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succès, de concilier les deux systèmes qui divisèrent le monde médical entre la Pathologie humorale et la Pathologie nerveuse. L'année suivante, l'écossais Brown, établit une nouvelle doctrine , dans laquelle il divise les maladies en deux classes ; celles qui doivent être traitées par les débilitants , et celles qui réclament les toniques.
Une interruption de quelques années , résultat des troubles politiques de l'Europe, eut lieu dans les progrès de la Médecine , bien que d'autres sciences eussent continué à marcher.
Bichat néanmoins avait paru; mais Bichat n'avait pas été compris. Il élait réservé au docteur Broussais, de faire faire un pas immense au diagnostic et au traitement des phlegmasies, par son Traité des inflammations chroniques , son Examen des doctrines , etc. , etc. (1817).
Ces nouvelles idées froissaient trop d'opinions reçues, humiliaient trop de vanités., pour ne pas être attaquées . avec passion ; mais l'école nouvelle se maintient , soutenue des travaux de son chef, et de ses élèves, MM. Begin, Boisseau, Richome, Scoulcten et beaucoup d'au 1res. V , Anatomie %s Chirurgie , Hygiène , Physiologie , etc.
MEGAMETRE. Cet instrument destiné à mesurer la distance des astres entre eux, fut inventé en 1767, par de Charnières.
MÉGASCOPE. C'est un instrument d'Optique au moyen duquel un objet opaque est représenté en grand comme un objet transparent l'est, mais moins parfaitement, dans la Lanterne magique. Charles en est l'inventeur (i8o5), ou pour mieux dire il lit une nouvelle application du Microscope solaire. Quelques auteurs en font honneur à Euler et JEpinus.
MELLITE. Cette sub s tance qu'on nomme aussi Pierre de miel , fut découverte par Verner, en 1790.
MELODION. Cet instrument de Musique, dans le genre de l'Harmonica, fut inventé, en 181 1, parM.Dietz.
MÉLODRAME. Le Mélodrame est un genre tout-àfait moderne dans l'art dramatique, chaque scène s'y trouvé coupée par quelques morceaux de symphonie d'où il a pris son nom. 11 admet à la fois le comique et le tra-
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gique, et presque tous les événements que les grands maîtres mettent en récit, pour éviter de choquer par un spectacle repoussant, se passent, dans le Mélodrame, devant des spectateurs avides d'émotions fortes, et pour qui les règles d'un goût délicat son inconnues. Le Draine -( V, ce mot ) a donné naissance à ce genre bâtard.
MÉLOPÉE. La Mélopée était , dans la Musique des anciens , l'usage régulier de toutes les parties harmoniques, d'où ressortait la Mélodie.
MELOPLASTE. Tel est le nom d'une méthode pour l'enseignement de la Musique, où le raisonnement est substitué à la routine obscure des anciens professeurs* Elle paraît devoir faire des musiciens instruits et populariser en France l'étude de la Musique. M. Galin en est l'inventeur (1818).
MEN1ANES. On nomme ainsi les Colonnes qui supportent un Balcon. Elles tirent leur nom d'un certain Ménius , qui , ayant vendu sa maison , s'y réserva une Colonne, pour jouir de la vue des combats de Gladiateurs.
MER (Eaux de la). On sait que l'Eau de la Mer contient en dissolution une grande quantité de sel, dont Pâcreté ne permet pas de la boire, a moins qu'on n'emploie divers procédés pour la rendre potable. Si l'on en croit Pline, les anciens étaient parvenus à ce résultat, en suspendant autour de leurs vaisseaux des toisons de laine qui, s'imprégnant des vapeurs de la Mer, donnaient une Eau exempte de toute âcreté. On croit que Poissonnier, médecin français, est le premier qui ait eu recours à la distillation, pour rendre potable l'Eau de la Mer (176I). Les Anglais revendiquent cette invention pour leur chimiste Appleby , qui vivait au commencement du 18 e siècle. En '1817,01. Clément imagina un appareil distillatoire qui remplit parfaitement ce but. La môme année , M. Chaptal obtint les mômes résultats , par la congélation dans le vide.
On doit à MM. Girard, père et fils, la découverte de procédés propres à employer les Vagues de la Mer comme force motrice d'une puissance incommensura-