‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 14 sur 503 · Cette · texte numérisé non relu

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364' Cette marque , qu'on ne doit pas confondre avec celle de AYcolas Andréa dont il est question au No. 374, appartient à un habile graveur allemand dont le nom n'est pas encore découvert Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 548) décrit une seule pièce de cet artiste inconnu avec la même marque sans être surmontée de la lettre F, et dont il sera parlé au No. 507. La marque ci-mentionnée se trouve sur une estampe qui est échappée aux recherches de Bartsch et qui représente la Ste. Vierge assise au pied de la croix ayant sur ses genoux le corps mort de Jésus Christ, entouré de quatre anges, dont le premier à gauche tient le corps , et le second les piedo du sauveur, pendant que les deux autres pleurent sa mort. La marque est au bas à gauche sur une pierre. Haut. 15 p. 7 lign. Larg. 10 p. 5 lign. Cette estampe est une des plus belles de cet artiste.

365- MILET, Jean François ou MILE , nommé en France ordinairement FRANCISQUE, peintre et graveur à l'eau forte naquit à Anvers en 1G14 et eut, pour maître Laurent Franck peintre llamand; mais Milet était Français d'origine et c'est en France qu'il a exercé son talentj il fut grand paysagiste, chercha à imiter le Poussin et mourut à Paris en 1G80, on croit qu'il fut empoisonné par des artistes jaloux. La marque ci-mentionnée se trouve sur un paysage gravé à l'eau forte par Milet lui même, que Bartsch (T. V. p. 548) a décrit à la fin d'un catalogue des estampes d'après Milet par un de ses élèves nommé Théodore. On attribue à François Milet encore deux autres estampes, mais elles ne portent pas la marque. Le catalogue de Higal en fait mention page 231.

366- MERIAN, Mathieu, le vieux^ habile graveur au burin et à l'eau forte né à Bàsle en 1593 et mort à Schvvalbach en 1G51. On a de cet artiste un grand nombre d'estampes, qui composent plusieurs volumes; elles représentent des paysages, des chasses, des vues de ville d'Allemagne et différens autres sujets. Huber (Handbuch etc. T. I. p. 160) et le catalogue de Winhler (T. I. p. 572) indiquent quelques ouvrages de Merian, mais leurs catalogues sont très incomplets. Le même artiste se servait aussi des marques indiqués aux Nos. 575 , 2011 et 2891.

367. Selon Heinehe (Dict. des Art. T. I. p. 299) cette marque signifie MARC ANTONIO FECIT, lorsqu'on la trouve sur une estampe d'après Raphaël qui représente Jésus Christ mis au tombeau, sujet à mi-figures ou la marque est au bas à droite. Larg. 5 p. 4 lign. Haut. 3 p. 10 lign. Nous avouons n'avoir pas trouvé cette estampe avec la marque , et Bartsch (P. Gr. T. XIV. p. 42 No. 36) qui en parle, remarque sur l'indication de Heinehe, ce qui suit: ,, N'ayant jamais vu la pièce en ,, question que sans cette marque, nous sommes tentés de croire „que la marque de l'épreuve sur laquelle Heinehe a fait sa déscription, „a été ajoutée à la plume. Au reste celte pièce ne nous semble „point appartenir à Marc Antoine, et nous n'hésitons pas à l'attribuer „à Augustin Vénitien.^''

368- Celte marque se trouve sur différens portraits in 8vo. gravés par Jacques Grandhomme, elle nous semble cependant plutôt appartenir au poëte , qui a fait les vers au bas des portraits qu'à un artiste. Chnst (p. 340 T. F. p. 250) en parle aussi , mais il la donne beaucoup trop grande.

369- Cette marque nous paraît également appartenir à un poëte comme la précédente, nous l'avons trouvé sur un portrait à mi-corps, tenant un livre de la main gauche. En haut dans la marge on lit: Georgius Bvchananvs Scotvs vir Excellentiss etc. et en bas dans la marge est une inscription qui commence ainsi: Clarvs in Historiae campo clarusque Poesi etc. sous cette inscription se voit la marque ci-mentionnée. Ce portrait est gravé dans le goût de Martin Rota. Haut. 3 p. 2 lign. Larg. 2 p. 5 lign. Les marges 1 p. 7 lign.

370- ROTA, Martin, dessinateur et graveur au burin, né à Sebenico en Dalmatic vers la moitié du seizième siècle, et dont les estampes sont datées de 1558 j'usqu'en 158G. On ne sait pas où Martin Rota a appris le dessin et la gravure, mais il est certain qu'il a demeuré à Vienne, où il doit avoir passé toute sa vie. Plusieurs de ses ouvrages sont admirables et d'une grande finesse de burin. Le catalogue le plus complet que nous en connaissions est de Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 243)î; il contient 114 pièces, et nous n'avons rencontré que six morceaux dont Bartsch n'a pas donné la déscription. Heinehe (Dict. des Art. T. I. p. 377) explique faussement cette marque par

Brulliot 5 Dict. des Monogr. I. 7

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uMarc Antonio scultore fecit ou Marc Havenna scultore fecit , car elle doit être lue Martin Rota Sebenzanus Fecit. Le même artiste se servait encore de différentes autres marques qui sont indiquées aux Nos. 618, 619, 2021 , 2957 et 3953.

yC/S^ STl* MATSYS, Corneille, ancien graveur duquel nous avons déjà indiqué des marques au No. 225, celle ci -mentionnée diffère des autres monogrammes de cet artiste, mais elle lui appartient indubitablement, et se trouve sur une estampe dont Bartscn n'a pas donne la déscription, et qui représente la bataille dans laquelle Abraham délivre Loth le fils de son frère. La marque et Tannée 4 545 sont au haut à la gauche sur une petite tablette et au milieu sur une autre on lit: GENE 14. Ce morceau qui fait suite à celui décrit par Bartsch sous No. 21 , porte 5 p. 1 lign. de largeur et 3 p. 7 lign. de Hauteur. La même estampe se trouve aussi avec la marque ordinaire de Matsys, et qui semble être la première.

372- NOVELLI, François, graveur qui florissait à Vienne vers 1780, et où il travaillait avec un graveur nommé Cumano. On trouve sa marque ou son nom en toutes lettres sur des belles copies d'après les estampes de Rembrandt.

-prlî^ 373» Cette marque réellement composée des lettres FHN appartient à un graveur, dont le nom n'est pas encore découvert; il travaillait selon toute apparence en Suède en 1592 , car on a de lui plusieurs portraits des rois de Suède dont Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 581) a décrit trois. Le même artiste se servait encore du monogramme indiqué au No. 1912.

* 374- ANDRE 4, Nicolas, graveur qui a travaillé vers 1580. Bartsch

mllZT (P. Gr. T. IX. p. 512) décrit de lui quatre estampes datées des années f J^^*^ 1580 et 1585, mais il ne donne point d'autres notions sur cet artiste.

Malpé (T. I. p. 14) le nomme peintre et graveur né à Ancone en 1556 et mort à Ascoli en 1611. Nous ignorons où cet auteur a puisé ce renseignement, mais il indique encore de ce graveur le portrait de l'ambassadeur François de Noailles abbé de St. Amand gravé en 1578 ainsi que plusieurs thèses, dont Bartsch n'a pas parlé. Heineke (Dict. des Art. T. I. p. 237) rapporte aussi ce portrait de Gilles de Noailles, dont nous connaissons une copie gravée par le maître au Monogramme No. 206.

h / f -nÎT* H* 375* FANTUZZI, Antoine, peintre et graveur italien, plus connu

encore sous le nom à' Antoine de Trente. Nous en avons déjà parlé

T. ^ plus amplement et indiqué de lui des monogrammes aux Nos. 36,

ArT^JT' 320 et 348. Les marques ci-mentiannécs se trouvent sur ses estampes t^C^?/^*"!^*^ à l'eau forte faites pour la plupart d'après Primatice ou d'après les peintures du château de Fontainebleau.

376 OEFELE, François Ignace, peintre de portraits et d'histoire ainsi que graveur à l'eau forte, né à Poscn en 1721 j il étudia en Bavière chez Simon Maier et J. A. Albrecht et après chez Joseph Nogari à Venise; il voyagea à Rome et retourna à Munich, où il devint peintre de la cour et professeur de l'académie des beaux arts. Suivant Lipowsky (Bayerisches Kùnstlerlexikon), il est mort en 1797. Nous avons trouvé la marque ci mentionnée sur une eau forte de ce maître qui représente Jésus Christ s'entretenant avec la Samaritaine, Pièce en petit folio ou la marque est au bas à droite. Le même artiste se servait aussi de la marque indiquée au No. 2031.

376^. PARISINO, Augustin, graveur de Bologne né vers l'an 1600. Il est connu pour avoir gravé conjointement avec J. B. Coriolano et Olivier Gatti les planches d'un livre d'emblèmes de Paul Macchi, publié à Bologne en 1628. Un vol. en 4to., contenant 80 pièces, non compris le titre , dont quelques-unes portent la marque ci-mentionnée.

IB^ I5r ^'77- FACCINI, P?Vrre, peintre et graveur à l'eau forte, né à Bologne '^'J f ITS / fvJ en 1562 et mort en 1602, il fut disciple à'Annibal Carrache qui dans

la suite conçut de la jalousie de ses progrès et de sa renommée. Bartsch (P. Gr. T. XVIII. p. 270) décrit de cet artiste trois pièces qui ne portent ni nom ni marque. Les estampes qui portent les marques ci-mentionnées et qui sont, scion notre opinion, du même Faccini, représentent: 1) Quatre mendians dont deux sont bossus et dont deux marchent sur des béquilles. La marque est au bsTS à droite et au milieu sont les lettres PS F. (Pierre Stefanoniformis) Lar^. 8 p. 2 lign. Haut. 5 p. 11 lign. Pièce très rare qui fait le pendant de

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celles décrites par Bartsch sous No. 2 et 3. Les autres estampes qui portent encore celte marque différent un peu dans leur manière, elles représentent: 1) Un enfant assis à terre, appuyé sur sa main gauche et tenant de Tautre une petite branche d'arbre. Le fond offre un paysage avec quelques arbres , entr'autres un , auquel est suspendu un enfant par les pieds (probablement Oedipe). La marque est au bas à gauche. Larg. 3 p. 8 lign. Haut. 2 p. 9 lign. 2) Un squelette tenant de la main droite un sablier et conduisant de l'autre un enfant vers une tombe ouverte, lequel semble crier et s'y opposer. La marque est au bas à droite sur une pierre. Haut. 3 p. 9 lign. Larg. 2 p. 11 lign. 3) Un forgeron assis et travaillant devant un enclume 3 au milieu de la pièce, à gauche est assise une jeune fille, vue de face et à droite sont debout deux garçons vus sur le dos. Ce groupe se trouve dans une espèce de caverne de rochers, où Ton remarque au fond un mur avec plusieurs arcs. Le chiffre est nu bas à gauche sur une pierre. Haut. 4 p. 4 lign. Larg. 3 p. 5 lign. 4) L'intérieur d'une chambre où un garçon assis sur une chaise, regarde attentivement un singe qui , à droite près d'une cheminée, tire avec les pattes d'un chat les marons hors du feu. Le monogramme est sur la chaise. Haut. 7 p. 10 lign. Larg. 5 p. 10 lign. On a une copie de cette pièce qui ne porte pas la marque et à droite de laquelle on lit: ^ni. Carrache. Même grandeur que l'original.

378' PRLMATICCIO, François, peintre et architecte célèbre, né à Bologne en 1490, il fut élève de Jules Romain, sous lequel il travailla au fameux palais du T chez le duc de Mantoue. En 1531 il vint à Paris ou François I le combla d'honneurs et de richesses; il y mourut en 1570. La marque ci-mentionnée , qu'on doit lire Francesco Abhas Primaticcio. Bolognese inventor, se trouve sur des estampes d'après les dessins ou tableaux de cet artiste, dont un grand nombre est indiqué dans le catalogue de Winkler (T. L p. 777).

379* Christ (p. 178 T. F. p. 103) rapporte la première marque pour celle de F, A. REUTER; cette interprétation peut être juste, mais nous doutons que ce F. A. Reuter ait été le graveur, car nous avons trouvé la seconde marque ci-mentionnée accompagnée des syllabes euter à la fin de quelques vers latins qu'on peut lire dans la marge d'une estampe en grand folio d'après Pierre Breughel gravée par L.ucas Vorstermann représentant une querelle entre quatre paysans.

380- SCIAMINOSSI, Raphaël, peintre et graveur à l'eau forte, dont BOUS avons déjà indiqué des marques au No. 331 et dont on trouve encore d'autres monogrammes aux Nos. 923 et 1984.

381" VERAN, Jacques Marie, graveur français de Paris, dont on jjj^ aa^ trouve des planches ainsi marquées dans un ouvrage intitulé : Histoire ^ -^rX

métallique de Napoléon, ou recueil des médailles et des monnais qui ont été frappées depuis la première campagne d'Italie jusquà son abdication en 1815. London 1819. Un volume in 4to. Nous ignorons, si ce graveur a encore marqué d'autres planches de son chiffre , mais 11 a aussi gravé les 95 planches de l'ouvrage intitulé: Histoire numismatique de la révolution française par M. H. (Hennin) Paris. Merlin 1826 in 4to.

38)2* Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se trouve sur le portrait de Jean Baptiste Porta appartenant à une suite de différens portraits, gravés par un artiste médiocre qui semble avoir travaillé en Italie au dixseptième siècle.

383> Marque inconnue d'un graveur allemand que l'on trouve sur une copie en contre-partie d'une estampe de Durer, connue sous le titre: La Ste. Vierge aux cheveux longs, liés avec une bandelette. Bartsch No. 30. Le copiste a ajouté des nuages dans les quatre coins et son monogramme se voit au bas à droite sur une tablette. Haut. 3 p. 10 lign. Larg. 2 p. 8 lign.

384* Suivant une note manuscrite de mon prédécesseur cette marque dont on ne connaît pas la signification, doit se trouver sur une estampe en bois représentant le portrait de Michel Praetorius qu'on voit à la tête de son Ilusae Sioniae etc. Helmstedt 1607. Un volume en 4to. Nous n'avons pas encore eu occasion de trouver ce portrait.

38ô« Cette marque, dont nous ne connaissons pas la signification, se trouve sur une estampe à l'eau forte qui nous paraît être faite par un artiste flamand du dixseptième siècle, elle représente le jugement de Salomon. Composition de plusieurs figures. La marque est au bas à gauche. Larg. 11 p. 7 lign. Haut. 7 pouces.

EOL-IN.

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/S AS 386- SERGENT ou SERGEANT, François, dessinateur et graveur ^ / à l'eau forte et en manière de lavis né à Chartres en 1756. On le

croit élève à' Augustin de St. Aubin. Nous connaissons de lui différens ouvrages qui portent ou une de ces marques ou son nom en toutes lettres, et dont quelques uns sont indiqués par Huber (Handbuch etc. T. VIII. p. 347) et dans les additions de Gori (T. XIV. p. 167).

387. SCHELVER, François Augustin, peintre de chevaux et de genre né à Osnabruck en 1805. Il apprit les élémens de son art dans sa patrie chez un peintre nommé H. Neelmeyer et étudia plus tard à Munich, où nous avons vu de lui de jolies tableaux et des dessins à la gouache qui portent la marque ci - mentionnée.

388. SIEURAL, A, F., peintre de portraits en France, se sert de ce monogramme. Nous n'avons rien pu apprendre relativement des circonstances de sa vie et de ses études, mais, à ce que nous croyons, il travaille actuellement à Paris.

389- TROOST, André, graveur médiocre de Wagenbourg vers 1680 il travailla pour quelques ouvrages de Jean Weichard Walvasor. Il se servait aussi d'un monogramme composé des lettres A T ainsi que des lettres A T/, qu'on trouve indiqués au No. 739 ou dans la seconde partie.

390. FANTUZZI, Antoine, peintre et graveur en clair -obscur et à l'eau forte connu aussi sous le nom d'Antoine de Trente. Nous en avons déjà indiqué des marques aux Nos. 36, 320, 348 et 375, et il se servait encore des monogrammes rapportés aux Nos. 649, 734 et 757 dont les derniers se trouvent sur ses estampes en clair-obscur.

391' TEMPESTA, Antoine, peintre et graveur dont nous avons déjà indiqué des marques aux Nos. 287 et 309. On trouve celle ci -mentionnée sur une estampe qui représente la Vierge debout et enveloppée dans un large manteau, appartenant à une suite de 14 morceaux décrits par Bartsch (P. Gr. T. XVII. p. 136 No. 344 ad 357).

ZT^ 392- FERG , François Paul, peintre de marines et de paysages et graveur à l'eau forte, né à Vienne vers 1689 et mort à Londres en 1710. On trouve la marque ci-mentionnée sur ses tableaux, mais on a aussi de lui des estampes à l'eau forte qui portent le monogramme indiqué au No. 1835.

ADM* 393* Cette marque, qui semble être composée des lettres AFV ou FAV, est indiquée par Bartsch (P. Gr. T. XIII. p. 351) parmi les anonymes de l'école d'Italie. On la trouve sur une ancienne estampe connue sous le titr^ la Menade. Bartsch remarque encore que les lettres A D M , qui accompagnent la marque , sont expliquées par erreur pour Andréa di Mantova, c'est à dire André Mantegna, car cette pièce est gravée d'après l'antique.

394* Marque inconnue qui se trouve sur de très anciens tableaux, entr'autres sur un dans la galerie de Schleisheim près de Munich représentant un Christ entre la Sainte Vierge et St. Jean , figures à mi-corps, en haut il y a trois anges qui pleurent et en bas deux petites figures (les donataires) en prierre. Le catalogue de la dite galerie par C. de Manlich (vol. 3 No. 1438) attribue ce tableau à Israël van MECREN c'est qui ne paraît pas avoir de fondement, car cette marque, qui est indubitablement aussi ancienne que la peinture, n'a aucun rapport avec le nom de cet artiste.

395- Nicolai (Reisen durch Deutschiand und die Schweiz T. VI. p. 525) indique cette marque comme signifiant WERNER FECIT- et comme se trouvant sur des peintures en émaille dans un St. Sacrement dans la riche chapelle à Munich, représentant la naissance et la sépulture de notre seigneur. Nous nous sommes donné beaucoup de peine pour trouver ces peintures mais en vain, et nous ne pouvons non plus nous imaginer quel Werner l'auteur cité veut désigner ici, car ce ne peut être Joseph Werner dont il est question aux Nos. 1618 et 2741, qui a travaillé à la cour de Ravière, ayant vécu un siècle plus tard, à moins qu'il y eut une faute d'impression relativement à l'année, et qu'on aurait du mettre l'année 1692.

A^P^ 396« WATERLOO, Antoine, peintre de paysages et graveur à l'eau ' forte sur lequel on a peu de renseignemens, car à peine sait -on le lieu de sa naissance j selon Descamps il vint au monde vers l'an 1618, les uns le font naître à Amsterdam , les autres à Utrecht. Il mourut pauvre dans l'hôpital d'IIiob près de cette dernière ville. La marque

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M. M, Si,

ci-mentionnée se trouve sur ses estampes à Teau forte représentant

Sour la plupart des bois et des graupes d'arbres rendus avec beaucoup 'esprit. Le catalogue le plus complet qui en existe, a été donné par Bartsch (P. Gr. T. II. p. 1).

397. Christ (p. 379 et 382 T. F. p. 286 et 288) attribue ces marques à Nicolas HIRSCHVOGEL, sur lequel nous n'avons pas pu trouver de notions^ il semble qu'il a voulu parler de Vitus HIRSCHVOGEL le jeune qui a peint sur verre et dont parle Doppelmair (page 198) Aussi ce monogramme semble contenir les lettres VHVF ou VHV.

398. ALDEGREVER, Henri, peintre d'histoire et graveur, né à Soest en Wcstphalie en 1502, ainsi que nous l'apprenons par deux portraits qu'il a gravé lui mêmej la date de sa mort n'est pas connue, mais on a de lui des estampes qui portent encore l'année 1555. Il fut élève de Durer et ses marques se trouvent ou sur ses tableaux ou sur ses estampes, Bartsch (P. Gr. T. VIII. p. 362) a donné un catalogue des dernières qui contient la déscription de 289 pièces en cuivre, d'une pièce douteuse et de neuf morceaux faussement attribués à Aldegrever. Nous n'avons trouvé que deux pièces de ce maître qui ont échappé aux récherches de Bartsch. La dernière de ces marques se trouve sur une copie du portrait de Martin Luther dont Bartsch décrit l'original sous No. 184 ; il parle cependant aussi de cette copie mais il ne fait pas observer que la marque diffère beaucoup des autres marques à' Aldegrever.

399. Selon Heller (Das Leben und die Werlte Dùrers T. II. p. 553) cette marque .et l'année 1551 se trouvent sur une copie d'une estampe en bois de Durer représentant Jésus Christ couronné d'épines No. 16 de son oeuvre. Nous n'avons pas encore rencontré cette copie, mais Heller croit que la marque a été ajoutée par un trompeur qui a voulu faire passer son ouvrage pour être à' Aldegrever.

400- GENTSCH, André, graveur d'Augsbourg qui a publié vers 1616

une suite d'ornemens gravés d'après les compositions de Matthias f ^

Beutler , dont quelques pièces portent sa marque. Suivant Malpé (T. I. p. 275) il a encore travaillé pour différens libraires d'Allemagne.

40l« GESSNER, André, éditeur et imprimeur de Zuric, auquel Christ (p. 92 T. F. p. 28) attribue aussi le monogramme indique au No. 1. Celui ci -mentionné se trouve véritablement sur quelques estampes en bois représentant des vignettes ou titres de livres , mais nous n'avons pas pu nous assurer que Gessner les ait gravé lui même.

402* ^^^s marques se trouvent sur le portrait du sculpteur Gottfried Leigehe en 8vo. La première appartient au graveur, dont nous n'avons pas pu découvrir le nom, la seconde signifie Godefroj Leigehe duquel nous parlons plus amplement au No. 2135.

403- GENOELS, Abraham, peintre de paysages et graveur à l'eau forte naquit à Anvers en 1640 et y mourut fort âgé. Descamps (T. ÏIL p. 92) rapporte d'autres particularités de la vie de cet artiste, et Bartsch (P. Gr. T. IV. p. 517) a donné le catalogue le plus complet de ses estampes, qui contient la déscription de 75 pièces. Le catalogue de Rigal (page 150) en indique encore sept autres qui ont échappées aux recherches de Bartsch. La marque ci-mentionnée se trouve sur ses eaux fortes, et il est probable qu'il a marqué ses tableaux de la même manière , quoique nous n'ayons pas encore eu occasion de nous en assurer.

404* GUIDUCCI, Angelo, peintre de paysage et graveur à l'eau forte à Rome. Le catalogue de Winkler (T. II. p. 482) indique de lui deux estampes avec sa marque, d'une pointe facile et spirituelle,' dont une représente un Jeune villageois d'un air délibéré, assis dans une campagne au pied d'un tronc d'arbre , son chien à roté de lui; la seconde offre une jeune villageoise assise aussi dans une campagn^e ayant devant elle une chèvre debout et deux cabrits. Pièces in folio en travers.

406- GARNIER, Augustin, graveur de Paris né selon les uns en 1579. selon d'autres en 1592. On prétend qu'il fut parent de Noël Garnier qui llorissait presqu'un siècle avant lui, et dont la marque est indiquée au No. 2220. La manière d'Augustin est brillante, il commençait ses ouvrages à l'eau forte et les terminait au burin; il a travaillé d'après différens maîtres italiens et français et a gravé entr'autres douKe pièces avec sa marque d'après le Primatice que cet artiste a

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