SER —284— SER
Dans ses cheveux se tord le serpent fausse queue.
Le Théâtre en Liberté.
Comme un serpent hésite à travers les roseaux,
Un fleuve, né d'hier, traînait ses pâles eaux,
Et découpait une île au pied d'un coteau sombre,
Sans savoir qu'en ces joncs, pleins de souffles sans nombre,
Germait, fœtus géant, la plus grande des Tyrs.
La Fin de Satan»
Serre.
Si la trombe aux ardentes serres.
Les Chants du Crépuscule.
Cette serre d'aigle qui avait pour ongles quatre machines de guerre était l'intérieur de la tour ronde.
Le Rhin.
Serrure.
Dieu met, quand il lui plaît, sur l'orage et la haine, Sur la foudre, forçat dont on entend la chaîne,
La sainte serrure des cieux, It, laissant écumer leurs voix exténuées, Ferme avec l'arc-en-ciel courbé dans les nuées,
Ce cadenas mvstérieux.
La Légende des Siècles.
Aucun engin d'effraction ne se serait mieux comporté que Maurepas dans la serrure de la Constitution.
Histoire d'un Crime.
SER — 285 — SÈV
Servante.
Les amourettes énervantes Fatiguent, sans les émouvoir, Les âmes, ces grandes servantes De la justice et du devoir.
La Légende des Siècles,
La mort Est la servante sombre aux ordres du plus fort.
Actes et Paroles.
Serviteur.
Puisque l'aube blanchit le bord de l'horizon, Pareille au serviteur qui le premier s'éveille Et, sa lampe à la main, marche dans la maison.
Les Quatre Vents de l'Esprit.
Seuil.
Les guerres sont le seuil des révolutions.
V Année Terrible.
Sève.
Son casque, dont l'épée a brisé la charnière, S'ouvre, et montre sa bouche où l'écume apparaît. Bave épaisse et sanglante ! Ainsi dans la forêt, La sève en mai, gonflant les aubépines blanches, S'enfle et sort en salive à la pointe des branches.
La Légende des Siècles.
Ce n'est point à la surface du drame que doit être la couleur locale, mais au fond, dans le cœur même de l'œuvre, d'où elle se répand au dehors, d'elle-même, naturellement, éga