J'vas ti y aller
J'm'as ti y aller l'qu’ri?
Nous vous défions de construire une phrase plus malade, Admirezvous avec nous ce ft accolé à une première personne ? J’m’as ti/ D'où vient ce {à que nous rencontrons si souvent ?
Le «Courrier de Vaugelas » l’explique en disant :
« Lorsqu'il s’agit de
phrases interrogatives, notre langue fait usage du pronom t, après le verbe, dans quatre cas différents.
« Autrefois, dans ces cas-là, l'interrogation faisait toujours entendre i, parceque / ne sonnait pas dans #, ri 8 dans s, et que, si le verbe n’était pas terminé par un £{, on en mettait toujours un pour l’euphonie.
« La fréquente répétition de ce ti frappa les ignorants ; ils y virentun signe interrogatif, et ils le placèrent,sans changer aucunement l’ordre des mots, dans toute phrase interrogative :
J'su ti à l'heure ? (Suis-je à l'heure ?)
T'es ti levé ? (Est-tu levé ?)
Il est té parti ? (Est-il parti ?)
Elle est ti à la maison ? (Estelle à la maison ?) etc,
« Puis, vu que la cons-
truction de la phrase exclamative était, comme elle l’est encore, identique à celle de la phrase interrogative, on a, toujours sans changer l’ordre des termes, appliqué également {2 à la phrase exclamative.
Il est fi méchant !
T'sont ti stupides !
J'les z'haïs ti un peu ces gens-là !
Ce fameux fi est un cuir, convenons-en, et à semelle, n’en doutors pas !