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274. WAFLARD, J., peintre d*histoire florissant actuellement en France. Il doit se servir de cette marque qui nous a été communiquée par un de nos amis de Paris. Nous avouons cependant n'avoir jamais vu d'ouvrages de cet artiste ainsi marqués, ni trouvé de renscignemens relativement aux circonstances de sa vie.
"Vy^ 275* I>OES, Arnould van der^ graveur qu*on dit né à la Haye et qui parait avoir été écolier de Ptinl Pontius^ ou du moins avoir voulu rimiter. Il s'est distingué le plus dans le genre des portraits; aussi on lui attribue la plupart des pièces qui parurent à Amsterdam sous le titre. Portraits des hommes illustres du i7me siècle, dont plusieurs sont marqués de l'année 1649. Au reste j4rn. van der Does à presque toujours gravé d'après des maîtres des Pays-Bas et il se désignait aussi par les lettres initiales AVD, indiquées dans la seconde partie. Nous avons trouvé la marque ci-mentionnée sur une estampe d'après Adrien Brouwer représentant un homme et une femme dont le premier tient une cruche et la seconde un verre. Huber (Handbuch etc. T. VL p. 67) rapporte plusieurs ouvrages de cet artiste, mais il le nomme par erreur Antoine.
.3^ 276* DIEPENBECK, Abraham van^ peintre d'histoire dont nous avons déjà indiqué une marque au No. 264; celle ci-mentionnée se voit sur des petites gravures en bois de 3 pouces 1 ligne de hauteur et de 2 pouces 2 lignes de largeur, gravées par Christophe Jegher représentant des sujets de l'ancien et du nouveau testament.
277» EVERDINGEN, Aldert van, peintre et graveur à l'eau forte naquit à Alcmaer en j621, il fut élève de Roeland Savary et de P, Molyn et excellait dans plusieurs parties de la peinture, quoique le paysage fut son genre principal; il mourut dans sa ville natale en 1675 âgé de 54 ans. La marque ci-mentionnée est indiquée dans le cabinet de Le Brun et doit se trouver sur ses tableaux. Nous avouons n'avoir jamais pu la trouver, mais bien les lettres initiales AVE dont il sera parlé dans la seconde partie, et dont-il s'est servi pour signer la plupart de ses estampes. Bartsch (P. Gr. T. II. p. 161) nous en a donné un catalogue détaillé, qui contient 162 morceaux.
278* VOYS, Ary de, peintre hollandais qui travaillait dans la manière de François Mieris. Nous en avons déjà parlé plus amplement au No. 267 parceque sa marque semble être aussi bien composée des lettres ADN que de lettres ADV.
279' DYCK, Antoine van, peintre et graveur à l'eau forte naquit à Anvers le 22 Mars 1599, il fut un des premiers élèves de P. Rubens et mourut en Angleterre en 1641. JDescamps (T. II. p. 8) rapporte plusieurs autres particularités de la vie de cet artiste. Nous avons trouvé la marque ci-mentionnée sur des portraits que Guillaume Baillie a gravé d'après les dessins Antoine van JDyck.
j^/C I J Q ^A^ 280- DREVER, Adrien van, peintre de paysages et de marines, hol- «^-^ ^ landais, qui florissait vers 1673, et qui doit avoir travaillé en Angleterre.
^ ^ ^ 1 Nous avons vu sa marque sur ses tableaux et sur des estampes d'après ^ V ses compositions, gravées par J. Boydell et autres. Du reste nous
n'avons trouvé aucure notion satisfaisante sur cet artiste, et l'année 1660 que Louis de l /mkelmann (Neues Malerlexikon) et Fûssli (Allgemeines Kunsllerlexil.Oi*) rapportent comme étant celle de sa naissance, semble être fausse, attendu qu' une des marques ci-mentionnées est accompagnée de l'année 1675, et il n'est pas probable que Van Drever ait peint un tableau à l'âge de treize ans. Ce tableau gravé par J. Boydell, se trouve dans la collection de Mr. Poyner à Islington en Angleterre.
281' VRIES, Adrien de, sculpteur et peintre à la Haye, qui s'est distingué par des petites compositions en pierre, en cire et en biscuit, dont quelques-unes portent la marque ci-mentionnée. Il florissait vers le commencement du dixseptième siècle. On prétend C[u* Adrien de Fries a marqué ses tableaux de la même marque quoiquil n'en a pas fait . beaucoup.
7—4' 282. EBERLE, Adam, peintre d'histoire né à Diisseldorff en 1804. Il a J. ËX d'abord étudié dans sa patrie et plûtard à l'académie de beaux arts à iti o Munich sous le directeur Cornélius dont il fut élève. Sa marque, c'est à "^^/ dire la première ci-mentionnée, se trouve sur des dessins et sur des tableaux à fresque de sa propre composition, des derniers on en voit dans le bazard et dans l'Odéon à Munich. Nous ignorons s'il a marqué des tableaux à l'huile de la même manière n'en ayant pas encore vu dans ce genre. La seconde marque appartient à un peintre de portraits à Nuremberg nommé André ENGELHART, dont nous avons vu des
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tableaux ainsi marqués à l'exposition de 1830 dans cette ville, et où Tartiste travaille encore actuellement.
283' ELSHEIMER, Adam, peintre de paysages et d'histoire à Francfort! sur le Mein, né en 1574, et mort à Rome en 1620» La première de ces marques se trouve sur ses tableaux et la secondé sur une petite estampe ovale d'après lui par H. Goudt qui représente la décollation de Saint Jean. La collection la plus nombreuse des estampes gravées d'après Elsheimer est décrite dans le catalogue de fVinkler (T. L p. 251) Heineke (D\ct. des Art. T. L p. 490) indique la troisième marque accompagnée d'un petit p comme se trouvant sur des portraits gravés par iW. Aubert pour la suite d'Odicuvre, mais il ne parle pas de sa signifia cation; nous ne nous rapellons pas d'avoir rencontré un portrait avec cette marque.
284* ECKERT, Henri Ambrosie, peintre de genre et de chevaux, né à Wurzbourg en 1807. Il étudia les élémens de son art dans sa ville natale et plùtard à Mwnich, où il travaille encore avec beaucoup de succès. Ce jeune artiste se sert aussi d'un monogramme composé des lettres A HE qui est indiqué au No. 291. On le trouve, comme la marque ci -lAentionnée , sur ses tableaux.
285* Suivant Christ (p. 86 T. F. p. 23) cette marque doit se trouver sur des estampes d'après Raphaël y et il croit qu'elle peut indiquer Enée VICO. Nous n'avons jamais pu la trouver, et il y a beaucoup apparence qu'elle est imaginaire. Les véritables monogrammes dCEnée Vico se trouvent indiqués au No. 311 et ses lettres initiales A E N ou AEN. V.P. sont rapportées dans la seconde partie.
286* Cette marque, dont on ne connaît pas la signification se trouve Sur des gravures à l'eau forte représentant des sujets satyriques qui ornent un livre intitulé: Sanct Johannis sieben Gsichte — zeigend an der hirchen geschichte. Ces estampes sont gravées d'une pointe spirituelle et semblent provenir d'un artiste allemand qui âorissait au seizième siècle.
287* TEMPESTA, AntoinSy peintre et graveur naquit à Florence en 1555 et mourut en 1630; il fut disciple de Santo Titi et de Jean Stradan. Il y a peu d'artistes qui égalent Tempesta quant à la fécondité dans la composition. On trouve les marques ci-mentionnées sur ses eaux forte» représentant des batailles, des chasses, et autres sujets dans des paysages, dont Bartsch (F. Gr. T. XVII. p. 125) donne un catalogue raisonné qui contient 1460 pièces; il le croît complet, mais selon Gori on prétend que l'oeuvre de Tempesta se monte à 1519 morceaux. Nous n'en avons trouvé que quelques-uns qui ne soient pas décrits par Bartsch. Cet artiste se désignait encore par les marques indiquées au No. 509, 391, 572, 738, 1726 et 1812.
288* GHISOLFI, Jean^ peintre distingué dans le genre d'architecture et de perspective, né d'une famille noble à Milan en 1632 II étudia chez Jérôme Chignolo, A. P^lpini et Saluator Rosa^ dont il imita la manière dans les figures; mais les siennes sont plus agréables que celles de son maître. En 1650 il se rendit à Rome, où il dessina et peignit beaucoup d'antiquités , et sut y employer des figures d'un pied de hauteur avec beaucoup de goût, soit de l'histoire profane, soit de la fable; on voit encore beaucoup de ses tableaux à Rome, à Venise, à Naples et autrès endroits, et dont quelques-uns portent la marque ci-mentionnée. Suivant Lanzi (Trois. Édit. T. IIII. p. 257) il doit aussi avoir peint des tableaux d'autel et en fresque; il mourut à Milan en 1685.
289* SADELER, Gilles y peintre et graveur, naquit à Anvers en 1570 et mourut â Prague en 1629. Jean et Raphaël Sadeler y ses oncles, lui donnèrent les premiers principes de la gravure, mais il l'emporta sur eux par la propreté et l'élégance de son burin, par un goût délicat et une manière savante, surtout dans les portraits, il n'est devenu maniéré que lorsqu'il a gravé d'après Sprangery Goltzius et autres maîtres de cette école, Gilles Sadler se servait encore du monogramme indiqué au No. 308.
290- SILBER, Euchariey éditeur, dont on doit lire la marque EUCHA- RIUS ARGENTINUS HERBIPOLENSIS ; nous ne l'avons inséré ici que parcequ'elle se trouve sur des titres et des vignettes, entr'autres sur une grande cloche gravée en bois et qui se trouve ordinairement dans un ouvrage intitulé Campani Opéra. Imprimé â Rome en 1495. Un volume in folio.
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291. ECKERT, Henri Jmbrosie , peintre de genre et de chevaux dont nous avons déjà indiqué une autre marque au No. 284, se servait encore de la première marque ci-mentionnée. La seconde marque appartient cependant à un autre peintre allemand , dont nous n'avons pas pu découvrir le nom. On la trouve sur le portrait en pied de George Ender accompagné de son fils et d'un chien. Pièce in folio gravé par Nicolas Schîirtz,
292- Bartsch (P. Gr. T. IX. p» 21) indique cette marque parmi les; anomymes allemandes et comme se trouvant sur deux estampes dont une représente Judith, marquée de l'année 1533 et Tautre Hercule déchirant le lion de Némée.
293- Nous n'avons pas pu découvrir la signification de ce chiffre; on^ le trouve sur une estampe allemande du dixseptième siècle, représentant les armoiries de Guillaume de Laitier, seigneur de Bernn et de- Vincent. L'écu offre une échelle et deux chiens rampans, et le héaumea pour cimier une tête de chien portant une couronne. Au bas dans> une tablette on lit : WILHELM VON DER LAITTER HERR Z V BERNN VND VINCENZ. La marque se trouve au milieu en haut dans une banderole. Le tout est entouré d'un petit cadre. Haut. 5 p. 8 lign.
294* Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 232) rapporte la première de ces marques mais beaucoup trop grande , et l'interprète par SUTERMAN, connu sous le nom de Lambert LOMBARDUS lorsqu'elle se trouve sur une estampe qui représente le retour de l'enfant prodigue. Nous^ ne pouvons pas adopter cette opinion de Bartsch, vu que nous avons trouvé une autre pièce du même artiste qui porte la seconde marque et qui représente un homme à mi-corps dans un costume burlesque,., appartenant à une suite de bustes du même genre d'après la composition de Hosso Fiorentino, offrant les principaux héros et héroïnes des Romains- Ces pièces sont gravées dans le goût de René Boivin et n'ont rien de commun avec les estampes d'après Lombard Lombardus ; on ne doit non plus les confondre avec une pareille suite à' Antoine Tempesta ou les bustes sont représentés dans des cartouches. Voyez Bartsch (P. Gr. T. XVIL p. 180) No. 1558 ad 1369.
295. LADENSPELDER , Jean d'Essen, ville frontière du duché de Berg, graveur qui selon son portrait naquit en 1511 j on ignore d'ailleurs les circonstances de sa vie et la date de sa mort. Bartsch (P. Gro. T. IX. p. 57) décrit de lui vingt estampes, sans cependant rapporter aucune des marques ci-mcntionnées qui se trouvent sur quelques pièces des suites représentant les planètes , les vices et les arts libéraux donîr Bartsch n'indique que quelques morceaux , et dont quelques-uns portent les monogrammes indiqués au No. 1754 et 1810.
296' NATHE, Christophe, peintre de paysage et graveur à l'eau forte,- &S4.r^£j^^Sc à Gorlitz en 1755; il fut élève d'Oeser et ensuite directeur d'une
/ ^ " école de dessins dans sa ville natale. Nous connaissons de cet artiste
une suite de 44 paysages gravés à l'eau forte, à la tête desquels se trouve le portrait de l'artiste dans le costume des portraits de Rembrandt. Cette suite porte ce titre : Sammlung radirter Bldtter von, ici suit la première marque ci-mentionnée. La seconde et la troisième marque se trouvent encore sur de pièces de cette suite, dont la première représente la vue d'un village à deux tours, entouré de plusieurs arbrisseaux, parmi lesquels se distinguent particulièrement à gauche deux sapins- Au bas dans la marge est le monogramme de l'artiste et l'année 1805 à rebours. La seconde pièce représente une partie d'une forêt sauvage où l'on voit une petite chûte d'eau, dont le courrant se tire vers la gauche et auprès de laquelle est assis un homme. Le monogramme et l'année 1805 sont au bas à droite sur une pierre.. Ces deux morceaux sont en petit folio en largeur. La quatrième marque se trouve sur une eau forte in 8vo qui représente une famille assise autour d'une table éclairée par une chandelle , on y remarque ime jeune femme occupée à netoyer un enfant. La marque est au bas^ à gauche dans la marge.
297' MULLER, Jean Enontzoon, graveur en bois sur lequel nous n'avons pas trouvé des renseigncmens. On voit cette marque qu'on attribue à cet artiste sur une estampe en bois allégorique qui appartient à une suite de six morceaux semblables. Le même artiste se servait aussi des lettres 3 (5 gothiques sans la marque au milieu, et comme on les trouve indiquées dans la seconde partie. Le catalogue d'estampes de feu Mr. de Leyde en Hollande indique page 57 No. 45 une gravure