‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 70 sur 112 · IN JE · texte numérisé non relu

IN JE

les saturant de Phosphate d'ammoniaque. D'autres procédés, entre autres celui de les tremper dans une dissolution de Sel marin , ont été publiés dépuis.

INCRUSTATION. On doit à M. Dufougerais , les procédés pour incruster, dans le Cristal, des Camées ou des Médailles qu'on rend ainsi inaltérables ( 1809 ). M. Saint- Amans, a perfectionné cette invention. 11 est parvenu à incruster des dessins coloriés (1818).

INDICTION. V. Cycle.

INDIENNE. On donne ce nom à une espèce de Toile peinte , tirée originairement des Indes , mars qui aujourd'hui se fabrique dans toute l'Europe.

INDIGO. L'Indigo fut apporté de l'Amérique en Europe , l'an i5io. Les Chinois s'en servaient de temps immémorial pour donner une première couleur aux tissus destinés à être teints en noir.

INDIGO-PASTEL. Cette découverte , qui fut si utile à la France, lorsque la guerre, interrompit nos relations avec les colonies , est due à Dambourney (18 e siècle).

INFANTERIE. Si Ton en croit quelques auteurs , l'Infanterie tire son nom d'une infante d'Espagne, qui ayant appris que son père avait été battu par les Maures , se mit à la tête d'un certain nombre de gens de pied <lont on ne faisait point alors usage dans les combats , et mit les ennemis en déroute. Ces historiens ne citent ni l'époque du fait, ni le nom de l'infante.

INFINIS. L'arhitmétique des Infinis, si importante dans les hautes mathématiques , fut publiée, en i655 , par Wallis. V. Différentiel.

INFLEXION. V. lumière.

INHUMATION. L'antiquité attribue à Cécroips , l'institution des cérémonies funèbres dans la Grèce. Cicéron nous apprend que ce prince introduisit l'usage d'inhumer les morts, et de répandre du grain sut leur tombeau. Les Grecs ne prirent que plus tard la coutume de brûler leurs ni o ri s.

INJECTION. L'art de remplir les vaisseaux des animaux d'une liqueur colorée qui se durcit ensuite , et permet de suivre et d'étudier les plus petites ra mi fie a-

aoa IODE

tions, fut créé en 1660, par Christophe Vren , amélioré quelques années après par Swammerdam et enfin t amené au plus haut point de perfection , par le docteur hollandais Ruysch, vers le commencement du 18 e siècle.

INONDATION ARTIFICIELLE. Les bienfaits que 1 Inondation du Nil procure à l'Egypte , engagèrent les peuples de celte conirée à creuser le lac Mœris, ( 204.0 ans av. J.-C. ) pour recevoir les eaux de l'inondation lorsqu'elle était trop abondante , et pour lâcher

, ces mômes eaux , lorsque le débordement n'était pas suffisant pour fertiliser les terres.

INOCULATION. Celte pratique est en usage , de temps immémorial chez les peuples d'Asie. Elle fut apportée ou renouvelée , en 1S12, à Conslanlinople , par une femme de Thessalonique , qui opéra en présence de deux médecins de Padoue , Timoni et Pilarini. Ceuxci l'importèrent bientôt en Europe, où elle fut longtemps repousséc comme dangereuse, bien que presque toutes les familles souveraines s'y fussent soumises. Lady ^iontague, l'apporta à Londres, en 1620, mais la pre-

; mière épreuve publique ne fut tentée qu'en 1 721; elle eut lieu sur des criminels. C'est seulement en iy55, qu'on commença à la pratiquer en France. L'Inoculation fit enfin place à un remède, aussi efficace et moins dangereux K Faccine* Elle n'est plus en usage aujourd'hui.

INSCRIPTION. M. Lulon est l'inventeur du procédé au moyen duquel sont peintes les Inscriptions actuelles des rues de Paris. On les prétend inaltérables.

INTEGRAL ( Calcul). Le Calcul Intégral est dû S BcrnouUli. 11 est l'opposé <lu Calcul Différentiel et consiste à trouver la quantité finie dont une quantité infiniment petit* , proposée, est la différentielle. Quelques auteurs en attribuent l'invention à Leibnitz et à Newton , . qpi se sont disputés le Calcul Différentiel (1700).

1NUL1NE. Cette substance fut découverte , par M. Rose , dans VI nu/a llelenium*

IODE. Cettè substance qui se trouve dans les Fucus et JeSîÉponges) fut découverte en i8i3, par M. Cour-

JAPO 306 Cois; maïs c'est à M. Gay-Lussac qu'on doit la

6ance de ses principales propriétés..

^ IONIEN, C'était le second des cîriq modes de la Musique des Grecs. Il a pris le nom au peuple qui Tinventa.

IONIQUE. V. Architecture. '

'PfCACUANHA. Ce médicament fut apporté, du

1H1D1UM. Le métal a été découvert -par DescostUs dans Je résidu insoluble de la mine de platine traitée par l'Acide tiitro-murialique (i8o3).

ISLANDE. Cette grande île du Nord fut découverte, chez les anciens, par un certain Naddocus qui y fut jeté par une tempête. Elle fut découverte de nouveau, en 864, par le Suédois Gardarus. '

ITALIQUE. V. Caractère^

{ ; Ji • '

J. Cette lettre fut introduite dans l'Imprimerie par les Hollandais, Aussi les typographes T appellent-ils quelquefois J d'Hollande.

Ce fut seulement vers ¥e milieu 'du iS c siècle qu'on commença a distinguer le J consonne de l'I voyelle Ramùs est l'auteur de cetîc« utile distinction, aussi donna-* t-on le nom Ramistes à cette lettre , et au V, que Bamut avait aussi distingué de TU.

JAMAÏQUE. Çette grande île de l'Amérique septentrionale , l'une des Antilles, fut découverte par Christophe LiOlomb, en i4q3.

JAMBE; Allt lFlClEtT^ .'Plusieurs inventions, plus ou moins parfaites, ont çu jjour but de suppléer i l'amputation des Jambes. Nous citerons celles de MM. Dupré , Oudet (1792), Sonneck (i7q5). Prévost (1811} etDaret (1818). '

ao4 JUNO

qu'une tempête jeta sur ses côtes, en Les îles du

Japon avaient été découvertes en i53£, par les Portugais.

JARDINAGE. L'art de cultiver les Jardins est, suivant les Grecs , dû à Hcsperus , vers l'an 1 75o. av. J.-C

JAUGE LOGARITHMIQUE. Cet instrument destiné à jauger les mesures de capacité, est dû à M. Gattcy (1806).

JAUGE MÉTRIQUE. Cet instrument qui aie même Lut que le précédent , a été inventé par M. Gaston , de Toulouse (181 3). On doit à M. Bazaine une autre espèce de Jauge, beaucoup plus expéditive que toutes celles connues (18 11).

JAUNE DE CHROME. Cette Lellc couleur destinée à l'impression sur tissus , est due à M. Daniel Koechlin.

JAUNE DE NAPLE. Le secret de la composition de celte couleur a été retrouvé au 18 e siècle , par Fougeroux , qui a ainsi affranchi la France du tribut qu'elle payait À l'Italie.

JAVA ( île de ). Ce furent les habitants de Bornéo qui découvrirent celte île au commencement du 17 e siècle ; mais elle tomba bientôt au pouvoir des Hollandais* JETON. On peut en attribuer l'invention aux Égyptiens , qui s'en servaient pour compter. Us les plaçaient de gauche à droite , tandis que les Grecs les mettaient de droite a gauche. On en ignore l'inventeur. Au lieu de Jetons, les Geou-Gcn se servaient de crottes de chèvre pour compter. Depuis Tan 3<^o , ils emploient des entailles faites dans du bois.

JET D'EAU. V. Hydraulique.

JOURNAL DES SAVANTS. Ce Journal , modèle de tous les Journaux littéraires qui ont paru depuis , fut publié , pour la première fois , en i665, par Denis Salo, conseiller au parlemeut de Taris.

JUIFS. Les Israélites rie commencèrent à porter ce nom qu'au retour de la captivité de Babylonne. JULIENNE (Période). V. Cycle et Ère.

JUNON. Celte 11 e planète fut découvert en i8o£, par Harding, de Lilientnal, près Bremen.

JUNON1UM- Ce nouveau métal fut découvert, en

KRUO

1817, dans les mines de Styrie. Ses ûxide's ont la blancheur des Sels, et il résiste à une chaleur de i5o degrés sans entrer en fusion.

JUPITER. Le mouvement de rotation de celte planète , ainsi que celui de Mars et de Ténus , fut découvert par Cassini, en i665 et 16G6. I! découvrit également son aplatissement, en 1691.

KALEIDOSCOPE. Cet instrument , ou plutôt ce joujou d'Optique , fut inventé , eii 18 18 , par le docteur anglais Brewster.

KAMTSCHATKA. Cette grande presqu'île qui termine la Sibérie à l'Orient, fut découverte , en 1699, parle chef cosaque Morasko. Le Kamtschatka ne fut entièrement soumis à la Russie qu'en 1706.

KANGOUROUS. V.Decrès.

KEPPLER ( lois de ). On donne ce nom aux principes d'astronomie découverts et établis par Kcpplcr, d'après lesquels les planètes décrivent non des cercles , mais les ellipses , parcourues de manière que les aires sont proportionnelles aux temps; enfin que les grandeurs de ces ellipses sont comme les racines cubes des carrés des temps employés à les décrire, ou les carrés des temps comme les cubes des distances ( 17 e siècle ). *

KERGUELEN ( terre de). Cette contrée , appelée aussi Terre de Désolation, fut découverte en 1772, par Kerguelen.

KERMES* Ce médicament fut mis en vogue au commencement du 18 e siècle, par le frère Simon, apothicaire des Chartreux. 11 en avait appris la préparation , qu'on tenait secrète , du chirurgien laLigerie , à qur elle avait été communiquée par un élève de Glauber. Celuici en paraît le véritable inventeur. En 1720 , le gouvernement acheta le procédé de la Ligerie , qui a été beaucoup modifié depuis.

KOUA. V. Caractères tt Écriture.

KRUQMETRE. Cet instrument destiné à faire cotii

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naître l'intensité de la gelée et du froid , est dû à M« Flaugergues (1820), ,[ ~.

LABOURAGE. Voyez Agriculture.

LABRADOR. La découverte de cette terre est due à Sébastien Cabot, de Venise, qui s'était mis au service de r Angle I erre, .sous. 1$ règne de Henri Vil (1496). 11 est le premier qui essaya pour jaljef* en Amérique, une autre foute que celle tenue par Crislophc Colomb. 11 fit continuellement voile vers Je Nord Ouest, et eut une navigatipn, ^eaycpup plus prompte et moins dangereuse. Le Labrador fut aussi découvert en i5oi par Cortéréal, qui cherchait un passage au £ïord- Ouest de l'Amérique.

LABYRINTHE. Le premier Labyrinthe connu fut, dit-on, l'ouvrage de 12 rois d'Ecyptc, qui Je consacrèrent au spleil. On. en fait remonter la construction au ai e siècle avant J.-C. Celui de Crète fut construit par

, Dédale, pour y renfermer le Minotaure. Plus tard il y fut. lui-: môme renfermé avec son lils Icare. Ils s'échap-

. pèrent au moyen d 7 ailcs factices qu'ils se fabriquèrent. On croit que , par ces ailes, les poêles ont voulu désigner les voiles d'un vaisseau (i3oi av. J.-C). Le Laby-

, nnthè de Lemnos, construit par Smilus et Rhobus

. était remarquable par i5o colonnes si parfaitement ajustées sur leur axe, que pendant que l'ouvrier les travaillait, m enfant pouvait le$ ; fair,e tpuçncr( 718 av. J.-C ). 1 LABtlUi^tHË {ià du ). Celle île fut découverte çp 1722 , par Roggewccn.

[ ■ ' . LÂCE1. Un métier pour fabriquer les Lacets fut inyenté en 1 799 1 par Gingembre ; un enfant en produit *4j>puçes par minute.

, r X\l'HR % Fuyez Mérinos. ..

XA11 y . Voyez Peinture.

LAITON. C'est , à Ebner, fondateur de l'univcrsW *Heinif taedt mie, iloy doit la découverte de l'Alliage qui

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L AMP ao 7

constitue le Laiton : la Cadmie (le Zinc) et le Cuivre (i6« siècle).

LAMINOIR. Cet instrument, destiné à donner l'épaisseur qu'on désire aux lames de Métal soumises h sou action , fut inventé en Allemagne , on ignore à quelle époque. 11 fut introduit en France en iG38. M. Colon inventa", en 1806 , un Laminoir qui a la propriété de couper et de mouler les Mét AUX sous diverses formes.

LAMPE. Hérodole et Clément d'Alexandrie en attribuent l'invention aux Egyptiens, mais sans en fixer l'époque ; on voit dans la Genèse que les Lampes étaient connues de l'antiquité la plus reculée. Elles ne furent connues que très lard en Italie. On les y fit, d'abord en terre -cuit*, le 'Bronze n'y furentployé que long-temps après. V. Éclairage Nous allons citer, (fans l'ordre alphabétique , quelques unes des modifications que les modernes y ont apportées.

Lampe aérienne. Tel est le nom donné à une Lampe inventée par M. Brissicl, et dont le mécanisme fait monter l'huile au niveau de la mèche , sans réservoir supérieur ^i8î3).

Lampe aglàphe. Cette espèce de Lampe , due à M. Gagneau, n'a point de réservoir supérieur, l'huile est maintenue au niveau de la mèche par des procédés nouveaux qui dispensent de l'emploi des Pompes.

Lampe à air inflammable. On doit à M. Gay-Lussac , les principaux perfectionnements de cette Lampe qui produit le Gaz hydrogène au fur et à mesure de sa combustion (^^7). V. Lampe pyro^ pneumatique et Pyrophore. Latnpe à Àrgand. Voyez Quinyurt.

Lampe de Cardan. Cette Lampe qu'on devrait plutôt nommer Lampe de Cassiodore , fut le premier essai tenté pour améliorer ce genre d'Eclairage. Cassiodore l'inventa pour que ses moines pussent veiller plus longtemps ( 6 e siècle ). Elle fut renouvelée au 16* siècle par Cardan, et donna sans doute naissance aux Lampes d'Argand ou Quinquets. K Quinquét.

Lampe docimastique. Cette Lampe qui consiste dan* une application ingénieuse de l'Eolypile, peut s'employer

ao8 LAMP

à divers usages domestiques , et à une foule d'expériences de docimasie. M. Berlin en est l'inventeur (1709).

Lampe économique. On doit, à M. Paul Nicolas de Genève , une Lampe économique dans laquelle on peut brûler, sans fumée, toutes espèces d'huiles et de graisses (1801).

Lampe hydrostatique. Le principe de cette Lampe est le même que celui de la Fontaine de Héron dans laquelle on fait jaillir l'eau au-dessus de son niveau au moyen de Pair comprimé par Peau elle-même. MM. Girard, frères, de Marseille, en sont les inventeurs (1804.).

Lampe ignifere. Celte Lampe qui s'allume d'elle-même, est de l'invention de M. Loque, de Paris (1818).

Lampe lycnomena, Y, ïjimpe à niveau, constant* .

Lampe à niveau alterna/if. Çclte Lampe est de l'invention de M. Hadrot (1812).

Lampe à niveau constant. Le procédé pour tenir l'huile au même niveau dans les Lampes au moyen d'un mécanisme à Pompe, est dû à MM. Carcel et Carreau, qui nommèrent ces Lampes Iycnomona (i8oo)« M. Darcet inventa en 181 o un mécanisme qui avait le même but.

Lampe à niveau intermittent. Cette Lampe est due a M. Gotten (1813).

ÏMmpe pneumatique. Celte Lampe , qui permet k h lumière de se répandre également de tous côtés , est de l'invention de M. André ws-Spooner (i8i3j»

Ljimpe ou Briquet pyro-pneumatique. Cette Lampe offre un moyen ingénieux de se procurer instantanément du feu, par le Gaz hydrogène extrait du Zinc, et. enflammé par le Platine mousse d'après la découverte de M. d'Obreiner de Berlin. Cette Lampe a été importée eo France par MM. Haring et Vincent Chevalier (1824)»

Lampe sidérale d'applique. On ,doit à M. Bordier-Mar- / cel , une foule d'ingénieuses inventions applicables , soit à l'éclairage des rues, soit des appartements, entre autres la Lampe sidérale d'applique qui fait converger tous les rayons lumineux vers les points que l'on veut éclairer

L ampe de sûreté. Cet ingénieux appareil qui a pour

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but de prévenir l'explosion des Gaz dans les mines , en enveloppant la lumière d'une toile métallique est de 1 m

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veniion de M. JJavy. r t \

£a»« à couvant d'air et à pompe fou ante L . . vcnlion de cette Lampe appartient à I VI. Brochan ( ,8o + ) LANCE. Celle arme, ainsi que la Hache et la 1 .que remonte à la plus haute antiquité. Leur usage fut toumui* universel; mai» on n'a aucune donnée certaine sur leur nriffine que Pline attribue aux Etésiens.

ÏaNCERÔTTE ou IANCELO'ITE. Cette île d'AfriouV, l'une des Canaries, fut découverte en i4«7 P« Jean de Rethencourt , gentilhomme normand.

î ALTERNE. On ignore l'époque de cette invention -ni remonte à la plus haute antiquité : Théopompe qu, S dans le 5* siècle av. J-C, est le plus ancien écr vain qui en fasse mention. Du temps de Piaule les Car- Inaginois avaient la réputation d'être les meilleurs fabricants de Lanternes. Elles sont connues de temj^«mémorial chez les Chinois qui célèbrent unefele des Lan- SSfc S £ jour de la première lune Les ~*QMattribuent l'invention à Alfrcd-lc-Grand,roi * Angleterr^ dans lé o« siècle. Conjme on ne connaissait alors dans ses états , d'autre manière de mesurer le temps qu avec Tes Chandelles allumées, il remarqua que l'agi at.on de Pair les faisait brûler plus ou moins vite. 11 .magma alors d?nfer«ner ces Chandelles dansdes boîtes de corne transnainte mais bientôt la commodité de cette mvent.on Fa fit employer pour se guider dans les ténèbres. Pans „'a commencé ! être éclairé par des Lanternes quen

1666. V. Réverbère. •

I ANTERNË MAGIQUE. Cet mstrument s. bien connut l'enfance, est dû au père Kircher, phys.c.cn

■ dU L ARRO N S ( îles pes ). Les îles des Larrons ou Mariannes. furent découvertes en 1720.

1LAT1TUDE. La Latitude est la dislance d'un heu à l'équalcur. On la trouve au moyen de la hauteur méridienne du soleil, et d'une étoile dont on connaît la déclinaison. L'empereur Auguste contribua beaucoup à la

iu. «4 «w? I'.'

»to LEVI

découverte des Latitudes , en taisant transporter d'Égypte à Rome les plus hauts Gnomons qui servaient à mesurer l'ombre du soleil. (20 av. J.-C. ). V. Longitude.

LAURENT (fleuve saint-). Ce grand fleuve du Canada, fut découvert, en i534> par Jean Cartier, qui lui donna ce nom. 11 s'appelait auparavant Hochelaga.

LEGEN DE. Ce fut en 1187, sous le règne de Louis VT f que les monnaies françaises commencèrent à avoir une Légende. Elle portait : budwicus , Dei gratta , Francorum rt%; et sur le revers XPC. ( Christus) mincit ^ XPC. régnât, XPC. imperat.

LEGUME. On doit à Eîsen , dît Schwarzenberg , théologien allemand , qui vivait dans le dernier siècle , l'art de sécher les Légumes pour les transporter dans les pays lointains.

LEMA1RE (détroit de). Ce détroit fut découvert, en 1616, par le navigateur dont il porte le nom.

LEMRERT1NE. Tel est le nom d'une invention due à M. Lembert. Elle a pour but de faciliter le pétrissage de la pâte chez les boulangers en évitant à l'ouvrier une fatigue qui abrège son existence , et, en incitant Ja plus grande propreté dans la fabrication du Pain.

LENTILLE. L'Optique donne ce nom à un verre qui a la forme d'une Lentille ( convexe des deux côtés).. Le plus grand diamètre des Lentilles est de cinq à six lignes.' Plus grandes elles prennent le nom de Verres lenticulaires. Leur fonction est de faire converger les rayons 'et dé grossir l'Image des objets. V. Convexe ei Optique.

LEONIN (vers). L'invention de ce vers est attribuée a Léonius, chanoine de Saint -Victor. Les vers léonins ritaaient à l'bémisliche, avec la fin. D'autres prétendent qu'ils sont dus au pape Léon 1 1 , regardé comme l'inventeur de la rime , dans les vers des langues modernes (ix5q).

LESSIVE. V. BîaruhimenU i LETTRE. V r Caractère et Écriture. .

LETTRE DE CHANGE. V. Change. ,

LETTRE DOMINICALE. V. Dominicale.

' LEVIER, Le 1 Levier est dû / suivant les Grecs à Ci-

uigiiizeo

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LIGA an

nyre , roî de Chypre , qui inventa aussi les Tenailles , le Marteau et l'Enclume ( 12^0 av. J.-C). Archimède est le premier qui ait connu toute la force qu'on peut tirer de l'emploi des Leviers au moyen desquels il mit seul un navire à flot (220 av. J.-C). Une machine qui a le même but que le Levier, mais qui , avec une force de 8 livres enlève un poids de 5oo , et le tient en équilibre avec la moitié de la force motrice, vient d'être inventée aux États-Unis, par M. Dier. On prétend qu'applique aux Horloges, cet appareil les fait marcher sans être remontées. Ce fait est douteux.

LEV1ER-A1 R-H YDRAUL1QUE. Cet appareil est destiné à élever l'eau des marais et des puits , au moyen du vent. M. Godin, en est l'inventeur.

LEVIER HYDRAULIQUE. Cet appareil sert 4 élever l'eau des ruisseaux, ou des rivières, en n'employant que la force du courant. On le doit à M* Godin (•8.6).

LEVIER - MOTEUR. Ce mécanisme qui peut servir à diverses applications , est dû à M. Demandres ( 1790).

^^JLliVURIS» On croît que l'emploi de cette écume de Ja Bière , pour faire fermenter la pâte * a. été connu des anciens Gaulois. U paraît qu'on en abandonna l'usage qui ne reprit que dans le cours du 17 e siècle. Une décision de la faculté de médecine, du 24 mars 166$, a déclaré la Levure dangereuse , à cause du Houblon uu on considérait alors comme un poison. K Bièrç.

Ll ARD. Quelques auteurs aUriJbwent cette . petite monnaie à Louis XI , en 1664 , d'autre à Guignes-Liard, de Cremieu, qui l'aurait inventée en i4-3o. •

LIBRATION DE LA LUNE. Ou nomme ainsi mr léger changement qu'on aperçoit dans la situation du globe de la lune, et dans la position de ses taches. Cette découverte est due à Lagrange (1795).

LIGATURE. C'est au célèbre Ambroise Paré, que l'on doit la première application.de la LiigaJure des vaisseaux, dans les cas d'hémorragie; auparavant, on cautérisait la plaie avec un fer chaud t do plomb fondu r ou de

aïs LIQU

l'huile bouillante. Plus- tard la découverte de l'Agaric (F. ce mot) donna un nouveau moyen d'arrêter les hémorragies.

LIGNES GÉOMÉTRIQUES. L'invention de ces Lignes , propres~à résoudre tous les problèmes de Géométrie , appartient à Tobie Mayer, astronome allemand 1762).

LIME. La Lime est une làme d'acier rayée en divers sens, et dont le frottement sert à user les corps durs f pour leur donner telle ou telle forme , ou le poli. On n'en connaît point l'origine. On doit à M. White , une espèce de Lime composée d'une grande quantité de petites lames d'acier placées les unes à côte des autres , et dans le sens que l'ouvrier désire. Les diverses positions qu'on peut leur faire prendre , permettent de les aiguiser toutes à la fois (1795).

LIN. Quelques auteurs assurent que le Lin est originaire des bords du Nil , dont son nom est l'anagramme. Les Juifs paraissent l'avoir connu les premiers. Les Romains ne commencèrent à en faire usage que sous les empereurs ; il fut long-temps encore réservé aux seuls dignitaires , ou aux particuliers riches. La tunique qui alors tenait lieu de chemise , était de Laine ; aussi l'usage des bains était-il très fréquent. On tenta long-temps , mais inutilement de filer le Lin et le Chanvre à la mécanique. Ce moyen fut enfin obtenu, en 1807, par MM. Manier et John Maden , de Versailles : quelques années auparavant , les Anglais y étaient parvenus. En iBo3 , Berthollet , parvint à donner au Lin et au Chauvre , l'apparence du Coton. V. Chanvre et Soie.

LION D'OR. Cette monnaie, ainsi nommée, parcequ'elle portait l'empreinte d'un Lion , fut frappée , en i338 , sous Philippe de Valois; on en fabriqua aussi sous François I er .

tlQUEURS FORTES. Les Chinois font remonter -à l'an 2199 av «'«L~C. , l'invention de la première liqueur flpiritueuse. Elle était tirée du Riz. L'empereur Yu , en fit exiler l'auteur. La fabrication en fut introduite en France , par Arnaud de Villeneuve , qui l'avait apprise

LIT u 3

chez les Maures d'Espagne, et qui s'établit à Montpellier, 'en 1292.

LIQUEUR FUMANTE DE BOYLE. On donne ce nom au sulfure hydrogéné d'ammoniaque , découvert par Boyle , et dont les charlatans se servent pour quelques encres dites sympatiques.

liq ueur Fumante de libavius. Ce deuto-

clilorure d'étain, dont on doit la découverte à. Libavius, est employé, ainsi que l' hydro-chlorate de protoxide d'étain , pour enlevercertaines couleurs sur les toiles peintes.

LIS D'OR ET D'ARGENT. Ces deux espèces de monnaies furent frappées en i6!>6, sous le règne de Louis XIV. .

LIT. L'usage des Lits ne paraît pas remonter a une très haute antiquité. Les premiers Romains ne couchaient que sur de la Paille, des feuilles d'arbres ou des peaux de bêles fauves, et ce ne fut guère que lorsque les richesses des peuples conquis les eurent corrompus , que ces maîtres du monde eurent des Matelats , et enfin des Lits qui, sous les empereurs, furent quelquefois d'Argent ou d'Or massif. On sait qu'ils s'en servaient également à table et qu'ils prenaient leurs repas, couchés sur une espèce d'Ottomane. Ce n'est guère que de nos jours qu'on a tenté d'améliorer la forme des Lits pour les faire servir à la guérison de quelque maladie ou des difformités humaines. Nous citerons entre autres , les IJts mécaniques de MM. Duval et Lafond, qui sont destinés à remplir ce dernier but; les deux espèces de Lits inventés pa» M. Daujon , pour les malades tt les femmes en couches (i8o3et 181 7) ; le Lit pliant et portatif qui peut se met-

fauteuils et dispensent de Matelats (i8o3). Nous citerons encore les Lits dont les Matelats et les Oreillers sont remplis d'air et qu'on peut gonfler à volonté. En voyage, ils peuvent tenir dans un porte-manteau. Cette invention due à Vaucanson , a été perfectionnée, en i8i3, par l'anglais John ÇUrke,

»i4 IÀTH

LITHIUM. Ce métal fut découvert, en 1818, par M. Arfwedson , dans la Petalile , le Trîphane, la Tourmaline verte, et par M. tëerzélius, dans la RubeUite.

L1THOGLYPT1 Q U E. Tel est le nom donné à on art nouveau qui donne les moyens de retirer des Vases t Coupes, Colonnes, et autres morceaux d'architecture, des blocs de marbres précieux , ou pierres rares , en réservant intactes toutes les parties qui n'appartiennent pas au morceau obtenu , ce qui permet de tirer plusieurs -colonnes, vases,' etc., concentriques d'un môme bloc de pierre. MM. Valin en sont les inventeurs.

LITHOGRAPHIE. Cet art de tracer sur la Pierre des dessins dont on peut tirer une infinité d'épreuves , est dû à M. Àloys Sennefelder, choriste du théâtre de Munich (1802). l*lus tard il inventa des Cartons dits lithographiques 9 recouverts d'une composition qui leur donne toutes les qualités de la Pierre, et qui sont beaucoup moins coûteux.

.LITHOCROMIE. Ce genre de peinture qui a beaucoup d'analogie avec la Lithographie, et au moyen duquel on peut reproduire les originaux avec la plus grande fidélité, est dû à M. Malapeau : toutefois, en 1798, M. Berminger, de Paris avait déjà inventé un procédé mécanique poar peindre Jes Tableaux à l'huile. ■v, LITHOTOME. Vï'Lîihotomicr . LITHOTOMIK. On nomme ainsi l'Opération par laquelle on extrait la Pierre de la vessie. On voit par le serment d'Hippocrate , que cette opération était connue des anciens; mais on ignore comment on la pratiquait. Depuis , aucun auteur n'en a parlé jusqu'à Celse , après lequel on l'oublia encore jusqu'au 16 e siècle , époque f à laquelle Pierre Franco , de Turiers , fit quelques tentatives pour la remettre en vigueur. Elfe ne commença enfin à devenir commune qu'après l'expérience faite, par Germain Collot, chirurgien de Louis XI, sur un archer de Bagnolet, condamné a mort. L'extraction de la Pierre par le pubis fut imaginée en 1780, par Jean Basseîliac, plus connu sous le nom de frère Cô me , qui inventa aussi le Lithotome , instrument destiné à cette

LONG ai5

opération. Un aulrc instrument propre à briser les calculs urinaires dans la vessie fut inventé, en 1822, par le docteur Amussat et M. Civiale.

LITIÈRE. Celte espèce de Voiture, portée par des hommes ou des hôtes <hs somme, fut inventée , dit-on, par un roi de Rilhynie.

LIVRE. La forme des Livres a varié chez les anciens. Ce furent d'abord des rouleaux composés de plusieurs feuilles roulées autour d'un bâton. On attribue à Attaie , roi de Pcrgame, la .forme carrée de nos livres actuels. Le mot volume parait dérivé des anciens rouleaux. V. Caractère et Écriture.

On donne aussi le nom de Liore a une monnaie de compte dont plusieurs peuples se sont servis et se servent encore. Klle fui fixée , en France , à 20 sous, par Cliarlcmagne , vers l'an 800, et a conservé cette fixation jusqu'à nos jours.

LOC, LOCH ou LOCK. Celte machine, qui sert à déterminer la vitesse d'un vaisseau, est duc à un anglais qui lui a donné son nom , et l'a substituée à celle imaginée par Crescenlius (1660).

LOCK. PERPÉTUEL. Cette machine , au moyen de laquelle on peut connaître, â chaque instant, le degré de vitesse des navires , est du à M. Odierne (i8o3).

LOGARITHME. Le Logarithme est un nombre de progression arithmétique qui répond à un autre nombre, dans une proportion géométrique. Cette découverte importante, qui abrège singulièrement les calculs, est j»6nc*ralemeut attribuée a Jean Neper, Napier ou Nâber, baron écossais; cependant on croit qu'ils étaient connus de Slirelius et de Juste Byrgc, qui ne les avaient imaginés que pour leur usage particulier (1G06). Quoiqu'il en soir, il est certain que Neper les appliqua le premier aux Sinus et aux Tangentes, et qu'il les fit CoWn ulre au monde savant (i6i3). Gregori, iMercator, NèVrtcm y Hallcy, Celles, Taylor, ont donné différentes méthodes pour la construction des Tables de. logarithmes.

LOGARITH M l Q UE. V. Spirale.

LONGITUDE. La Longitude est la distance d'un lieu de la terre, à un méridien , considéré comme le premier.

ai6 LORG

Ce méridien varie chez tous les peuples, et les géographes choisissent ordinairement celui de la capitale du pays qu'ils habitent. 11 serait à désirer qu'on s'entendît enfin pour le choix d'un méridien commun comme avait voulu le faire Louis XII 1 , qui avait désigné celui de l'île de Fer, La détermination des Longitudes a occupe constamment l'esprit des géographes et des astronomes. On s'est généralement accordé à prendre pour base la marche du soleil qu'on croit être de i5 degrés par heure, de sorte qu'en connaissant quelle heure il est dans un lieu quelconque , à telle heure du lieu où l'on se trouve , on aura la Longitude de ces deux lieux, en prenant l'un pour premier méridien. Les observations astronomiques ont souvent été employées à cotte détermination ; mais outre qu'elles ne sont pas toujours praticables, elles entraînent une grande perte de temps et deviennent presqu' impossibles en mer à cause du balancement du vaisseau , qui dérange constamment les instruments. Aussi presque toutes les nations ont-elles proposé des récompenses considérables pour des moyens certains de déterminer les Longitudes. L'Horlogerie s'est appliquée à ce but important , et elle est parvenue à fabriquer des Montres marines, ou Gardes-Temps , (K. ce mot et Horlogerie)^ capable de mesurer le temps avec la plus rigoureuse exactitude. Harrison, obtint en Angleterre le prix de 20,000 liv. ster. , en 1765. On conçoit qu'en connaissant exactement l'heure du lieu où l'on est, l'heure du Garde-Temps réglé sur le premier méridien, donnera rigoureusement la Longitude cherchée.

Parmi d'autres moyens, plus ou moins ingénieux pour connaître la Longitude, nous citerons un petit globe aimanté flollant dans un bassin de Mercure , dont on fit usage en Angleterre , vers 1802.

un autre moyen de déterminer à la fois la Longitude et la Latitude, ainsi que l'espace parcouru par les Vaisseaux, fut inventé en 1808, par M. Devaux, français, établi à Londres. V. Latitude et Méridien.

. LORGNETTE. Celte Lunette de spectacle appelée lunette Batariaue , est due à Galilée,

LUCA a« 7

LOTERIE. Les Romains connaissaient ce jeu de hasard , et paraissent l'avoir inventé. Les modernes en doivent la honteuse existence à don Célestin Galiani , moine napolitain, qui l'introduisit dans sa patrie. 11 est aussi T inventeur du jeu de Loto ( 18 e siècle ). La méthode de Galiani a servi de modèle à l'établissement de la Loterie actuelle de France , qui date à peu près du milieu du 18 e siècle. Cependant on a connu en France diverses autres espèces de cet infâme appât offert à la cppide crédulité. On cite l'année i33g , comme ayant offert l'exemple d'un de ces établissements , ainsi que l'année i6ga.

LOTO. K Loterie.

LOUIS. Cette monnaie d'or fut fabriquée , pour la première fois, en 164.0, sous Louis XIII. On fabriqua, à la même époque , des quadruples Louis et des pièces de dix Louis, mais en petit nombre, et qui n'eurent jamais cours dans le commerce. L'année suivante on frappa quelques Louis d'argent. On rapporte que Claude de JJullion , surintendant des finances à cette époque , ayant invité quatre des principaux courtisans , fit servir, au désert , trois bassips remplis de Louis d'or, sur les* quels les courtisans se jetèrent avidement, et s'enfuirent sans attendre leurs voitures.

LOUISIANE. Cette grande contrée de l'Amérique fut découverte, par J'espagpol Fernand de Salo, en i636. Les Français la découvrirent de nouveau en 1679.

LOUP. F. Diable et Masque,

LOUPE. On donne ce nom y en Optiquj , à une e*pèce de Lentille d'un court foyer, et qu'on emploie seule, soit comme Microscope') soit comme Verre ardent* P.

Lentille »

LOXODROMIE. La Loxodromie, pu la courhe xpm décrit un Vaissea», en suivant une route qui coupe tous ' les Méridiens sou? un même angle , fut découverte par îî onius (1600,) ^ > ' T * ? '

LUCAYES. La découverte desLucayes est due à Christophe Colomb , dont le géniè avait soupçonné l'existence de l'Amérique (1492)»

ai8 LUMI

LUCIDOjSIQUES (Cm uxrs). Cette invention est duc .1 madame Cosseron.

LUUIOxN. V.DiaUe.

LUMIÈRE. La Lumière, suivant Newton, est un fluide subtil qui émane de certains corps, et qui se meut en ligne droite avec une étonnante rapidité. Dcscarics , au contraire, pense que la Lumière existe par elle-même, et ne manifeste sa présence que lorsqu'elle est mise en vibration, et qu'enfin elle tiiiiulc à la manière du son. Ces deux systèmes opposés expliquent chacun certains phénomènes, mais sont peut-être séparément insuffisants pour rendre raison de tous. On a aussi beaucoup discute si la Lumière est la même chose que le feu, ou si elle n'en est qu'une modification : quoiqu il en soit , on sait qu'effet ou cause , la Lumière nous vient du soleil en huit minutes environ. Cette découverte est due à l\oemer (167 5) et a Bradley (1725). Parmi les différentes propriétés de la Lumière, on distingue principalement son Inflexion, , t& Polarisation , sa Htjlcxion et sa Réfraction.

L' Inflexion de la Lumière est la déviation qu'éprouvent ses rayons en rasant la surface des corps opaques. Grimaldi est le premier qui en ail donné la theo.ie ; il l'attribue à l'attraction réciproque des corps et de la Lur» mière (1660).

La Polarisation de la Lumière est un phénomène qui a lieu lorsqu'on fait traverser à un rayon deux I\homboïdesde Spath d'Islande, qui ont la propriété d'une double réfraction : Malus en a donné la théorie ( 18 siècle ).

La Réflexion de la lumière est le retour des rayons projetés sur une surface brillante : ces rayons font en se réfléchisant un angle égal à celui d'incidence. L'étude des lois de cette Kétlexion fait l'objet de la Catoplrique. C'est à Newton, qu'on doit de savoir que chaque couleur d'un rayon lumineux , a un degré de Réflexion différent des autres. C'est en mesurant 1 image d'un astre réfléchi sur l'objectif d'un télescope, qu'Huyghens, détermina son diamètre apparent (167 5).

La Réfraction de la lumière est ce changement de direction qu'éprouvent les rayons en passant d'un milieu

LUNE aig

dans on autre. Les lois de la Réfraction sont le but de la

Dioptrique.

Bernard Walther est le premier qui en ait fait l'objet d'une étude spéciale , après avoir découvert que la Planète de Vénus est encore visible, bien qu'elle soit sous l'horizon (i48o). Tycho-Brahé en soumit les lois au calcul, en 1590. Willebrod-Snellius , de Leyde , ajouta , en 1622 , aux expériences de Tycbo-JbVabé , ainsi que Dcscarlcs, en 1629 et Cassini, en i65o. M. Humboldt, en fit de nouvelles en 179$, sous la Zone Torride. Enfin le phénomène de la double Réfraction à travers le Spath d'Islande fut reconnu vers la même époque. En ioo3 , M. Rochon, en fit l'application à une Lunette de son invention destinée à mesurer les distances.

LUNAISON. Solon paraît le premier qui ait décoti* vert que les Lunaisons sont d'environ 29 jours et demi. 11 établit un mois de 29 jours qu'il appela Cave , et un> mois de 3© jours qu'il nomma Plein ( 59^ av. J.-Ç. ).

LUNE. Nous avons cité, aux mots Astronomie, Eclipse, Ecllptiquc, Liôration, Parallaxe, etc., les diverses théories qui pnt pour objet le cours de cet astre y nous ne nous occuperons, donc ici que de la Lune en elle-même, et des diverses apparences qu'elle offre à l'observateur. On sait * que les anciens connaissaient la cause de la Lumière de 1 Ja Lune, qui n'est qu'une réllexion de celle du Soleil; ; .Bouguer et le dpcleur Hook, ont découvert que cette ' Lumière est 3oo,oqq fois moindre que celle du Soleil, parcequ'clle en absorbe la plus grande partie (17 siècle ). En 1596 , Mœstinusy reconnut que la faible Lumière cendrée qu'on aperçoit quelquefois sur la partie obscure de la Lune , est produite par la Lumière solaire réfléchie '! par la Terre sur la Lune, qui alors aurait ce que nous appellerions Clair de terre. En 1610 Galilée découvrit, au moyen, du Télescope, les montagnes et les vallées de là Lune; plus tard , Picard découvrit la Loi suivant la*- • quelle, l'excentricité- de l'orbite de la Lune varie àcha» 11 qu«, ( lunaison /il y fut conduit par la remarque Waii premier et au second quartier, dans son périgée, la Lune paraît sous un Angle plus petit d'une minute, que dans i

aao LUNE

son plein. Enfin . quelques astronomes , contrairement à l'autorité de Buffon , donnent un Atmosphère à la Lune, et se fondent sur ce que, dans les Éclipses totales de Soleil, on voit la Lune environnée d'un anneau lumineux, parallèle à sa circonférence.

LUNE(Demi-). Cet ouvrage de fortification fut inventé par les Hollandais; Vauban l'a beaucoup perfectionné,

LUNETTE. L'usage des Verres ne fut pas inconnu aux anciens , qui s'en servaient comme de miroirs ardents; et il est plus que probable qu'ils en connurent également la propriété de grossir et de rapprocher les objets. On prétend même que les Chinois les emploient depuis la plus haute antiquité. Cependant on donne aux Lunettes une origine tout-à-fait récente. Roger Bacon en aurait eu la première idée vers is^o; ma is on s'accorde généralement à en faire honneur à Salvinio-Degli Armati (1299 ou i3ii). Alexandre Spina, de Pise, paraît lui avoir dérobé son secret dont il se donna comme l'inventeur. Diverses modifications apportées à la construction des Lunettes en firent considérer comme les inventeurs Jean de Uppersheim, de Middelbourg(i6oo) t Metius, d'Alcmaer ( i7 ft siècle), Fontana, etc. r etc. Quelques auteurs considèrent le sicilien M aurolicus , comme 1 inventeur des Lunettes à mettre sur le nez (idem)» Celles à deux verres convexes sont dues à Keppler, (161 1) qui en 1*617, découvrit que les proportions des objets vus au travers d'une Lunette , augmentaient en raison dè la distance de l'objectif à l'oculaire. Les Lunettes et les Télescopes à quatre verres furent inventés en 1620 , par lè capucin Rbeita, ainsi que les Binocles. Parmi les divers perfectionnements apportés depuis aux Lunettes, nous citerons l'Achromatisme ( V. ce mot ), qui a également rendu de grands services aux diverses branches de l'Optique f «t les Verres coloriés en bleu indigo , de l'invention de M. Vincent Chevalier, et qui ont pour but de diminuer l'éclat fatiguant de la Lumière (181 7).

Oa connaît différentes espèces de Lunettes. Nous allons en parler dans l'ordre alphabétique. V • au sur— plus Optique t Microscope et Télescope*

LYDI

Lunette Rapproche. Quelques auteurs en attribuent l'invention au fils d'un lunetier d'Alemaer, (Nord-Hollande) nommé Metzu ou Métius. Jls supposent qu'ayant mis par hasard un Verre concave près de son œil , et placé à quelque distance un Verre convexe, ce jeune homme vit que celte disposition des deux verres grossissait et rapprochait beaucoup les objets. Le père , témoin de ce fait, imagina de placer ces Verres dans des tubes noircis , et construisit ainsi les premières Lunettes d'approche. D'autres prétendent que J. B. Porta , est le véritable auteur de cette découverte qu'il publia en 1576.

Lunette à micromètre. Cet instrument qui sert à mesurer les distances et les grandeurs inaccessibles , a été inventé en 17771 par Rochon.

Lunette de nuit. Cette Lunette qui permet de distinguer les objets pendant l'obscurité, fut inventée dans le 17* siècle , par le docteur anglais Hook.

Lunette périscopique. Cette espèce de Lunette , d'origine anglaise, est due à M. Wollaston, et fut perfectionnée par M. Cauchois, opticien de Paris, en i8i3.

Lunette polyalde. Cet instrument, de l' invention de M. Cauchois , donne à volonté , toutes les espèces de grossissement, sans changer aucun des Verres qui le composent (181 5).

LUSTRAGE. V. Soie.

LUTTE.- L'invention de cet exercice , appartient 1 , suivant les Grecs, aux brigands Cercyon et Cinnis. Ce combat fit ensuite partie des jeux isthmiques, rétablis par Thésée, puis de tous ceux que célébraient les Grecs ( 1 660 av. J.-C. \

LYCNOMENA. V. T^mpe.

LYDIEN. Ce mode de la Musique des Grecs , tenait le milieu entre THyperdorien et î'Eolien. On l'appelait aussi le mode barbare , parce qu'il portait le nom d'un peuple d'Asie. Les uns en attribuent l'invention à Amphion, d'autres au Mysien Olympe, élève de Marsyas, d'autres, enfin , à Mclampides. Pindare, rapporte qu'on l'employa, pour la première fois, aux noces de Niobé ; qu'Orphée s'en servit pour apprivoiser les bô-

2 *a MACA

tes féroces, et Amphion pour bâtir les murs de Thèbes. Platon le bannit de sa république , à cause de son caractère animé , piquant , quoique triste , pathétique et propre à la mol esse,

LYRE. Cet instrument de Musique remonte à la plus haute antiquité. On l'attribue généralement: à Apollon ; mais une tradition grecque prétend que Mercure en fut l'inventeur, et qu'il eu céda l'honneur à Apollon ( 19 e siècle av. J.-C. ). On cite encore Orphée, Linus et Amphion ; le premier l'aurait composée de sept cordes (1 36c av. J.-C), qu' Amphion aurait augmentées de trois autres : enfin , suivant d'autres , la Lyre aurait été inventée par Therpandre et Olympe (64-5 ans av. J.-C). Celle-ci n'avait que trois cordes ; on y en ajouta une quatrième qui rendit le Télracorde complet, et les différentes manières de les accorder constituèrent les trois

fenres , le Diatonique , le Chromatique et V Enharmonique, iés Scythes augmentèrent bientôt la Lyre d'une cinquième corde qui forma le Pentacorde; plus tard on joignit deux Tétracordes pour former l'Heptacorde ou Lyre à sept cordes, que Simonides compléta par une huitième : enfin le Milésien Thimothée , contemporain de Philippe, roi de Macédoine, portn les Cordes de la Lyre jusqu'à 12, ce qui forma trois Tétracordes. On jouait de cet instrument de deux manières : en frappant les Cordes avec une baguette d'ivoire ou de bois poli, appelée Plectrum^ ou en les pinçant avec les doigls. Cette dernière manière fut long-temps regardée comme inconvenante ; Epigone fut le premier qui osa s'affranchir du joug de ce préjugé.

LYRE ORGANISEE. Cet instrument de Musique se joue au moyen d'un Clavier, et donne des sons plus doux que le Piano. On le doit à M. Led'huy , de Coucylès-Château (1806J. Son inventeur le perfectionna en 18a x .

MACARONIQUE ( Poésie > L'invention de cette poésie burlesque qui consiste en un mélange de mois de

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