‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 6 sur 112 · ALID · texte numérisé non relu

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nons et à en calibrer l'Intérieur, fut inventé à Strasbourg; mais on en ignore l'époque.

ALGEBRE. Quelques auteurs en attribuent l'invention comme l'étinyologie à Geber, célèbre philosophe juif, arabe ou espagnol du 8 e siècle; d'autres lui donnent une origine plus reculée, et l'attribuent à Diophante d'Alexandrie, vers l'an 38o ; quelques uns môme en font honneur à Platon. Quoiqu'il en soit , l'Algèbre fut cultivé avec succès par les Arabes, qui l'apportèrent en Espagne. Vers l'an i^oo, Léonard de Pise , qui avait fait un voyage eu Arabie, fit connaître l'Algèbre en Italie. Le cordelier Lucas de Burgo, ou Luc Paciolo ,est le premier qui ait publié, en 1 4-94-^ les règles à .suivre pour la solution des problèmes des premier et second degrés ; celle des problèmes du troisième degré fut découverte, en i545, par Scipion Ferreus ou Florido, et perfectionnée depuis par Cardan. Jean Buteo, cordelier français, passe pour le premier qui ait employé, en i55g, les lettres de l'Alphabet pour désigner les quantités inconnues. Viète , son contemporain , les fit servir à désigner également les quantités connues et les inconnues. En France , Descartes est regardé comme l'auteur de l'application de V Algèbre aux hautes sciences; les Anglais en font honneur il Harriot (i63i) , et prétendent que Descartes n'a fait que copier leur compatriote; mais ce point est au moins douteux. Plus tard , Wallis substitua les exposants fractionnaires aux signes radicaux , et Newton créa la théorie de l'élrmination , trouva la méthode d'extraire les racines des quantités en partie commensurables , et en partie incommensurables ; enfin il appliqua l'Algèbre au calcul des infinis, qui a donné naissance au calcul des iluxions, et au calcul différentiel. Après Newton , Daniel Bernouilli et Euler continuèrent à améliorer cette science, qui, entre les mains de nos contemporains, paraît devoir atteindre le plus haut degré de perfection. Nous citerons entre autres la méthode de M. Prony, pour construire les équations indéterminées qui se rapportent aux sections coniques (1791).

ALIDADE. On nomme ainsi une règle mobile qui,

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