‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 87 sur 112 · PEND · texte numérisé non relu

PEND

de Peinture et d'Impression sur porcelaine, émail, faïence et biscuit.

Peinture à la Silhouette. Ce genre de Peinture ^ d'une keule couleur, et n'offrant que le profil des figures , fut imagine en 1^9, pour tourner en ridicule 1 économie du ministre Silhouette, qui voulait réparer les finances de la France,, épuisée par une guerre ruineuse*

Peinture sur toile. On croit communément que la Peinture sur toile ne remonte guère au-delà du règne de Néron, qui, l'an 66, voulut se faire peindre de 120 pieds de haut.

Peinture sur verre. Quelques auteurs en attribuent l'in- Yenlion à un peintre marseillais, qui travaillait en Italie, vers Tan j5og. Cet art dégénéra , après avoir brilh* sous François 1 er , et Ton perdit presqu' entièrement le secret qui avait produit tant de chefs-d'œuvre. Au 17 e siècle, Geiger, ou Giggcr, peintre suisse, inventa la Peinture à l'huile sur verre. Un nouveau procédé, pour peindre sur verre, fut invertie en 1819, jaar RI* W ynn.

Peinture çitro-graphique. Ce genre de Peinture, qui s'applique sur verre sans employer la gomme ou le vernis, qui ont toujours 1'incQn.vénient 4' altéce^ la transparence du verre, a clé.imgo^té d'Angleterre en France , par M. Lucas.

PELEW (îles). Ces îles furent découvertes par le capitaine anglais Wilson, en 1783.

PENDlltE. Le Pendule est un corps pesant suspendu de manière à pouvoir osciller par l'impulsion de la pesanteur. Le Pendule simple serait celui dont le point d'appui ne présenterait aucun frottement, et dont la tige de suspension serait sans pesanteur. On voit que ce n'est qu'un être de raison. La définition du Pendule simple indique ce qu'est le composé; Galilée en est l'inventeur,, et s'en servit poux mesurer le temps dans les observations astronomiques; car les oscillations du Pendule,, même composé, sont sensiblement isochrones. Huyghens Tappliqua aux Horloges (1680); d'autres désignent le hollandais jTromentèl (1662). En 1673, Ricjber cpnjçut la première idée de l'aplatissement de la terre aux

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pôles , par la nécessité où il se trouva , à Cayennc, de -raccourcir le Pendule.

L'aclion du froid qui contracte , et de la chaleur qui dilate les métaux , diminuant beaucoup la justesse du Pendule , engagea Julien Leroi , Ellicor et Graham , à imaginer les Pendules compensateurs , composés de plusieurs métaux différemment dilatables. Le plus ingénieux est le Pendule à gril, inventé en 1726 , par Harrison, célèbre mécanicien anglais , et qui est formé de plusieurs tiges de différents métaux, dont la réunion laisse au Pendule sa longueur exacte > quelle que soit la température de l'atmosphère.

On donne aussi le nom de Pendules aux Horloges aux* quelles on a appliqué le Pendule V. Horlogerie.

Les Pendules à équation furent inventées en Angleterre, en 1692.

M. Xeroi est l'inventeur d'une Pendule dite atmosphérique, dont le principal mérite consiste en ce que, une fois posée, elle continue à marcher sans être remontée.

PENTECOTE (Île de la). Cette île fut découverte en 1767 , par Wallis.

PERIODE. V. Cycle.

PÉRI SCOPI QUE. F. Lunette.

PERLE. La Perle est une concrétion formée dans plusieurs espèces d'huîtres ; on l'assimile aux pierres précieuses , et sa valeur se détermine d'après son volume, sa forme et son éclat En 1760 , Linnéc trouva le moyen de faire produire des Perles aux huîtres ordinaires, en les nourrissant convenablement. L'art a cherché à imiter la nature, dans ce cas comme dans bien (PSùtres, et l'on est parvenu à produire la plus parfaite illusion à cet égard. Les premières Perles fausses furent fabriquées en 1680 , par Jacquin, de Paris.

PERNICIEUSES (Îles). Ces îles furent découvertes en 1774 « par le capitaine Cook.

PÉROU. Cette riche contrée de l'Amérique fut découverte par Pérez de la, Rua, en i5i5. Pizarre en fit la conquête en i53i.

PERRUQUES, On ignore absolument l'origine des

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Perruques, qui remontent à la plus haute antiquité. Les Mèdes et les Perses, au rapport de Xénophon , connaissaient cet ornement, qui fut aussi en usage chez les Phéniciens. On en retrouve des traces chez presque tous les peuples anciens, et leur forme y varia constamment. Les Gaulois se paraient de la chevelure des ennemis vaincus; mais, depuis rétablissement du Christianisme , la Perruque éprouva de nombreuses vicissitudes. Soirvent proscrite, sous peine d'excommunication, elle fut également protégée par nos plus grands monarques , et . par la mode, qui commande si impérieusement aux Français. lia plus grande vogue de la Perruque commença en 1616; on la substitua aux calottes. Elle est moins aujourd'hui un ornement qu'une précaution pour les personnes chauves,

PERSPECTIVE. L'art de la Perspective, appliquée aux décorations théâtrales , est due au grec Agatharquc (45o av, J.-C). Les premières leçons de Perspective furent données à Paris, en *65o, par Abraham Bosse y de l'ours,

PESANTEUR. La Pesanteur est la force qui sollicite constamment les corps à s'approcher du centre de la terre. Galilée paraît le premier qui en ait étudié les lais, et qui ait reconnu celle de l'air, seulement devinée par les anciens (17 e siècle). Plus tard, Newton approfondit cette théorie , et reconnut que tous les corps pèsent les uns sur les autres, ou pour mieux dire ont une tendance à s'approcher. (V. Attraction.} En i672,Richer découvrit le dccroiçsément de la Pesanteur sous l'équatcur.

PESANTEUR SPÉCIFIQUE. On nomme ainsi le poids d'un corps sous un volume déterminé. Plus un corps p îsc sous ce volume (un pouce , un pied cube, ete.), plus sa pesanteur spécifique est grande. Pour bien déterminer la Pesanteur spécifique d'un corps, on le pèse dans l'air , puis dans un liquide qu'on considère comme tmùéy l'eau distijlée^ pa* exemple* Ce corps perd alors le poids du volume d*eau qu'il déplace ; et ce qu'il pèse Uajp.s le Jicmidç e$t sa pç£a/Ueu£ spécifique.. Celle iropoi>

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tante découverte est due h Archimède , qui reconnut ainsi la fraude d'un orfèvre , qui avait mis de l'alliage dans une couronne d'or fabriquée pour Hiéron , tyran de Syracuse (3 e siècle av. J.-C.).

La Pesanteur spécifique des liquides se détermine par le plus ou moins grand enfoncement de certains corps qu'on y plonge, et qui prennent le nom d'Aréomètre, VAlcohomètre ou de Pèse-liqueur , etc. F. ces mots,

PÈSE-LIQUEUR. V. Aréomètre et Pesanteur spécifique.

PÉTARD. Le Pétard est d'invention française. Henri IV s'en servit, dit-on le premier, au siège de Cahors, en i53q, d'autres disent en ïSjq.

PHALEUŒ ou PHALEUQUE. Ce vers de cinq pieds , employé dans l'épigramme et les poésies légères, fut inventé par Phaleucus.

PHARE. Un «Phare est une lumière placée sur un lieuvélevé au bord de la mer , pour signaler aux vafe*; seaux les écueils contre lesquels ils pourraient se^ briser pendant la nuit. Le plus ancien dont parle l'histoire, est celui du promontoire de Sigée. Le plus fameux est celui que Ptolémée Philadelphe fitéleverdans t*tle de Pharos v 283 ans avant J.-C. De nos jours, la construction des Phares a été beaucoup améliorée. Les plus importantes modifications sont dues à M. Bordicr-Marcet.

PHARMACIE. La Chimie médicale est une Science moderne, et ne paraît avoir été connue d'aucun des peuples de l'antiquité , dont les seules préparât* ons médicinales se sont bornées à la trituration , la décoction , Finfusion , l'expression des sucs , et même la simple lotion* La Pharmacie doit sa première et principale origine aux Arabes.

PHASE. On nomme ainsi les diverses apparences de la lune et des planètes. Aristarque de Samos a trouvé le premier U véritable cause des Phases de la lune. Galilée a découvert celles deV&ms.et Huyghens celles dç Saturne. V. Astronomie. " - , „ . m >

PHILIPPINES (îles). Ces îles furent Réouvertes par Magellan, eji x5ai. Cependant les Portugais

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raissent avoir connu V île de Luron, la plus grande des Philippines, dès Tannée i5ii.

PHILIPPINES (nouvelles). Les Nouvelles Philippines, ou îles Carolines, furent découvertes par les Espagnols, en 1686.

PHILOSOPHIE. Cestvers 16^0 que la Philosophie expérimentale parvint à secouer enfin une partie du joug que lui imposaient les préjugés et la superstition. * PHLOGISÏ1QUE. Le Phlogistique était , pour les sectateurs de Sthal, le Calorique à l'état de combinaison, ou pour mieux dire un principe inflammable que les corps perdaient par la combustion (17 e siècle). Cette doctrine, qui fut admise pendant plus d'un siècle , et par laquelle on expliquait tous les phénomènes de la Chimie, s'est écroulée devant les théories modernes , qui considèrent la combustion des corps comme le résultat de leur affinité pour l'Oxigène. (V. ce mot.) Nous devons dire néanmoins que S ta] il , en imaginant le Phlogistique, Ta fait servir comme de lien aux faits épars dont se composait alors la Chimie , à laquelle il a ainsi donné le caractère d'une véritable science. Et , bien que notre ouvrage ne soit jfestiné qu'à, enregislrêr des vérités, l'importance donnée, pendant si long-temps, au Phlogistique, nous engage à citer ici l'opinion de quelques auteurs qui en attribuent l'invention à Avicène , ou Abo-Ali-Abiasceni , philosophe arabe , qui prétendait que ce principe sulfureux et inflammable existait dans tous les corps simples, Jeur donnait la vie qui leur est propre, et les laissait éteints en les quittant (1020).

f PHiÔSCOPE. On nomme ainsi une espèce de Poeie, de l'invention de M. Thilorier , et qui ressemble à un autel dont le trépied est soutenu par une portion de candélabre sous lequel est une base communiquant à un tuyau pratiqué dans le parquet. Un cylindre de verre , qui' joint l'autel et le candélabre, permet de voir la flamme du poêle qui parcourt ce cylindre dans une sisituation renversée. >' i 't«fcrè***i . V -f^rtw; ? .fHQ&GÈNE. M. Davy a -donné ce nom au Gaz Acye^o^n^-carboûique , découvert par lui.

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PHOSPHORE. Le Phosphore est une substance qui a li propriété de luire dans 1 obscurité , et d'enflammer quelques corps. Il fut découvert, en 1669, par Brandt, alchimiste hambourgeois , qui croyait trouver la pierre philosophai e dans l'urine. Kunkcl, chimiste de l'électeur île Saxe, auquel Brandt avait fait un mystère de sa decouverte, retrouva le Phosphore en 1674- Suivant d'autres, il déroba le secret de Brandt. Toutefois celte découverte resta un secret jusqu'en 17^7 époque à laquelle un étranger en communiqua la préparation à l'académie {les sciences*

PHYSIÔGNOMONIE. Cet art de reconnaître les inclinations des hommes d'après les traits de leur figure , est dû à Lavater. Comme tous les chefs d'écoles, il a eu des disciples dont le zèle mal entendu, poussant tout à l'extrême , a déconsidéré les principes du maître C*775>>

PHYSIOLOGIE. La Physiologie est la science des

i)hénomènes de la vie. Chez les peuples les plus anciens, a métempsycose d'une part , et de l'autre l'horreur des cadavres , apportèrent nn osbtaclc insurmontable aux progrès de l'Anatomie (V. ce mot ):car il était impossi- . ble d'expliquer, d'une manière satisfaisante, le jeu de nos organes , avant de connaître leur structure entière*

Mais le fanatisme, qui couvrait, d'une réprobation stupï de, ceux qui, disait-on, troublaient le repos des morts, n'empêchait pas d'égorger des animaux vivants ; quelquefois même il offrait aux dieux des sacrifices humains. Le prêtre, armé du couteau sacré, put apprécier t d'après les convulsions de la victime, l'importance des viscères qu'il avait frappés.

Lies Egyptiens ne surent presque rien sur le su'et qui nous occupe. Les Hébreux en surent encore moins que les Egyptiens leurs maîtres. C'est encore en Grèce , le berceau de toutes les sciences, que la Physiologie vit le jour. Almaeon, disciple de Pythagore, recounut.que le egrveau- est Jfc siège d^Tamc siècle av. J<-Wa Ën*pedocle* q^ëjes^ animaux viennent d'oeufs analogues aux grâac^^^a^^ntes, (5 e siècje av, j.-C), Pans le même

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siècle f Démocrite réduisît tous les sens à un seul , le toucher plus ou moins perfectionné ; et Heraclite crut que la perspiration existait dans tous les corps de la nature comme dans les animaux.

Hippocrate, il faut le dire, fut moins physiologiste que médecin. Son génie lui fit soupçonner des vérités utiles; mais il se trompa en croyant que Pacte de la digestion est une véritable coction , et que la respiration a pour but de rafraîchir le sang (5 e sièc. av. J.-C). Les médecins de l'école de Cos s'associèrent les philosophes de l'époque, et bientôt la philosophie domina la médecine: on discuta beaucoup, et l'on ne découvrit rien.

Suivant Platon i le cœur est l'organe du courage; le foie , de la concupiscence : enfin chaque viscère eut des devoirs moraux et particuliers. 11 donna d'ailleurs trop d'influence à l'ame sur la matière (4 e siècle av. J.-G). Aristote le dépassa ; il reconnut que la présence d'un canal digestif est le signe le plus constant de ranima-

Les disciples de ces grands hommes se partagèrent en deux sectes ; les uns , comme Platon , ne voyaient que l'ame; lés autres, comme Démocrite , et Epicure à leur tête, ne voyaient que matière. Ces deux sectes n'enfantèrent que des disputes oiseuses , pareeque l'observation ne servit jamais de base à leurs travaux.

Si , de la Grèce , on porte ses regards sur Mtalie , on trouve, dans les ouvrages de Cîcéron et de Plutarque, les idées admises de leur temps sur le mécanisme de nos fonctions.

Il est impossible d'énumérer tous les services que rendit à la science Galicn , fondateur de la Physiologie expérimentale : il devina presque la circulation; mais il est fâcheux que Thumorisme le çlus outré ait quelquefois fait errer ce grand homme (a* siècle).

La Physiologie resta stationnaire après Galien ,etse perdit, avec toutes les sciences, dans la barbarie 1 du moyen âge. Quanti ce troèmous avons reçu dë» Arabes;; laser*' vilité avec laquelle ils ont copié les ancicnsjWans certains ca&j permet de croire <|ue ce qu'on ne trottré çué dar*

uigitized Dy

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leurs propres écrits vient de manuscrits qui n'ont pu parvenir jusqu'à nous.

Lorsqu'à la renaissance des lettres, les sciences commencèrent à percer les ténèbres de la barbarie , Galien devint en médecine ce qu'Aristote était en littérature* On commenta Galien , on ne commenta que lui , et on le commenta mal.

Vesale, cependant, osa s'affranchir du joug des anciens; il reconnut le retour du sang veineux vers le coeur (i6* siècle). Réald Colomb us remarqua que la dilatation des artères est isochrone aux battements du pouls* et Paracelse tenta d'allier la Médecine à la Chimie* Vers la môme époque , Plater plaça le siège de la vision dans la rétine, et Keppler, trouva dansïe cristallin, tous les a! tributs d'une lentille réfringente. Enfin, l'époque brillante de la Physiologie arriva ; Harvey s'immortalisa par la découverte complète du cours du sang (1628).

Stahl renouvela alors la docrine de Platon , et confondit le principe vital avec l'ame pensante. Holfmann, son contemporain , professa une hypothèse tout opposée; il appliqua exclusivement les lois de la mécanique à l'organisation humaine. Mais le plus illustre de tous les physiologistes mécaniciens fut Boerhaave. Haller, son élève, fait époque dans la science; son grand ouvrage est un chef-d'œuvre qu'il faut citer à chaque pas* L'é-« cole de Montpellier fonda la doctrine du principe vital *■ dont Barthès fut un des plus habiles et des plus ardents défenseurs.

L'école de Paris devait briller à son tour* Bichat publia son Traité d'Analomie générale , qui renferme les plus hautes considérations physiologiques» L'époque actuelle se fait remarquer par uue élude approfondie de la Physiologie végétale. M. Magendie étend, avec persévérance et succès, le domaine de la Physiologie Expérimentale, dont M* Broussais a fait la plus heureuse application à la Médecine.

PHYSIONOTRACE. Cet instrument* au moyen .duquel on calque, eu un moment, un portrait sur

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nature, fat inventé, en 1788, par MM. Quenedy et Chrétien.

PHYSIQUE. La Physique est la science des choses naturelles ; on la divise en Physique expérimentale et en Physique systématique; celles-ci se subdivisent en une infinité de parties , dont nous avons parlé dans Tordre alphabétique.

Quelques auteurs placent le berceau de cette science chez les Grecs, d'autres chez les Brachmanes, les Mages et les prêtres égyptiens. L'antiquité a eu plusieurs écoles dans lesquelles les lois de la nature ont été expliquées d'après des théories contradictoires, plus ou moins ing£* meuscs , mais auxquelles l'expérience manquait entièrement. Pythagore , Thalès, Aristote et Platon, sont, parmi les anciens, ceux qui ont aperçu le plus de vérités en Physique. Chez les modernes, Polinière est le premier qui ail secoué le joug d'Aristote , et rapporté tout à l'expérience (.17 e siècle). Avant lui, Roger Bacon avait bien fait de nombreuses découvertes ; mais il avait laissé ee qu'on croyait connaître de la science dans l'état où il l'avait trouvé. Le chancelier Bacon poussa plus loin ses investigations, et fit faire quelques pas à la Physique ex* périmentafe ; mais bientôt Galilée, Toricelli, ï)escartes, Leibmtz, Newton surtout, Huyghens, Muschenbroek , Franklin, et, de nos jours, Coulomb, Lavoisier, MM. de Laplace, Biot, Arago , etc., etc., etc., lui firent faire les plus grands progrès*

La Physique et la Médecine furent long-temps confondues, lies Anglais donnent encore aux médecins le nom de physiciens.

PIANO. Cet instrument de musique est une espèce de Clavecin dont les cordes sont frappées par un marteau, au lieu d'être pincées par une plume. Son invention est <Jue à Balbatre, célèbre organiste de Saint- lloch, à Paris ( ï 8 e sièc): on l'appelle aussi Forté-piano, parceque , suivant que la pression du doigt sur le clavier est plus ou moins forte , le son est plus fort ou plus doux.

PIANO VERTICAL. Cet instrument de musique est de l'invention de M. Charreyre (i8a3).

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PIANO-HARMONICA. Cet instrument fut inventé

en 1802., par M. Smith, de Paris.

PICROMEL. M. Thénard nomme ainsi une substance qu' il a découverte dans la bile de quelques animaux.

PICROTOXINE. On nomme ainsi un alcali végétal, découvert, en 1818, dans le Menispermum cocculus, par M. Roullay.

PIERRE ARTIFICIELLE. M. Dedreux est l'inventeur d'une Pierre artificielle pour la Sculpture; elle offre l éclat et la dureté du marbre (1823).

PIERRE INFERNALE. V. Nitrate d'argent.

PIERRE PH1LOSOPHALE. La Pierre philosophale est, suivant les alchimistes, un remède universel, et un moyen de changer en or tous les métaux. Celte prétendue science , à laquelle on a donné le nom à 1 Alchimie {V. ce mot.), eut de nombreux adeptes, dont la plupart se ruinèrent. Le premier qui s'y livra fut, dit-on, un arabe ou un maure d'Espagne, d'autres disent un juif nommé Gcber, Gcrbert ou Giaber, qui, à la fois médecin, chimiste et astronome, fit une foule de découvertes dans les sciences naturelles. On n'est pas plus d'accord sur l'époque de sa vie que sur son nom et sa patrie. 11 vivait dans le 8 e , 9 e ou 10 e siècle. Albert le grand, Paracel.se, et une foule d'autres, ont laissé des traités sur la Pierre philosophale : le plus connu de ceux qui prétendaient l'avoir trouvée, est Nicolas Flamel, qui employa, dit-on, cette supercherie pour cacher la véritable source de ses richesses, qu'il avait acquises en dépouillant les Juifs (i4o4-)«

PIERRES (taille des). V. Architecture.

PIERRIER. On nomme ainsi un canon qui se charge par la culasse, et qui, au lieu de boulets et de balles, lance, des pierres contre l'ennemi. Ou en fait un grand usage dans la marine.

PIEIUUER-RAVAL. Cet instrument d'Agriculture, destiné à enlever les pierres des champs, est dù à M. Guillaume*

PILE DE VOLTA. V. Galvanisme.

PINCEAU, L'usage du Pinceau, pour l'écriture, fut

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pratique par les Chinois, 200 ans avant J.-C, époque à laquelle ils inventèrent le Papier de soie et l'Encre.

PIQUE. Cette arme fut inventée par les Lacédéui on iens.

PISTOLE. Cette Monnaie de compte prit son nom de la monnaie d'or ainsi nommée en Espagne. Elle valait dix livres.

PISTOLETS. Quelques auteurs prétendent quo les Pistolets furent inventés à Pistôie ; mais ils n'en fixent pas l'époque. V* Armes à feu.

PLACAGE. V. Bois.

PLA1N-CHANT. Quelques uns le considèrent comme un reste de l'ancienne musique grecque dégradée par les Barbares. D'autres en attribuent l'invention à saint Ambroise, archevêque de Milan. On pourrait concilier ces deux opinions, en disant que le prélat ne fit que donner une forme et des règles au chant cccleW siastique . en employant ce qui restait de la musique ancienne. Le pape Grégoire-Je-Grand perfectionna le Plain-Chaiit.

PLANCHERS DE FER. Ces Planchers furent inventés , en 178a , par Ango, architecte français.

PLAN CHETTE: La Planchette est un instrument dont on se sert dans l'Arpentage, et avec lequel on a, sur le terrain même y ïe plan que Ton veut faire , sans être obligé de le construire à part. La Planchette parait une invention très ancienne.

PLANCHE1TE GÉODÉSIQUE. M. Lenoir est l'inventeur de cet instrument de Mathématiques. ^ PLANÉTAIRE. L'invention des Planétaires appar» tient à Georges Graham , auquel on doit un instrument astronomique d'une grande perfection (17^7). On en doit un autre à lord Orretv. Le plus parfait que Ton connaisse est celui de M. Dubarroux , qui a paru à l'exposition de i8a3. Tout le système planétaire y est reproduit, avec les mouvements réciproques des astres, dans les proportions les plus rigoureuses.

PLANÈTES. Keppler est le premier qui ait découvert la loi do la gravitation des Planètes; c'est à dire que

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