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native de l'air et de l'eau. Ce procédé'est une espèce de tannage. Enfin, en 1818, M. Landaner inventa des Cordes plates dans la fabrication desquelles les brins de chanvre ne subissent aucune torsion, ce qui leur donne une force plus grande. Leur rupture prouve que tous les fils supportent une tension égale ; car elles cassent comme si on les coupait avec des ciseaux.
CORDE SONORE. Les Grecs prétendent que Linus inventa Part de filer les boyaux d'animaux, et qu'il en forma des Cordes qu'il substitua, sur la lyre, aux fils de Jîn dont elle était montée. Il passe aussi pour l'inventeur du vers lyrique (i3gg avant J,-C). Taylor et Jean BernouilH sont les premiers qui en aient expliqué la théorie. V.^Acoustimie.
CORINTHIEN. V. Architecture.
CORNE. Les Cornes d'animaux sont les premiersvases dont les hommes se soient servis pour contenir des liquides. Nous ignorons à quelle époque elles furent employées dans les arts sous forme de feuilles transparentes, par le procédé de la fusion. Toutefois quelques auteurs en font honneur à Alfred-le-Grand , roi d'Angleterre, inventeur des Lanternes (f. ce mot), bien qu'il soit possible qu'il n'ait fait alors qu'une nouvelle application d'un objet déjà connu. Leur usage pour les fanaux maritimes , en rend le prix très élevé. M. Rochon y substitua une gaze métallique imprégnée de colle de poisson, à laquelle il donna le nom de Corne artificielle. Ce pro~ cédé permet d'employer des morceaux de toutes les formes et de toutes les dimensions. Enfin on doit à M. Houlet le procédé pour fendre les Cornes en lames minces (1810).
CORNET. V. Acoustique.
CORNU. Cette petite monnaie fut frappée en France sous Philippe-le-Bel. 11 y en avait de deux sortes : l'une valant un denier tournois, l'autre un denier paris i s.
CORNUE. On nomme ainsi une bouteille à long cou recourbé, destinée à distiller certaines matières.
CORSET. Cet ajustement qui sert si souvent à dissimuler les imperfections des femmes, et à faire valoir.
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leur taille, n'est pas sans danger pour la santé, à laquelle il nuit beaucoup inoins toutefois que les corps en baleine, introduits en France par Catherine de Médicis , et auxquels il a succédé. Dans l'antiquité les femmes ne gâtaient pas leurs charmes pour s'en donner de factices ; de simples bandelettes soutenaient leur gorge que flétrit avant le temps le Corset dans lequel elle se trouve corn-
Pri COSMÉTIQUES. L'emploi des Cosmétiques remonte à la plus haute antiquité. De tout temps la coquetterie a recherché les moyens de conserver la fraîche ardu teint, ou de réparer les ravages des ans. De tout temps aussi le charlatanisme a tiré parti de la vanité humaine , et a donné naissance à une foule de prétendues recettes pour donner ou conserver la beauté , sur laquelle ils ont le plus souvent un résultat opposé à celui qu'on en attend. Héraclite de Tarente, et après lui l'athénien Criton, sont les plus anciens auteurs qui aient traité, ex professo, des Cosmétiques. ( V . Fard. )
COSMORAMA. L'invention de cette espèce d'optique, où des vues pittoresques paraissent presque de grandeur naturelle , remonte à 1806.
COSTUMOMËTRE. Cet instrument, qui permet de tracer le dessin de toute espèce de vêtements, est de l'invention de M. Beck (1816).
COTHURNE, y. Chaussure.
COTON. L'usage de cette bourre végétale paraît remonter à la plus haute antiquité. On croit que le Coton était connu du temps de Moïse ; mais on ignore à quelle époque le» tissus si variés qu'on en fabrique ont été inventés. Quelques auteurs prétendent que la culture du Coton et du Maïs fut introduite auMexique par les Huns qui auraient émigré dans cette contrée en 648.
COUCHE. On nomme ainsi un amas de fumier ou d'autres substances susceptibles d'acquérir et de côhser*ver, pendant un certain temps^ une chaleur capable d'accélérer l'accroissement' des plantes.
COULEUR. Pytbagore paraît avoir entrevu la véritable tbéorie des Couleurs qu'il considérait comme une
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réflexion de la lumière, modifiée de, différentes manières ( G e siècle avant J.-C. ). Mais il était réservé à Newton d'approfondir cette théorie, et de la porter à un degré de perfection que le génie seul peut atteindre. 11 les trouva dans la décomposition des rayons de la lumière , dont les parties sont de nature à être distinguées par des pro» priélés invariables et des effets sensibles. 11 prouva que chaque rayon de lumière est composé de sept rayons colorés, en rouge , orangé, jaune, vert , bleu , Indigo et violet ; enfin que l'intensité des couleurs dépend de l'épaisseur des corps qui les réfléchissent, V, Ijumière et Optique.
COUPELLE. On donne ce nom à un petit vase fait avec des cendres lavées et des os calcinés, dont on se sert pour purifier l'or et l'argent par le moyen du feu. Celle opération métallurgique paraît avoir été inventée vers Tan i3oo sous Philippe-le-Bel, M. Le Baillif est l in*» venteur de petites Coupelles en porcelaine destinées aux essais minéralogiques.
COU PEROSE. V. Sulfate de fer.
ÇOURBE (Equation delà). On nomme ainsi le rapport qui existe entre des lignes droites, partant d'une au^ Ire ligne droite, tracée dans le plan de la Courbe, et ter-* minées à cette même Courbe. Descartes en est l'inven*. leur. C'est sur cette idée qu'est fondée l'application de l'Algèbre à la Géométrie.
COURONNE. Selon Pline, Bacchus est le premier qui ait porté une Couronne. D'autres en attribuent l'invention à Saturne, quelques uns à Jupiter, à Janus pu à lsis. Les premières Couronnes pe furent que des bandelettes appelées Diadèmes ( V% ce mot). Ensuite ^on employa des Heurs et les branches d'arbres. On les décerna d'abord aux Dieux; mais, avec le temps, les Couronnes devinrent les emblèmes du sacerdoce et de lâ royauté.
COURIERS, Xénophen en fait remonter l'origine jusqu'à Cyrus. Hérodote pense qu'ils datent de plus loin»
COUR1LLES (îles). Découvertes par les Russes eu #714 ou 1720.
CREU ti5
CÛTJRSlER. C'est un assemblage de planches ou de pilotis, en forme de bac profond dans lequel l'eau afflue pour faire tourner la roue d'un moulin. C'est aussi le nom donné à des assemblages triangulaires de charpente qui, Suivant la surface qu'ils présentent au courant, facilitent la remonte des bateaux, Cette invention est due à M, H uguet de Mâcon ( i8o3).
COUTURE. MM. Anderson ctStonc sont les inventeurs d'une machine à coudre les étoffes,- et qui remplace parfaitement la Couture ordinaire ( 1802 ). f r . Aiguille.
COUVEUSE. Cette machine sert également à faire éciore les œufs de poule et les vers à soie. M. Orsel-Dcsaprès, de Salon, en est l'inventeur ( 181 1 ).
CRANIOLOGIE. La Craniologic est une nouvelle science au moyen de laquelle le docteur Gall , son auteur, prétend connaître, d'après les protubérences du crâne, les penchants de chaque individu. 11 publia sou système en iooi, et reçut la défense de continuer ses leçons jusqu'à ce que sa doctrine eût été examinée. En 1808, l'Institut la condamna comme inutile.
CRAVATES. Quelques auteurs en attribuent, nous ne savons sur quel fondement, Pinvention aux Croates. On commença à en porter, en France, vers iG36.
CRAVATE MAHiNE. On nomme ainsi une espèce de Scaphandre que vient d'invénter un anglais. C'est uu cylindre de cuir imperméable, et qui contient assez d'air pour soutenir la tête d'une personne au-dessus de l'eau.
CRAYON. La France a été affranchie du tribut qu'elle payait a l'étranger pour les crayons, par la fabrique qu'y a établie l'ingénieux Conté auquel on doit une foule d'inventions utiles (1795).
CREC1SE. Cette machine, destinée à la fabrication des pierres factices, est due M. Cointercaux (1807).
CREMNOMÈTRE. Cet instrument destiné à peser les résidus des 61tres, et, en général, tous les précipités légers et rares, est dû à M. Cadet (1819).
CREUSER (Machine a). Parmi les nombreuses ma*-
à creuser la terre , et dont la plupart des sont inconnus*, nous devons citer celle
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inventée pour creuser le passage construit actuellement sous la Tamise, ou la doit à M. Brunei, français établi à Londres. Elle remplit ses fonctions au moyen d'un mouvement de rotation, et s'avance d elle-même. M. French, de Cincinnati ( Etats-Unis), vient également d'inventer une machine à creuser les canaux, qui enlève et place, dans une seule opération, la terre sur le côté du canal, et à une dislance donnée.
CRIBLE. On nomme ainsi l'instrument destiné à séparer les céréales des matières hétérogènes. On n'en connaît point \ inventeur, bien qu'il y ait des Cribles de différentes espèces.
CRIBLE D'ERATH OSTÈNE. On nomme ainsi la méthode inventée par Erathostène pour connaître les nombres premiers, en donnant l'exclusion aux nombres qui ont une mesure commune entre eux 24.7 av. J.-C).
CRIC. Cette machine au moyen de laquelle on peut, avec une petite force , soulever de pesants fardeaux , est due à Archimède (220 av. J.-C). Elle fut perfectionnée par Héron d'Alexandrie (210 av. J.j-C).
CRISTAL. V, Incrustation.
CRISTAL DE ROCHE. Quelques historiens ait ribuent la découverte du Cristal de roche aux Chinois , en
CRISTALLIN. C'est au géomètre Maureticus qu'ap* partient la découverte des propriétés qu'a le cristallin, de recevoir et de rassembler sur la réline les rayons émanés des objets. 11 fabriqua* aussi , pour les vues presbytes, des verres convexes, et, pour les myopes, les verres concaves (i45o).
CRISTALLISATION et CRISTALLOGRAPHIE.
Boece , Boot et le père Kirchcr , furent les premiers qui considérèrent la nature des sels divers mêlés aux minéraux , comme la cause de la diversité de leurs formes cristallines (1667). Sténon publia, en i6?3, 1 hypothèse dans laquelle il suppose que la forme de la cristallisation ressemble à la figure de la molécule primitive des minéraux. La première détermination des angles des minéraux cristallisés est due au danois Erasme Barlholiu, en
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CUIR iay
1684. Plus tard , Huyghéns et Newton en déduisirent la forme géométrique des molécules primitives. En 1769* Tobern Bergman découvrit que les acide» unis à la base des minéraux doivent coopérer à produire les formes cristallines. E1160 on doit en grande partie à l'abbé Haiiy les moyens ultérieurs de la Cristallographie.
CRI TIQUE. Les plus anciens monuments connus de la Critique littéraire remontent à Aristarque de Samo- -tbrace, qui examina, d'après les règles du goût, les ouvrages d Homère et qui mérita de laisser son nom aux Critiques impartiaux et délicats (i5o, avant J.-C.).
CROWN-GLASS. V. Achromatisme et Glass.
CRUCIFIX. C'est au synode de Coustantinople , assemblé Tan 680 , qu'il faut reporter l'origine du Crucifix. Jusqu'alors Jésus -Christ était représenté sous la forme d'un Agneau. Ce synode ordonna qu'on le représenterait sous celle d'un homme attaché à une Croix.
CUBA. La découverte de cette île fut faite par Chris* tophe Colomb (1^92).
CUBE. (Duplication du). La duplication du Cube est un problème qui a occupé les géomètres de toutes les époques. On rapporte que l'oracle de Delphes, consulté sur les moyens de faire cesser la peste dans Athènes, répondit qu'il fallait doubler l'autel, qui était cubique : dés lors on s'occupa de la solution de ce problème. II paraît que quelques anciens géomètres y parvinrent. On cite entre autres Hippocrate (£29 an * avant J.-C.). Nicomède } qui y parvint au moyen de la Conchoïde (88 ans av. J.-C.), et Dioclès , qui employa la Cissoïde (6 e siècle). Héron , Pappus et Comier en ont * trouvé la solution mécanique ; mais il paraît que les géomètres modernes n'ont pu y parvenir par les moyens géométriques. V. Cissoïde et Conchoïde.
CUIRASSE. Suivant Hérodote, les premières Cuirasses furent inventées par les Assyriens. Elles étaient faites d'un feutre de lin , qui résistait a tous les tranchants. Plus tard, on revêtit une Cuirasse de fer ou de bronze par-dessus celle de lin. On y employa ensuite le cuir y de là est venu le mot français Cuirasse. C'est Char-