‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 52 sur 112 · DEGR · texte numérisé non relu

DEGR

carte des différentes déclinaisons qu'il avait observées ; en 1720, le hollandais Slruik remarqua que les courbes de Déclinaison ne s'étendent pas seulement vers l'Est • mais qu'elles se dirigent encore au Sud. Enfin, en 1 818, le capitaine Ross , commandant l'expédition anglaise de découvertes au Nord, reconnut que, plus on approche du Pôle , plus la déclinaison de la Boussole augmente : au 75 e degré ifi minutes de latitude, elle, indiquait le Sud pour le Nord , et l'Ouest pour l'Est. V. Buussole y Inclinaison et Magnétisme»

DÉCOLORATION. On doit a M. Figuier, de Montpellier, un procédé pour la Décoloration des liquides, par l'emploi du noir animal (1810).

DÉCOLOR1MÈTRE. Cet instrument a pour but de faire connaître le pouvoir décolorant du charbon animal dans la fabrication du Sucre ; on le doit à M. Payeo (,8iq>

DECOR. L'usage des Décors, dans les représentations théâtrales, doit avoir suivi de près la création de l'art dramatique, et a dû se perfectionner avec le temps; cependant tout fait présumer que les changements à vue sont de l'invention de Jacques Torelli, ou que du moins il leur donna le premier cet éclat et cette précision qui en font le plus beau charme (17 e siècle).

DECRÈS. Cette île fut découverte, en 1811, par les Français; on la nomme aussi Kangourous.

DEFRICHEMENT. On doit à M. Harris, citoyen des Etats-Unis, une machine à défricher, au moyen de laquelle on arrache, avec facilité du sein de la terre, les plus fortes souches d'arbres, Elle est d une construction simple et peu coûteuse.

DEGRAS. C'est à M. Séguin qu'est due la découverte de la composition du Dégras employé dans la corroierie (180 5). V* Tannage.

DEGRÉ TERRESTRE. Si la terre était parfaitement sphérique, un Degré terrestre serait la 36o e partie de sa circonférence ; mais, comme elle est aplatie verj les Pôles, on n'a aucun moyen de mesurer les Degrés sur sa surface ; on a donc pris le parti de regarder comme un

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Degré de la terre la portion de sa circonférence qui répond à un Degré du ciel. Cet espace est donc plus ou moins grand, suivant la latitude où il se trouve, et il en résulte que ces Degrés se trouvent d'autant plus courts qu'ils sont plus près de l'Equateur, et d'autant plus longs qu'ils sont plus rapprochés des Pôles. Le Dcçyé terrestre, mesure auprès de 1'Equatçur, s'est trouvé 4e 1 10,59a mètres un quart; celui mesuré entre Amiens et Paris de 111,198 mètres ; et celui mesuré sous le Cercle polaire, de 111,880 mètres 3/4. Cest sur un Degré du Méridien qu'a été fixée la base du système métrique qui régit aujourd'hui la France. Toutes les mesures sont réduites à une base unique (le quart du Méridien terrestre), et toutes les divisions de ces mesures sont assujéties à l'or* dre décimal employé dans notre Arithmétique.

DELPHINE. Cette substance fut découverte par MM. Lassa igi.e et Feneuille dans la graine de Staphysaigre.

DENDRO METRE. On donne ce nom à un instrument au moyen duquel on peut mesurer les arbres sur pied, ainsi que les points inaccessibles.

DENIER. Le nom de cette monnaie nous vient des Romains. Elle fut d'argent sous la première et la seconde race des rois de France ; sous la troisième le titre s'en altéra peu à peu. Sous Philippe 1 er on commença à y mettre du cuivre, sous Saint-Louis, les Deniers étaient de billon, et ne contenaient que très peu d'argent; sous Henri III il* étaient de cuivre pur. Depuis longtemps, à l'époque de rétablissement du système -décimal , les Deniers n'étaient qu'une monnaie de compte , faisant la 12 e partie d'un Sou tournois. Il y eut aussi des Deniers d'or ù l'Agnel ( V. Agnel) et aux Fleurs de lis; ces derniers furent frappés sous le roi Jean. Les Deniers d'or à Vécu furent frappés, en i336, sous Philippe de Valois. Le roi y était représenté tenant Pécu semé de fleurs de lis. Les Deniers parisis étaient d'un quart plus forts que les Deniers tournois, ainsi nommés pareequ'ils furent d'abord frappés à Tours, et qu'ils faisaient partie intégrante de la Lin e tournois.

DENSITÉ. On nomme ainsi le rapport de la masse

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d'un corps à son volume, ou la quantité de matière que contient un corps sous un volume déterminé. Archimède parait le premier qui se soit occupé de la Densité des corps et de ses lois, dont il fit usage pour la solution du fameux problème de la Couronne. On doit à Newton \m lois de la Densité des planètes, comme suite naturelle de l'Attraction. V. Pesanteur spécifique.

DENTELLE. On croit que les premières Dentelles furent fabriquées à Venise ou à Gênes; c'est du inoins de ces deux villes qu'on les tira long-temps en France. Comme cette mode faisait sortir beaucoup d'argent du royaume, une loi somptuaire % de 1629, défendit déporter des Dentelles qui coûtassent plus de 3 livres l'aune. Cette défense donna lieu à l'établissement, en France, des manufactures d'Alençon et d'Argenton, et peu à peu elles se multiplièrent dans les Pays-Bas et en Angleterre» Un métier à Dentelle, qui en diminue beaucoup le travail elle prix, fut inventé, en 1809, par MM. Dervieu et Piand, de Saint-Etienne. En 1812, M. Penet, de Lyon, inventa aussi un métier à Dentelle, fond de fil, or et argent. L'ancien métier avait été perfectionné par Jean Tremel, mécanicien allemand, pensionné du gouvernement français, et mort en i8o3.

DENTS DE ROUES. On doit à M. Japy de Beaucourt une machine propre à tailler avec précision les Dents de roues destinées à l'horlogerie (1800).

DÉPART. On nomme ainsi une. opération qui consiste à séparer l'or de l'argent avec lequel il a été fondu. Elle est fondée sur la propriété que possède l'or de ne pouvoir être dissous que par l'Eau régale, tandis que l'argent Test par l'Eau forte simple. En attaquant le mélange par l'un de ces deux agents, l'un des métaux se dissout, et se sépare. Les premières expériences furent faites, en i5i8, sous François 1 er . Depuis 200 ans on faisait usage de la Coupelle. V. ce mot.

DÉSINFECTION. L'un des procédés les plus utiles que l'humanité doit à la science est le moyen de désinfecter l'air , de prévenir la contagion , ou d'en arrêter les progrès , par des fumigations de chlore ( acide muriatique

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géué, de l'invention de Guyton-Morveau (1773). M. Labarraque est i inventeur d'un procédé analogue.

DESSICATEUR. C'est le nom donné par M. Désarnod, son inventeur , à un bâtiment construit pour sécher les draps (181 7).

DESSI^N. Il serait aussi superflu que fastidieux de rechercher , chez les premiers hommes, l'origine précise du Dessin. On sait seulement qu'il remonte à la plus haute antiquité. Une tradition grecque rapporte qu'une jeune fille, vivement éprise d un amant dont elle allait être séparée , s'avisa , pour charmer l'ennui de l'absence , d'un procédé ingénieux. Ayant remarqué que la lumière d'une lampe projetait sur une muraille l'ombre de son amant , elle conçut l'idée de fixer cette image, en traçant sur le mur une ligne qui suivrait exactement les conlowrs de l'ombre. Cette jeune personne était fille d'un potier de terre, de Sycione, nommé Dibutade, qui , ayant considéré l'ouvrage de sa fille , imagina à son tour d'appliquer de l'argile sur cette espèce de Dessin, en en conservant Je contour. Il fit, parce moyen, un profil en relief, qu'il mit cuire dans son fourneau (809 avant J.-C). Il paraît néanmoins, malgré cette tradition , que les Egyptiens connurent le Dessin de temps immémorial, et qu'il ne fut importé en Grèce qu'après l'arrivée de Cadmus. On prétend qu'Ardicès, de Corinthe , inventa la manière de profiler et de contretirer, avec le crayon , et au simple trait , sans mélange de couleurs. P. Peinture.

DÉTREMPE. V. Peinture.

DEUTOXIDE D'AZOTE. La découverte de ce gaz , qu'on a successivement appelé Gaz nitreux, Oxide nitreux, Oxide nitrique 9 (heide d'azote , fut découvert par Halès et Priestley. MM. Davy et Gay-Lussac en ont fait connaître les principales propriétés.

DIABÈTE. V. Élasticité.

DIABLE. On a donné ce nom à différentes espèces de machines, l'une,' qu'on nomme aussi Loup, est due à M. Douglas ; elle sert à nettoyer et ouvrir la laine, ainsi qu'à mélanger les qualités et les couleurs (i8o3).

Ce$t aussi le nom d'une espèce de voiture destinée à

DIAM iii

transporter des fardeaux ; tels que de grandes pièces de bois qui se placent alors sous l'essieu.

En physique on nomme Diables cartésiens, parceque l'idée en est venue à Descartes, de petites figures d éniait, suspendues dans un vase plein d'eau, aa moyen de petites boules de verre creuses, qui déplacent afors un volume d'eau assez considérable pour les tenir en équilibre. Mais si l'on "comprime l'air dans l'orifice du vase, l'eau s'introduit dans les boules de verre par un

{>etit trou situé dans la partie inférieure, et par lequel 'élasticité de l'air l'empêchait de pénétrer sous la pression ordinaire de l'atmosphère. Devenues plus lourdes par l'introduction de l'eau, les boules descendent au fond du vase , et remontent» dès que la pression cesse. Quelques uns de ces appareils sont tellement sensibles qu'ils peuvent servir de Baromètre , et indiquer le degré de pesanteur de l'atmosphère, parla descente ou l'ascension des petites figures qu'on nomme aussi Ludion.

Viable est aussi le nom d'un jouet importé de la Chine en Angleterre, vers 1704.7 par l'ambassadeur lord Macartney. 11 sert , chez les Chinois , aux marchands ambulants , qui emploient son bourdonnement à appeler leurs pratiques. Ce joujou qui, pendant toute une apnée, amusa les grands enfans comme les petits , fut importé cjiez nous en 1802.

DIADEME. Pline attribue à Bacchus Invention du Diadème dont les buveurs se serraient la tête pour se garantir des fumées du vin. Il paraîtrait que par une de ces ingénieuses allégories, si nombreuses chez les anciens, on donna le Diadème aux rois , pour les avertir d'être en garde contre l'ivresse du pouvoir.

DIAMANT. Les Diamants furent entièrement inconnus à la haute antiquité , qui n'employait que les pierres précieuses colorées* Pline est le premier qui en ait fait mention. En effet , le peu d'apparence de ces pierres , lorsqu'elles ne sont pas taillées , a dû long-temps les faire confondre avec les simples cailloux. C'est même ce qui est arrivé , dans les temps modernes , aux Diamants du Brésil, inférieurs, à la vérité, aux Diamants orientaux, et

lia DÏAM

qu'on a long-temps négligés. Les anciennes mines de Diamants nous sont inconnues aujourd'hui. Celle de Visapoûr n'a guère que £00 ans d'ouverture ; celle de Goi— coude fut découverte en 16*2, par l'anglais Masholet, d'autres disent par un berger. La découverte de celle du Brésil ne date que de 1728. En France, on ne commença à porter des Diamants qu'en i3g3. Agnès Sorcl fut la première qui en para sa chevelure ; mais on ignorait encore l'art de les tailler. Cet art , qui, suivant les uns, remonte à i4oi , suivant d'autres à i456, ou enfin à 1476, est dû au hasard. Un jeune homme natif de Bruges, nommé Berquem, s'était aperçu que deux Diamants s'entamaient lorsqu'on les frottait fortement l'un contre l'autre. Cette découverte le conduisit à employer la poudre de Diamant pour le tailler. On n'employait auparavant que les Diamants polis naturellement dans le lit des rivières rapides. On imagina ensuite de les fendre , pour en tirer un plus grand parti , parceque la partie enchâssée dans le métal ne peut donner d'éclat, et qu'on parait ainsi doubler le nombre de Diamants d'une parure. C'est sous Louis XIV qu'on a trouvé moyen de les brillanter. L'art de graver le Diamant est dû au milanais Birague ou Briague, qui vécut longtemps à la cour de Philippe II , roi d'Espagne. Les anciens connaissaient la dureté du Diamant, et se servaient comme nous de ses fragments pour couper le verre et graver les pierres précieuses. G est en 1777 qu'eut lieu la découverte de la volatilisation du Diamant au feu de réverbère* Lavoisier, d'autres disent Guyton de Moryeau, paraît le premier qui ait considéré cette pierre précieuse comme du carbone pur (1781). Avant lui toutefois la combustibilité du Diamant avait été devinée par Newton, qui avait posé en principe que les corps les plus réfringents sont les plus combustibles. Cosme III , grand duc de Toscane , fit les premières expériences à ce sujet en i6g4 et 1695 ; elles furent continuées par l'empereur François 1 er , et par Darcet, Macquer, Rouelle , etc. etc., en 1770. V* Carbone.

DIAMANT FAUX. V% Strass.

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DIAPASON. Par ce terme , les Grecs exprimaient l'intervalle ou la consonnance d'une octave. Les modernes donnent ce nom à toute l'échelle musicale d'un instrument ou d'une voix. On appelle encore ainsi l'instrument qui donne le la dans les orchestres , ou certaines tables sur lesquelles sont marquées les mesures des instruments de musique ou de leurs parties.

D1APHANOMÈTRE. Cet appareil, destiné à mesurer la transparence de l'air, et la quantité des vapeurs qui y sont contenues, est de l'invention de Saussure

D1ASCORD1UM. Ce médicament fut inventé par Jérôme Frascator.

Dl AS PORE. On nomme ainsi un-jninéral découvert par M. Lelièvre, qui l'a ainsi nommé, pareequ'exposé à la flamme il se disperse en une infinité de petits fragments nacrés.

DIASTOLE. V. Anatomîe.

DIATONIQUE. Dans la musique des Grecs , le genre Diatonique était celui qui procédait partons et semi tons majeurs, selon la division naturelle de la gamme. Le genre Diatonique moderne résulte de la marche consonnante de la Basse sur les tons d'un même mode.

DIÉMEN ( Terre de). Cette contrée fut découverte* en i64-a, par Abel Tasman, qui reconnut aussi la Nouvelle-Zélande, et quelques îles des Amis.

DIÉTÉTIQUE. V. Médecine.

DIÈSE. V. Musique.

DIFFÈRENT1ÉL (Calcul). On nomme ainsi la méthode de, calculer les quantités infiniment petites ou moindres que toute grandeur assignable, ou bien de trouver la différence infiniment petite d'une quantité finie et variable. Leibnitz et Newton s'en disputèrent la découverte , et partagent encore à ce sujet l'opinion des savants. Newton l'appelle Méthode des Fluxions] pareequ'il 1 considère les quantités mathématiques comme engendrées par le mouvement, et qu'il cherche le rapport des vitesses variables avec lesquelles ces quantités sont décrites C 1684). K* Intégral ( Calcul).

tU DI PI-

DIFFRACTION. C'est l'inflexion que subissent les rayons de la lumière, en rasant la surface des corps , et en donnant ainsi à leur ombre une étendue différente de celle qu'elle devrait avoir si les rayons continuaient à agir directement. Le père Grimaldi est le premier qui ait découvert la Diffraction en 1660. V. Lumière,

DIGESTEUR. Cet appareil , qu'on nomme aussi la Marmite de Papin, est un vase de métal très fort, et exactement fermé. 11 sert à réduire en gélatine les matières animales, et, en général, à porter promptement les matières qu'on y renferme à un haut degré de chaleur. Commiers a beaucoup perfectionné cet appareil que M. Lemare a rendu propre aux usages domestiques. V. Autoclaoe.

DIGUE. On est porté a croire que les Egyptiens furent les inventeurs des Digues dont ils connurent bientôt la nécessité pour diriger avantageusement les inondations du IN il.

DILATATION. On nomme ainsi V augmentation de volume qu'éprouvent les corps, soit par l'action delà chaleur, soit par leur élasticité. Hauksbée est le premier qui ait découvert que l'eau vaporisée se dilate soixante-trois fois plus que la poudre à canon (1600). Cest à Lahire qu'on doit la découverte des lois de la Dilatation des métaux par le Calorique. (V. ce mot) (1686).

DIOPTRIQUE. La Dioptrique est la science qui a pour objet les effets de la lumière réfractée. Les auteurs des principales découvertes dans cette science sont Descartes, Huyghens, Barrow, Newton, Guisnée, Mallebranche et Smith. La Dioptrique est opposée à la Catoptrique ou science de la réflexion de la lumière.

DIORAMA. On nomme ainsi un genre de tableaux inventés par MM. Bouton et Daguerre. Ils produisent l'illusion la plus complète par les divers accidents de la lumière du jour, modifiée de manière à éclairer successivement le tableau suivant les divers aspects sous lesquels on veut le présenter.

DIPLANTIDIENNE. Tel est le nom d'une Lunette k deux objectifs, de l'invention <le AL Jaurat, et dans la-

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quelle on voit deux images du même objet , Tune droite, 1 autre renversée.

DISCIPLINE MILITAIRE. On attribue aux Modes l'introduction de la Discipline Militaire dans les armées, vers Tan 63o av. J. C, sous le règne de Cyaxare. Ce sont eux qui enseignèrent aux Perses à faire la guerre, et particulièrement à nranier Tare et le javelot. Les Lacédémoniens furent ceux qui portèrent cette Discipline au plus haut degré de perfection, et lui durent leurs succès et leur supériorité ; les Athéniens, égaux en courage, leur cédaient sur ce point.

DISSECTION. Aimé on, discTple de Pythagore, passe pour le premier qui ait eu recours à la Dissection, dans le but de connaître la structure des animaux. Aucun 4e ses ouvrages n'est parvenu jusqu'à, nous. V % Anatomie.

DISSONANCE. On donne ce nom, en musique , a plusieurs sons qui forment un accord désagréable à l'oreille. Tari in i est le premier qui ait établi la vraie théorie des Dissonances (18 e siècle ).

DISTILLATION. V. Alambic.

DITHYRAMBE. L'invention du Dithyrambe appartient au poète Arion, de l'île de Lesbos (63o av. J.-C). Clément d'Alexandrie en fait honneur à Lasus ou Lassus, d'Hermione; Hérodote l'attribue à Arion, de Méthymne. C'était une espèce de chanson grecque en l'honneur de Bacchus. Les Dithyrambes modernes sont des pièces de Vers dont la mesure n'est pas régulière , mais qui , à cela près , ressemblent à l'Ode.

DIVINATION. La Divination diffère de l'Astrologie (F. ce mot) en ce que celle-ci ne cherche à lire l'avenir que dans le cours dés Astres, tandis que l'autre fait servir de moyens tout ce qui existe dans la nature, en sorte qu'il y a autant d'espèces de Divination qu'il y a d'êtres distincts dans le monde*. Ou croit que le premier exemple de cette superstition fut donné par les Phrygiens qui pratiquèrent la Divination par le vol et le chant des oiseaux, vers l'an i5oo av. J.-C.

DOC1MASIE ou DOC1MASTIQUE. C'est Part de faire en petit les expériences métallurgiques. La Docima-

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sic doit être aussi ancienne que la Métallurgie. F.ce mot.

DOLOM1E. On donne ce nom à une espèce de marbre qui devient phosphorique par le froltement. Son nom lui vient de Dolomieu qui, le premier, en a découvert les propriétés.

DOM1NGUE (Saint-). La découverte de cette île nommée Haïti par les naturels, «Hispaniola par les Espagnols, et plus tard Saint-Domingue , est due a l 1 immortel Christophe Colomb, dont le génie donna un nouveau monde à l'Espagne , et fut payé de la plus noire ingratitude (1^92). Saint-Domingue a repris son ancien nom d'Haïti depuis que les Nègres, ses seuls habitants, ont secoue le Joug de l'esclavage.

DOMINICALES (Lettres). Ces Lettres, qui sont les s£pt premières de l'Alphabet, furent introduites dans le Calendrier par lès premiers chrétiens à la place des lettres nuiidînales du Calendrier romain. Elles se succèdent dans un ordre rétrograde. Toutefois l'Année bissextile, en change le rang tous les quatre anf, de manière que le même ordre de lettres ne revient que tous les 28 ans t durée du Cycle solaire (K. ce mot). Elles servent à indiquer le dimanche.

DOMINIQUE. Cette île, Tune des Antilles, fut découverte un dimanche par les Espagnols ; c'est ce qui lut fit donner le nom de Dominique (14.93),

DON N AVI (Machine de). M. Donnavi, de P rovinSf est l'inventeur d'une machine hydraulique qui d'elle-* même, et sans moteur apparent, élève l'eau du fond d'un puits à une grande hauteur. Son secret paraît lui appartenir encore (1808).

DORIEN (Moft£). Ce mode est un des plus anciens de la Musique des Grecs ; c'était le plus grave et le plus lent de ceux qu'on a depuis appelés Authentiques, Ils en attribuaient l'invention à Thamiris, de Thrace, qui t ayant eu la témérité de défier les Muses, et d'être vaincu, fut privé par elles de sa lyre et des yeux.

DORIQUE (Ordre), V. Architecture.

DORU RE. La rareté de l'Or, et la valeur de convention que lui donnèrent les hommes dès les premiers siè-%

DOUB t/j

eles, ont dû faire naître le besoin de satisfaire la vanité en multipliant, en apparence, ce métal dont l'extrême ductilité a fourni le moyen de l'étendre en feuilles très minces, propres à recouvrir de grandes surfaces avec une petite quantité d'Or. On voit dans la Bible que les Juifs connaissaient l'art de dorer, puisqu'ils couvrirent île lames d'Or l'Arche d'alliance. 11 passa ensuite chez les Grecs , puis chez les Romains qui le portèrent à un très haut degré de perfection. La Dorure cependant ne paraît s'être introduite à Rome , ou du moins n'y devint commune que vers le premier siècle avant J.-C. Depuis, le luxe n'eut plus de bornes , et Rome ne présenta de toutes parts que des édifices étincelants d'Or. Toutefois, jusqu'à la découverte de la Peinture à l'huile, l'art de dorer n'eut, que de,s moyens bien imparfaits. Le blanc d'œuf et une terre glutineuse étaient les seuls Mordants qu'on put employer; aussi le Vernis moderne a-t-il fait faire de grands progrès à cette branche d'industrie. Nous ignorons l'époque à laquelle la Dorure sur métaux, au moyen du Mercure , a commencé à être en usage. Jusqu'à nos jours, ce procédé n'était pas employé sans dan-r ger pour les ouvriers que la vapeur du Mercure conduisait à une mort prématurée. On doît à MM. Brissé-Fradin et Darcetdeux appareils qui ont pour but de prévenir et d'écarter tout danger, en recueillant les vapeurs mercurielles, de l'atteinte desquelles ils préservent les ouvriers (i8i4 et 1818). On doit encore à M. Desvign) , une espèce de Dorure sur verre , au moyen d'un vernis qui tient TOr en dissolution, et qui s'emploie au pinceau, comme les couleurs.

DOUBLAGE. On nomme ainsi une enveloppe métallique dont on recouvre les vaisseaux pour les garantir de la pourriture et de la piqûre des vers.» L'invention du Doublage en cuivre ou en zinc, est très récente, et appartient aux Anglais. ♦

DOUBLE. Cette monnaie de billon, qui valait deux Deniers «fut émise en iaq3, sous Philippe-le-Bel qui fit fabriquer des Doubles-Jfarisis et des Doubles-Tournois. Philippe de Valois fit frapper,en; i33g, àe&Doubles et de» Demi-Doubles d'or.

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DOUBLE-HENRI. Cette monnaie d'or fut frappée sous le règne de Henri 111.

DOUZAIN. Monnaie de biUon qui valait douze Deoiers tournois. Elle fut frappée sous François l* r . Les Douzains furent substitués aux Gmnds-Blancs , et les Sixains aux Petits-Blancs.

DRAGUE. On nomme ainsi un appareil composé d une corde attachée à deux chaloupes, et à laquelle pendent plusieurs boulets qui, tramés au fond de la mer , accrochent les Ancres perdues , ou les objets naufragés. On donne le même nom à une machine dtstinée à creuser les ports et le lit des rivières.

DRAl SIENNE. V. Vélocipède.

DRAP. La fabrication des tissus de Laine ou de Soie remonte à la plus haute antiquité, ainsi- que celle des tissus de Chanvre ou de Lin (f. Tissus); mais on ne peut assigner d'époque précise à 1 invention des Draps, proprement dits. On sait seulement qu'ils furent d'abord très grossiers, et que cet art resta long-temps stationii a ire. La fabrication des Draps fins paraît remonter au i4* siècle; c'est du moins en que le flamand Jean Kemp l'importa en Angleterre. La France est redevable à MM. Raynaud et Ford d'une machine à fabriquer les Draps, dont la finesse est bien supérieure à celle des Draps obtenus par les anciens procédés (1797). M. De* larche, d Amiens, est l'inventeur d'une machine destinée à tondre les Draps avec beaucoup plus de précision que ne le fait la tonte à la main (1790). Une machine pour les lainer est due à MM. Granger, frères, d*Annonay (1791)- Enfin M. Mons est l'inventeur d'un procédé pour les rendre imperméables (1802). M. Ternaux a le premier fabriqué en France des Draps avec 1 la Pine marine , et avec la laine de Cachemire.

DRAPEAU. V. Enseigne.

DUPLICATION DU CUBE. V.Cube.

DUVET DE CHEVRES. Cest M. Mayeuvre de Champvieu qui , le premier, a. reconnu que le Duvet qui croît sous le poil de nos chèvres au mois de mars, pei*t remplacer celui des chèvres de Cachemire ( i8ia >

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