, ni frappés, et néanmoins sont incontestablement mieux purifiés que par l'ancien procédé. En 1809, M. Plaisant, de Valenciennes , imagina un autre procédé de Blanchiment, au moyen de matières animales. Enfin, en 1820, M. Cadet de Vaux inventa le blanchissage à la pomme de terre.

BÉASON. Celte science , destinée à perpétuer Porgueil et les prétentions de la noblesse, dans ceux qui n'ont souvent d'autre mérite que le souvenir de celui de leurs ancêtres, prit naissance, au 11 e siècle, chez les Français. Les termes de Blason sont t pour la plupart.

BOIS 65 les noms des pièces de l'armure qui composait alors le Harnais des chevaliers.

BLEU. Le Bleu, extrait du Cobalt, et propre à remplacer l'Outremer dans la peinture, fut découvert en 1804. Un autre Bleu, dans la préparation duquel il n'entre point d'Indigo, fut trouvé, en 1808, par M. Manfrédi-Stella, de Cologne. En 181 1, eut lieu la découverte du procédé, si long- temps cherché, pour teindre la soie avec le Bleu de Prusse, et remplacer l'Indigo. Il est dû au professeur de chimie Raymond , de Lyon. Les boules de Bleu, dit Céleste, extrait du Pastel, furent inventées, en 181 1, par M. Wuy, de Paris. En 1812 , le docteur bohémien Heinrich, trouva, dans le Pastel, une couleur bleue aussi belle que l'Indigo des Indes.

BLEU DE PRUSSE (Prussiate de fer). M. Thénard attribue cette découverte à Dieshach et k "Dippel , l'un fabricant de couleurs, le second pharmacien , à Berlin (1704 ou 1709). Dippel prenait, dans ses écrits, le nom de Democritus christianus^ et prétendait qu'il vivrait jusqu'en 1808 : on le trouva mort, en 1734 , à l'âge 62 ans» 11 dut cette découverte au hasard, en se trompant sur un mélange chimique, au moyen duquel il croyait faire de la Laque de Florence» Son procédé resta un secret jusqu'en 1724; alors Voodward le publia. Macquer est le premier qui se soit occupé d'en étudier la nature (1752). Guy ton, Bergmann, Schéele, Berthollet, MM. Proust, Porret, Vauquelin, Robiquet et Thénard, en firent successivement l'objet de leurs expériences, et, dans l'état actuel de la science , on le regarde comme composé de Peroxide de fer, et d'Acide hydro-cyanique ferrure^

BOIS FLOTTÉ. C'est au patriotisme de Jean Bouvet qu'est dû le flottage du bois sur la plus grande partie des rivières de France. En i549, le bois était si çher à Paris que cette ville allait se dépeupler, lorsque Rouve* s'avisa de faire jeter ses bois dans les eaux réunies des ruisseaux qui arrosent le Morvan, d'où ils arrivèrent à Parî s.

BOIS INDIGÈNES (coloration des). Cest à M. Cadet de Gassicourt qu'est due la découverte de la colora-

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tiondes Lois indigènes, qui rivalisent aujourd'hui , ayec lant d'avantage, les bois étrangers (1810). »

BOIS MEDICINAUX. La plus grande partie des bois qui servent à la médecine , et aux ornements des meubles, fut introduite, pour la première fois, d'Amérique en Europe, en i5oo.

BOIS (moulage des). MM- Bray et Malo sont les inventeurs d'un procédé , au moyen duquel ils coulent et moulent le bois comme un métal , ce qui permet de lui donner facilement toutes les formes désirables (1823).

BOIS DE PLACAGE. Plusieurs inventions récentes ont donné le moyen de débiter le bois en feuilles très minces, et de la plus grande régularité. Les principales sont dues à MM. Charpentier, de Paris (1800); Tschaggeny (181 1), et Cochot (i8i4).

BOISSON. V. Vin, Bière, etc.

BOMBARDES. Ces pièces d'artillerie, dont quelques unes, portaient jusqu'à 3oo livres de balles, furent en usage long-temps avant les canons. Quelques auteurs en attribuent l'invention aux Suédois.

BOMBE. On nomme ainsi une boule de fer creuse, plus épaisse à son fond qu'à sa partie supérieure, et qu'on emplit de poudre, pour la faire éclater dans les lieux où on la lance au moyen d'un mortier. L'art de lancer les Bombes est la partie la plus importante de la Balistique {V. ce mot). La plus grande incertitude rcgne sur l'époque de l'invention des Bombes , et sur leur inventeur. iSigismond-Pandolphe Malatesta, prince de Rimini, passe pour avoir inventé le Mortier et la Bombe, au milieu du i5 c siècle. On eu fit, dit-on, usage pour la première fois, au siège de Mézières, en i52i. Quelques auteurs disent cependant que les Français les employèrent au siège de Naples , en i493. D'autres prétendent que ce ne fut qu'à celui de la Mothe , en i634, sous Louis XIII ; mais qu'on ne connaissait pas encore l'art de les diriger. Si Ton en croit le président Hénault, elles furent inventées en i588; on en fait encore honneur à un habitant de Venlo, qui les aurait inventées, en i558; enfin d'autres auteurs en font remonter l'origine à l'année i346.

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