‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 1 sur 503 · CONTENANT LES MONOGRAMMES · texte numérisé non relu

CONTENANT LES MONOGRAMMES

MUNICH

A l'iWSTITUT I.ITEEAIRE ARTIST1<JDE DE LA LIBBAIRIE DE J. G. COTTA,

THt ^

Préface.

Lorsqu'en 1817; nous publiâmes la première édition de notre Dictionnaire des monogrammes, nous pensions non seulement avoir réuni dans cet ouvrage tout ce qui était alors connu sur cette matière} mais aussi avoir produit un livre qui devait faciliter beaucoup l'explication des monogrammes , des lettres initiales et des marques figurées, et qui surpassait tant par son étendue que par son utilité tQut ce qui avait paru jusqu alors sur cette partie de l'histoire des beaux arts* Cependant nous ne pouvions pas nous dissimuler dès cette époque les défauts de notre ouvrage et combien il était susceptible d'amélioration.

Après un tel aveu, il paraîtra peut-être étrange, que nous ayons alors donné cet ouvrage au public) mais si nous avions voulu attendre, jusqu'au moment où nous aurions pu remédier aux défauts , que nous lui connaissions , les amateurs des beaux arts auraient dù renoncer aux services que notre Dictionnaire de 1817 leur a rendus jusqu'à ce jour et même à ceux qu'ils peuvent attendre de la nouvelle édition que nous publions maintenant.

Celui qui, dans le vaste champ des arts et des sciences, s'occupe avec assiduité de la recherche, de la réunion et de l'examen de renseignemens qui se trouvent dispersés, placés souvent où l'on n'eut pas cru les trouver et quelques fois même obscurcis par la manière dont on les a présentés, ne tardera pas à se convaincre qu'il s'est chargé d'une œuvre sans fin 5 il reconnaîtra que, s'il ne voulait offrir au public les résultats de son travail, qu'au moment où il n'y aurait plus rien à y ajouter, qu'au moment où ce travail aurait dans toutes ses parties la même perfection, il devrait à jamais renoncer à la publication d'ouvrages, qui, coûtent tant de soins et de tems à leur auteur. Il est bien certain que beaucoup de livres, qui auraient été utiles aux arts et aux sciences, n'ont jamais paru, parceque leurs auteurs n'ont pas su terminer leur travail. C'est pour ne pas tomber dans ce défaut^ que nous fîmes paraître en 1817 notre Dictionnaire des monogrammes, et c'est encore cette même raison qui nous engage à le présenter aujourdhui pour la seconde fois au public sous une nouvelle forme. Cet ouvrage est le fruit d'un travail assidu de plusieurs années, et nous pouvons, sans être accusés de vanité, assurer que ce

Préface.

livre, quoique n'étant pas encore sans défauts, sera de la plus grande utilité aux connaisseurs et aux amateurs des arts, jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un meilleur, qvie de nouvelles reclierches pourront mettre à même de produire. Nous laissons aux connaisseurs à juger si notre ouvrage ne mérite pas la préférence sur tous ceux qui ont été publiés jusqu'à présent sur ce sujet.

Depuis la première édition de notre Dictionnaire deux autres livres ont paru sur cette matière 3 le premier, par le Dr. Stellwag ^) n'est autre chose qu'un extrait imparfait et absolument inutile de notre ouvrage de 1817, et n'est digne d'aucune attention. Le second par Joseph Heller^^) a plus de mérite, mais nous ne savons pas si la science a beaucoup gagné à cette production, et nous pouvons dire avec vérité que nous n'y avons trouvé que très peu de choses qui appartinssent à l'auteur, et qui ne soient contenues dans la première édition de notre Dictionnaire. Du reste la manière dont Heller a conçu et exécuté son ouvrage nous paraît absolument insuffisante, car la seule indication d'un monogramme sans aucune description des objets d'arts sur lesquels il se trouve, et sans indication de l'artiste, d'après son tems, son pays et son école, ne peut servir à rien.

Lorsque la première édition de notre Dictionnaire eut paru, nous ne tardâmes pas à nous apperçevoir qu'il était nécessaire de remédier aux lacunes de cet ouvrage et nous nous en occupâmes sans relâche^ de sorte qu'en 1820 nous fûmes en état de faire paraître quelques cahiers de corrections, qui ne furent interrompus que par la mort de leur éditeur. Ayant voyagé depuis lors en France, en Hollande, en Italie et en Allemagne, ayant vu et étudié les collections de ces contrées dans le but d'en profiter pour notre ouvrage, nous nous sommes convaincu qu'un remaniement entier était le seul moyen de réparer les défauts de la première édition et de présenter un nouveau livre qui put mieux satisfaire et le public et nous mêmes.

Un travail assidu de douze années nous a enfin mis en état d'achever ce remaniement) le but que nous nous sommes proposé a été de présenter aux lecteurs l'ensemble de nos recherches et de nos réflexions, et dans les cas où nous n'avions pas pu vérifier nous mêmes les objets ou renseignemens qui forment la base de ces recherches, de faire connaître ce que nous avons recueilli d'observations faites par d'autres sur des nouveaux maîtres, leurs ouvrages et les marques, dont ils se sont servi. Nous avons toujours indiqué les sources où nous avons puisé, de sorte que le lecteur peut juger ce qui appartient à nous ou à d'autres, et quelle foi chaque assertion mérite. Il est clair que, voulant donner un ouvrage aussi complet que possible sur cette matière, nous avons dû ne pas nous borner à nos propres recherches , mais admettre aussi celles d'autres personnes , quand même nous ne pouvions pas répondre de leur véracité ou quoiqu'elles se trouvassent déjà autre

*) Monogramnicnlexihon fiir den Handgcbraucli, licrau'ige^eben von Dr. J. C. Stellwag. Franlifurt r. M. bel P. II. Guilliauman. 1850. Ua volume en grand 8'°' **) 3ïonogrammcnlexi]<.on cnthaltcnd die l>el;annten, zweifclhaftcn imd nnbeliannten Zeicîien, so nie die Abkiirzungen dcr Namen der Zelclmcr, Maler, Formschneider, Kupferstecher, Litliographen u. s. \v. mil luirzcn Naclirichten iiber dicselben, von Joseph lïellcr. Baniberg bei J. G. SickmuUer 1851^ Un volume in V'

Préface.

part. Malgré le grand nombre d'articles 'qui n'avaient pas encore été traités, malgré les éclaircissemens nombreux sur ce qui était connu, il resté encore' beaucoup à faire pour l'averiirf nous continuerons donc nos études et nos recberches , et nous donnerons tout ce que nous apprendrons, pendant l'impression de l'ouvrage, dans un appendice, qui sera arrangé de manière a ce que l'on puisse, ou le placer à la suite de l'ouvrage, ou mettre chaque article à l'endroit, où il devra être intercollé d'après le système adopté. , - '

L'ouvrage est divisé pn trpis parties| la première contient les i^ionogrammes, la seconde traite des lettres initiales, la troisième des noms abrégés ou estropiés qui sont souvent aussi difficiles à déchiffrer que les monogrammes eux-mêmes., Les deux premières parties sont accompagnées d'un appendice qui contient les marques figurées avec ou sans lettres initiales. Outre la table alphabétique générale des noms des artistes qui comprend les trois parties, chaque partie a séparément, sa propre table , 4es noms. : .

L'ordre d'après lequel les monogrammes de la première partie s.ont arrangés, est celui de l'alphabet, sans que la grandeur des lettres qui forment le monogramme, ni l'ordre dans lequel elles s'y présentent, y influe en rien. Tous les. monograrames, dans lesquels se trouve un A, sont donc mis dans cette lettre, et ils se suivent d'après l'ordre alphabétique A B, AC, AD etc. Entre AB et AC se trouvent les monogrammes qui contiennent outre AB d'autres lettres et entre AC, ceux qui ont plusieurs lettres outre AC. Ce système paraîtra singulier au premier aspect, ^mais notre expérience à cet égard doit nous justifier de l'avoir adopté. Nous nous sommes convaincu qu'il n'y a pas d'autre manière par laquelle la recherche des monogrammes puisse se faire avec autant de facilité et de sûreté, qu'au moyen de celle-ci. Les autres méthodes de classement sont plus vagues, ou présentent d'autres difficultés, comme les amateurs s'en sont souvent apperçu, ou exigent même, que celui qui cherche un éclaircissement, sache déjà du moins en partie, ce qu'il veut apprendre.

D'après notre système, le monogramme iVÇ> par exemple, ne doit pas être cherché à MB, mais à BM. La conséquence et l'unité du principe l'exigent. Si l'ordre des lettres qui forment un monogramme, se présentait toujours aussi clairement que dans l'exemple, que nous venons de donner, la méthode précédemment adoptée mériterait, comme plus naturelle, la préférence} mais pour la plupart des omnogrammes, cela n'a pas lieu. Comment peut-on, par exemple, dans 1j monogramme ^^^y distinguer avec certitude, laquelle des lettres doit être la première? Il est évident que les lettres FM n'ont pas moins de droits que l'A 3 la façon de voir dans cette méthode sera toujours vague et diverse 3 mais on ne peut jamais se tromper dans notre système ^ car après avoir analysé le monogramme, dans ses parties FAM et les avoir rangées d'après l'ordre alphabétique AFM, on est sûr de trouver ce que l'on cherche. Il y a donc ici une entière certitude 3 une seule recherche pour les monogrammes même les plus compliqués vous mène au but,

Préface.

tandis -que, d'après l'ancienne méthode, les difficultés augmentent à mesure qu'un monogramme contient plus de lettres.

Il est nécessaire de faire ici mention de la nécessité de bien analyser les monogrammes, ce qui souvent n'est pas aisé. Pour faciliter la recherche des monogrammes incertains dans lesquels une lettre parait douteuse, nous en avons toujours fait mention à l'endroit où le lecteur par une fausse interprétation des

lettres, pourrait être porté à les chercher. Par exemple, le monogramme Cj-î peut aussi bien être pris pour CH que pour GH3 par conséquent il se trouve non seulement au C, mais aussi au G, et il en est de même de tous les autres de ce genre. Pour rester fidèle à notre principe, il était nécessaire de considérer comme les autres lettres, la lettre F, qui se trouve souvent réunie aux monogrammes, ou entrelacée en eux, même dans le cas, où elle signifie indubitablement Fecit; celui qui veut s'instruire ne peut savoir si cette lettre appartient ou n'appartient pas au monogramme lui-même. Ainsi par exemple les monogrammes ou se trouvent non seulement sous CL ou IS, mais aussi sous CFL et FIS.

Pour faciliter les recherches, nous avons été obligés de séparer les lettres initiales des monogrammes 3 il en résulte, que le même maître, s'il s'est servi tantôt d'un monogramme, tantôt des lettres initiales de son nom, se trouve plusieurs fois mentionné dans notre ouvrage, dans chacune des parties relatives à chaque mode de désignation. La réunion dans un seul corps de toutes les espèces de marques, eut présenté trop de difficultés et très souvent elle était impossible3 c'est à dire dans le cas où le prénom d'un artiste commence par une lettre postérieure à l'initiale de son nom. Par exemple, Pierre Weinher se servait, tantôt du monogramme tantôt des lettres initiales PW3 son

monogramme se trouve selon notre système dans la partie des monogrammes, à B.F.W. et ses lettres initiales, dans la partie des initiales, à PW. Il ne serait donc pas possible de les réunir, parceque la seconde partie est rangée d'après la manière dont les lettres se présentent à l'œil. Cette séparation en différentes parties ne peut pas être regardée comme un défaut dans un ouvrage, qui n'est pas destiné à une lecture continue, mais qui doit servir aux recherches des amateurs sur les monogrammes, lettres initiales ou noms abrégés, pour s'assurer de leur signification. Le même motif nous a engagés, à séparer les marques figurées, qui sont accompagnées des lettres initiales, de celles qui n'en ont pas, et de donner celles-là à la lin de la seconde partie.

Quelque fois nous avons donné des monogrammes d'éditeurs ou d'imprimeurs, quoique les noms qu'ils indiquent ne doivent pas réellement avoir place dans cet ouvrage^ mais nous en avons seulement fait mention dans le cas, où un de ces monogrammes se trouvât sur une estarnpe ou gravure en bois et pourrait être pris par erreur pour la marque d'un graveur.

Préface.

Les auteurs dont nous nous sommes servi pour notre ouvrage sont Orlandi i), Christ^), Strutt^), Huber Malpé^), Bartsch ^) , Ottlex^), Brjran 8) et plusieurs autres, en partie moins critiques, qui nous ont fourni des renseignemens isolés»

Les titres des ouvrages, dans lesquels nous avons trouvé des estampes ou des gravures en bois avec des monogrammes, sont indiqués aussi exactement que possible.

Toutes les marques que nous avons trouvées sur les ouvrages des artistes, ont été calquées par nous mêmes sur les originaux} lorsque nous n'avons pas pu voir l'original, nous avons été obligés de calquer les copies d'autres auteurs, et nous ne pouvons pas dans ce cas être responsables de l'inexactitude de ceux-ci. Si quelques-uns des monogrammes, que nous avons donnés, paraissent un peu plus larges qu'ils ne se voyent sur une estampe ou une eau forte, le connaisseur n'en accusera ni nous ni notre graveur, mais il l'attribuera à ce que l'impression n'a pas été assez soignée.

Si une constance qui ne s'est rebutée d'aucune difficulté, si les sacrifices considérables que nous avons faits, nous permettent d'attendre des amateurs quelque reconnaissance pour nos travaux et de l'indulgence pour les défauts qui s'y trouvent encore sans doute, nous espérons aussi, que les Français, se trouveront dédommagés des germanismes qu'ils rencontreront souvent dans cet ouvrage, par les services qu'il leur rendra et qu'ils nous excuseront, car nous avons écrit dans une langue, qui n'est pas notre langue maternelle, et que nous n'avons choisie que pour rendre notre ouvrage plus généralement utile.

1) L'abecedario pittorico dall avtorc ristampato corretto et accresciuto di moltî professori et di altre notizie spettanti alla pittura. A Monsieur Pierre Crozat Eccellente e Magnifico Amatore e Dillettante di Pittura Scultura e di belle Arti nella Real Città di Parigi. In Bologna MDCCXIX. Per Cons\antino Pisarri ail' Insegno di S. Michèle, sotto il Portico delF Unico Arcignnasio. Con licenza dei superiori. Un volume in 4"

2) Joli. Frieier. Christen Professoris bey der Universitat zu Leipzig Anzeige und Auslegung der MonograiTïnatum einzeîn und verzogenen Anfangsbuclistaben derNahmen, aucli anderer Ziige und Zeichen, inter Avelchen beriihmte Mahler, Kupferstecher , und andere dergleiclien Kûnstler, auf ihren Wer^ken sich verborgen haben. Ailes aus gutem Grunde , und aus den erstcn Wcrclien selbst, jett von neuem genommen. Leipzig, In Verlagc Caspar Fritschens Witt\re 1747. Un Volume ing"»-

Dictioiiiaire des Monogrammes, Chiffres, Lettres initiales, Logogriphes, Rébus etc. sous lesquels IcspUis célèbres Peintres, Graveurs et Dessinateurs ont dessiné leurs noms. Traduit de rAllemandJe M. Christ, professeur à Tuniversité de Lcipsick et augmenté de plusieurs supplémens. l\r M** de TAcad. Imp. et de la Soc. Roy. de Londres. A Paris chez Sebastien Jorry, Imprimeur -libraire, Çuai des Augustins , près le Pont S. Michel, aux Cigognes. M. DCC.L. Un volume in 8\

NB. A \ fin de celte traduction se trouvent les tables des monogrammes de Maroîles ^ de Florent le Coi^e, à'Orlandi et celle de Cabinet de V*** {Valois).

3) A Biographica Dictionary containing an historical account of ail the Engravcrs from ihe earliest period of the of engraving to the présent timc, and a short list of thcir most esloemed works. with the cyphfis, monograms, and particular marks, used by each master, acciiralcly copied from the orlginals , \nd properly explained. Tho which is prefixed en essay on tlie rlse and progress of the art ot \îgraving, both on copper and on wood, with several curions spécimens of the performances <^ the ïuost ancient artistes, by Joseph Strutt- London printed by J. Davis for Robert Faulder new bond Street. MDCCLXXXV. Deux volumes in 4'»

4) Ilandbuch fur K^stliebhaber und Sammler ùber die vornehmsten Rupfcrstecher und ihre Werke. Vom Anfangc dker Kunst bis auf gegenwartige Zeit. Chronologisch und in Scjuilen geordnet,

Préface.

iiacli der /ranzosischen Handscliri.ft des Herrn M. Huber, bearbeitet von C. C. H. Rost. Zurich ' t)ey Oi*ell, Gcfsn'er , FiisSli und Compagnie 479'6. Neuf volumes in 8"''

' 5) Notices sur les graveurs, qui noiis ont laissé des Estampes marquées de Monogrammes, Chiffres, Rébus, Lettres initiales etc. avec une description de leurs plus beaux ouvrages et des Planches en tailledoùoe, contenant toutes les marques dont ils se sont servis; suivies d'une Table qui en donne l'explication. À Besançon de l'Imprimerie de Taulin - Dessirier. MDCCGVII et MDCCGVIir. Deux Volumes in 8^""

NIÎ. Les véritables auteurs de cet ouvrage sont Malpé, capitaine dans l'artillerie française, tué à l'armée en 1812 et l'abbé Jean Pierre Bavarel^ mort à Besançon en 1822. Voyez: Annuaire nécro- • î' "logique pour l'année 1822 , rédigé et piiblié i^s^t A. Mahul/

6) Le Peintre Graveur par Adam Bartsch. A Vienne de l'imprimerie de J. V. Degen et Pierre Mechetti libraires place St. Michel. 1803 jusqu'en 1,821- Vingt et un volumes en 8'°-

JfîO ]VB. Pour ne pas devenir trop long, nous n'avons parlé que des estampes avec monogrammes qui ne sont pas décrites par Baj'tsch. Nous comptons faire paraître, immédiatement après le présent ouvrage , un supplément considérable au Peintre Graveur. Nous l'arrangerons chronologiquement d'après chaque volume de l'ouvrage de Bartsch et à chaque estampe ou gravure en bois sera indiqué le lieu, ou noys l'avons vue. , ,

7) An Inquiry into the origin and early History 6f erigraving upon Copper and in Wood, with an account of Engravers and. their works , from the invention of chalcography by Maso Finiguerra, tho the time of Marc Antonio Raimondi, by William Young Ottlèy. F. S. A. London printed for John and Arthur Arch, 61, Cornhill by J. M. Creery, Blackhorse-court. 1816. Deux Volumes in 4"''

8) A blographical and critical Dictionary of Painters and Engravers, from the revival of the art under Cimabue, and the alledged Discovery of engraving by Finiguerra, tho the présent time. with the Ciphers, Monograms, and Marks, used by each Engraver and an ample list of their principal Works, together vrilh two Indexes alphabetical and chronological, to wbich is prefixed an Introduction containing a brief of the Painters of Antiquity, By Michael Bryan. London printed for Carpenter and son, old bond Street; J. Booker, new bond Street; and Whittîngham and Arliss , Paternoster- row. 1816. Deux Volvimes in 4**''

J. GeSSNER, Andréa éditeur et imprimeur de Zurich vers l'an 1599. Christ (page 92. Traduction française p. 28) indique cette marque comme étant celle de ce maître. Nous n'avons pas eu l'occasion de nous assurer de la certitude de cette indication. Les vignette» et les titres publiés par cet éditeur portent un monogramme composé des lettres A G indiqué au No. 401.

2- DU HÀMEEL, Jiaert, graveur vers la fin du XV siècle. Bartsch JÇ[ rr« (P. Gr. T. VI. p. 354) rapporte les deux premières marques et nous ^ / i 'J, lui devons aussi leur juste interprétation; on n'ait pas de renseigne- y% yi, ^ mens sur cet artiste, mais il y a une de ses estampe» (le dessein d'un reliquaire) qui prouve qu'il était de Bois le Duc. La troisième marque ci -mentionnée qui diffère un peu do celles indiquées par Bartsch f se trouve «ur vme des meilleurs pièces de ce graveur qui n'est par décrite par Bartsch y elle représente Constantin marchant à la tête de l'armée chrétienne. ^

3. Cette marque, accompagnée d'un monogramme rapporté au No. 128 A, 2f\* m»^*^ appartient au nombre de celle» qui n'ont point encore été de- 'H <â^'/^ ^ • " chiffrées, elle se trouve sur des anciennes copies en contre -partie l-rrO des estampes à' Albert Durer , et cntr'autres sur un Saint Simon, dont

Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 549) fait la description en ajoutant qu'il ne saurait déterminer, si ces deux marques sont relatives au graveur ou si peut-être une d'elle» doit désigner le dessinateur.

4. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 535) rapporte cette marque parmi les anonymes et comme se trouvant sur une estampe représentant Jcsu» Christ sur la croix entre les deux larrons; le même auteur remarque encore que selon son opinion cette marque ne pouvait signifier Josst Amman quoiqu'elle ressemblait beaucoup aux monogrammes de cet artiste. Nous avons cru devoir la rapporter ici , parcequ'ellc ne paraît pas non plus être composée des lettres A et I.

5. Selon Bartsch (P. Gr. T. VII. p. 473) cette marque se trouve sur jt une estampe en bois anonyme qui représente la conversion de Saint jr\ Paul. La marque est dans ime tablette appuyée contre une souche à gauche en bas.

Q. SCHILCHER, Antoine, amateur et officier de la garde royale à Munich né à Mindelheim en Souabe en 1796 et mort en 1828 à l'île de Poros en Grèce, où il accompagna le Colonel de Heidegger. Il reçut les premiers leçons du dessin à l'académie militaire à Munich, se forma jjar la suite sans maître et acquit un talent distingué. Ses peintures ainsi que ses dessins, offrant pour la plupart des sujets champêtres et militaires, sont marqués du chiffre ci -mentionné ou d'un monogramme composé des lettres AS indiqué au No. 707.

*7» Marque inconnue que l'on trouve sur une copie en contre -partie yj^s d'un nielle du maître au monogramme G P D C ou P signifiant OPVS PEREGRINI. DA CESARE. Bartsch (P. Gr. T. XIII. p. 209 No. 7) en fait mention sous le titre: L'aigle offert au sacrifice.

8. Cette marque qui peut être prise pour un A gothique, est inconnue, on la trouve sur des anciennes estampes que Bartsch (P. Gr. T. VI. * p. 53) croit avoir été gravées par un élève du maître de l'année 1466, en donnant la description de six morceaux ainsi marqués. Ottlej (T. II. p. 624) indique encore une septième pièce représentant Saint Jean l'Evangeliste.

Brulliot; Dict. des Monogr. I. f

9. liANDERER, Fgrdinand, peintre et graveur natif de Stein en Autriche et florissant ver» 1760 comme professeur de Tacademie militaire de Vienne. Sa marque qui paraît être un A, est proprement composée d'un double F et d'un double L. Elle se trouve sur queU ques pièces d'une suite de caprices gravées à l'eau forte qui portent les inscriptions suivantes: i) Je me moque , 2) L'économio fait mon plaisir y 3) La pauverté me tourmente y 4) Vous me faites rire y S) Uamour me fait de la peine y 6) J* aime y mais le caffée. — Huber (Handbuch etc. T. II. p. 326.) Le catalogue de Winkler (T. I. p. 523) et Flissli (Allgem. Kùnstler-Lexicon) indiquent d'autres ouvrages de cet artiste.

IQ. Ce monogramme qui peut être aussi composé des lettre» A et I, appartient à un ancien graveur anonj^me qui a travaillé en Allemagne et dont on a une estampe ainsi marquée qui représente une sainte famille, où la Vierge est assise sur un siège de gazon, ayant l'enfant Jésus sur ses bras; à gauche St. Joseph dort assis à terre et appuyé contre le siè^e de gazon. Au milieu du haut on voit Dieu le père et le St. Esprit dans une gloire. Derrière la Ste. Vierge on remarque un moine à mi -corps b'S mains jointes, et le regard tourné vers la Sie. Vierge, aux pieds de laquelle est un grand livre à terre. Le fond offre un paysage traversé par une rivière. La marque est au bas à droite. Haut. 8 p. 9 lign. Larg. 6 p. 9 lign. Ce morceau est une copie en contre -partie gravée avec quelques changemens d'après une estampe du Maître à la sauterelle dont il sera parlé parmi les marques figurées. Albert Durer y Israël de Mecken, et Mare Antoine ont également faits des copies d'après cette estampe, connue sous le titre de la Sainte Vierge au papillon.

JXJ 11. Cette marque appartient à un éditeur flamand, dont nous n'avons

Ç^ji pas pu découvrir le nom ; on la trouve sur une petite estampe re-

1^4/ S^i^ pre'sentant Tété qui appartient à une suite des quatre saisons. La marque est au bas à gauche et au milieu d'en bas dans une marge se trouve un petit cartouche avec le mot AESTAS. Au haut de chaque pièce on voit les signes du ïodiaque. Larg. 5 p. 3 lign. Haut. 1 p. 9 lign. Haut, de la marge 3 lign.

12« ALTORFER, Albert, peintre et graveur qu'on prétend avoir été ^ |.i L disciple (PAlbert Durer; quelques uns le croient natif d'Altorf en

^Tl |[t Suisse et d'autres le disent né à Altorf en Bavière, près de Landshut,

mort en 1538' Le catalogue le plus complet que nous connaissons des estampes de cet artiste, a été donné par Heineken (Dict. des Art. T. I. p. 472) et le plus détaillé est celui de Bartsch (P. Gr. T. VIII. p. 41.) Les cinq premières des marques à'Altorfer se trouvent sur ses estampes, la première et la seconde aussi sur ses tableaux, et les deux dernières sur des estampes d'après lui, entr'autrea sur une pièce gravée par Conrad Mejer portant le titre Christen-Hampf (Combat de Chrétiens) et sur le portrait de l'artiste que Huber (Handbuch etc. T. I. p. 153) et Malpé (T. I. p. 8) regardent à tort comme gravé à'Altorfer même; la gravure de cette pièce est trop mauvaise pour être de lui; elle est beaucoup plus moderne, et selon toute apparence faite d'après quelque dessin ou tableau. Heineken rapporte aussi la septième marque placée snr le portrait en question, mais elle n'est pas exactement figurée par lui.

13* ANDREANI , André, habile graveur en camaëu, né à Mantoue en

^ ^ i5G0 et mort en 1623. Bartsch (P. Gr. T. XII.) décrit de cet artiste

ArnX 25 pièces, deux douteuses et quinze qui portent son chiffre et qui

J ji VV ^té gravées par d'autres graveurs plus habiles que lui, savoir par

Hugues da Carpi , Antoine de Trente, et T^icolas de Vicence, il avait fait l'aqulsition de différentes planches de ces maîtres et avait rétabli quelques unes, et les avait reimprimées après y avoir ajouté son nom ou sa marque. La dernière de ces marques, qui, à ce que nous croyons, n'a pas encore été indiquée par un autre écrivain, se trouve sur une gravure en bois d'après un tableau de François Fanni, elle représente le portement de croix et n'est pas mentionnée par Bartsch,

' / Y ' i4' Cette marque, lorsqu'on^ la trouve sur des dessins historiques, est

/a l ^ attribuée par quelques écrivains à ARCHARDTA, artiste sur lequel

//Wj^y^y nous n'avons point trouvé des renseignemens, mais qui d'après ses * / / ouvrages semble avoir été d'origine italienne. Nous devons encore

remarquer ici que plusieurs auteurs antérieurs ont fait connaître une marque semblable comme étant celle de Philippe Adler Paticina oui celle de Agnese Frey , la femme de Durer; mais cette attribution est absolument fausse, car il n'a jamais existé d'artiste nommé P. A,

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