‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 139 sur 503 · MS — MS · texte numérisé non relu

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2943. SCHAFFNEK, Martin^ très habile peintre d'histoire et de portraits d'Ulm vers le commencement du seizième siècle, dont les | tableaux passaient autrefois pour être de Martin Schongauer. 11 est J^O étonnant ffue Fiorilîo n'ait pas fait mention de cet artiste ni de ses *" beaux tableaux qui se trouvent dans le dôme d'Ulm, tandis qu'il parle d'autres objets de la dite église j il est donc à croire, qu'il n'y a jamais été lui même et qu'il n'a puisé que dans des sources très imperfaites. Pour avoir des renseignemens relativement à Martin Schaffner, nous sommes adressé à Mr. le prélat Schmidt d'Ulm, qui, comme on sait, s'intresse avec connaissance et intelligence aux choses remarquables de la ville d'Ulm; nous avons reçu de lui des notices non seulement sur Martin Schaffaer, mais aussi sur plusieurs autres artistes de cette ville, pour lesquels nous empressons des témoigner ici à Mr. le prélat l'expression de notre reconnaissance. Ces notices furent recueillies, il y a cinquante ans, par un amateur nommé Neubronner, et augmentées et rectifiées par Mr. le prélat Schmidt^ elles sont en partie tirées des registres civils, de contributions foncières, des comptes, des métiers et états d'église à Ulm, en un mot de papiers et documens authentiques , qui certifient que Martin Schaffner fut depuis l'an 1502 jusqu'en 1539 bourgeois et peintre à Ulm et qu'il y a appartenu à une confrérie de peintres. Nous avons donné une plus ample notice relativement à cet artiste , dans le Kunsthlatt de l'année 1822 No. 65. Mannlich (Catalogue de la galerie de Munich et Schleisheim T. III. No. 1499, 1500, 1505 et 150ô) attribue donc faussement les tableaux de Martin Schaffner à Martin Schongauer^ dont un est même marqué de Tannée 1524 époque ou Martin Schongauer était déjà mort. Au reste Martin Schaffner se servait aussi des lettres initiales MSMZV (C'est à dire Martin Schaffner Maler zu Ulm), dont il est parlé dans la seconde partie.

»944. I>e Mechel (Catalogue de la galerie de Vienne p. 255 No. 11) /€ >J<4 indique un tableau, représentant une sainte famille qui doit porter /A AO

la marque ci - mentionnée , elle appartient peut ctre aussi à Martin V px i SCHAFFNER , dont il est parié au numéro précédent en supposant que le tableau en question soit un ouvrage du premier tems de cet artiste.

t945- Christ (p. 318 T. F. p. 230) attribue cette marque à M. SACRE- 7jr^ * RER, graveur sur lequel on ne trouve pas de renseignemens certaines. |%^$| Nous n'avons jamais vu cette marc^ue seule sur une de ses estampes; ^ elle était toujours accompagnée de son nom en toutes lettres, par exemple sur une pièce d'après Mathias Kager représentant Cain tuant son frère Abel. Il est au reste possible que M. Sackerer se soit servi de cette marque, mais certainement pas si grande.

[',943. STROBEL, Mathias, de Nuremberg dont on trouve des copies -rS^r faites au marteau d'après des estampes à' Albert Durer. Nous en l\/t a t connaissons entr' autres avec cette marque, une représentant saint /'S'Iri^ Jérôme dans sa cellule No. 60 de son œuvre, dont on conserve la J- Jplanche dorée à Dresde. Selon Ileller (Das Leben und die Werie Albrecht Diirers T. II. p. 455) elle est marquée du chiffre indiqué au No. 2617, mais cette indication n'est pas exacte.

947. SAYEERTS, Michel, peintre et graveur à l'eau forte du dix- -^r septième siècle, qui n'est connu que par ses estampes dont les unes sont marquées de son monogramme représentant des bustes d'hommes et de femmes et les autres de son nom en toutes lettres représentant des portraits qui prouvent qu'il a excellé dans ce genre. Bartsch (P. Gr. ï. IV. p. 411) décrit de lui seize pièces, le catalogue de Rigal (page 560) et Fûssli (Allgem. Rûnstlerlexilion) en indiquent encore quelques autres, dont Bartsch n'a pas fait mention.

948' Ces marques, se trouvant sur des eaux fortes in 4'" représentant des paysages avec ruines, appartiennent à un artiste du dixseptième siècle, qui se nommait selon toute apparence M. SPILLENBERG ou SPILLENBERGER ; nous en avons déjà parlé plus amplement au No. 2927. Il se servait aussi du nom abrégé M. Spil. ou M. Spillen. fec, dont il est parlé dans la troisième partie.

b49- MOLINARI, Etienne, dessinateur et graveur né à Florence en JT^ j(x jl741 et élève à' André Scacciati. On trouve sa marque ou son nom ^ sur des estampes en manière de lavis, comme celles de son maître. '7^»^ Uouvrage le plus considérable, que Molinari ait publié en 50 pièces gravées dans la manière ci -dessus indiquée, porte ce titre: Istoria pratica dell Jncominciamento e Progressi délia Pittura etc. Firenza 1778.

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