STET
s 1 en servirent* On ignore à quelle époque on commença il faire des Statues de métal coulé , notamment en bronze, que les anciens Statuaires excellaient à travailler. Kel 1er, de Zurich | est celui auquel la fonte des Statues doit,, chez les modernes, le plus haut degré de perfection (i65o).
STEARINE. Cette substance fut découverte dans la graisse de porc , par M. Chevreul.
STEGANOGRAPHIE. La Stéganographie est Part d'écrire d'une manière inintelligible pour tout autre que ceux avec lesquels on veut correspondre. On cite, comme avant imaginé diverses méthodes de ce genre d'écriture , UEnéas, le tacticien , Tritèmc , Porta, Vigenèse, Nicéron , Sehot , Woifand , Eidei , S'Gra^sande , etc* , etc.
STENOGRAPHIE. V. Abréviation.
STEREOTYPAGE, ou STEREOTYPIE, On nomme ainsi les procédés typographiques au moyen desquels on imprime sur des planches solides, comme avec des caractères mobiles On pense que les premiers essais curent lieu en France, à la fin du 1 7 e siècle. Lottin cite des Calendriers imprimés ainsi, dans le 18 e siècle, chez Val* leyrc. William Ged, orfèvre d'Edimbourg, publia plusieurs ouvrages stéréotypés, de 1725 à 1739. L'allemand Funckler, d'Erfort paraît avoir connu ce procédé en i?4o. Carez , de Toul , Hoffinan , de Strasbourg, tentèrent, en 1784 et 1789, divers essais qui eurent d'heureux résultats ; mais ceux qui ont rendu le plus de services à la Typographie, par l'excellence de leurs procédés Stéréotypiques , sont MM. Firmin Didot et Héran ; le premier emploie des caractères de fonte dure , pour en obtenir le creux dans une plaque de plomb , et la frapper ensuite sur le métal en fusion (1797); le second se sert de matrices mobiles en cuivre , ce qui accélère considérablement le travail (1802).
STETOSCOPE. Cet instrument d'Acoustique sert à apprécier , avec une grande justesse , les affections des organes de la respiration : on le doit à M. Laenec. Oo l'applique également aux diagnostiques de la grossesse , des fractures et des calculs vessicaux.
SUCR 345
STRAS. Quelques auteurs prétendent que cette p ierre fausse porte le nom de son inventeur ; mais on n'en fixe ni l'époque ni le lieu.
STRATEGIE. On nomme ainsi la science des mouvements d'une armée , et de la position des différents corps qui la composent. La division des troupes en aile droite et en aile gauche , que les Grecs et les Romains appelaient contes d'une armée était attribuée au dieu Pan, que Ton représentait pour cela avec des cornes (1770 ans av. J.-C.). Une autre tradition en faisait honneur à Paiamède , disciple de Chiron (1240 ans avant J.-C).
STRONTIANE. Celte substance fut soupçonnée, en 1790, par Crawfort, dans un minéral qui existe près de Strontian 9 en Ecosse. Son existence fut constatée , en 1703 et 1704» par Hope et Klaproth.
STRONTIUM. Cette substance fut découverte , parle docteur Seébeck, dans la Strontiane.
STRYCHNINE. Cette substance fut découverte , en 1818, dans la noix vomique, par MM. Pelletier et Caventou.
STUC. On nomme ainsi une espèce de mortier avec lequel on fait diverses sculptures qui imitent le marbre. Les anciens ont excellé dans ce genre ; mais leur secret s'est perdu. Il fut retrouvé par Nanni , peintre italien du 16 e siècle; d'autres disent par son contemporain Jean d'Udine.
SUBER1NE. M. Chevreul a nommé ainsi le tissu cellulaire du liège , qu'il est parvenu à séparer des matières qu'il renferme.
SUBLIMÉ CORROSIF. Voyez Hydro-chkrate de deutoxide de Mercure,
SUCCIN. V. Électricité.
SUCRE. Le Sucre n'était pas inconnu aux anciens , comme on le croit communément ; car Pline et Théo*phraste en font mention. Mais tout porte à croire qu'to ne l'obtenait pas au degré de pureté que nous lui connaissons aujourd'hui. On distingue différentes espèces de Sucre f dont nous allons parler successivement.
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Le Sucre d'amidon Tut découvert, par Fourcroy, en 1801. Plus tard, le russe Kirkhoff s'en attribua la découverte , dont quelques uns font honneur à M. Dalhman , suédois.
Le Sucre de betteraces fut soupçonné, en i6o5, par Olivier de Serres. En 1781, le chimiste prussien Margrafffit de nouvelles expériences, qui engagèrent Achard, de Berlin , à l'exploiter en grand (181 1). Ce ne fut toutefois que plus tard qu'on donna une attention sérieuse à une découverte aussi importante , et qui est devenue aujourd'hui l'un des grands produits de F industrie française. En 1812, Haiiy vérifia que les formes cristallines du Sucre de betteraves sont les mêmes que celles du Sucre de cannes.
Le Sucre de bois et de chiffons , obtenu au moyen de l'Acide sulfurique , fut de couvert , 18 19 , par M. Braconnot, de Nancy. Il résulte même des expériences de ce chimiste, qu'une livre de chiffons donne plus d'une livre de Sucre.
Le Sucre de cannes est le plus commun. Il étatit connu des Chinois , de temps immémorial. Quelques auteurs prétendent que les Arabes commencèrent à le fabriquer vers 85o ; mais d'autres pensent que cette époque est trop rapprochée, et la placent beaucoup plus tard. Une troisième version veut que le Sucre de cannes n'ait été connu des Arabes qu'au i3 c siècle.
Le Sucre de châtaignes fut découvert, en 181 1, par Gencrazzi, de Florence. On l'obtient sans altérer la fécule.
Le Suctv d r érable est connu des Canadiens , de temps immémorial. 11 commença à être fabrique en Europe, vers ï8io , époque à laquelle le prince d'Auersperg en établit une manufacture.
Nous citerons encore , parmi les découvertes en ce genre , le Sucre de raisin, de tilleul, dont les auteurs nous sont inconnus.
SULFATE DE FER ou COUPEROSE VERTE.
La fabrication de cette substance, si utile dans les arts, a été introduite en Franee, par Moreau , de la Rochelle, vers la fin àa sièch* dernier.
SYST 3i 7
SULFURE D'ARSENIC. La découverte de cette strostancc est due à Macqucr , qui lui donna le nom de Foie d'arsenic*
SUMATRA. Cette île fut découverte, en i5o8, par le portugais Siqueyra.
SUWARFOW (îles). Ces îles furent découvertes, en i8o4i par le russe Lassarcn.
SYLVAIN L. V. Tellure.
SYNTHÈSE. V. Analyse.
SYMPHISE DU PUBIS (section de la). Cette opération, qui a pour but de suppléer à l' opération Césarienne, et de prévenir, dans la plupart des cas, la mort de la mère, a été inventée, en 1768, par Sigault et Leroi. Elle fut pratiquée, pour la première fois, en 1777. La faculté de médecine a fait frapper un jeton à cette occasion.
SYPHILIS. La maladie vénérienne commença à s'introduire en Europe , en i£q3, après la découverte de l'Amérique , d'où elle fut rapportée par les aventuriers qui s'y rendirent en foule. A.Naples , dont les Français étaient alors possesseurs , on l'appela le mal français , et en France , le mal de Naplcs*
La première trace de la gonorrhée en France , comme symptôme de la maladie vénérienne, remonte à l'an i5oo. Jacques Carpus , célèbre anatomiste du 16 e siècle , est le premier qui ait guéri la Syphilis, par des frictions mcrcorielîes.
SYSTEME. Ce mot signifie un arrangement de principes et de conséquences, un enchaînement méthodique des causes et des effets. Nous ne nous occuperons cependant que des Systèmes astronomiques , pareeque ce mot y est plus spécialement appliqué (V. Méthode). Un Système astronomique est la supposition <Fun certain arrao* gement dans les parties qui composent l'Univers, et d'àprès lequel les astronomes expliquent tes apparences des corps célestes. t
ûn compte trois Systèmes principaux qui ont partagé les philosophes.
Pylhagore suppose la terre immobile au centre du