‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 53 sur 112 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

DYNAMIQUE. On doit à Leibnitz cette expression qui désigne la science des forces motrices. Àrchimede est l'un des plus anciens philosophes qui se soient occupés de la Dynamique, dans laquelle il a fait de nombreuses et importantes découvertes. Les plus récentes son» dues à Leibnitz, à Pascal, et principalement à d'Alembert, qui en a particulièrement approfondi la théorie. <^uant aux nombre uses applications dont cette science a enrichi l'industrie, on les trouvera dans l'ordre alphabétique.

DYNAMOMÈTRE. Cet instrument destiné à la mesure des forces, est de l'invention de M. Régnier (1795)»

EAU. L'Eau est un fluide insipide, transparent, sans couleur, sans odeur, presque incompressible et très peu élastique. Considérée sous le rapport de ces diverses propriétés, l'Eau sert de base à l'Hydraulique , à l'Hydrodynamique et à l'Hydrostatique. Les anciens qui la considéraient comme un élément, en ont peu éiudié la nature. Les premières expériences à ce sujet, furent faites, vers 1657, par les académiciens de Florence qui démontrèrent que la Capillarité ( V* ce mot) n'est pas produite par la pression de l'Atmosphère , puisqu'elle a lieu dans le vide. Ils prouvèrent en même temps la presque incompressibilité de ce fluide, et déterminèrent son maximum de condensation ; c'est à dire que l'Eau, refroidie à un cer* tain degré, cesse de se condenser, et commence môme à se dilater; Bayle en détermina plus tard la pesanteur spécifique.'Cest à Lavoisier qu'il était réservé de prouver que 1 Eau n'est point un corps simple, et qu elle est composée en poids, de 88,0, parties d'Oxigèûe, et de 1 1 , 1 d Hydrogène. (178a). Cavendish avait fait, eu 1775, quelques epé rien ces décisives à ce sujet. Enfin on doit à M Sylvestre et Chappe un appareil pour la décom

oyivesire et v^nappe un appareil pour la occomjMjsit^oit'Tf de l'Eau ( 1 790 ). % /, - i v

EAU FORTE. V. Acide Nitrique et Gmwfe^Y

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i5o ÉCHA

EAU REGALE. V. Acide Hydro-cliïoro-nitrique. EAU MINÉRALE FACTICE. C'est à Vend, de Montpellier, qu'est due cette importante invention, perfectionnée depuis par Black et Priestley (iy55). On doit à M. Paul rétablissement, en France, d'une fabrication d'Eaux Minérales factices. Le procédé consiste à condenser, par des moyens mécaniques, les différents gaz dont on veut charger les Eaux, en les y incorporant au moyen de la pression (1800).

EAU DE LA REINE DE HONGRIE. On a donné ce nom à une infusion de romarin dans l'Esprit de vin rectifié, attribuée à Elisabeth, reine de Hongrie (i4 c siècle).

EAU-DE-VIE. C'est vers 824 que les Maures, établis en Espagne, introduisirent en Europe l'usage de TEau-de-vie et des liqueurs fortes. V. Alambic.

ECARLATE. Drcbbel, alchimiste hollandais, est le premier qui ait découvert cette couleur qui ne s'attache qu'à la Soie, à la Laine et aux matières animales, et non au Coton, au Lin, au Chanvre, etc. ( 16 e siècle). Gilles Gobelin perfectionna les procédés de Drebbel , et parvint à donner à l'Ecarlate le plus brillant éclat (i63a).

ÉCHAPPEMENT. On donne ce nom, en horlogerie, «1 une pièce par laquelle le Régulateur reçoit le mouvement de la dernière roue, et ensuite modéré le mouvement de cette môme roue pour régler le mécanisme général. L'auteur du plus ancien Echappement n'est pas connu. Celui dont les palettes ont à peu près la forme d'une ancre, fut inventé à Londres, en 1680. Hook se l'attribua, non sans contestation d'un nommé Clément qui s'en prétendait l'inventeur. En 1720, Julien Leroy, horloger de Paris, inventa un autre Echappement dont il devait l'idée à Saurin. Enfin, l'anglais Graham fit un autre Echappement jugé, jusqu'à présent, le plus avanta-

feux. Le célèbre Beaumarchais est aussi l'auteur d'un Ichappemcnt dont l'invention lui fut contestée par un horloger qui se l'appropria; mais l'Académie des sciences, juge de la contestation, lui rendit l'honneur de cette invention (1753). Les horlogers m ode mes se sont occupés avec persévérance de perfectionner les Echappe-

ECHE i5i

mcnts; mais celui de Graham a toujours prévalu. Le plus important fut inventé par no*re célèbre Breguet.

ECHARPE. L'usage des Echarpes est fort ancien ; elles furent long-temps portées par les guerriers, et leur couleur servait à désigner le parii auquel ils appartenaient. Ce n'est plus maintenant qu'une marque distinctive pour quelques officiers civils ou militaires, ou bien un ornement pour les femmes.

ECHECS. Ce jeu est d'origine indienne ; voici ce qu'en disent quelques auteurs. Vers le 5 e siècle, un monarque indien opprimait ses sujets , et n'écoulait aucune remontrance ; un Bramine , nommé Sissa , tenta, au moyen d'un apologue ingénieux, de ramener le prince à la modération. 11 imagina donc le jeu d'Echecs, où le roi, quoique la pièce la plus importante , est impuissant pour attaquer , et môme pour se défendre , sans le secours des autres pièces. Le prince sentit l'allusion, et laissa au Bramine le choix de la récompense qu'il voulait lui donner. Sissa demanda le nombre de grains de blé que produirait ebaque case de l'Echiquier, en en comptant un pour la première , deux pour la seconde , quatre pour la troisième , et ainsi de suite en doublant toujours jusqu'à la 64 e case; le roi fut prflt à se fâcher en voyant que le Bramine lui demandait si peu, puis accorda sans réflexion ; mais il changea d'idée lorsqu'il apprit, sur le rapport de ses trésoriers, que pour contenir le nombre de grains accordés, il faudrait 1 6,384- villes , dont chacune contiendrait 1,024 greniers dans lesquels il y aurait 174,762 mesures, et, dans chaque mesure 32,768 grains. Le Bramine qui n'avait voulu que lui donner une leçon , saisit cette occasion pour lui faire sentir combien il importe aux souverains de se tenir en garde contre les promesses irréfléchies que peuvent leur arracher les courtisans. Quelques auteurs remontent au fciege de Troie pour trouver l'origine des Echecs dont ils attribuent l'invention à Palamède, capitaine grec qui périt pa« les artifices d'Ulysse (1240 av. J.-C). Notre première version paraît la plus vraisemblable.

ECHELLE. P. Gamme.

i5a ECLl

ECHELLE VOLANTE. Cette machine est destinée à porter du secours aux personnes exposées à périr dans les incendies. On la doit à M. Daujon , qui est également l'inventeur d'une nouvelle machine à incendie.

ECLAIRAGE. Les procédés d'Eclairage, si mullipliés de nos jours, ont été réduits, pendant long-temps, a un bien pelit nombre. On n'employa d'abord que des morceaux de bois résineux auxquels les Egyptiens substituèrent les lampes. On voit dans la Bible qu'elles existaient déjà du temps de Moïse. Elles ne furent connues que fort tard en Italie ; on les fabriqua d'abord en terre cuite ; le Bronze n'y fut employé que long-temps après. Nous n'entreprendrons point ici de faire l'histoire de l'Eclairage : les documents anciens sont trop peu nombreux ; quant aux inventions nouvelles, nous indiquerons comme les principales celles de MM. Lebon , Argand, Bordier-Marcet, inventeur d'un grand nombre de procédés d Eclairage au moyen de Miroirs paraboliques, etc. V. au surplus, dans l'ordre alphabétique, les noms suivants : Adipocire , Beurre, Bougies, Chandelles , Fallût, Huile, Hydrogène, Iximpe, Lanterne, Qutnquet, Réverbère et Thermolampe.

ECLIPSES. On nomme ainsi le phénomène dans lequel un Astre disparaît , en tout ou en partie , parcequ un autre nous en dérobe la vue. Les Eclipses de Soleil ont lieu lorsque cet astre et la Lune se trouvent dans l'un des nœuds de l'Ecliptique. 11 y a, au contraire , Eclipse de Lune lorsque cette planète se trouve dans le nœud opposé au Soleil, parcequ'alors l'ombre de la Terre se projette sur elle. Les planètes peuvent aussi s'éclipser mutuellement, ou éclipser les Etoiles fixes. Nous ignorons à quelle époque les Chinois connurent la cause des Eclipses; mais nous citerons, comme une preuve de l'ancienneté de l'Astronomie chez ces peuples , la mention faite dans leurs livres d'une Eclipse de Soleil arrivée 21 15 ans av. J.-C. , et dont l'exactitude a été vérifiée par les astronomes modernes.

Les Grecs faisaient honneur de la découverte des causes qui produisent les Eclipses à Palamède, qui succom-

ECU iS5

ba sous la haine d'Ulysse; on rapporte qu'il prédit une Eclipse de Soleil qui mit fin au combat entre Alyattes , roi de Lydie , et Cjtaxares, roi des Mèdes. Anaxagore, contemporain de Périclès, parait aussi avoir connu cette branche de l'Astronomie ; cependant quelques auteurs prétendent que les Grecs ne furent en état de prédire les Eclipses que du temps d'Hipparque (120 av. J.-G), bien qu'Hérodote raconte que Thalès avait prédit aux Ioniens une Eclipse de Soleil, que Ton rapporte à l'année 585, ou 6o3, ou 621 av. J.-C On prétend aussi que le tribun Sulpicius prédit l' Eclipse qui arriva 167 ans av. J.-C, au moment où Paul-Emile allait livrer la bataille & Persée, roi de Macédoine. Les incertitudes cessent dès qu'on arrive à Ptolémée qui publia, en i4>7? sa méthode pour calculer les Eclipses.

Cette science ne fit ensuite que des progrès bien lents

Jusqu'à l'époque ou Cassini deuna un si grand éclat à 'Astronomie. On lui doit,, entre autres, le moyen aussi simple qu'ingénieux d'annoncer dans quelle partie de la terre une Eclipse sera visible , en déterminant les lieux où se projettera l'ombre de l'astre placé entre la terre et l'astre éclipsé (1682). Plus tard, Keppler et les astronomes modernes ont porté la théorie des Eclipses au plus haut degré de perfection.

ECL1PTIQUE. On appelle ainsi le cercle décrit par la terre, ou que le Soleil semble décrire sur elle dans son mouvement annuel, et qui fait avec 1 Equateur un angle de 2 3° 28' 3o", ce qui produit l' inégalité des jours et des nuits, et la variélé des saisons. On le nomme Ecliplique ,

Î>arceque les Eclipses ont lieu lorsque la Lune et le Soeil se trouvent dans le même point où il coupe l'Equateur, ou dans les points opposes. K. Eclipses.

Quelques auteurs attribuent la découverte de l'obliquité de 1 Ecliptique à Thalès de Milet (610 av. J.-C); d'autres en font honneur à Anaximandre , son disciple , qui ne fit que la reconnaître, tandis qu'elle fut calculée plus tard par Anaxiinène, disciple d 'Anaximandre. Enfin si l'on en croit d'autres savants, cette découverte aurait été faite plus tard par Erathostène ( 2 e siècle av. J.-C. )

tU ËCRI

C'est h CassinS qu'on doit la détermination de l'angle que fait ce cercle avec l'Equateur (i65o). Enfin, dans le cours du dernier siècle, Bradley a découvert le balancement de Taxe de la terre, dont le centre du globe est le point fixe, de manière que cet axe incline plus ou moins sur le plan de PEcliptique dont l'obliquité diminue ainsi de 02" par siècle ( V. Equinoxe). 11 a également découvert un mouvement de Nutation de 9". V* Nutation*

ECLUSE. Les Ecluses sont des constructions qui servent à retenir et à élever les eaux pour les différents usages de l'industrie, soft qu'on veuille emplir un canal f soit qu'on n'ait pour but que de hausser le niveau des rivières ou ruisseaux pour faire tourner les roues d'un Moulin , etc. Les anciens qui connaissaient l'usage des Digues, ne paraissent pas avoir employé les Ecluses dont les Hollandais sont considérés comme les inventeurs. Parmi les inventions récentes, nous citerons une Ecluse applicable à la petite navigation, inventée par M. de Bet* tancourt (1807), et l'Ecluse à bascule qui fait monter %t baisser l'eau à volonté, par M. Groetners (1819).

ECHO. L'Echo est un son réfléchi ou renvoyé par un corps solide, et qui se répète ainsi à l'oreille. On fait des Echos artificiels au moyen de voûtes paraboliques. Vitruve rapporte qu'en Grèce et à Home, on plaçait sous dea voûtes, dans les théâtres, des vases d'airain, pour donner plus de force à la voix des acteurs; par ce moyen le nombre prodigieux de personnes qui assistaient au spectacle pouvait entendre distinctement.

ECRANS PANORAMAS. Ils ont été inventés par M. Gaucheret, en 1820. Ces Ecrans, par un mécanisme fort simple, donnent une succession de scènes variées.

ECRITURE. Nous avons rapporté au mot Caractères la plus grande partie des documents que nous fournit l'histoire sur l'art de peindre la parole, en donnant un corps à la pensée; nous n'avons donc à nous occuper ici que des moyens' matériels employés pour compléter ce bel art. Tant qu'on se servit de l'Ecriture hiéroglyphique , il est probable qu'on fit usage du pinceau pour peindre les f gures sur diverses matières , ou du ciseau

pour les sculpter sur les monuments publics; mais* lorsque 1 Ecriture syllabique el alphabétique eut été inven»tée, ou employa le stylet pour la graver sur le bois, sur l'écorce, les pierres, les briques, les métaux , etc. Les Grecs et les Romains se servirent d'abord de tablettes de chêne quelquefois enduites de cire, de craie ou de plâtre, quelquefois même couvertes de linge. L'airain, fut ensuite employé principalement pour conserver les lois. L'ivoire , le bois, le plomb , l'ardoise, furent tourà-tour mis en usage. Le Papyrus et le Parchemin ne servaient qu'aux manuscrits précieux. Enfin, au i4 e siècle, r invention du Papier changea subitement l'ancienne manière d'écrire, et donna naissance à ;, laf Câlligraj/hie. Les Chinois attribuent l'Ecriture au pinceau à Tsangkié, président du tribunal d'Histoire de la Chine, a6o,5 ans av. J.-C. Le temps a introduit une foule de variations dans le mode d'exécution, et surtout dans la disposition des lignes ; cependant on peut en réduire le nombre à trois : ï Ecriture perpendiculaire dont chaque ligne commençait au haut de la page et se terminait en bas; l' Ecriture articulaire , dont les lignes formaient divers dessins, et l' Ecriture horizontale, qui a prévalu chez presque tous les peuples policés ; cette dernière elle-même a subi diverses modifications. On écrivit long-temps de droite à gauche; quelques mations le font encore ; et Ton attribue à Pronapide qui, suivant Diodore de Sicile, fut le. maî- ! tre d'Homère, la manière d'écrire de gauche à droite.

Quant aux diverses espèces d'Ecritures dont nous nous servons aujourd'hui, nous indiquerons la Ronde comme tirant son origine du Caractère gothique moderne; la Bâtarde, qui est une imitation de l'ancien Caractère romain, et la Coulée qui date du commencement du 18* siècle, et à laquelle on donnait aussi le nom d 3 Ecriture de permission, parcequ'elle permet beaucoujvde traits parasites à la volonté de lecrivain ; enfin, l'Anglaise que nous avons empruntée récemment à nos voisins d*outrè-mer. V* Culligarphie, Caractères, Encre f Hyêrogfyphes et Sigles.

ECROU1SSAGE. On nomme ainsi 1 action de battre les métaux à froid pour leur donner plus de densité , de

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solidité, et les rendre susceptibles d'un plus beau polL ECU. L'Ecu était primitivement un grand Bouclier couvert de cuir ; on en attribue l'invention aux S a milites. C'est aussi le nom d'une Monnaie d'argent qui commença à être fabriquée en France, en 1726» Elle eut d'abord cours pour cent sous, mais presque aussitôt on fixa sa valeur à six livres. Son nom lui vient de l'Ecu de France qui y figure.

ECU BLANC ou LOUIS D'ARGENT. Cette monnaie d'argent fut frappée sous Louis XIII , en 164.1. U y avait des Louis de 60, de 3o, de j 5 et de 5 sous. Le dernier de ces Louis garda toujours son nom, mais le premier prit bientôt celui $Ecu , et on appela les deux autres, pièces de 3o et de i5 sous. Avant 164.1, toutes les monnaies appelées Ecus étaient d'or; deouis cette époque, lorsqu'il fut question à'Ecu, on entendait VEcu d'ai> gent, à inoins qu'on ne spécifiât formellement VEcu à 1 or* ECU A LA COURONNE, Cette monnaie d'or, ainsi nommée de la couronne qui élaU au-dessus de VEca, fut frappée sous Cbarles VI pour exclure les monnaies étrangères. Les monnaies de France commencèrent alors à n'avoir que trois fleurs de lis dans l'Ecu.

ECU HEAUME. On appela ainsi une monnaie d'or fabriquée, en 1407, sous Charles VI ^ parce qu' au lieu d'une cotronne, il y avait un Heaume^ ou Casque , audessus de l'Ecu.

ECU D OR (double). Cette monnaie , qu'on appelait aussi Henri, fut frappée 4011s Henri IL Elle portait d'un côté l'effigie du roi, de l'autre quatre H couronnés, et un soleil avec la légende : Donec impleat orbem.

ECU AU PORC-EPIC. Cette monnaie d'or fut fabriquée sous Louis XII ; deux porcs-épic, qui étaient la devise de ce prince , soutenaient l'Ecu.

ECU D'OR A LA SALAMANDRE. Cette monnaie fut frappée spus François I er . Elle avait deux salamandres à côté dé TlyCu. —, -

ECU D' OR AU SOLEIL. Cette monnaie fut frappée sous Louis XI , en i^S. Elle portait un soleil audessus de la couronne»

ELAS 157

ECU ( QUART d'). Cette monnaie d'argent fut frappée en i58o , sous Henri III, qui fit auâsi fabriquer des Demi-quart d*Ecu .

EDIFICES TRANSPORTABLES. Le moven d'élever des Edifices de ce genre est dû à M. Chavanne (1820). Nous ferons observer que les historiens rapportent à ce sujet plusieurs faits presque incroyables ; car il s'agit d'Edifices considérables qu'on aurait transportés , sans les démolir , à d'assez longues distances. Les Etats- Unis ont été témoins , il y a quelques années , d'une opération semblable. Une maison en briques , et de plusieurs étages , a été transportée , sans accident , à plus de deux cents pieds. Le moyen employé par M. Chavanne paraît consister dans le genre des matériaux, et leur forme , qui permet de les déplacer séparément, et de les réunir avec facilité. *

EDITIONS PROTOTYPES. Ce procédé a pour auteurs MM. Guillaume et Lemare ; ils ont créé l'emploi de certains signes qu'ils incorporent dans le mot même.

EFFETS PUBLICS. L'invention de ces billets de crédit , dont la valeur varie suivant que les affaires d'un état vont bien ou mal.» appartient aux Florentins, qui commencèrent à eu faire usage en i345.

EGOUTS. On doit cette invention à Phœax , qui fit les premiers Egoûts à Agrigente : on les nomma phœaques (£8o ans av. J.-G).

ELAIOMÈTRE. Cet instrument est du à M. Duquesne, qui a appliqué de la manière la plus heureuse, à l'examen de la pesanteur spécifique des huiles , l'Aréomètre modifié (181 2).

ÉLASTICITÉ. L'Élasticité est une propriété que possèdent certains corps de reprendre instantanément leur premier état , après avoir été comprimés. La cause de l'élasticité n'est point encore connue ; mais on est plus avancé dans la science de ses résultats. S'Gravesande est le premier qui en ait étudié les lois générales (18 e siècle). Daniel Bernouilli découvrit une partie de celles de la compression et du mouvement des fluides élastiques {idem). D'Alembert enfui en composa la théo-

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rie {idem). Nouâ ferons loutefoîs observer que PElasticité de l'air était connue des anciens.

ELATEROMÈTRE. On nomme ainsi un instrument qui sert à mesurer la condensation et la raréfaction de l'air dans un récipient.

ÉLECTRICITÉ. On nomme ainsi l'action d'un corps qui, par une cause quelconque, allire à lui les corps légers qu'on lui présente. Cette propriété avait été reconnue à l'ambre jaune, par Thaïes, et Timée de I. ocres, contemporains de Platon ; mais, jusqu'au 16 e siècle , on s'en tint à cette donnée , à laquelle on ne supposait aucune application. C'est alors que Gilbert, physicien anglais, s'occupa de la recherche des substances qui pou* vaient avoir les mêmes propriétés que l'ambre. Ces expériences furent réitérées au 17 e siècle , par Otto de Guericke, bourguemestre de Magdebourg , qui lit la première machine électrique , avec un globe de soufre tournant sur un axe , et frotté avec la main. Cette invention lui permit de reconnaître les répulsions et les attractions de l'Electricité , ainsi que le pétillement et la lumière électrique. Robert Boyle fit ensuite quelques observations qui , avec celles des académiciens de Florence, ne portèrent que sur l'ambre. Plus tard , Hauksbée imagina de frotter un tube de verre , et trouva un excellent agent électrique. Vers 174° 1 Boze, professeur de physique à Witlemberg, substitua au tube un globe de verre tournant sur son axe , et y ajouta un conducteur métallique isolé, et approcha ainsi de la perfection de la machine actuelle. En 1720, Gray avait trouvé le moyen d'électriser les métaux et les liquides par la simple approche des corps éleclrisés. 11 reconnut le premier la possibilité de communiquer l'Electricité à des corps non électriques ; que certains corps conduisaient le iluide , tandis que d'aulres l'arrêtaient : ce qui lui donna le moyen d'employer l'isoloir. Il reconnut la propriété qu ont les pointes, de laisser échapper le fluide, et soupçonna son mode de distribution dans tous les corps. Enfin , il eut la première idée de 1 idendiié de la foudre avec le Iluide électrique. Dufay perfectionna la découverte de Gray,

ELEC i5<j

sut 4 la conductibilité et la non conductibilité : il reconnut l'existence de deux fluides différents, qu'il nomma vitré et résineux , d'après les corps qui les produisaient. (Cette théorie explique beaucoup mieux les phénomènes électriques que celle de Franklin , dont nous parlerons plus bas.) 11 remarqua que les fluides de même nom se repoussent, tandis que les fluides contraires s'attirent. 11 indiqua enfin les moyens de reconnaître de quelle espèce d'Electricité un corps se trouve chargé. En iilfo , Muschenbroeck découvrit, par hasard , la Bouteille de Leyde (P. ce mot). C'est du moins l'opinion la plus générale. D'autres l'attribuent à Cunéus son contemporain. On pourrait croire cependant qu'un moyen analogue fut trouvé par Hauksbée , qui parle, dans ses ouvrages, de commotions électriques. Vers la même époque , l'abbé Nollet et Jalabert constatèrent l'influence de l'Electricité sur l'Economie animale et végétale ; et Watson cherchait, mais inutilement, à déterminer la vitesse incalculable de la transmission du fluide. A peu près à la même époque, Ramsden substitua au globe et au cylindre, le plateau de verre dansla machine électrique, et la porta au degré de perfection où nous la voyons aujourd'hui. Enfin Franklin parut, et, s' emparant de 1 idée de Gray, il démontra que Je fluide électrique est le même que celui du tonnerre. Il construisit à cet effet un Cerf-volant armé d'une pointe et d'un long fil métallique qui produisit de vives étincelles. Il imagina alors le Paratonnerre, dont la première expérience fut faite en iy5a, par M. Dalibard. Franklin est aussi l'auteur de la théorie qui ne considère qu'un fluide dans l'Electricité : l'absence ou la présence de ce fluide, qu'il désigne sous les noms d'Electricité négative et à 1 Electricité positive, font la base de celte théorie, qui r nous le répétons, ne peut rendre compte d'une infinité de phénomènes, parfaitement expliqués dans la théorie des deux fluides. Romac et Rkhmann, perfectionnèrent ensuite le Paratonnerre; ce dernier fut la victime de ses expériences. Vers cette époque (1768), Widebourg reconnut, à Jéna, l'électricité des Aurores boréales. Ceîte découverte conduisit Bertholon à la preuve que tous les

i6o ELU

météores sont produits par l'Electricité ou du moins la développent ( 1787). Epinus est le premier qui tenta de soumettre au calcul les actions électriques; il ne fut pas plus heureux que Canton qui, après lui, tenta les mômes expériences. Cette gloire était réservée à Coulomb qui , à l'aide de sa Balance de torsion, détermina les lois des forces électriques. Il prouva que l'Electricité ne pénètre point dans l'intérieur desTorps, mais reste à leur surface, et établit les lois de son intensité suivant les dimensions de ces corps, et son mode de répartition, d'après les mêmes bases. 11 prouva 1 identité du fluide magnétique avec 1 Electricité, et le soumit aux mêmes lois. Plus tard Volta reconnut la même identité entre le Galvanisme et le fluide électrique. Tel est 1 état actuel de la science qui parait devoir faire encore de grands progrès; car, si I on connaît la plupart des effets de l'Electricité , on est bien moins avancé sur leurs causes, et sur la nature même de ce fluide ; toutes les hypothèses présentées jusqu'à jour ayant succombé devant des expériences décisives. V. Balance de torsion , Electromèire, Electrophote, Ga/vunisme^ Magnétisme et Paratonnerre.

ELECTROMETRE. On donne ce nom à un instrument propre à faire reconnaître la présence de l'Electricité dans un corps quelconque. On en connaît plusieurs : ceux de Saussure et de Cavallo formés de deux balles de liège ou de sureau qui s'écartent lorsqu'elles sont électrisées; celui de Volta, où deux brins de paille servent d'indicateurs, etc., etc. Le meilleur Electrômètre est la Balance de torsion, inventée par Coulomb ; elle fait connaître, non seulement la présence de 1 Electricité , mais encore le degré d'intensité de ce fluide.

ELECTROPHORE. On appelle ainsi un appareil inventé par Volta, el qui conserve long-temps 1 Electricité qu'on a développée en lui.

ELLEBORE. V. Purgation.

ELLIPSE. Cest l'une des sections coniques, c'est à dire la surface qu'on mettrait à découvert dans un cône , en le coupant obliquement ; ou la nomme vulgairement Qvale. Serenus reconnut le premier que l'Ellipse, for-

EMET iGt

mde par la section du cAne , est la même que celle qui provient de la section du cylindre. V. Parabole^

ELLIPSOGIUPHE. Deux instruments de ce nom, destinés à tracer des Ellipses, ont été inventés en 1817.

ELOQUENCE. Cet art doit, suivant les Grecs, son origine à Hermès ou Mercure, qu'ils élevèrent au rang des dieux. 11 vivait dans le 19 e siècle av. J.-C.

ELUDOR1QUE. V.Peiùture.

EMAIL. L'Email est en général une matière vitrifiée, mais opaque, dont on recouvre certaines espèces de poteries; on l'emploie également comme, base d'un genre de peinture dans la fabrication de quelques joyaux. Nous ignorons l'époque à laquelle cette invention peut se reporter; celle du moulin propre à briser les cailloux destinés à être convertis en Email, appartient a Pierre Mazois (1719)* Enfin, MM. Faisan, lV£aaden et Subit sont les inventeurs des Emaux en bas-relief ( 181 5), Voyez Fdience et Peinture*

EMBAUMEMENT. On ignore l'origine précise de cet art dont les Egyptiens firent un graifd usage. Un* ancienne tradition l'attribue aux Adantes qui, après la submersion de leur continent , portèrent leurs arts et leurs sciences par toute la terre , notamment chez les Egyptiens * vers l'an 3oao av. J.-C; ceux-ci durent probablement la periëction de cet art à leur croyance que l'âme est inséparable du corps, tant que celui- ci demeure dans son entier.

EMBOL1SME. V. Calendrier.

EMET1NE. On donne ce nom à la matière vomitive de l'Ipécacuanha. MM. Magendie et Pelletier sont parvenus les premiers à Hsoler.

EMETÎQUE. On commença à faire usage de cette substance vers le milieu du 17 e siècle. M. Thénard place sa découverte en Tannée i63i, et cite Adrien Mynsecht comme le premier qui l'ait fait connaître. En i658, un * médecin d'Abbeville, nommé du Sausoi* s'en servit pour guérir Louis XIV de la fièvre. Comme l'Antimoine, l'Emétique eut de grands partisans , et de plus grands détracteurs ; condamné plusieurs fois par les parlements et

i6 2 ENCR

la faculté de médecine , il n'en est pas moins resté l'un des plus puissants remèdes que la nature ait donnés à l'homme.

ENCAUSTIQUE. On doit à M. Lefevre un Encaustique pour conserver le tain desglaces(i8i8). V. Peinture*

ENCHANTEMENT. V. Astivhgie.

ENCLOUER. C'est l'action d'enfoncer un clou d'acier dans la lumière d'un Canon, pour l'empêcher de servir. Quelques auteurs en attribuent la première idée à Vimercatus de Urème qui encloua le canon de Sigismond Malatesta ; cependant Juvénal des Ursins parle d'un canon encloué au siège de Compiègne , par Charles VI « en un an avant la naissance de Malatesta.

ENCLUME. Les Grecs attribuent l'invention de l'Enclume à Cinyras , roi de Chypre , auquel on doit aussi les Tenailles . le Marteau et lé Levier (124.0 av. J.- G). C'est aussi le nom d'uD des quatre osselets qui se trouvent dans la caisse du tympan de l'oreille ; on croit qu il fut découvert par Alexandre Achillini.

ENCRE. Les anciens se servaient pour écrire d'un pinceau, et leur Encre n'éiait autre chose que du charbon de cœur de pin pulvérisé , et détrempé dans de la gomme pour lui donner de la consistance. Les Athéniens Polignorès et Mycon passaient pour avoir inventé TEncre de marc de raisin nommé Tryginum, Les souverains écrivaient avec une Encre pourprée , tirée du coquillage qui fournissait celte précieuse couleur. L'Encre dont on se servait, du temps de Pline, était faite avec la suie d'un bois appelé Tcieda, et celle de cheminée, mêlée avec de la gomme : on se servait aussi du sang de certains poissons. L'encre de la Chine, dont la composition paraît encore un secret pour les Européens , bien qu'on aii publié une infinité de recettes à ce sujet , fut inventée 201 ans avant J.-G ; ses qualités dessicatives étaient nécessaires pour faire usage du Papier de soie qui fut inventé à cette époque. Quant aux Encres modernes, composées d Oxide de fer ou de Couperose t de Noix de galle et de Gomme , on ne peut guère fixer l'époque de leur inveniion , non plus que celle des En-

ENSE i63

cres sympathique et de couleur. Les Hollandais attribuaient à Laurent Coster 1 invention de l'Encre d'Imprimerie. On sait qu'ils le considèrent aussi comme le créateur de cet art (i5 e siècle).

ENGRAIS. L'art de fumer les terres est attribué à Picumnus , roi des R ulule s. Son frère Pilumnus inventa l'art de moudre le blé (i35o ans av. J.-C).

ENHARMONIQUE. C'était le nom d'un des trois genres de la musique des Grecs. On l'appelait ausi Harmonie , c'était le genre le plus doux , et on s'accordait à en attribuer l'invention à Olympe le phrygien. Trois cordes le composaient , et formaient deux intervalles ; l'un d'un semi-ton , l'autre d'une tierce majeure ; et de ces intervalles , répétés de tétracorde en tétracorde , résultait alors tout le genre Enharmonique, Plus tard , on y ajouta une quatrième corde. Le genre Enharmonique des modernes diffère entièrement de celui des Grecs, mais on en ignore l'inventeur. 11 consiste dans une progression particulière de l'harmonie, qui engendre, dans la marche des parties, des intervalles Enharmoniques, en employant à la fois, ou successivement, entre deux notes qui sont à un ton l'une de l'autre , le bémol de l'inférieure et le dièze de la supérieure. C'est principalement dans le récitatif obligé qu'on fait usage du genre Enharmonique.

ENSEIGNE. L'Enseigne est le signe militaire sous lequel se rangent les soldats d'un même corps ou d'un mOine parti. L'Enseigne prend le nom de Drapeau pour , l'infanterie, et celui Etendard pour la cavalerie. On ignore l'époque à laquelle on a commencé à en faire usage chez les Egyptiens qui passent pour l'avoir inventée ; on sait seulement que les premiers peuples n'avaient pour Enseignes que des objets qui pouvaient se reconnaître de loin , tels que des branches de verdure , des oiseaux , des têtes d'animaux, etc. , et qu'ils n'y attachaient d'autre importance que celle de servir de point de ralliement aux soldats du même parti. L'Enseigne des Romains fut long-temps une botte de foin; Ma ri us y substitua l'aigle. Les autres peuples prirent différents symboles qui désignaient non seulemeut tel ou tel corps

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d'armée, mais encore la nation elle-même dont ils étaient l'embliîme.

ENSEIGNEMENT. On sent qu'on ne peut assigner d'époque à l'origine de l'Enseignement eu général, et que les méthodes ont dû varier suivant les goûts desr maîtres, et les lumières des différentes époques. Les plus remarquables de ces méthodes sont : celles de 1 Enseignement simultané, introduit dans les Ecoles des frères ignorant ins, par leur fondateur ; celle de Pestalozzi , qui a pour basé ce qu'il appelle le manuel des mères : ce manuel est une instruction pour diriger les premières sensations et les premières idées de l'enfance. L'élève de Pestalozzi est l'homme machint de la Mellrie (1809). L'Enseignement mutuel est d'origine française, mais est cependant renouvelé îles Indiens; on le doit au chevalier Paulct, auquel Louis XVI donna 3o,ooo francs sur sa cassette , pour assurer le succès de cette méthode. Les orages de la révolution empêchèrent Paulet d'établir en France un mode si utile d'Enseignement, dont les anglais Bell et Lancaster se sont emparés eu le modifiant. 11 reprit faveur en France , vers l'année 1816, et obtint la protection du gouvernement. Plus tard], les ennemis des lumières parvinrent à l'anéantir , partout où il n'avait pas pour appui des souscriptions philantropiques.

EOL1PYLE. On nomme ainsi une boule de métal creuse, avec une petite ouverture, et dans laquelle on met un liquide qui, échauffé par le feu, produit un salement très fort en sortant , et fait reculer la boule placée ordinairement sur un charriot.

EPACTE. On nomme ainsi le nombre de jours , d'heures, de minutes et de secondes dont les révolutions lunaires diffèrent des solaires. Au 16 e siècle , Geraldi, mathématicien italien , inventa les Epactes astronomiques qu'il fit servir a indiquer les nouvelles lunes. L'Epacle de chaque année n'est autre chose que l'âge de la lune au commencement de cette même année , ou le nombre de jours qui restent depuis la dernière conjonction moyenne de l'année précédente , jusqu'au commencement de l'an-

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née actuelle, si elle est bissextile, ou à la veille , si c'est une année commune.

ÉPÉE. L'Epée est une arme de la plus haute antiquité, on la retrouve chez presque toutes les nations. La tradition des Juifs l'attribue a Tubalcaïn , fils de Lantech, considéré comme le premier qui s'occupa de la métallurgie, vers Fan 3ioo avant J.-C. ; celle des Orientaux, à Bélus roi d'Assyrie, (i4oo ans av. J.-C). L'Epée , après le Javelot , fut l'arme principale des Français, sous la première race. Ses dimensions étaient alors considérables , et elle avait deux tranchants. La forme de l'Epée fut très variable chez tous les peuples , et le droit de la porter fut presque toujours une prérogative de la naissance. V. Armes,

EPERON. On ne peut fixer d'origine à cet aiguillon de fer , dont sont armés les talons des cavaliers , pour exciter leurs montures. On pense cependant que les anciens connurent les Eperons, et que, si on n'en remarque pas sur leurs monumens , c'est que les sculpteurs ont négligé de les représenter, parceque ce n'était alors qu'une petite pointe de fer. L'usage des roulettes est moderne.

.= EPI NETTE,: Cet instrument de musique est une espèce de demi-clavecin a une corde. 11 fut inventé au 11 e siècle, par Gui d'Arezzo. # ,

EPINGLE. Les premières Épingles furent fabriquées en Angleterre, en i543, d'autres disent en 1^70; une autre version les fait inventer en France , en i5.£o. Avant cette époque, les femmes se servaient de brochettes de bois pour attacher les diverses parties de leur parure. Les Epingles à têtes de mé*al fondu, furent inventées en i8o3, par l'anglais Harris.

EPOQUE. V. Ètr.

EPITHALAME. Cette espèce de chant nuptial fut inventée chez les Grecs, suivant quelques auteurs, par Slesichore , vers 1 an 612 avant J.-C. Elle était connue chez les Juifs , du temps de David.

EPROU VETTE. On donne ce nom à divers instruments employés dans les arts , pour connaître la

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qualité de ccrlaînes matières. Celle dont on fait usage dans l 5 artillerie", pour connaître la qualité de la poudre, est due à l'anglais Jean Badington.

EPTACORDE. Tel était, chez les Grecs, le nom rd'une lyre à sept cordes, dont on attribuait l'invention à Mercure. Us donnaient le même nom à un système de musique formé de sept notes. V. Musique.

EQUATEUR. On nomme ainsi un cercle fictif, qui est censé partager la terre en deux parties égales. On l'appelle aussi Ligne Equinoxiale , ou simplement la Ligne, parceque , quand le soleil est sur cette cette Ligne , les jours sont égaux aux nuits. L'Equateur fut dépassé , pour la première fois, par les Portugais, en i^-ji.

ÉQUATION. V. Algèbre et Astronomie.

, ÉQUATORLAL. On nomme ainsi un instrument destiné à observer le mouvement diurne des astres.

ÉQUERRE. Théodore de Samos l'inventa pour construire le temple de Junon, dans sa patrie; quelques auteurs lui attribuent aussi l'invention du niveau. On s'était servi, jusque-là, du compas et de la règle f ^ 18 ans av. J. C). Quelques auteurs attribuent aussi l'Equerre à Pyth.igorc , qui l'avait tirée de la 4-7° proposition d'Euclide ( 6 e siècle av. J.-C. ). L'Equerre des canonniers fut inventée par Tartaglia (iG c siècle).

EQUILIBRE V. Statique.

EQUIINOXE. L'Equinoxe est l'une des deux époques de Tannée dans lesquelles le soleil passe sur l'Equateur, au point où ce cercle est coupé par l'Ecliplique. Les jours sont alors égaux aux nuits. Hipparque est le premier qui ait remarqué que ces, deux points s'avancent tous les ans d orient en occident, et découvrit ainsi ce que les astronomes appellent la Précession des Ëquinoxes (280 ans av. J.-C). En 1619, le chevalier de Lourilie fit à son tour cette remarque, qui avait probablement été oubliée depuis Hipparque; et Newton enfin reconnut que ce phénomène est une suite de l'attraction du soleil ou de la lune sur le sphéroïde aplati de la terre , qui change la position de l'Equateur , et par conséquent celle des points équinoxiaux , ce qui

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