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Paticina ti il est tout aussi fabuleux que la femme de Durer ait gravée. Cette erreur provient de Florent le Comte qui a vu une estampe de Lambert Hopfer représentant un autel, où est écrit sur la partie supérieure : Hoc opus Jecit Philippus MIer Patridus,- ce dernier mot a été lu par le Comte pour Paticina — Heinehen (Neue Nacbrichten etc. p. 125) avait déjà relevé cette erreur. Au reste le S. Christophe cité par Le Comte et autres écrivains comme étant de Paticina n'est que l'estampe en bois à'Jlbert AUorfer décrit par Bartsch (P. Gr. T. VIII. p. 79. No. 53.)
15. AQUISTI, Luigi^ habile sculpteur né à Forli en 1744. H se voua de bon heure à l'étude de dessin et devint sculpteur; il passa quelque tems à Bologne où il exécuta plusieurs ouvrages, entre autres quatre sibylles de grandeurs extraordinaires placées aux pilastres de la coupole de l'église Délia Vita. Il se rendit ensuite à Rome où il exécuta beaucoup de travaux en marbre et entr'autres une Venus qui appaise Mars ouvrage qui passe pour un chef d'oeuvre et qui est placé dans la Veilla Sommariva sur le lac de Como. En 1806, il vint à Milan, où il exécuta diverses statues et basreliefs, dont plusieur* étaient destinés à l'arc de Simplon et sur lesquels nous avons trouvé la marque ci-mentionnée. Il retourna ensuite à Bologne en 1816 et y fit divers ouvrages , entr'autres plusieurs beaux tombeaux placés dans la cimitière de la Certosa. Il est mort dans cette ville en 1824.
\Q. La première de ces marques est attribuée à Henri AVERKAM nommé le Stomme (Le muet) VAN CAMPEN, lorsqu'on la trouve sur des tableaux représentant des paysages avec figures et animaux j elle diffère cependant beaucoup de monogrammes qu'on trouve ordinairement sur les tableaux et dessins de ce maître et qui sont indiqués au No. 444 où nous en parlerons plus amplement. La même marque accompagnée de l'année 1808 signifie aussi André APPIANI peintre d'histoire et de portraits à Milan. Selon Fiissli (Allgem. Kiinstler- Lexikon) cet artiste fut compté en 1803, parmi les meilleurs peintres à Rome, et dans la même année l'institut national des beaux arts de Paris le nomma associé étranger. L'an 1815 il fut nommé premier peintre du roi d'Italie avec un traitement de 6000 livres; il est mort en 1818. On trouve sa marque, sur des tableaux en fresque à Milan, sur des tableaux à l'huile et sur des portraits, dont quelques-uns sont aussi marqués des lettres initiales A A, indiquées dans la seconde partie.
1*7. ADAM, Albrecht , peintre distingué pour le cheveaux, les batailles et pour les sujets champêtres, né à Nœrdlingue en Bavière en 1782. Après avoir étudié quelque tems à Nuremberg et à Munich , il se rendit à Vienne; il entra en 1809 au service du prince Eugène depuis duc de Leuchtenberg, il fit dans sa suite les campagnes d'Italie et celle de Russie et demeure actuellement à Munich, où ses ouvrages sont très recherchés. A. Adam a aussi marqué quelques-uns de ses ouvrages avec le monogramme rapporté au No. 712 et des lettres A A qu'on trouve indiquées dans la seconde partie.
18. Lî* première marque, ainsi que l'autre composée des lettres GMT, appartiennent à des artistes italiens du seizième siècle dont nous n'avons pas pu découvrir les noms. Nous les avons trouvées sur une eau forte dont la composition est dans le goût de Parmesan; elle représente une sainte famille à-mi-figurcs, où l'on voit au milieu la Vierge embrassée par le petit Jésus, assis sur ses genoux; à droite est S. Joseph, appuyé sur un bâton, et à gauche derrière la Vierge on remarque encore la tête d'une autre figure. La première marque
Srobablemer*" celle du dessinateur, se voit au bas à droite et l'autre u graveur au bas à gauche de la pièce. Haut. 7 p. 2 lign. Larg. 5 p. 6 lign. La seconde marque est indiquée par Bartsch (P. Gr. T. VIII. p. 540) parmi les anonymes allemands et comme se trouvant sur une estampe représentant une femme assise, donnant le sein à un enfant, ayant la tête couverte d'une espèce de casque. Haut. 2 p. 7 lign. Larg. 1 p. 10 lign.
19. Ces marques se trouvent sur des tableaux d'histoire et sur un grand nombre d'estampes en bois, dont quelques-unes sont décrites par Bartsch (P. Gr. T. VII. p. 444). Ces chiffres ont été toujours interprétés par Werner van Ôssanen ou Walter van Assen, cependant ces noms ne sont pas exacts, car Charles van Mander (Edit. de 1604 p. 207. Nouv. Edict T. I. p. 52) nomme plus exactement cet artiste Jacques CORNELISZ van Oostsanen dans le Waterland. C'est ce qui «6t aussi confirmé par une suite d'estampes en bois représentant des
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sujets de la passion de Jésus Christ dans des ronds, dont on a une seconde mais ancienne édition avec ce titre: Historia Christi patientis et morientis iconibus artificiosissimus delineatae par Jacobum Cornelisz etc. La marque cependant ne coincide pas avec ce nom; elle doit donc avoir rapport avec le nom de famille de notre artiste
3ui n'est pas connu, car Jacques Cornelisz ou Corneliszoon signifie acques fils de Corneille." Il est cependant indubitable que cette marque appartient à cet artiste, car Mr. Koning^ connaisseur distingué des monumens bibliographiques à la Haye, possède un livre qui appartenait à notre artiste et dans lequel il avait écrit de sa propre main: Dit JBoek behoor toe Jacob Cornelisz Schilder tôt Amsterdam in die Calverstraat. Nous n'avons trouvé de lui que deux tableaux, l'un est dans la collection royale à la Haye et représente Hérodiade à-micorps, il a été attribué par erreur à Çaintin Messis. Le second tableau se trouvait autrefois dans la collection de Mr. Campe à Leipsic. Voyez le catalogue de la dite collection No. 294.
20« BROSAMER, Hans (Jean). Cette marque nous a été communiqué par un de nos amis comme contenant les mots: Hans Brosamer von Fulda; on doit la trouver dans sa Biblia surdorum et mutorum en grand folio, ornée des gravures en bois imprimées en couleurs avec des patrons. Nous n'avons pas encore pu trouver cette bible nous même. Les monogrammes dont s'est ordinairement servi Jean Brosamer, sont indiqués au No. 962.
21. Nous avons trouvé des tableaux à l'huile représentant des sujets d'architecture avec paysages ornés de figures qui portent cette marque que nous croyons pouvoir interpréter Antoine BIRIENA pinxit, fils de Ferdinand qui comme son père a été architecte et peintre de décorations de théâtre. Né à Parme vers l'an 1700, et mort à Milan en 1774. Nous ne pouvons cependant pas garantir notre opinion, attendu que nous n'avons vu que peu de tableaux à l'huile de cet artiste; mais selon Lanzi (Storia pittorica délia Italia etc.) Antoine Bibicna peignait avec plus de facilité que de correction {pittore piu facile che corretto). C'est ce que nous croyons également avoir remarqué dans les tableaux que nous avons trouvé avec la marque ci-mentionnée. Le nom de Bibiena était proprement Galli, le père d'Antoine avait adopté celui de Bibiena parcequ'il était natif de Castel Bibiena.
22- GHISI MANTUANO, Jean Baptiste, dit BERTANO. Le chef d'une famille de plusieurs artistes qui ont pris le nom de Mantuano; il fut élève de Jules Romain, et a depuis été connu comme peintre, architecte et graveur. Il était né vers 1515, la date de sa mort est absolument inconnue. Quelques estampes d'après lui faites par George Ghisi Mantuan sont aussi marquées: Baptista Bertano Mantuanus inventer ou Jo. Baptista Britano Mantuanus in. Bartsch (P. Gr. T. XV. p. 377) nous a donné un catalogue des estampes de cet artiste qui contient 20 pièces et dont quelques - unes portent les marques cimentionnées.
23» Cette marque, également composée des lettres MB, se trouve sur une estampe dont nous n'avons pas pu découvrir l'auteur, elle représente une vignette qui offre un cartouche tenu par deux aigles, surmonté d'une téte de bélier et orné au bas de deux cornes d'abondance et d'une tête grotesque. La marque et l'année 1761 sont au bas à droite. Pièce in 4. qui nous paraît être gravée par un artiste allemand.
24" Ce monogramme, qui est presque comme celui indiqué au No. 31, se trouve sur une estampe représentant un médaillon dans lequel on voit une femme entourée d'un Am^our et d'un enfant qui lui présentent un miroir, pendant que deux servantes sont occupées à peigner et à dresser ses cheveux. On prétend que cette pièce est la femme de Durer. Le monogramme se trouve en haut et l'ouvrage paraît plutôt d'un graveur italien qu'allemand, quoiqu'on attribue le chiffre à Baltasar NICKEL, qui doit avoir été de Nuremberg, mais sur lequel nous n'avons pas trouvé des renseignemens.
26- CANO, Alphonse, peintre d'histoire, sculptetir et architecte, ce grand artiste naquît à Grenade en 1601, fut élève de son père, de Jean Martinez Montanez , de François Paccheco et de Castillo ; il travailla en plusieurs villes d'Espagne et mourut en 1667: F- Çuillief (Dict. des peint, espagnols p. 46) qui rapporte plusieurs particularités de la vie de notre artiste, dit aussi de lui ,,l)ans aucun des trois
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„arts qu'il cultivait en maître, il n'entcrprit jamais rien avant d'en „avoir créé le dessin avec un soin particulier. Mais ce que Ton doit „considérer comme un phénomène, c'est que, sachant donner à ses „sculptures la vigueur de Michel Ange^ il sut donner à quelques-unes „de productions en peinture la douceur de VAlbane.^''
26- Florent le Comte (T. II. p. 297 No. 11) attribue cette marque à Henri VAN CLEEF, elle doit se trouver sur des paysages. Nous avons lieu de croire que cette marque a été mal dessinée et qu'elle doit être une de celles rapportées au No. 1304. Il serait cependant possible que Martin VAN CLEEF se fut servit d'une telle marque, mais nous n'en avons jamais vu de pareille sur les ouvrages de cet artiste.
HARTMAN, Mathias Christophe^ peintre de genre à l'huile et en miniature, né à Nuremberg en 1791 et actuellement maître de dessin à l'école bourgeoise dans sa ville natale. On a de lui ainsi marqués différens sujets de genre dessinés à l'aquarelle, tels que des scènes champêtres, des groupes de juifs et des petits portraits en pied, faits avec beaucoup de goût et d'habilité. Le même artiste se servait aussi du monogramme No. 1295 composé comme celui-ci des lettres C H M.
28» Dans une note manuscrite de Mariette nous avons trouvé cette marque, désignée pour être celle 6.' Antoine CAMPI, frère de JuleSy peintre et architecte, florissant en 1640. Elle doit se voir sur une estampe en clair obscur représentant le petit Jésus couché sur sa croix. Il n'y était pas indiqué dans cette note quel était le graveur de cette pièce que nous n'avons jamais rencontrée. Bartsch n'en parle non plus. Cependant il est reconnu que Mariette avait beaucoup de connaissances dans la partie des monogrammes, c'est pour cela que nous n'hésitons pas à insérer dans notre ouvrage plusieurs des notes manuscrites qu'il a laissées, d'autant plus que nous avons eu l'occasion de nous convaincre souvent de l'exactitude de ses remarques.
29* KOKER, Anne Marie de, artiste sur lequel nous n'avons point trouvé des renseignemens satisfaisans et nous croyons que les estampes qui portent cette marque ou le nom en toutes letti*es Anna Maria de Koher, pourraient bien être l'ouvrage d'une femme; ces eaux fortes sont de telln nature qu'elles ne peuvent être regardées que comme l'ouvrage d'un amateur; néanmoins ces pièces sont très recherchées, parcequ'elles sont rares. Nous en avons trouvé dôuze <lont une porte la marque ci-mentionnée , c'est un paysage gravé à l'eau forte où l'on voit à gauche un gros arbre et une colline jprès d'un grand chemin, sur lequel on remarque un chariot chargé de grains et suivi de quelques paysans; à droite on voit un champ de blé et plusieurs hommes et femmes occupés à faucher. Le fond offre la vue d'un village, et la marque de l'artiste est au bas à droite. Larg. 5 p. 4 lign. Haut. 4 p. Le catalogue de Rigal (p. 189) parle encore de deux autres pièces dont une doit porter le monogramme, elle représente un jeune garçon chargé d'un panier; le pays où il passe est couvert de grands arbres. Sur le devant le chiffre du maître. Larg. 3 p. 5 lign. Haut. 2 p. 10 lign. L'époque de la vie de cet artiste n'est pas connue, mais selon toute apparence ces pièces sont de la fin du dixseptième siècle.
430* DEUTSCH, Hans (Jean) Rodolphe Emanuel, peintre de Berne, un des quatre fils de T\^icolas Emanuel Deutsch et disciple de Maocimin, peintre de Baie. Voyez : Geschichte der Schweizer Maler etc. par P. J. Fueslin (T. I. p. 8) Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 324) détaille vingt neuf estampes en bois taillées d'après les dessins de cet artiste dont quelques-unes portent. les marques ci-mentionnées ou celles indiquées au No. 1588 ét 1658.
31' Ces marques accompagnées de l'année 1618 se trouvent sur des dessins historiques faits à la plume et lavés en couleur rouge, elles peuvent (au moins la première) appartenir au même artiste dont nous avons indiqué une marque au No. 24. Un monogramme ressemblant au second, est attribué à Paul ZEGIN peintre, qui doit avoir fleuri à Munich. Voyez No. 3083.
32« ELSHEIMER, Adam, peintre et graveur auquel Christ (p. 72 T. F. p. 11) attribue la marque ci-mentionnée; mais il avoue ne l'avoir trouvé lui même quoiqu'il ait vu plusieurs des tableaux de ee maître et qu'il eut toujours devant ses yeux la plus grande partie
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des estampes grayécs <l*après lui. Nous n'avons pas trouré d'autrcfr marques d'Adam Elsheimer que celles indiquées au No. 285 et 300.
33' Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, est proprement composée des lettres EHM , et se trouve sur une grande estampe en bois de huit morceaux, qui représente la défaite d'Holofcrne. La marque est gravée sur la bordure d'une tente que l'oa voit à la gauche de la pièce. Larg. 36 p. Haut. 24 p. 6 Hgn. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 565) en donne une déscription.
34. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 15) indique ce chiffre, dont on ne connaît pas la signification, sur une estampe représentant un mon» tant d'ornemens d'orfèvrerie, où l'on remarque vers le bas une tcte d'enfant vue de face, et ayant au cou une fraise de feuillage. La marque est au milieu en haut, sur une tablette. Haut. 5 p. 2 lîgn. Larg. 1 p. 3 lign,
3Ô. MIRIGINUS, Pierre, ou MIRICINUS, MIRICENYS et encore Pierre MARTINI marchand d'estampes d'Anvers. Sont les interprétations des marques ci-mentionnées, mais nous n'avons rien trouvé qui prouve l'exactitude de ces données. Christ (p. 299 T. F. 213) en parle ainsi que Bryan et autres écrivains. Nous avons trouvé ces marques ordinairement sur des estampes du vieux Breughel ou d'après d'autres maîtres flamands et presque toujours 8ur des estampes qui ont paru chez Jérôme Coch,
36» FANTUZZI, Antoine, graveur à l'eau forte et en clair-obscur, qui se servait encore de différentes autres marques. Ses eaux fortes sont ordinairement traitées avec peu de vigueur, mais avec esprit, et ce qui augmente leur prix, c'est, qu'elles sont pour la plupart faites d'après les dessins des maîtres classiques. Bartsch (P. Gr. T. XII. et T. XVI.) décrit plusieurs de ses ouvrages et cet auteur rapporte encore de Fantuzzi qu'il est plus connu sous le nom d'Antoine de Trente et qu'il a été peintre et disciple de Parmesan, avec lequel il s'est trouvé à Bologne vers l'an 1530. Il fut dans la suite en France où, suivant Felibien (Elptretiens etc. Paris 1690 T. I. p. 705) il travailla beaucoup à des dessins grotesques pour la grande galerie de Fontainebleau. Cependant Fantuzzi est plus renommé par ses estampes en bois il à l'eau forte que par ce qu'il a produit en ouvrages de peinture.
37* Cette marque se trouve sur une gravure en bois de deux planches, représentant la vue de la ville de Bourges dans un ovale, entourée d'un cadre dans lequel est écrit: LA VILLE DE BOURGES DE GAVLES LA CITE PREMIÈRE. La marque et l'année 1566 sont au bas un peu vers la droite. Larg. 23 p. 8 lign. Haut. 8 p. 3 ligu. Nous croyons que la marque ci-mentionnée pourrait signifier Jean ARNOULLET faciebat, duquel Papillon parle T. I. p. 400; qui travaillait à Lyon et dont il cite la vue de la ville de Poitiers avec un privilège de dix ans, qui dit, que ce graveur l'avait obtenu pour pouvoir publier encore plusieurs autres villes de France. Cependant Papillon le nomme Baltasar , ce qui ne s'accorde pas avec notre marque, ou il faudrait admettre qu'il se nommait Jean Baltasar ArnouUet. Du reste nous avouons ne pouvoir garantir notre interprétation, n'ayant pas eu occasion de voir d'autres ouvrages de l'artiste en question.
38* Ce monogramme doit appartenir à quelque peintre allemand, dont nous n'avons pas pu découvrir le nom 5 nous l'avons trouvé au bas à gauche d'une estampe représentant le portrait de Bernard yèrzascha médecin de Bâle , vu à mi-corps dans un ovale, gravé par Bartolomé Kilian. Pièce in folio , dont parle aussi Huber (Handbuch etc. T. I. p. 249) sans connaître l'interprétation du monogramme.
39* Cette marque, qui n'est pas connue, se trouve sur une estampe en bois qui semble être d'un artiste allemand florissant vers la tin du seizième siècle, mais qui ne fut pas très distingué. Cette pièce représente le jugement dernier en contours. Enhaut est Dieu le père assis dans un zodiaque, au dessous duquel on remarque un ange avec le glaive et la balance; hors du zodiaque enhaut il y a à droite et à gauche un médaillon avec les quatre Evangelistes. Tout au bas est un ange qui sonne de la trompette, à gauche les bien heureux et à droite les damnés. La marque de l'artiste est au bas à droite. Haut. 14 p. 3 lign. Larg. 9 p. 7 lign. Le catalogue de Malaspina di Sannazaro (T. IV. p. 334) rapporte que l'on explique cette marque par Andréa MANTEGNA fecit, mais cela n'a aucun
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fondement. Le même catalogue dit encore que le jugement dernier dont nous venons de faire la description, n'est qu'une partie d'un grand morceaux, dont Tautré partie doit représenter St. François recevant les stigmates. Nous n'avons pas encore eu occasion de
•'trti^iver cette seconde partfëV^'V'^^""'^^V '''^ /' . \
40. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 14) indique la première de ces marques comme inconnue, et comme se trouvant sur des eslahipes représentant des vignéttes et panneaux d'ornemens, dont une pièce porte r^nnéc 1556. Nous avons trouvé la seconde marque, également inconnue, sur une copie en contre -partie d'une estampe de Marc- Antoine représentant Cléopatre, dont Bartsch décrit l'original P. Gr. T. XIV. No. 199.
41. Cette marque se voit sur une copie moderne d'un dessin à' André Mantegnoy représentant le sauveur descendant aux limtès. Bartsch P. Gr. T. XIII. p. ^43) en donne la description, on jr trouve aussi indiquée une répétition du même sujet, gravé par un autrè artiste anonyme et qui est sans marque. Il est très vraisemblable que la marque au bas de la tablette signifie ANDREAS MANTEGNA FECIT.
42. On explique cette marque par MARC ANGELO VERONENSIS FECIT, c'est à dire Marc Angelo DEL MORO, lorsqu'on la trouve sur une estampe qui représente la descente de croix , composition de six figures 5 au bas de laquelle on lit: Propter iniquîtates nostras. Esaïas 53. Venetiis^ apud Lucam Bertellum. Anno MDLXXII. La iriarqùe est au bas à droite près des pièds de la Madelaine. Haut. 12 p 6 lign. Larg. 8 p. 8 lign. Bartsch ne fait pas mention de cette pièce, et quelques personnes la supposent d'un autre graveur, vu que la manière de cette estampe diffère beaucoup de celle des autres pièces de Marc del Mord y dont il est aussi fait mention aux Nos. 513, 598, 1661 et 1702.
43* MÙLLER, Herman^ dessinateur et graveur au burin, né à Amsterdam vers le milieu du seizième siècle. Les estampes de ce maître ne sont pas aussi estimées que celles de Jean MûUer^ qui suivant quelques écrivains, a été le frère à'Herman; il paraît aussi, qu'il» ont été de la même école, quoique Jean fut beaucoup plus habile. Hcrman se marquait encore par quelques autres marques dont sera parlé aux Nos. 56, 470, 567, 576, 1907, 2394, 2803 et 2882. On les trouve presque toujours sur des estampes gravées d'après M. Ifemsherhen^ Th. Bernard, Mart. de Vos^ H. Goltzius, Corn, de Harlem, C. Kettel et Jean Stradanus Huber (Handbuch etc. ï. V. p. 236) MaJpé (T. II. p. 86) et PVînhler (T. III. p. 608) donnent des catalogues des estampes de cet artiste.
44' Bryan attribue cette marque à Théodore van KESSEL , graveur flamand, né à Anvers vers 1620. On doit la trouver sur quelques pièces d'une suite des vases et compartimens d'ornemens d'après Ad.am Vianen. Nous n'avons pas eu l'occasion de nous assurer de ce fait et les monogrammes que nous connaissons de cet artiste sont composés des lettres TK indiqués aux Nos. 1969 et 2781 , ou des lettres initiales v. JC- /• dont il sera parlé dans la seconde partie.
4ô' Cette marque, composée des lettres AAHR, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une gravure en bois du commencement du seizième siècle, qui représente saint Martin à cheval partageant son manteau avec des mendians. Haut. 4 p. 11 lign. Larg. 3 p. Ce morceau se trouve ordinairement à la tête d'un livre intitulé: Dircctorium Mi'ssae. Mayance chez Fred. Hewman 1509. In 4.
46' Ce chiffre, apparemment composé des lettres H M, appartient à un graveur en bois, dont on ne connaît pas le nom, il travailla d'après un maître italien designé par les lettres I B accompagnées d'un oiseau, dont il sera parlé parmi les marqués figurées. Bartsch (P. Gr. T. XIH. p. 249) déscrit avec la marque ci-mentionnéc un Saint Jérôme et nous avons trouvé aussi de lui les trois Grâces d'après le maître IB et l'oiseau qui portent le même chiffre.
47- HEMSKERKEN, Martin, nommé Martin ixin Feen, habile peintre d'histoire , né en 1498 dans le village Ilemsherhen (dont il avait pris le nom) et mort à Harlem en 1574. Charles van Mander rapporte différentes particularités de la vie de cet artiste. La première des marques ci-mentionnées se trouvé sur des gravures en bois représentant de» sujet» de l'histoire de Tojîie^ la seconde se voit sur diffé-
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rentes estampes gravées par Dirh van Cuerenhaert, la troisième et 1« quatrième se trouvent sur des petites gravures en hois faites par Christophe van Sichem, qui ornent une bible hollandaise. Le nombre d'estampes qu'on a d'après Hemskerken se monte à 648 morceaux, dont la plupart sont décrites dans le catalogue de Winhler (T. III. p. 441.)
48' Nous avons trouvé ce monogramme , apparemment composé des lettres H M ou HV, sur des tableaux d'histoire dont le maître n'est pas connu; selon toute apparence il était d'origine allemande, aussi n t-il quelque chose dans sa manière qui ressemble à celle de Jean van Achen.
I i A A 49* On trouve une gravure en bois qui porte ce chiffre et que qucliT^Tj ques personnes expliquent par Martin HEMSKERKEN , mais nous ' - n'avons pas pu admettre cette ip,terprétation croyant y remarquer
'v i un tout autre goût de travail; elle représente la conversion de S.
G 'rr^ Paul, qui Ton voit précipité à terre avec son cheval au milieu de la
t| *iyi\ ^ pièce, tourné du côte gauche, portant ses regards vers la droite, où Dieu le père apparaît dans une gloire. La marque se trouve au bas à gauche près de la téte du cheval. Haut. 5 p. 5 lign. Larg. 3 p.
50* MORTIMER, Jean Hamilton^ peintre d'histoire et graveur à l'eau forte, né à Londres en 1743 et qui y mourut en 1779. Cet artiste posséda des grands talens, une vive imagination et beaucoup d'çrginalité , et quoique quelques;->uns c(e ses ouvrages soient un peu outrés, ils sont néanmoins traités avec béaucoup d'esprit et pour la plupart d'un dessin correct. Nous connaissons de lui une suite de dixsept eaux fortes in folio ^ dont plusieurs portent sa marque, elles offrent différens sujets dans le goût de Saloator Hosa et elles sont précédées d'une dédicace au Sr. Josua Reynolds. La quatrième marque se voit aussi sur des estampes d'après Mortimer gravées en manière de lavis par B. Blyth , qui fait croire que cet artiste marquait aussi ses dessins ou ses tableaux de la même manière. Huher (Handbucli etc. T. IX. p. 256) fait mention de quelques autres ouvrages de cet artiste.
51. VRIESE , Hans (Jean) Predeman , peintre d'architecture, né à Leeuwarden enFriese en 1527, il apprit les élémens de son art chez Renier Gueritzen d'Amsterdam et travailla à Kampen et à Malincs. De là il fut appellé à Anvers, où il travailla avec les autres peintres aux arcs de triomphe pour l'entrée de Charles V et son fils Philippe II, roi d'Espagne; il composa ^ouv Jérôme Cock et Gérard de Jode^ et on compte 26 livres d'après ses compositions. Il fit encore un grand nombre d'ouvrages de peinture à Parme, à Mons , à Augsbourg et à Prague. L'époque de sa mort n'est pas connue. {Descamps T. I. p. 135.) Nous avons trouvé la marque ci-mentionnée sur ses tableaux.
Ô2' MAYRHOFER, Jean Népomuc, habile peintre de fleurs, né à Oberneukirchen en Autriche en 1764. Il apprit son art chez Haslinger à Linz et vint plutard à Munich pour se perfectionner à Pacademie de beaux arts et dans la galerie de cette ville. Il se voua particulièrement aux fleurs et aux sujets de l'histoire naturelle. Outre des jolies tableaux de fleurs, dont quelques-uns portent la marque ci-mentionnée; on a aussi de lui des beaux ouvrages lithographiques, qui prouvent combien cet artiste s'est familiarisé avec la nature; un des meilleurs ouvrages de cette espèce, est c,elui connu sous le titre de Flora Monacensis publiée entre les années 1811 et 1818 à Munich, où cet artiste travaille encore à présent.
Ô3' MAGLIOLI ou MAJOLI, Jean Jndré, graveur, dont nous n'avons pas trouvé d'autres renseignemens , si non qu'il florissait à Rome, et apparemment au commencement du dixseptième siècle. On voit sa marque ou bien son nom en toutes lettres Magh'oh\ Majoli ou Majiolus sur des monstres marins et grotesques, gravés au burin dans une manière assez brillante. Il se servait encore de différentes autres marques qui sont indiqués aux Nos. 426, 510, 585 et' 5283.
54' Cette marque, se trouve sur des gravures en bois d'un habile artiste ; elles représentent des titres en grand folio pour les ouvrages de Felini Sandei^ imprimés à Venise en 1521 chez Grégoire Gregori, Le même artiste se servait aussi du monogramme rapporté au No. 559 et des lettres initiales et L A indiquées dans la seconde partie. Il est possible que ces marques signifient LUCA ANTONIO (de Giunta) car on trouve des lettres initiales il^, indubitablement du même artiste, sur une gravure en bois, qui représente un vieillard assis à terre , mesurant un globe. Le fond offre un paysage avec quelques fabriques et les lettres fL^ sont au bas à gauche. Haut. 4 p. 9 lign.
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Larg. 4 p. 7 lîgn. ^Ce morceau orne un ouvrage in folio intitulé: Haly de Juditys. A la fin de cet ouvrage on lit : Impensis viro nobilis Luce Antony de Giûta Jlorentini- Venetiîs îpressus Anno natiuitatt Dni 1520 die 2 mësis January. On pourrait donc penser que ce Luca Antonio de Giunta fut le dessinateur de cette pièce, quoique cette supposition nous semble peu fondée.
Ôô. METTENLEITER, Jean Michel, habile dessinateur et graveur, né "l M, ^ à Grosltuchen, village en Bavière vers 1765, et présentement graveur de la cour de Munich et chef d'un bureau lithographique. On a de lui un grand nombre d'estampes pour des livres et almanacs, son burin est délicat et la vive expression dans ses petites pièces lui ont valu le nom de Chodowîechi de Bavière. La plupart de ses ouvrages sont marqués de son nom, cependant quelques-unes de ses premières estampes portent ou la marque ci-mentionnée ou les lettres initiales J. M. M. f. qu'on trouve indiquées dans la seconde partie.
56' MÛLLER , Hermann^ graveur dont nous avons déjà rapporté une aju p MtT
marque au No. 43. On voit celles ci-mentionnées également sur des '^^^) ^' ^
estampes d'après Martin Hemsherhen, Théodore Bernard, Mart. de ttc Vos, H. Goitzius et autres maîtres de cette école. Le même artiste se servait encore des monogrammes rapportés aux Nos. 470, 567, 576, 1907, 2394, 2803 et 2882.
5*7* On trouve des gravures à l'eau forte dans le goût de Kûssel ainsi AA marquées, et dont on ne connaît pas l'auteur, elles représentent divers festons de fleurs et de fruits, probablement à l'usage des orfèvres et vers la fin du dixseptième siècle.
Ô8. MANTEGNA INVENIT (André) , est l'interprétation donnée à T cette marque, mais nous le croyons avec peu de fondement, quoique yt^* -^^ l'estampe, sur laquelle elle se trouve, paraisse être d'origine italienne. Cette pièce représente deux tireurs d'armes j les pointes de leurs épées vont jusqu'au bord supérieur de la planche , celui à gauche est presque vu par le dos et l'autre est vu de face. La marque est au bas à droite.
09* Nous avons trouvé une estampe qui porte ces chiffres, et dont 4 on ne connaît pas le graveur; on en attribue l'invention à Bartho- ^ fPjLcU/J^^S
Jomé Passarotti à cause du monogramme BP qui accompagne les deux >^ V«*t^oU Av-* autres , ce que nous n'avons pas pu admettre , attendu que le travail est très différent de celui de ce maître. Cette estampe représente Saint Jérôme à mi-fîgure, tourné vers la gauche vers un crucifix et tenant dans ses mains un livre ouvert. Le fond offre un rocher^ les marques sont au bas à gauche; celle composée des lettres AAM semble indiquer l'éditeur Haut. 8 p. 7 lign. Larg. 5 p. 6 lign.
60* MELDOLLA, André, graveur italien florissant vers 1540, qui marquait ses estampes du monogramme ci-mentionné et de quelques autres rapportés aux Nos. 362 et 591. Ses estampes semblent avoir été faites à la pointe sèche; mais d'une manière spirituelle et pour la plupart d'après les compositions de Parmesan. Les particularités de la vie de cet artiste ne sont pas connues, et il fut souvent confondu avec André Schiavone — Zani dans ses materiali p. 207 promit éclaircir un jour tous les doutes et les incertitudes dont l'histoire de MeldoUa est enveloppée. Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 29) donne un catalogue des estampes de ce artiste qui contient 87 pièces. Le catalogue de Rigal qui confond cependant MeldoUa avec Schiavone parle page 223 de trois autres pièces , et Zani dit en connaître plus de cent. Il est encore à remarquer que les marques de MeldoUa sont quelques fois faites avec tant de légèreté et de négligeance qu'on a souvent de la peine à les trouver.
61' ROSATTI a Polomartio (Ferrantes) est désigné par cette marque, ^ — suivant Bartsch (P. Gr. T. XXI. p. 153) on la trouve sur une estampe Jàâ?, représentant la nativité de Jésus Christ d'après Augustin Carrache. ^^'^'^^ Dans la marge d'en bas, vers la gauche est écrit: Peint par Augustin Carraccy. Suit le chiffre qui contient les initiales des noms de Ferrantes Rosatti à Polomartio et la syllabe dron dont on ignore la signification, selon l'auteur cité, ce maître a fait encore cinq autres pièces d'une pointe peu exercée et d'un dessin qui n'est pas très pur; c'est ce qui a fait croire à Bartsch que Ferrantes Rosatti était
Flutôt amateur qu'artiste de profession. Une de ses pièces porte année 1649.
Brulliot, Dici. des Monogr. I. 2