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PARASOL. On ignore l'époque de l'invention de cet instrument, que nous employons aujourd'hui pour nous abriter contre Ja pluie ou les ardeurs du soleil , mais qui dans l'antiquité la plus reculée , était le symbole de la divinité ou de la puissance souveraine- Ils commença a ôlre en usage en France, en 1680. t
Le r aratonnerre est une longue verge de métal, terminée en pointe, et armée d'un conducteur métallique qui plonge dans la terre humide. On le place sur les édifices , pour lui faire soutirer le fluide électrique des nuages, avant qu'ils parviennent à la dislance explosive; ce qui préserve les bâtiments du danger d'être frappés par la foudre. J
L'anglais Grày est lé premier qui ait reconnu l'identité du fluide électrique avec la matière du tonnerre OjSo). Franklin appliqua aussitôt cette idée à la théorie des pointes, qui ont la propriété de soutirer le fluide électrique avant quil puisse lancer l'étincelle, et proposa de faire servir ces mêmes pointes à soutirer l'électricité des nuages orageux. Toutefois il n'est pas Je premier qui ait mis cette donnée M exécution. La w^mièrç expérience fut faite en France, par Dalibard, dans les jardins du château de Marly-Ïa-Yille , en 17S2.
PARCHEMIN. Le Parchemin est une peau de mouton ou de chèvre, préparée pour recevoir l'écriture. Varron en attribue l'invention à Eumènes II, ou Atlale, roi de Pergame, qui voulait avoir une bibliothèque plus magnifique que celle fondée par Ptoléraéc Soter, roi d'Egypte. Celui-ci, voulant mettre obstacle à un dessein qui lui ôterait la gloire d'avoir formé la plus belle bibliothèque du monde, défendit ^exportation du Papyrus. Eumènes fut donc obligé d'avoir recours à une nouvelle matière propre à recevoir l'écriture , et trouva moyen d'y faire servir des peaux de bûtes préparées ^ qui furent appelées Pergamcnd charia , d'où nous avons fait Parchemin (i63 av. TT.-G), L'opinion de Varron est contredite par celle de'Josèphe, qui prétend que les livres sacrés des Hébreux étaient écrits, sur Parchemin. Dio- 0otc prétend quô les anciens Perses en faisaient usa^e.
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Enfin Hérodote assure que les Ioniens le connaissaient long-temps avant cette époque.
PARFUMS. Cest aux Ioniens qu'on attribue l'invention t ou pour mieux dire le premier emploi des Parfums (1077 ans av. J.-C).
PARISIS. C'était la Monnaie des ducs ou comtes de Paris ; elle remonte environ au 11 e siècle* Plus tard elle devint la Monnaie des rois de Françe. Son nom lui vint du nom de la ville de Paris , où on la fabriquait. Voyez Tournois.
PARODIE. Celte imitation burlesque et surtout satyrique des ouvrages d'esprit, fut inventée chez les Grecs, vers 740 ans av. J.-C.
PASIGRAPHIE. Cet art d'écrire et d'imprimer en une langue , de manière à être entendu de tout autre personne sans traduction , est dû à de Maimieux. L'abbé Sicard accueillit cette méthode , et-, l'employa avec ses élèves (1796).
PASSAGE. Le Passage des Planètes inférieures entre la terre et le soleil, donne lieu & des observations importantes en Astronomie. Kepplcr est le premier qui, en 1.627, calcula l'époque du Passage de Vénus et de Mercure. En 169 1, rlalley mit plus de certitude dans se* calculs à cet égard ; mais il fut surpassé , de nos jours , par Delambre , qui fit une table exacte des Passages de ces Planètes pour tout le iq e siècle.
PASTEL. V. Peinture.
PAVÉ. On attribue aux Carthaginois la première idée de paver les rues des villes. Les Romains leur empruntèrent cet usage , et Appius Claudîus Coecus fit paver ' Home, 188 ans après la fondation de la république. Plus tard, ils pavèrent aussi les grands chemins. Charleiuagne en fit jouir la France ; mais ses successeurs le négligèrent entièrement. Paris fut pavé, pour la première fois, en 1184, d'autres disent en 12H , sous le règne de Philippe Auguste ; mais ce ne fut que sous Louis XIV que le Pavé de cette capitale prit la forme régulière, qu'il a conservée jusqu'aujourd'hui.
PAVILLON. Le Pavillon est une espèce d'étendard
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maritime, dont les diverses nations font usage pour reconnaître leurs vaisseaux. Leur origina doit être aussi ancienne que celle des Etendards {V* ce mot,). Cest aussi le nom d'une espèce de tente, ou d'un petit appartement séparé du corps de logis.
PAVILLON D'OR. CetteMon naie d'or fut frappée en i33o,sous Philippe de Valois, et décriée l'année suivante.
HÊCHE. L'invention de la Pèche appartient, suivant les traditions chinoises, à Fou-IIi , premier roi de la Chine. Il y enseigna aussi l'Agriculture et la manière «l'élever les troupeaux ^ vers l'an 2914 av. J.-C. Si l'on en croit Eusèbe , les Phéniciens furent les premiers qui se livrèrent à cette occupation.
PÉDOMÈTRES. Ces espèces de Montres servent à mesurer le chemin que l'on a fait en marchant, et à en marquer la distance. M. Hervais en est l'inventeur. V. Oâomètre.
* PEINTtJRK Sîcvbne et Connthe se oisputaie^ chez les Grecs, la gloire d'avoir inventé la Peinture. D'abord on n'employa que la Peinture llnéoûe, qui se bornait au dessin des contours. On en attribue l'invention à Cléanthès de Corinthc, et à Philoclès l'égyptien. Quelques auteurs font naître le premier avant Homère; mais ce poëte eût parlé de la Peinture , si cet art eût été connu de son temps. Les contours primitifs furent ensuite remplis par des hachurés ( et ce perfectionnement fut attribué à Théléphanes de Sicyone , ou à Cbrdicès de Corinlhe. ha Peinture monochrome, ou d'une seule couleur, remplissant les contours, fut ensuite inventée par Cléophanès de Corinthe (8£o ans avant J. C). La Peinture £ plusieurs couleurs fut inventée par le grec lîularchus ( j^o ans av. J. C. ). Eumarus fut le premier qui distingua les sexes dans Ses tableaux , et représenta entièrement le corps humain. Jusqu'alors on n'avait peint que la tête et le buste. Cimon de Cléone fit ressortir les muscles et les vaisseaux sanguins , et perfectionna le dessin des membres et des draperies. Il donna diverses attitudes aux figures jusqu'alors droites et roides, et seulement de profil j les draperies n'offraient avant
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lui qu'une surface unie, et prirent un caractère nouveau, au moyen des plis, et en accusant les formes. Après lui, l'art resta stationnaire ou même déclina. Vers la g4 % Olympiade, Apollodore d'Athènes trouva le secret d'exprimer le clair-obscur. Les Romains prirent des Grecs l'art de peindre | comme ils leur avaient emprunté la Sculpture ; mais ils n'y firent aucun progrès. Elle dégénéra rapidement en Grèce sous leur domination , et ce ne fut que dans le cours du i3 c siècle qu'elle reprit quclqu'éclat. Le sénat de Florence fit venir des artistes de Grèce , qui répandirent bientôt la Peinture dans toute l'Europe (1262). Gmabuc , peintre florentin, se fit bientôt une réputation méritée dans cet art (1270). Ucello, peintre italien du i5 c siècle , est le premier qui ait suivi rigoureusement les lois de la perspective, et donné à ses tableaux cette profondeur idéale qui est l'essence de l'imitation dans la Peinture. ' 1- -
On connaît diverses espèces de Peintures dont nous allons nous occuper suivant l'ordre alphabétique.
Peinture en détrempe. On pense communément que ce genre de Peinture fut le premier mis en usage ; il consiste à employer la couleur délayée dans de l'eau de gomme ; mais ce procédé rend la Peinture peu durable. On commença à le connaître en Italie vers l'an 1020.
Peinture é/udorique. Cette espèce de Peinture , qui se fait sous et à travers l'eau, avec des couleurs à l'huile, fut inventée , ainsi que la Miniature à l'huile , par Vincent de Monlpetit, en 1760.
Peinture encaustique. Cette Peinture paraît avoir succédé , chez les Grecs, à la détrempe : la cire en est la base ; mais on ignore comment ils parvenaient à la rendre liquide pour l'appliquer avec le pinceau. On croit qu'on lui faisait subir une espèce de combustion ; on est également dans l'incertitude sur le nom de l'inventeur. Les uns l'attribuent a Aristide , peintre de ïhèbes ( 34-0 ans av. J. C.),et prétendent qu'elle fut perfectionnée par Praxitèle. D'autres la font remonter jusqu'à Pamphile , maître ( l'Appelles, ou à Arcésilaiis de Paros (£oi ans av. J,-C> tfne troisième version en fait honneur à Pau-
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sîas de Sicyone (333 ans avi J.-G). Enfin quelques uns pensent que les Egyptiens en faisaient usage long-temos auparavant, pour en orner les dépouilles des morts. Ce genre de Peinture paraît avoir été connu jusqu'au 6 e siècle , puis se perdit dans les temps de barbarie qui suivirent. En 17^9 , Bachelier tenta quelques essiis qui ne furent pas infructueux. Caylus fut encore plus heureux : en 1753, il inventa cinq manières de peindre à la cire. Enfin Fabroni paraît avoir trouvé un procédé équivalent à celui des anciens, en employant le naphte, qui se combine parfaitement avec la cire , et s'évapore ensuite sans laisser la moindre trace (1797)-
Peinture en émail. On peut, mais sans en fixer l'époque, en attribuer l'invention aux Toscans, qui y excellaient déjà du temps de Porscnna(6ao av. J.-C.)..Chcz les modernes , c'est à Faenza et à Castel-Duranié qu'elle fit les premiers progrès ; mais le coloris était loin d'égaler la correction du dessin* On n'employait que des teintes plates, presque toujours transparentes et sans relief. C'est seulement vers l'an i63o, que Jean Toutin, orfèvre de Châteaudun, trouva moyen de perfectionner ce genre de Peinture , en y appliquant toutes les couleurs et en les faisant parfondre au feu. Toutefois cet art est l'un des plus difficiles que Ton connaisse , et le très petit nombre d'artistes supérieurs que nous possédons en ce genre en est la preuve.
Peinture à fresque. Dans ce genre de Peinture , on emploie les couleurs détrempées à l'eau , sur un enduit de chaux et de sable , assez frais pour en être pénétré. On n'en connaît pas l'origine, qui paraît remonter à la plus haute antiquité. Elle est la plus durable de toutes les Peintures, puisqu'elle conserve constamment le même éclat, et ne périt qu'avec la muraille sur laquelle elle a été exécutée. C'est vers l'an 1020 qu'elle reparut en Italie, En i8i3,on imagina un moyen pour enlever les Fresques des murailles qui menaçaient ruine , et les transporter sur un autre fond. Plusieurs procédés ont successivement été employés; mais, bien qu ils réussissent momentanément, il arrive presque toujours.
que la Pcînfare, ainsi transportée, s'écaille et se détruit.
Peinture à la gouaclte. Celle Peinture est une espèce de détrempe dans laquelle on emploie les couleurs assez épaisses , au moyen de la gomme dont on les charge. Elle paraît aussi ancienne que la détrempe.
Peinture à l'huile. La Peinture à l'huile fut inconnue aux adeiens ; elle fut inventée, en i3£o, par Van Eyck, dit Jean de Bruges, qui en fit d'abord un secret, et ne le confia qu'à Antoine de Messine. Celui-ci se le laissa surprendre par Jean Bellin , qui s'introduisit chez lui comme un riche seigneur qui voulait faire faire son portrait. Antoine opéra devant lui sans défiance , et Bellin fit aussitôt connaître ce procédé à tous ses confrères. En 1798 , Berminger, de Paris, inventa un procédé mécanique pour peindre à l'huile. La Lithochromie a le même buU V. ce mot.
Peinture au lalL Cest un procédé* inventé par M. Cadet de Vaux , pour désinfecter Pair. Au lieu d'eau et de blanc d'Espagne , il emploie le lait et la chaux pour enduira les murailles.
Peinturé en miniature. Ce genre de Peinture est d'originef moderne; mais, cej>eriarm r , on rié^peut en fixer l'époque. Les Hollandais* fui ent ceux qui y réussirent les premiers.
Peinture au pastel. Ce genre de Peinture s'exécute au crayon, au lieu de pinceau. Quelques auteurs en attribuent l'invention à Thiele, peintre d'Erfort , dans le i8 ft siècle. D'autres en font honneur à une demoiselle Iieid, de Dantzick. Celte Peinture a peu de solidité, surtout kl l'on n'emploie pas les'procëdés imaginés par Lonot et Terfstein , peintres allemands.
Peinturé sur porcelaine. La Peinture sur porcelaine ne fut jusqu'à nos jours qu'une espèce de Peinture en émail* Elle fut inventée, en 17^9, par Taunay, orfèvre de Paris. En 1808, MM. Stone, Coquerel, et Legros d' Anisy, de Paris x inventèrent des procédés pour appliquer mécaniquement les couleurs sur porcelaine. L'année suivante , M. Neppel • *c Paris , inventa un autre procédé