‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 189 sur 221 · SER — 283 — SER · texte numérisé non relu

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Et puis, je ne sais pourquoi on a l'esprit plein d'images de serpents ; c'est à croire que des couleuvres vous rampent dans le cerveau ; la ronce siffle au bord du talus comme une poignée d'aspics ; le fouet du postillon est une vipère volante qui suit la voiture et cherche à vous mordre à travers la vitre ; au loin, dans la brume, la ligne des collines ondule comme le ventre d'un boa qui digère, et prend dans les grossissements du sommeil la figure d'un dragon prodigieux qui entourerait l'horizon, lèvent râle comme un cyclope fatigué et vous fait rêvera quelque ouvrier effrayant qui travaille avec douleur dans les ténèbres.

Le Rhin.

Les serpents du berceau, ce sont les préjugés.

Actes et Paroles.

La bise siffle et semble un serpent qui s'allonge,

Le Pape.

Chose étrange qu'au milieu De l'amour, des baisers, des parfums, du ciel bleu, Une sinistre idée obscurément vous ronge, Et que la mort, serpent rampe au fond de ce songe !

Le Théâtre en Liberté.

Cette corde qui semble inerte sur le sable Est un serpent, et saute au cou du misérable.

Idem.

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