SV — SW
Su
On ne peut Mon plus admellre que cette marque appartienne en«of»' à yirgilc SoUs^ car les gravures en bois ainsi marquées sont pour ainsi dire plus anciennes et diffèrent beaucoup de celles publiées d'après Solis^ qui sont pour la plupart datées de Tan 1562 jusqu'en 1580. Il est donc à croire qvic la marque ci - mentionnée appartient à un graveur en bois, dont le nom n'est pas encore découvert.
3147- SOMER, Mathias van^ graveur médiocre qui travaillait à Nu. remberg vers le milieu du dixseptième siècle. On trouve sa marque sur quelques portraits in 8"'°- Malpé (T. II. p. 229) le croit de la famille de Jean van Somer, mais nous n'avons rien trouvé qui confirme cette indication. Fûssli (Allgem. Kiinstlerlexilton) rapporte de cet artiste une suite de portraits qui fait croire qu'il a aussi travaillé à Ratisbonne, elle porte ce titre : Icônes omnium electorum Principum etc. ad Comitia praesentia Icgatoriim ac deputatorum ad viv. express, a Math, van Sommern Ratisb. 1667. Petit folio.
3148' SALIMBENI, Ventura, dit Bevilacqua, peintre d'histoire et graveur à l'eau forte naquit à Sienne en 1555 ou suivant Gori en 1557, mourut dans la même ville en 1615. Bartsch (P. Gr. T. XVÎI. p. 189) décrit de lui sept estampes dont quelques-unes sont marquées des lettres initiales V. S.I. , indiquées dans la seconde partie. La marque ci-mentionnée se trouve sur une estampe d'après Salimheni gravée pat Jean Baltasar Prohst, représentant Faîconieri qui par les prières de Ste. Juliane sa fille et par les exliortations de son frère, obtint la;
fermission d'Urbain VIII et de Jean Evêque de Florence, de bâtii église de la Ste. Nunziata. Pièce en gr. fol. en travers.
3149- VIEGELMAN, Siegfried, peintre de genre né à Hambourg commencement du dixneuvième siècle et mort à Munich à la fleur d( son âge en 1827. On voit cette marque sur ses tableaux représentant des sujets champêtres de la Suisse et de la Bavière, peints ave( beaucoup de talent; ils font regretter que cet artiste soit mort fort jeunc j
31Ô0* Heineke (Neue Nachrichten etc. p. 380^) indique cette marqut; parmi les anonymes et comme se trouvant sur une ancienne estampai représentant la descente de croix. Pièce in 4"' Un catalogue de vente de Frauenhoh à Nuremberg de l'an 1801 rapporte sous le No. Wîj le même chiffre qu'on doit trouver sur une estampe représentant unt femme assise auprès d'une fontaine, accompagnée d'un enfant qnl appuyé son bras droit sur un vase. On lit sur une banderole: Ohedieimt foelicitas mater et au dessus la marque. Pièce in S""' Nous n'avoBj pas eu occasion de rencontrer ces deux pièces.
31Ô1* Nous avons trouvé des dessins historiques faits à la plume cj rehaussés de blanc dans la collection royale de dessins à Munich qu portent cette marque; on n'en connaît pas la signification, mais 1 maître de ces dessins a été selon toute apparence d'origine allemand et peut avoir travaillé en Bavière.
3162» WEISHUN, Samuel, dessinateur et graveur au burin, naquit à Pirna en Saxe vers l'an 1620. Il doit avoir fait à Dresde en 1^5) plusieurs portraits /les princes de la maison de Saxe ainsi que quelque| autres morceaux marqués du monogramme ci-mentionné ou des lettrej initiales SW, indiquées dans la seconde partie. Christ (p. 364 T. ïj p. 272) et Malpé (T. II. p. 508) lui attribuent cette marque, que non! n'avons pas encore eu occasion de trouver sur les estampes de cet artiste!
3iÔ3« Suivant une note manuscrite de feu Mr. Hazard cette marqu doit se trouver sur une copie d'une estampe de hucas Porstermàn. d'après Hubens , représentant une descente de croix. Nous n'avon pas encore eu occasion de voir cette copie.
3154- VvARENRERGER, Simon, peintre de paysage à Munich, duqm nous avons déjà parlé et indiqué une autre marque au No. 732. 0! trouve encore celle ci-mentionnée sur les tableaux de paysages de et} artiste représentant pour la plupart un chemin creux dans une fôrej ou quelques autres parties de foret.
3155- Suivant Christ (p. 585 T. F. p. 291) un W entrelassé d'un dans son jambage gauche prolongé, forme la marque des gravurf en bois faites d'après des dessins de Tobie Stimmer , imprimées j Strasbourg en 1590. Nous avouons n'avoir pas eu occasion de trourf des gravures en bois ainsi marquées.
3156' Ces marques se trouvent sur quelque* copie* en contre-part j dos estampes à' Albert Durer, dont deux sont décrites par Bartsé^ (P. Gr. T. IX. p. 574), Heineke (Neue Nachrichten etc. p. 588) c
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indique une troisième et Heller (Das Leben und die Wcrke Albrccbt Diirtrs etc. T. II. p. 595, 437, 438 et 452) rapporte encore quelques autres copies en attribuant cette marque à Wol/gang STUBER, qui jào'xl aussi avoir gravé en bois et travaillé à Wittenberg vers la fin du seizième siècle , et auquel le même auteur (Gcschichte dor Hoîzschneidekunst etc. p. 146) attribue aussi les lettres initiales "\YS, indiquées dans la seconde partie. Nous ignorons sur quoi Heller a fondé son interprétation , cependant il paraît douteuse qu'un graveur en bois qui a travaillé vers 1547 ait encore gravé au burin en 1588.
M 67' SWANEBURG, Guillaume, habile graveur au burin de Leyde et élève de Jean Saenredam^ dont nous avons déjà indiqué d'autreâ marques au No. 2254. On trouve encore celles ci - mentionnées sur des estampes pour la plupart gravées d'après Hubens, P. Mo?'elsen, Abraham jBloemaert , David Vinchenbooms et autres maîtres flamans 6t hollandais.
On voit encore la sixième marque sur des tableaux historiques dans la manière de Corneille Poelenbourg, dont l'auteur n'est pas connu. Selon toute apparence il travailla en Hollande vers la moitié du diiseptième siècle.
il58' C'est le monogramme d'un peintre allemand vers le milieu du dixseptième siècle, qui n'est pas connu et dont on trouve diffcrens portraits ainsi marqués. Nous en avons aussi parlé au No. 3023, parceque son monogramme se décompose peut-être aussi par les lettres OS W.
£59 a. ThULDEN, TJiéodore van^ peintre et graveur à l'eau forte, fiont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué ces marques au No. 2962. Elles contiennent précisément les lettres ÏVT, mais on peut y trouver aussi les lettres TMT. On les voit sur des estampes d'après Primatice qui forment une suite de cinquante et huit pièces , représentant l'histoire d'Ulisse.
',159 b. Cette marque, composée ai)paremment des lettres T U W, se trouve sur des portraits peints avec beaucoup de soin, et selon ;la manière il est à croire que le monogramme signifie Thomas van \der WILT, qui peignait dans ce genre et dont nous avons déjà rap- Iporté une marque aux Nos. 1699 et 3076.
il60 WOST, Tobie, graveur en médailles en Saxe du tems de flj/ frélecteur August vers l'an 1575. îl doit avoir marqué ses ouvrages ide la marque ci-mentionnée. Voyez: Sammhmg beriihmter Medailleurs \und Mûnzmeister nebst ihren Zeichen. I\ûrnberg 177 S (page 69 No. 160).
llgQ è. Les trois premières marques ci - mentionnées appartiennent """r- '\'\\ r 7-
\k un graveur en bois anonyme qui a travaillé au commencement du \^/ /J/ 0 \iC/ Jseizième siècle. Bartsch (P. Gr. T. Vil. p. 452) indique la première ^Tv / V\V ilfur un St. Etienne au milieu de deux saints Evêques d'après le maître ■|au monogramme No. 1881. Nous avons trouvé la seconde précédée -\^7de l'année 1516 sur une gravure en bois du même maître représentant \^ f Vv^ 5le sauveur victorieux apparaissant à sa mère, composition de plusieurs lifigures. Pièce in folio. La troisième se voit sur un St. Pierre debout [i$ur un piédestal, vu de trois quarts et tourné vers la droite, tenant [des deux mains trois grandes clefs. La marque est au milieu du Ipiédestal entre deux ccussons d'armes dont celui à droite offre les armoiries de Saxe. Pièce en gr. 8^° appartenant à une suite des Apôtres et d'autres saints de la même grandeur qui ne portent cependant pas la marque. Heller (Geschichte der Holzschneidekunst etc. p. 247) attribue bien la première de ces marques à Guillaume TRAUT, mais cette interprétation n'a pas de fondement , vu qu'un artiste qui a commencé à graver en bois en 1636, comme il est prouvé par Hûsgen [{Artistisches Magazin etc. p. î92) ne peut avoir fait des gravures en fbois datées de l'année 1516. Cependant on attribue à Guillaume TRAUT fia quatrième marque ci-mentionnée que nous n'avons pas encore iBu occasion de trouver. Elle est ainsi indiquée dans la table des "Imonogrammes T. II. page 552 d'un ouvrage intitulé: Der neu aufge- \richteten und vergrofserten In sechs Bûcher oder Theilen verfasten curieusert Himst ' und Werk-Schul etc. von J, H, Çhjmiae ac aliorum Artiura
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Cultore. Niirnherg in Verhgung Johann Ziegers Anno 1707. Deux! » ^ volumes in 4" 1
-<pr 17*7- 7"- 3161- WELLER, Théodore, peintre de genre de beaucoup de talentl]
/B VV^^y v\/ ^7 ^ Manbeim en 1802. Il étudia d'abord dans sa patrie et plutard
^ ''^^ / à l'académie de beaux arts à Munich. Depuis plusieurs années il!
T travaille à Rome, où il fait de jolies tableaux, représentant des sujeij qui se passent dans les rues de cette ville ou dans ses environs. Ses !0 'W/^'^/ï tableaux sont biea dessinés, peints avec beaucoup de délicatesse ei
*0 ^Vv / ^^^^ recherchés par les amateurs, ils portent pour la plupart les|
^ marques ci - mentionnées. Plusieurs ouvrages de ce peintre ont été
iSiJlYUl/ exposés dans la société des amis des arts à Munich. î
3162' WYCR, Thomas, excellent peintre de marines, de foires, de {Jyy t Usy / \^ places publiques etc. né à Harlem en 1616 et mort à Londres en 168(
(selon yValpole en 1682). On trouve les marques ci -mentionnées sui ses tableaux et sur ses gravures à l'eau forte faites d'une pointe légèrt et spirituelle. Bartsch (P. Gr. T. IV. p. 141) en donne un catalogue qui contient la description de 21 pièces, mais il n'est pas complet.
/yZé. 3163- WILRENS, Théodore, pei ntre de paysages à Amsterdam, qu suivant Houbraken (T. III. p. 48) étudia à Rome en 1710 avec Jeai van JLint. Nous avons trouvé la marqua ci-mentionnée, qu'on sttribu( à cet artiste, sur des paysages dessinés à la plume et lavés au bistre ^ Le cabinet de Paignon Dijonval (P. P. p. 106 No. 2582 à 2383) rapport!
aussi plusieurs dessins de ce maître.
^^^^^ TT^ 3164- F/orent le Comte (T. L p. 158 No. 62), Orîandi ( Abécédari»
I <Ji J ^ \P ^ pittorico Tav. C No. 7), Christ (p. 370 T. F. p. 278), Strutt (T. Il
planche IX. No. 200), Gandelîini (T. IIL p. 598) et enfin Malp^ (T. H. planche V. No. 55) attribuent ces marques à Théodore ZAGEIi graveur sur lequel on ne trouve pas de rcnseignemens. Suivant L Comte son chiffre se voit sur une estampe représentant une femm; nue qui tourne le dos au spectateur. Nous ignorons au reste leque des auteurs cités a rapporté la marque la plus exacte, n'ayant jamai i rencontré l'estam^je en question. î
-rr ^T^Ç». 3165- La lettre U travarsée par un petit couteau est la marque d| ' Jean George et de Jean Frédéric UNGER père et fils qui ont faits de,
gravures en bois pour la plupart d'après les dessins de Jean Guiilaum] Meil. Le père Jean Geof^ge Unger né à Gose prés de Pirna en Sax; en 1715, était établi à Berlin, où il est mort en 1788. Cet habil imprimeur et graveur en bois a renouvellé cet ancien genre de grarur et a tiré un grand parti de sa pratique par la réunion du canif i! du cicelet. Unger le père transmit son talent à son fils Jean Frédén né à Berlin vers 1740, qui pratiqua le même art que son père ave beaucoup de succès. Le catalogue de FVinkler (T. I. p. 858) h mention des ouvrages de ces artistes. i
"'^^ 31 66' Nous avons trouvé une jolie eau forte qui porte ce chiffn mais nous n'avons pas pu découvrir sa signification, elle paraît ctr formée des lettres u et vr et appartenir à un artiste hollandais vei! la fin du dernier siècle. Cette eau forte représente un paysage av(! la vue d'une maison hollandaise située sur une route qui s'étend ; gauche vers un pont, d'où l'on voit dans le lointain un village avel / une tour pointue. Sur la route même on remarque à droite uni
voiture hollandaise attelée de deux chevaux, et au milieu deux enfarj faisant des tours gymnastiqncs. La marque est au bas à gauche SV| ia route. Larg. 5 p. 1 lign. Haut. 4 p. 2 lign. i
3167' Suivant le dictionnaire de JVînckelman et suivant le catalogui de la galerie de Vienne par de Mechel cette marque doit se trouve! sur les tableaux de Guillaume van der VELDE célèbre peintre ci marines de Leydc, mort à Londres en 1693 âgé de 85 ans. Noi avouons n'avoir pas encore rencontré ce chiffre sur les tableaux (
vw — w
ce peintre, mais bien les lettres initiales W. V. V. indiquées dans la I seconde partie.
Î68' VELDE, Jean van der, graveur dont nous avons déjà parlé et indique des marques aux Nos. 254, 1784, 2729 et 2758. On trouve , encore celle ci-mentionnée sur les estampes de cet artiste.
Il69' VAILLANT, H^allerant, peintre et graveur au burin et en manière noire, dont nous avons déjà parlé et indique des marques au No. 2089. Il se servait aussi des lettres initiales WF et WV, dont il est parlé dans la seconde partie. Les marques ci-mentionnées se trouvent encore sur ses gravures en manière noire.
!l70' On trouve des gravures en bois ainsi marquées dont on n« "waT " XXXT' connaît pas l'auteur, elles ornent une bible intitulée: Bibîia. das ist ^^^^ • \die ganze heilige Schrîft etc. par Mart. Luther imprimée à Nuremberg :chez Christophe Endter 1670. Christ (p. 386 T. F. p. 292) attribue une marque pareille à Pierre WOEIRIOT, dont nous avons indiqué des {marques aux Nos. 860, 870, 1639, 1811, 2048 et 3085, mais nous n'avons trouvé que la croix de Lorraine sur les gravures en bois de cet arjtiste comme elle est indiquée parmi les marques figurées; ses tailles fde bois sont d'une coupe plus fine que celles de la Bible ci- avant |et publiées à Lyon vers la moitié du seizième siècle.
«i71* Nous avons trouvé des dessins historiques et allégoriques dans la collection royale de dessins à Munich qui portent ce chiffre, dont on ne connaît pas la signification. Ils sont faits à l'encre de la Chine ?t semblent être dessinés par un artiste italien du dixseptième siècle, lans le goût de Pierre de Cortone.
î 72* Cette marque se trouve sur une gravure en bois représentant •x^Y/ m nègre accompagné d'un domestique; on l'attribue à H. von WIEi^ING duquel il est aussi fait mention au No. 2545.
[ 73. Bartsch (P. Gr. T. VIL p. 455) indique cette marque parmi les nonymes et comme se trouvant sur une gravure en bois réprésenant: La Vierge immaculée, debout sur le croissant. Le chiffre et 'année 1515 sont au bas à droite. Haut. 7 p. Larg. 4 p. 10 lign.
^ 74' Selon Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 53) cette marque, dont on no onnaît pas la signification, se trouve sur une estampe qui représente n soldat arrêtant par la bride le cheval d'un porte-enseigne qui se Urige vers la droite, tenant son drapeau de la main gauche, et de autre faisant signe derrière lui. A la gauche en haut est une tablette vec le chiffre qui est très faiblement exprimé. Haut. 2 p. 5 lign. jarg. 1 p. 6 lign. Suivant Bartsch cette pièce paraît être une copie l 'une estampe d'un maître anonyme du seizième siècle.
375- Suivant Christ (p. 378 T. F. p. 285) cette tablette avec la marque t l'année 1514 est fréquenta sur d'anciennes gravures en cuivre qui ourraient appartenir à Michel WOHLGEMUTH. Nous n'avons pas u occasion de voir des estampes ainsi marquées, mais il est probable ue Christ parle ici des estampes de Wenzeslaus Olomiitz^ dont il est uestion dans la seconde partie ou de la marque indiqué au numéro recèdent.
ôTô. Cette marque accompagnée de Tannée 1514 se trouve sur une lîtampe en manière de lavis faite par Joseph Burde représentant l'anonciation à la Vierge. Cette pièce est gravée d'après un dessin d'un ncien maître allemand, dont le nom n'est pas connu, et dont la larque a beaucoup de ressemblance avec celle indiquée par Christ !: ra2)portée au numéro précédent.
877' Christ (p. 379 et 382 T. F. p. 286 et 288) attribue cette marque Nicolas HIRSCHVOGEL sur lequel on ne trouve pas de rcnseigneens. Selon toute apparence il a voulu parler do P^itus HHISCH- , OGEL comme il est déjà dit au No. 597.
«(78. Suivant Meuiel (Archiv fiir Kiinstler und Kunstfreunde etc. • IL p. 145) cette mai que appartient à Tkf/cAe/ WOHLGEMUTH et :)it se trouver sur un tableau dans une collection à Kiel, qui reprénte St. Jean préchant au peuple dans un paysage. Il est connu, qu'en Bavlliot, Dict. des Monogr. L 53
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Bavière , particulièrement dans les églises, se trouvent, plusieurs tableaux de ce maître, parmi lesquels se distinguent ceux de l'église de Schnabach près de Nuremberg, mais nous n'en avons jamais vu un seul qui fut marqué d'un chiffre de Wohlgemuth, et nous avons i sujet de croire qu il n'avait pas cette habitude. Il est donc à présn- j mer que la marque indiquée par Meusel appartient à quelque autre maître allemand qui travaillait dans le goût de Wohlgemuth.
31*79' Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une estampe du Maître de Tan 1466, représentant La Vierge assise dans une chapelle, ayant Fenfant Jésus sur ses genoux à qui elle présente une poire de la main droite. Derrière elle, à droite est debout i un ange, a gauche un évéque, tenant l'un et l'autre un chandelier., Bartsch (P. Gr. T. VI. p. 18. No. 16) décrit cette pièce sous le titre: |
Marie d'Einsidlen.
T^S^^^^^Sf^ 3180. Selon Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 561) cette marque, dont on ne: ^ ..^■^SSS^ connaît pas la signification, se trouve sur une gravure en bois, repré-|
sentant le portrait en pied de Joachime de Beust Planitz Jurisconsulte.! A la gauche, sur un piédestal, est écrit M. D. LXXXV — Aetatis LXIII et plus bas est le chiffre du graveur en bois et à droite se voit la^ marque du dessinateur. Haut. 9 p. Larg. 6 p. Nous connaissons encore! du même maître le portrait du duc Auguste de Saxe gravé en boisj ff par un graveur anonyme qui se servait de la marque mentionnée au No. 2091 a. Ce portrait nous fait croire que ces marques appartiennent à Zacharie yVEHME qui doit avoir marqué ses ouvrages avec le monogramme suivant.
3181. WEHME, Zacharie^ peintre à la cour de Chrétien I, électeur de Saxe vers la fin du seizième siècle. Nous n'avons jamais vu d'ouvra-
fes de cet artiste et sa marque nous a été communiquée par Mr. i» Tenzel Inspecteur de la collection d'estampes royale de Dresde, comme ^ se trouvant sur un dessin représentant quelque monument. Il est au reste très vraisemblable que Zacharie fTehme a marqué ses tableauxl de la même manière.
Marques figurées.
»s^W 3182" iNous avons trouvé cette marque sur de très anciennes estara, i im pes allemandes qui représentent un alphabet allemand composé d( différentes figures et têtes d'animaux grotesques sur trois feuilles jointe en largeur. Deux feuilles de cet alphabet se trouvent dans la collée tion d'estampes royale de Dresde, la première offre enhaut les lettre; ABCD et en bas les lettres NOPQ, la seconde enhaul les lettre! EFGH et en bas les lettres RST V. La troisième feuille se trouvt coupée en morceaux (comme les autres lettres de cet alphabet) dan: un manuscrite de la bibliothèque royale de Munich ; elle représent| enhaut les lettres IHLM et au bas les lettres XTZ, suivies d'bi ornement. Sur la première feuille et dans îa lettre A on re marque une inscription illisible, au bas de iaqueiie nous avons cr| appercevoir l'année M IIÏI Cy IIII. Sur la seconde feuille savoir oeil! du milieu se trouve à gauche le chiffre qui semble être un C et droite est celui qui forme le trait courbé. Larg. de chaque feuill 11 p. 3 lig. Haut. 8 p. 6 lign.
(D 3183- Ce chiffre, dont on ne connaît pas la signification, se ir&â^j sur une copie en contre partie d'une estampe de Mare Axtoinê reprij sentant saint Antoine le premier hcrmite. 11 est debout, tenant «ontr sa poitrine un livre fermé etc. Bartsch décrit l'original (P. Gi, 1'. XIV. p. 125. No. 141.) ^ 3184- Suivant Papillon (T. I. p. 451) cette marque doit appartenir , . un graveur en bois dont le nom n'est pas connu; il doit avoir fej
des fleurons pour l'histoire de France par le Pêr9 J2cmigl d«( 05 jusqu'en 1757 en dixsept volumes. o.
3185. Suivant Bartsch (P. Gr. T. VI. p. 3S. No. 86) céifie mxrqiu dont on ne connaît pas la signification, se trouve su* une ettampl
♦ Les marques figuréos, «C«0»pagn^e3 d«s l«Uï«5 initiaUs , 8« trouT««t A ' la s«c9nde partie.
Marques figurées. - 419
du Maître de rannée 1466 représentant le saint Suaire soutenu par deux ange».
3186' C'est la marque d*un ancien graveur allemand que Bartsch (P. Gr. T. VI. p. 53) croit disciple du Maître de Tannée 1466. Nous -ten arons aussi parlé au No. 8 parceque ce cliifFre peut être pris pour un A gothique.
3187* La même marque que celle indiquée ci-dessus, mais précédée '^'s^i^ d'un W, appartient aussi à un ancien graveur allemand dont le nom ▼ n'est pas connu. {Bartsch (P. Gr. T. VI. p. 56) indique de lui 31 pièces et il remarque que la perte de son nom est à regretter parceque c'est un auteur original. Le catalogue que Bartsch a donné des estampes de cet artiste n'est pas complet, car nous avons encore trouvé avec sa marque. 1) Une Sle. Vierge avec l'enfant Jésus à mi-iigurc dans une fenêtre gothique. 2 à 3) Deux chapelles gothiques. 4 à 7) Differen» desseins d'un S. Sacrement. Heineke (Neue Nachrichten etc. p. 585 et 586) indique encore avec cette marque. 1) Jésus Christ en croix entre les deux larrons. 2) Six chapelles une au-dessus de l'autre. î) Dessin d'un calice gothique. 4) Trois cloches dans le goût gothique.
3188« Marque d'un ancien graveur allemand vers le commencement du seizième siècle, dont le nom n'est pas connu. On trouve de lui ainsi marquée une estampe représentant deux musiciens debout l'un à gauche joue de la flûte et l'autre à droite du tambourin. Ils portent tous les deux des bonnets ornés de grandes plumes et des epécs très k)ngues, dont celle du musicien à droite dépasse le bord de la planche. La, marque est au milieu enbas. Haut. 3 p. 1 lign. Larg. 2 p. 2 lign. Non mentionnée par Bartsch,
3189' Ce chiffre se trouve sur une ancienne estampe dont le maître "tv n'est pas connu; elle est gravée dans le goût de quelques pièces de 'o^ l'alphabet du maître de l'année 1466 qui sont un peu plus dures que les autres de la même suite et qui ont Tair d'être gravées à Teau forte. Cette estampe représente St. George tout armé debout au milieu de la planche, tourné vers la droite et perçant de son épée .le cou du dragon qui est à ses pieds, ayant sa griffe droite posée sur l'epée du saint. Le fond est en blanc. Haut. 7 p. 6 lign. Larg. 6 p. 4 lign. Dimension d'un exemplaire rogné.
3190* Marque inconnue qui se trouve sur une gravure en bois allemande du seizième siècle, représentant une frise où l'on voit à droite trois saints evêques, au milieu un écu d'armes de quelque évcque tenu par un ange et à gauche la Ste. Vierge sur le croissant et deux autre» saintes. Ces figures sont séparées par des petites colonnes de manière que le tout forme une espèce d'arcade. Au haut de chaque colonne on remarque encore des petits écus d'armes; la marque de l'artiste se trouve au bas à droite prés de la seconde colonne. Larg. 11 p. 2 lign. Haut. 2 p. 10 lign.
3191' Marque inconnue, qui se trouve sur des gravures en bois assea ^ bien taillées, ornant un ouvrage intitulé : Officmm romanorum^ tribus temporibus una cum suis Psalmis et antiphonis distinctum , ac nonnulîis qfficiis etc. Paris apud Hieronjmum et Diony. de Marnes fratres, sub PelicanOy Monte D. Hylary 1555.
|3192- Suivant Bartsch (P. Gr. T. VL p. 397) cette marque, dont on
* ne connaît pas la signification, se trouve sur une bonne copie d'une v estampe de Martin Schongauer représentant St. Jean l'évangeliste composant son apocalypse dans l'île de Pathraos. Le chiffre est au milieu en bas. Haut. 6 p. Larg. 4 p. 4 lign.
|3193* Ces marques appartiennent à un dessinateur médiocre qui n'est pas connu, et d'après lequel le maître au monogramme No. 1192 a fait une suite de vingt ot une gravures en bois représentant des sujets de l'histoire de Jésus Christ. Larg. 5 p. Haut. 4 p. 2 lign. Voyez Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 425). Le même artiste a fait aussi des sujets de l'ancien testament etc. qui portent la seconde marque.
319.4* Cette marque se trouve sur une copie en contre-partie d'une estampe à* André Mantegna représentant une bacchanale où l'on voit * au milieu Silène porté par deux faunes et un satyre. Bartsch (P. Gr. T. XIII. p. 357. No. 2) indique cette copie parmi les pièces du maître au monogramme No. 3036, mais selon notre opinion elle ne peut être do cet artiste, car elle est trop mauvaise.
Marques figurées.
QiO 3195' Ces marques appartiennent à un graveur en bois allemand du
— -'^s— seizième siècle qui n'est pas connu, on trouve de lui ainsi marquées!
plusieurs petites gravures en bois représentant des sujets du nouveau! testament entourées d'une bordure très mince ; elles ornent seloTi{ toute apparence quelque livre de prierre. |
j; 3196» WOEIRIOT, Pierre^ graveur à la pointe et en bois, dont nous^ T ^ î avons déjà parlé et indiqué d'autres marques aux Nos. 860, 870, 1659,j 1811, 3048, 5085 et 3170. Ce maître se servait aussi pour marque de ces croix de Lorraine et entr'autres sur des petites gravures en boi$ d'après Joîat représentant des sujets mythologiques et des figures anatomiques, dont les derniers appartiennent à un ouvrage intitulé: La dissection des parties du corps humain en trois liures, faictz par CharUi Estienne Docteur en Medicine, avec figures et déclaration des incisions, composées par Estienne de la Rivière Chirurgien. A Paris chez Simon de Colines 1546 in folio. On voit ces marques encore sur des jolies petits portraits in 8"^" gravés en bois pour un ouvrage intitulé: Panh jovii novocomensis vitae dvodecim vicecomitvm mediolani principum etc. JLutetiae ex officina Rob. Stejani. MDXLIX. pit folio.
"ift 3197 «• NÛRENBERGER, Georg-e Frd-'c/^WV, graveur en médailles et .N*^ maître des monnais à Nuremberg vers la fin du dixseptième et aii commencement du dixhuitième siècle. Il doit avoir exprimé son noir par la petite croix ci-mentionnée ou par les lettres initiales N, et
G. F. N. dont il est parlé dans la seconde partie. Voyez: Sammlung berûhmter Medailleurs und Miinzmeister nehst ihren Zeichen. Niirnber^i 1778 (page 57. No. 71).
La même petite croix aussi servi de marque à un graveur er bois qui a fait plusieures planches pour une bible avec ce titre Biblia, das ist die ganze heilige Schrift. Deutsch D. Marth. Luth, cm gratîa et priuilegio Wettemberg MDLXXÎI. Gedrucht durch Hans Luf in folio. Nous supposons que cette croix est composée des lettres IT e qu'elle signifie Jacques TRANSILVANUS , dont il est déjà parlé aur Nos. 1542 et 27S1.
^\ 3197 ^' Suivant Heller (Das Leben und die Werite Albrecht Durers etc| V T. IL p. 475) cette marque doit se trouver sur une mauvaise copii]
en contre-partie d'une estampe de Z?«r^r connue sous le titre: L'oisi\ vité No. 76 du catalogue de Bartsch. \
3198- HEYDEN, Jacques van der, graveur au burin dont nous avon; déjà parlé et indiqué des marques aux Nos. 2279, 2291 et 2309. Oi trouve encore celles ci. mentionnées sur quelques portraits de ec graveur
3J99' FÛHRICII, Joseph, peintre et graveur dont nous avons déj; ^ rapporté des marques au No. 1936 b. Il a marqué de ce chiffre, don nous ignorons la signification, quelques pièces cle l'oraison dominicalCi suite de neuf pièces publiée en 1826.
C\D 3200' Cette marque, ou un S couché, appartient à un grareur en boî:l allemand qui n'est pas connu, on la trouve sur quelques pièces d'un<' édition de Pétrarque imprimée en allemand en 1572 par chrétien Egi nolff arec 260 estampes en bois dont la dernière est datée de l'annéf 1520. Papillon (T. 1. p. 188) attribue faussement cette marque ; Etienne de LAULNE qui n'a jamais gravé en bois. D'ailleurs Ia|dati de 1520 qui se trouve sur une de ces planches est précisément cell' de la naissance de ce graveur. Maîpé (T. II. p. 16) relève auss cette erreur.
^ C 3201* Cette marque appartient à un dessinateur anonyme d'aprè
j\ ^oe^ lequel a travaillé un graveur en bois qui se serrait des marques in
diquées au No. 1465 et qui a aussi gravé d'après Virgile Solis, d'aprè|
H. R. E. Deutsch et d'après les maîtres aux monogrammes No. i62i et No. 2594.
KAJI fCf7 3202- Celte marque, dont on ne connaît pas la signification, apparj tient à un graveur en bois du commencement du dixseptième iiécle Nous avons vu de lui ainsi marquées des tailles de bois dans dei passe-partouts , représentant différens ouvrages de mineurs j elles »; trouvent ordinairement dans un livre intitule: Bericht vom Bergwerl wie man dieselben bawen und in guten Fî^ohlstande bringen soll etc. Bt schrieben durch G. E. Lochneyfs Jûrstlichen Braunschweigischen Berg\ Hauptman. Anno 1617.
3203 ^. Monogramme d'un graveur en bois qui n'est pas connu, i travailla dans la manière de Jean Springinklee , et nous connaisson! de lui une gravure an bois ainsi marquée qui représente uae saintj
Marques figurées.
assise dans une chambre, tournée vers la gauche et lisant flans un livre qui est sur ses genoux; elle tient de la main gauche une grande flèche et sa tête, ornée d'une couronne, est entourée d'une gloire. A gauche on remarque une fenêtre avec la vue d'une maison et de quelques arbres, au dessus desquels est placée la marque de l'artiste. Larg. J p. 10 lign. Haut. 2 p. 6 lign.
Î3203 WEISMANTEL, Jean, graveur en médailles à Erfurt qui a A
vécu un dixseptiéme siècle et qui doit avoir signé ses ouvrages avec ^ ^ -|P les chiffres chymiques ci-mentionnés qu'on croit aussi appartenant à ZIEGLER qui était en même tems maître des monnais à Erfurt. Voyez : Sammlung beriihmter Medailleurs und Mûnzmeùter nehst ihren Zeichen. JMirnherg 1778 (page 61. No. 154 et page 72. No. 172).
!3204* première de ces marques appartient à un imprimeur et N |-r ^
I éditeur nommé Euchacius CERVICORNI, sur lequel nous n'avons pas \^ pu trouver de renseignemens; il jîeut avoir été aussi graveur en bois, .^^^^V. # -cl-, car on voit son chiffre sur des très bonnes gravures en bois représentant des titres de livres avec plusieurs figures historiques , et entr'autre un où la marque est au milieu qui est composé enhaut de Jésus Christ et des quatre Evangelistes séparés par six piliers aux cotés sont représentés S. Paul et S. Pierre et au bas les quatre père» d'églises, vus assis dans des intérieurs de chambres et séparés par trois colonnes; sur celle au milieu est suspendue une tablette avec la marque. Dans cette bordure on lit: EGREGII EVANGELIAE VERITATIS enarratoris Simonis de Cassia opus in quatuor Evangelia etc. etc. Ea: officina Euchary Ceruicorni, Anno 1535. Haut. 9 p. 3 lign. Larg. 6 p. 5 lign. Cervicorni se servait aussi de ce chiffre accompagné des lettres EC, dont il est parlé parmi les marques figurées do la seconde partie.
La seconde marque doit avoir appartenue à quelque vieux peintre allemand, car nous l'avons trouvé sur le portrait en buste de Jean Holbein gravé au trait par George Christophe Kiîian. Pièce in 12"' appartenant à une suite de portraits de peintres gravés par le mémo artiste et dans la même manière.
J20ô« Cette marque n'est pas expliquée; elle se trouve sur une gravure en bois d'un artiste allemand du seizième siècle qui représente un cavalier tout armé à cheval et tourné vers la droite. A gauche au fond est un pilier sur lequel est représenté l'aigle impériale. La marque est au bas à droite. Haut, et Larg. 2 p. 6 lign.
3206. Ce chiffre, dont on ne connaît pas la signification, se voit sur jl une copie en contre-partie d'une estampe à' Albert Durêr ^ représentant la justice No. 79 du catalogue de Bartsch, La marque est au milieu d'en bas. Haut. 4. p. 1 lign. Larg. 5 p. 1 lign.
jJ207' Cette marque se trouve sur des tableaux d'hi
! PORBUS, excellent peintre né à Bruges en 1540père Pierre Porhus et de François Floris qu'il surpassa admire particulièrement les portraits de ce maître, aussi bien l'histoire et les animaux. Selon JDescamps on ne sait pas l'année de sa mort, mais il fut reçu à l'académie d'Anvers en 1579 et demeurait à Delft.
i208. Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve A . sur une copie d'une gravure en bois de Jean Springinhlee , représen- I '
tant l'enfant Jésus couché à terre, entouré de trois anges, et adoré 1 par^ St. Joseph et par la Ste. Vierge. A droite au travers d'une l""\ry— < lenêtre près d'une colonne on remarque le bœuf et l'âne et au milieu du fond deux bergers dont l'un ote son chapeau. La marque est au bas à gauche près de l'habit de St. Joseph. Haut. 7 p. 7 lign. Larg. 6 p. 6 lign. Bartsch décrit l'original (P. Gr. T. VH. p. 328. No. 51).
>209. Monogramme d'un ancien graveur en bols qui n'est pas connu; nous en avons trouvé, ainsi marquée, une pièce très bien taillée, qui représente Jésus Christ en croix entre les deux larrons. A gauche sur le devant on voit St. Jean, la Ste. Vierge évanouie et trois autres saintes femmes. A droite trois hommes à cheval aux pieds desquels est terrassé un démon. La marque de l'artiste et l'année 1502 sont à droite en bas. Haut. 15 p. Largeur. 10 p. 8 lign.
'210. On trouve un très ancien tableau dans l'église de Deggendorff #0 | ] ^2L2 en Bavière qui porte ce monogramme entre l'année 1422, il repré- r*^«4-« sente les quatorze saints aiixiliairs. Nous n'avons pas pu voir que - -
Marques figurées.
la marque ait été ajoutée plus tard et nous croyons l'artiste d'origine allemande.
3211* Un burin et un porte - crayon croisés servaient de monogramme à Corneille CORT, au moins nous avons trouvé de lui une esfampe ainsi marquée qui représente la visitation d'après Marc de Sienne. Pièce en petit folio où Ton trouve la marque en haut à gauche et au bas du même côté Tannée 1567. Le même sujet a été aussi gravée par Corneille Cort dans une plus grande dimension. Cet artiste était bon dissinateur et graveur, né à Horn en Hollande en 1556 et mort en 1578 à Rome, où il avait érigé une école d'où est sorti Augustin Carrache, Son œuvre est très considérable et le catalogue le plus complet en a été donné par Heinehe (Dict. des Art. T. IV. p. 541). Le même artiste se servait aussi des lettres initiales C. C. f., dont il est parlé dans la seconde partie.
3212 Cette marque, ou cet instrument, se voit sur de très anciennes et de très rares estampes qui sont connues sous le titre d'estampe» du Maître à la Navette; outre cet instrument, qui est souvent accompagné des lettres lA ou lAM, dont il est parlé parmi les marques figurées de la seconde partie, ce« estampes sont encore marquées du mot JUi0tt ou de l'abréviation JUîtî. Par ce motif la marque est interprétée par J. ANCRER DE ZWOLL. Bartsch (P. Gr. T. VL p. 90) décrit dixliuit pièces de cet ancien graveur, et nous n'avons trouvé qu'une seule qui n'est pas mentionnée par cet auteur ; Ottley (Hifitory of engraving T. L p. 107) croit que le mot Jiiïûtt est une abréviation du mot Zwollensis ou Zivoll, ville en Hollande où, selon toute apparence, l'artiste a demeuré j Ottley remarque aussi, par rapport des lettres lA ou lAM qui accompagnent la navette, que les estamjjes ainsi marquées, appartiennent à deux graveurs différens, mais nous ne pouvons pas nous joindre à cette opinion parce que nous avons trouve dans toutes les estampes, qui portent ces différeni monogrammes, le même goût et le mêm€ maniement du burin.
3212 ^« Selon le catalogue d'estampe de feu l'assesseur Hartlauh de Ratisbonne, cette marque doit se trouver sur des estampes gravées au burin. Nous n'avons pas encore eu occasion de rencontrer ce chiffre qui peut être aussi formé des lettres LS.S.
3213' Cette marque appartient à un ancien dessinateur ou graveur j en bois dont le nom n'est pas découvert; nous connaissons de lui ainsi marque le titre d'un livre qui représente un arc d'architecture où l'on voit en haut deux génies, dont un tient un hibou et l'autre un péroquet. Le chiffre est au bas à gauche sur un piédestal et audessus de l'arc est Tannée 1512. En dedans on lit: POMPONII MELAE, geographiae, libri très, HERMOLAI BARBARI in eundem integrae castigationes. INDEX IN POMPONIO cententorum copisissimus. La marque est au bas à gauche sur une espèce de piédestal de Tare. 4*** Cette même décoration a encore servi pour un autre titre qui commence ainsi: Synonjma excellentissimi rhetoris Ciceronîs. Victurii viri disertissimi : una cû. Stephani Flisci Synonimys utriusaue linguae côsumatissimi etc. etc. Item Oratîo elegatissima Frâcisci Mutinesis de pceticae excellëtia.
3214- Bartsch (P. Gr. T. M. p. 415) indique cette marque comme se trouvant sur une estampe gravée par un ancien maître anonyme qui se servait des lettres 31 R, elle représente la Ste. Vierge à la gauche, et S. Jean à la droite de l'estampe, adorant à genoux et les mains jointes et élevées l'homme de douleur qui est assis sur son tombeau au pied de la croix etc. Bartsch remarque encore , que le chiffre ci-mentionné , étant tracé sur un écusson d'armes, on pourrait croire qu'il indique les armoiries de celui qui fut le possesseur du tableau, d'après lequel cette estampe a été gravée , ou qu'il renferme le nom du peintre, si toute fois cette estampe a été exécutée d'après un tableau.
321Ô» FELLNER, Ferdinand, dessinateur et graveur à l'eau forte, dont nous avons déjà rapporté un monogramme au No. 1824. H a marqué avec cette tablette, au milieu de laquelle on voit une petite croix, quelques dessins historiques et de fdntaisie.
3216« Nous avons trouvé ce monogramme sur un ancien tableau d'histoire qui rappelle, quoique moins bien peint, les ouvrages à' Albert Durer. Nous n'avons pas pu découvrir le nom de Tartislw ni. la signification d« la marque.
Marques figurées.
I 3217* ERÎ^INGER, George, imprimeur et graveur en boiiJ établi à I Bamberg vers 1519. Bartsch (P. Gr. T. VIL p. 471) décrit de cet artiste une gravure en bois avec la première marque qui représente une jeune femme vue par le dos , dirigeant ses pas vers le fond à gauche. Elle est suivie d'un vieillard. Au-dessus de la femme o» lit: J^ci$ ich nit sich cias frewet mich et au-dessus du vieillard est écrit: fVas ich nit magy siçh ich ail tag. Dans la marge en bas on lit: George Erlinger zu Bamberg 1519' Le chiffre est placé entre le 15 et le 19 de Tannée. Haut. 7 p. 3 lign. Larg. 5 p.~ Jack (Leben und Wcrke der Kùnstler Bambergs p. 93) qui fait mention de quelques ouvrages imprimés par George Erlinger, présume que la marque cimentionnée pourrait être relative à sa demeure, et selon cet auteur Erlinger est mort vers 1529. Heller (Geschichte dcr Holzschneidehunst etc. p. 111) rapporte la seconde marque et selon cet auteur on ne connaît que deux gravures en bois de ce maître.
3218' Cette marque, qui a beaucoup de rapport avec la précédente est indiquée par Heller (Geschichte der Holzschneidekunst etc. p. 379) parmi les anonymes et comme se trouvant sur une gravure en bois, représentant Jésus Christ à table avec ses disciples, appartenant à un petit livre intitulé: Zeitglocklein qui contient 16 feuilles in 8** lii'auteur cité en donne une explication très ample.
3219> Cette marque, dont on ne connaît pas la significatiouv «tî trouve sur une gravure en bois d'un artiste allemand qui peut avoir travaillé au commencement du seizième siècle. Eile représente le portrait d'un Pape vu à mi-corps et tourné vers la droite dans une couronne de laurier. En haut et en bas dans les coins sont des écus d'armes et au milieu en bas se trouve la marque de l'artiste. Haut. 4 p. i 6 lign. Larg. 4 p. 1 lign.
i 3220* Suivant une note manuscrite de notre prédécesseur cette marqut doit se trouver sur des gravures en bois gravées d'après des dessins de Josse Amman. Nous avouons n'avoir pas encore eu occasion de trouver des gravures en boi^ ainsi marquées, ni d'après Josse Amman ni d'après d'autres maîtres.
i 3221* Cette marque, placée entre Tannéo 1525, se trouve sur un ' tableau dans la galerie royale àNaples, nommée Gli Studi, On n'en connaît pas le maître, mais sa manière de peindre rapelle à celle d« l'école des frères Fan Ejck. Nous n'avons jamais trouvé d'autres tableaux qui portent un monogramme pareille qui est peut-être composé des lettres IIL.
( 3222* Chrétien de Mechel (Catalogue des tableaux de la galerie impériale et royale de Vienne etc. p. 346) et Louis de Winkelmann (Neues
' Malerlexikon p. 368) attribuent cette marque à Corneille ENGEL- BRECHT peintre d'histoire né à Leydc en 1488, mort dans la même ville en 4533. H doit avoir étudié chez Jean van Eyck, et ses ouvrages sont pour la plupart des tableaux d'autel avec deux volets. Nous n'avons pas eu occasion de nous assurer, si cette interprétation a quelque fondement. De Mechel est le seul qui indique un tableau ainsi marqué qui représente la Stc. Vierge assise sur un trône magnifique et tenant sur ses genoux l'enfant Jésus à qui un ange présent* des cerises sur une assiette. Les volets représentent les figures d« l'homme et de la femme par qui le tableau a été offert etc.
\ 3223* Cette marque nous a été communiquée comme se trouvant sur j des tableaux de genre attribués à Pierre AÉRTSENS, nommé LANGEi FIER (Pierre le long). Nous en avons aussi parlé au No. 2720 mais
aou9 n'avons jamais troufé des tableaux do cet artiste ainsi marqués.
ïl paraît même que la marque ci-mentionaée ou l'autre rapportée
auparavant) n'«st pas exacte.
3224- Ces marques appartiennent à un graveur en bois assez médiocre qui n'est pas connu. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 427) rapporte les deux premières comme se trouvant sur une adoration des Mages et sur St. Thomas mettant sa main dans la plaie de son maître. Nous avons trouvé la troisième au-dessus du chiffre d'Antoine de Worms sur une pièce de la même grandeur et appartenant à la mémo suite qui représente Hérode donnant l'ordre du massacre des Innoccns. Bartsch ne parle pa« Bon plus d'une quatrième pièce qui porte la seconde de ces marques,; elle représente la Ste. Vierge et St. Joseph, adorant l'enfant lésus, et fait croire que toutes ces pièces, quoique mal faites, sont d'après det lessins d'Antoine de f^orms.
Marques figurées.
3225. TELLMAN VAN WESEL, orfèvre et graveur médiocre du sei. zième siècle sur lequel nous n'avons pas trouvé des renseignemens. On a de lui différentes copies des estampes à'Albert Durer sur les. quelles il se nomme lui même orfèvre. Çuelques-unes de ces pièces sont marquées des lettres TMW ou TW indiquées dans la seconde partie, d'autres portent son nom accompagné des instrumens de la gravure comme ils sont indiqués ici sur la tablette que l'on trouve seule sur une estampe indubitablement du même artiste et qui représente la résurrection de Jésus Christ; on y voit le sauveur au milieu; de la planche tenant de la main gauche une bannière; à droite et à 1 gauclic on appercoit un soldat endormi et trois autres soldats dam l'attitude du plus^ grand étonnement. Haut. 2 p. 7 lign. Larg. 1 p.
10 lign.
3226- WINTTER, Raphaël f dessinateur et graveur à Teau forte né à Munich en 1784. Il fut élève de J\J. Mettenleiter et de son père Joseph George Wiritter^ et étudia particulièrement les animaux et les! sujets de chasse. On a de lui dans ce genre de jolis dessins à Taquarelle, des eaux fortes et des lithographies qui portent pour la plupart son nom en toutes lettres. Il a marqué avec ce petit serpent sur une pierre une jolie eau forte in S'°, représentant un ours, mais nous ignorons la signification de ce rébus. Raphaël Wîntter est actuellement employé comme inspecteur d'un institut de lithographie de Munich appartenant au gouvernement. Il se servit aussi des lettres R W, dont
11 est parlé dans la seconde partie.
3227' Heineken (Neue Nachrichten etc. p. 599) rapporte la première de ces marques, comme se trouvant sur une petite estampe, repré- T sentant un ornement d'orfèvrerie, dans lequel on remarque une femme assise avec une licorne. Nous n'avons pas encore eu occasion de trQ|u-| ; ^l"' ver cette pièce. I • ,
Suivant Bartsch (P. Gr. T. XII. p. 39. No. 15) la seconde marque,! i j]! exprimée en blanc , accompagne le nom de JOSEPH NICOLAVS ' VICENTINI qui est écrit sur un clair obscur de ce maître de troisj % planches, représentant Jésus Christ guérissant les lépreux d'après le m Parmesan. Bartsch croit que cette feuille de pampre n'est peut-être |ieî qu'un ornement; cela est très vraisemblable, d'autant plus qu'on ne ib la voit sur aucune autre pièce de Vicentini. Selon Heller (Geschichte { der Holzschneidekunst etc. p. 187) on prend aussi cette feuille pour! \t\ la marque de Vicentîni, mais nous n'avons pas trouvé d'écrivain qui ii en parle. ij
3228' On attribue ces marques, qu'on trouve sur des gravures eu ' bois médiocres, à Hans (Jean) DROMMEL, sur lequel on ne trouve point de renseignemens. Le même artiste se servait aussi des lettre! initiales HD, dont il est parlé dans la seconde partie. Drommel oi Trommel signifie en français Tambour,
3229- SCHLÛTER, Jean, graveur en médailles et directeur de la monnaie du duc de Rrunswic vers l'an 1666. Il doit avoir marqué ses ouvrages avec ces deux clefs ou des lettres IS indiquées dans la seconde partie. Voyez: Hamburgischer Medaillen- Catalogus de An, 1747. No. 565 et 368 et Sammlung berûhmter Medailleurs und Mûnz meister nebst ihren Leichen. Nurrwerg 1778 (page 61. No. 135).
3230' RUINA, CasjDar, graveur en bois italien vers la fin du seizième siècle, sur lequel on ne trouve pas de renseignemens. Nous con| naissons de lui avec son nom en toutes lettres la création d'Adarr| d'après Michel Ange et avec ces marques, différens sujets mithologiqH€!| et historiques en petit 4*° et folio, qui forment une suite dont noui; ne pouvons pas fixer le nombre. (Quelques - unes de ces pièces sôn!! aussi marquées Gasparo f. ou Gasparo Ruina f. La manière de ce artiste est toute particulière, ses ombres sont faites avec des hachur ' très fines, de façon que ses ouvrages sont en quelques endroits tri noirs.
3231* Ces houblons servent encore de marque au maître au mono gramme No. 808 qui travailla dans le goût de Hopfer. On trouve lij première marque ci-nientionnée sur une estampe qui n'est pas décrit par ^ar^^c^ représentant un ornement où l'on voit enhaut deux génie assis sur des poissons chimériques, et au bas de chaque 'côté un figure ailée qui tient un écusson; sur celui à gauche et le chiffre 16 et le houblon est au milieu dans un rond. Haut.* 5 P. 1 lign. Larg 5 p. 2 lign. La seconde marque est indiquée par Bartsch (P. Gr. T. VTZI p. 551' No. 2) sur une estampe intitulée: Le criminel obtenant ^râce
3r32. PA
Marques figurées.
3232' PAPILLON, Jean Baptiste Michel^ graveur en bols, naquit à I Paris en 1720 et mourut dans la même ville en 1746. Elevé par son [ frère Jean Baptiste., il aurait pu faire des progrès dans la gravure ! en bois; mais il ne voulut pas se soumettre à un travail assidu et i pénible. Cependant il a gravé quelques planches qui portent cette marque ainsi que des sujets pour une bible de Rojaumont, Les I lettres initiales de son nom J. B. M. P. , dont il est parlé dans la \ seconde partie, étaient sa marque ordinaire.
(233 ^' SCHARNAGEL, François Sebastien, peintre et lithographe à Bamberg né en 1791. Selon //b//<?r (Monogrammcnicxikon page 570) cet artiste doit avoir marqué quelques ouvrages de ce chiffre qui fait allusion à son nom, mais il n'est pas indiqué dans quel genre t\ a travaillé. Nous avouons n'avoir pas eu occasion de voir de cet artiste ni des tableaux ni des dessins lithographiques.
;!233 ^« Cette marque, où proprement les armes de la famille Giustii niani y se trouvent sur plusieurs estampes d'après les statues, bas- \ reliefs et bustes de la galerie Justinienne gravés par Michel Natalis, Claude Melan^ Jean Comin, J. F. Greuter, H. Â. Persjn, P. de Balliu, Anne Marie Paiani, Jean Louis Palesio, Théodore Matham, C. Audran et Corneille Bloemaert. Cette galerie consiste en deux volumes en ! grand folio avec ce titre: GALLERIA GIVSTINIANA DEL MAR- MCHESE VINCENZTO GIVSTINIANL Le premier volume contient |il52 et le second 168 planches. Nous n'avons indiqué cette marque j que parcequ'elle peut induire les amateurs lorsqu'ils trouvent des estampes séparées de cet ouvrage qui ne portent pas le nom du V [graveur ou du dessinateur. Au reste cette marque, où pour ainsi dire ce timbre, diffère quelque fois de celui ci -indiqué, car on le voit souvent, où la petite tour est séparée du phoenix, où de l'oiseau, et on trouve même quelques pièces de cette suite, où la tour est à droite et l'oiseau à gauche et aussi, où la tour se trouve à gauche et l'oiseau à droite de la planche.
'234« Nous avons trouvé la première marque sur une estampe, dont nous n'avons pas pu découvrir l'auteur; elle représente une statue équestre d'un guerrier romain allant au galop, tourné vers la gauche. I iLa marque est dans la marge à gauche. Pièce en le"""*
La seconde est le timbre du chevalier JENNINGS amateur anglais, il se trouve sur des dessins de différens maîtres de toutes les écoles, et nous l'indiquons ici parcequ'il a été déjà pris pour le monogramme d'un artiste.
(i .|i3ô' Le graveur qui s'est servi de^ ces deux premiers dés , n'est connu •8 que sous le nom du MAÎTRE AU DE, car on ne trouve rien qui autorise (t, (les interprétations de DADO qui signifie Dé et qui n'est pas connu dans i jiniistolre de l'art. Il en est de même de ZABELLO auquel on attribue encore ces marques et qui n'est pas non plus connu. Bartsch (P. Gr. |T. XV. p. 181) donne un catalogue de ce graveur anonyme qui contient la description de 85 pièces; cet auteur a fait de bonnes et justes re- [marques sur les estampes ainsi marquées. Le troisième Dé qui diffère 1^ lun peu des autres se trouve sur une copie en contre - partie d'une isstampe du véritable Maître au représentant un Phénix se brûlant ui haut d'un arbre placé au milieu de la pièce à la vue d'autres >iscaux et de différens animaux quadrupèdes d'après Raphaël. L'original porte le Dé avec la lettre B. Voyez le catalogue de Bartsch S^o. 76.
t^SO- L'artiste, qui se servait de ces mârques, n'est connu que sous ',e nom dw MAÎTRE A L'ÉCREVISSE, peut-être il se nommait Krehs, jambaro^ Hreeft etc., noms dont cependant l'histoire de l'art ne fait ucune mention; la manière de ce graveur et très particulière et iî "^^ uous paraît plutôt avoir été d'origine italienne qu'allemande; Bartsch , (P. Gr. T. VII. p. 527) décrit de ce maître vingt quatre pièces, mais on catalogue est incomplet, car nous en connaissons plusieurs autres ont il n'a pas fait mention.
J ^37.. FARÏNATI, Paul, issu de la famille florentine dcgli Uberti aquit à Vérone en 1552; élève d'abord de Nicolas Gioljino, il fut ans^ la suite excellent peintre d'histoire et travaillait encore dans n âge avancé. Selon Ridolphi (Maraviglie dell arte P. IL p. 131) niourut en 1606 âgé de 84 ans et suivant Lanzi de 81 ans. Paul arinati a marqué d'un escargot tous ses ouvrages, sans qu'on en onnaisse la véritable signification, car tout ce qui en a été dit à ce ijet par Maffei Lanzi et Zani ne consiste qu'en des suppositions. Brvlliot, Dict. des Monogr. L 54
Marques figurées.
On a de cet artiste dix eaux fortes d'après ses propres composition» d'une pointe large qui portent aussi toutes un escargot et son nom en toutes lettres ou les lettres initiales PF, indiquées dans la seconde partie. Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 164) en donne une description détaillée.
3238' Cet escargot nous semble aussi désigner le nom ou le monogramme de quelque artiste; il se trouve au bas à droite d'une parfaite copie d'une estampe de TVfarc >^n^ome représentant Pan et Sjrinx d'après Raphaël. L'original, qui est sans l'escargot, est décrit par P Bartsch (P. Gr. T. XIV. p. 245 No. 325) le même auteur fait mention I de cette belle copie.
3239* Marque inconnue qui se trouve sur une ancienne gravure eni bois d'un artiste allemand représentant Adam et Eve. Enhaut on] voit Dieu le père entouré d*une grande banderole avec une inscription qui commence ainsi : Ante me etc. Il donne un sceptre à Adam qjji est debout à gauche de la planche^ à droite est Eve qui nourrit un enfant. Dans le fond on remarque Gain tuant Abel et quelques autres sujets de l'ancien testament. La marque est au bas à droite. Haut.
6 p. 6 lign. Larg. 6 p. 3 1
3240- SCHÀFFER de Lohnhardsdorff, Jean Edme, peintre et graveur <
^ l'eau forte, dont nous avons déjà indiqué une autre marque au '
No. 2696. Cette tablette avec le petit agneau qui fait allusion à son !
nom , se trouve sur une eau forte de ce maître qui représente 1? I
Ste. Vierge agenouillée, tenant dans ses bras l'enfaut Jésus qui est l
debout et adoré par le petit St. Jean à genoux qu'on voit à droite ^ de la planche. Le fond représente un paysage montagneux daiij lequel on voit à droite quelques bàtimens. La tablette avec le petit agneau est au bas à gauche et à droite dans la marge on lit: Joh
Ed. Schaffer in Jet. 1812. Haut. 7 p. 5 lign. Larg. 6 p. 2 lign. ]^
3241' BOYER D'AIGUILLES, Jean Baptiste, conseiller au parlemon nî^i
de Provence a marqué avec cette étoile quelques planches que et ifoU curieux amateur a gravé tant au burin qu'en manière noire d'aprè
des tableaux de son cabinet; cette étoile est prise de ses armoiriej ,\k
Il florissait au commencement du dixhuitième siècle à Aix en Pro j^ii
yence. Heineke (Idée générale etc. p. 79 et Dict. des Art. T. III. p. 290! |M
parle de ce cabinet et de quelques estampes de cet amateur. i '}f
32>4t2>' STELLA, Jacques, peintre et graveur en bois et à l'eau forte j^^ naquit à Lyon en 1594 et mourut à Paris en 1647. On trouve le
marques ci - mentionnées sur des gravures en bois et à Teau forte m.
entr'autres sur une grande pièce en largeur représentant Jésus Chriî; jitit
descendu de la croix et «ur un St. Dominique tenant de la mai isim
gauche une fleur de lys et de l'autre un livre. Jacques Stellct li
marqué aussi quelques-uns de ses ouvrages I ^ fecit ou JACOBUS -^l jïii dont il est parlé dans la seconde et dans la troisième partie. ,0i
trouve des indications de ses estampes dans Huher (Handbuch et' '^^
T. VIL p. 101), le catalogue de F\^inhîer (T. IV. p. 553), Malf |
(T. II. p. 231) et le cabinet de Paignon Dijonvaî (S. P. p. 212). \ii
3243 Ces rosettes ou étoiles, qu'on trouve sur des dessins et sij ^' des estampes d'après différens dessins, sont des timbres, dont 1<| f\ premiers doivent être ceux de la collection appartenant à Charles! i*' roi d'Angleterre, le troisième se trouve sur des dessins de la fameui' collection du Comte à'Arundel d'après lesquels FF. HoUar a gravé v\ grand nombre de pièces. On les voit aussi sur des estampes d'aprj des dessins gravées et publiées par C. M. Metz, qui peuvent égaleme)' avoir appartenu à la preanièr-e ou à la seconde collection ci - dcssi mentionnées.
3243 ^« ECKHOF, Michel, graveur en médailles et maître des mo naies de la ville de Lûbeck en 1546. H doit avoir eu pour marqv un gland. Voyez : Sammlung herûhmter Medailleurs und Mûnzmeitt nehst ihren Zeichen. Nûrenherg 1778 (page 146 No. 409).
3244' Suivant Christ (p. 403 T. F. p. 511) la première de ces martfnj doit ses trouver sur des sujets d'histoire gravés en cuivre par i maître allemand en 1594 et imprimées ce qu'il croit chez Jlexanc Mair à Augsbourg. Nous avons trouvé une marque pareille c'est dire la seconde ci-mentionnée sur une estampe, dont nous ne. cO| naissons pas le graveur, mais il nous a semblé être plutôt d'origî italienne qu'allemande. Cette estampe représente saint Christop portant sur ses épaules l'enfant Jésus, il est tourné vers la droi
Marques figurées.
et TU jusqu'aux genoux dans l'eau ; s'appuyanr^ sur un grand bâton qui va jusqu'au bord supérieur de la planche. A droite on remarque l'hermite entre quelques rocherg et la marque se trouve à gauche enhaut. Haut. 6 p. 3 lign. Larg. 4 p. 6 lign.
La troisième marque enfin appartient à Boniface BREGGI éditeur de Rome vers l'an 1573. H se servait quelques fois pour marque de ce melon que l'on trouve entr'autrcs sur quelques estampes de Corneille Cort et d'autres graveurs qui ont travaillé d'après Titim^ d'après Muziano et d'après d'autres maîtres italiens de cette époque. Le même éditeur se marquait aussi Boni/. Breg^i al Melone doro in Roma,
3245. POMEDELLO, Jean Marie, graveur de Vîllafranca dans le Veronois, qui florissait rCrs 1534. Bartsch (P. Gr. T. XV. p. 491) décrit de lui deux pièces, dont une représente Hercule étouffant le lion de Nemée et la seconde vingt quatre coqs, poules et canards sur une même planche. Cette dernière pièce porte outre la marque le nom Joannes Maria pomedellus Villafrancor. Veronensis /. 1534. Nous connaissons encore avec cette marque deux autres pièces qui ne sont pas décrites par Bartsch ; une représente l'enlèvement de Déjanire et l'autre un Sarcophage au-dessus duquel on lit: Rome Apud S. Maria Rotôda 1534. Bartsch remarque encore sur cet artiste
I ce qui suit. ,,Sa marque est parlante: elle représente une petite ,, pomme, en italien Pomello que, peut-être, on appeilait alors dans ,,le VeronoJs Pomedello. Le paraphe traversant la pomme, forme les ^lettres qui composent les noms de baptême Jean Marie.^^
VZ46' Papillon (T. I. p. 458) attribue cette marque à Isaheau QUATRE- POMME et il dit avoir vu de celte femme , qui vivait au commencement du seizième siècle , le frontispice d'un livret ou calandrier qui a pour titre: Figures des saisons et des mois inventes et taillés par Isabeau Quatre -pome Tailleuse d'Histoire et qu'au dessous se voit la ligure de Janus , passablement gravée en boisj mais d'un dessin gothique, que dans un coin de ce frontispice on voit le logogriphe indiqué à ce numéro , qui semble faire allusion à son nom , et que dans le bas est cette adresse: Elles se vendent vis-à-vis la grande église à Rouen pour l'an 1521. Strutt (T. H. p. 254) et Bryan (ï. IL p. 249) parlent aussi de cette marque, mais il semblent avoir copié Papillon. Nous avouons n'avoir pas encore rencontré cette marque. Malpé (T. H. p. 148) révoque en doute tout ce que Papillon avance à ce sujet.
Selon Bartsch (P. Gr. T. XHL planche XHL No. 13) ce vase avec les deux branches de rosiers , doit se trouver sur quelques estampes de Nicolas DA MODENA , ancien graveur italien, duquel 1 nous avons déjà parlé et rapporté d'autres marques aux Nos. 1200, 1778, 2024, 2626, 2628 et 2898. Nous n'avons cependant pas eu occasion de voir ce rébus ni trouvé la description dans "le cata^logue de Bartsch d'une estampe de Modentt qui soit ainsi marquée.
248' Cette marque est attribuée à Philippe MAZZUOLI -surnommé dell Erbette lorsqu'on la trouve sur des portraits peints à l'huile^ il était peintre d'histoire vers la fin du quinzième siècle et doit être
1 rhort en 1505. Le surnom dell Erbette lui a été donné parcequ'il réussissait mieux à peindre les plantes que les figures. La marque
L ci - mentionnée fait donc allusion à son surnom dell erbette (Herbe).
I Suivant Zvûnzî (T. IV. p. 62) il fut inférieur à ses frères, dans les productions de son talent, mais plus heureux que ceux-ci par sa postérité, car il fut le père du Parmegianino.
249- Ces yeux sont les timbres de la collection de dessins de Nathanael HONE, peintre de portraits et graveur en manière noire, dont nous avons aussi indiqué une marque au No. 2440. On trouve ces marques sur des estampes gravées par C. M. Metz d'ai)rès des dessins des différcns maîtres italiens.
250- BRIL, Pauli peintre de paysage et graveur à l'eau forte, frère de Mathieu, né à Anvers en 1556. Après avoir travaillé quelque tcms à Lyon, il alla s'établir à Home, où il mourut suivant Charles van Mander en 1626. Suivant d'autres il est né en 1552 ou 1554 et oandrart fixe l'année de sa mort en 1622. Une note manuscrite de feu notre prédécesseur, Paul Bril doit avoir marqué quelques tableaux avec ces lunettes en allemand Brille ce qui fait allusion à son nom. Nous avouons n'avoir jamais trouvé cette marque ni sur ses tableaux ni sur les estampes gravées par lui même ou par d'autres graveurs 5
Marques figurées.
et dont une grande partie est indiquée par Heinehe (Dict. des Art. T. m. p. 349).
3261 SCîIÛTZ, Chrétien George, peintre de paysage né à Flœrsheim près de Darmstadt en 1718, mort à Francfort sur le Mein en 1791. Ce peintre avait un goût particulier pour représenter des vues du Rhin, et on voit dans ses tableaux qu'il a beaucoup étudié les ouvrages de Hermann Saftleverii On trouve la marque ci - mentionnée ou cette flèche sur ses tableaux. Fûssli (Allgem. Kùnstlerlexilion) rapporte quelques autres particularités de la vie de ce maître et cite quelques-uns de -ses ouvrages.
3251 Stellwag ( Monogrammenlexilion No. 1980) attribue cette marque à Gabriel SCHNELLBOLZ imprimeur et graveur en bois, dont nous avons déjà rapporté des marques au No. 3131. Il est à croire que cette marque n'existe pas ainsi formée et que Stellwag Ta estropiée comme il fait avec beaucoup d'autres.
32ô2« SCHAÛFELEIN, Jean, peintre d'histoire, dont nous avons déjà parlé et indiqué plusieurs autres marques aux Nos. 2302, 2493, 2500, 2501, 25!»2, 2684 a, 2699 et 3010. Cette pelle seule se trouve encore sur des gravures en bois et entr'autres : I) sur une Ste. Vierge assise soutenant l'enfant Jésus qui est debout sur un coussin placé sur une table. A droite est St. Joseph; le fond représente une fenêtre, par laquelle on a la vue d'un paysage; II) sur un soldat allemand dirigeant ses pas vers la gauche, ayant la main droite élevée "et tenant de l'autre un bâton. Bartsch décrit ces deux pièces dans son catalogue sous les Nos. 13 et 99.
3253' Ce compas, dont nous n'avons pas pu découvrir la significatioii, | se trouve sur une gravure en bois qui paraît être faite par un artiste ' italien du dixseptième siècle et dont on attribue l'invention à Benedetto Montagna. Elle représente un sujet historique et satyrique en petit folio avec l'inscription ISTORIA ROMANA, outre ce compas on voit encore sur cette pièce une tablette comme une de celles qui se trouvent souvent sur les estampes ou dessins de Mantegna ainsi qu'un papier sur lequel on lit: OPUS JACOBI interprété par Jacques de STRASBOURG. Nous connaissons encore une gravure en bois du même graveur qui représente la Ste. Vierge assise sur un trône entourée de différens ornemens d'architecture et de compartimens dans lesquels on voit desj petits sujets de la passion de notre seigneur. Au bas du trône est à gauche St. Roc et à droite St. Jean. Pièce in grand folio qui porte deux tablettes sur lesquelles on lit: BENEDICTUS PINXIT et JACO- BUS FECIT.
3264« Selon Christ (p. 122 T. F. p. 51) ces marques appartiennent à un graveur en bois, qui a probablement vécu à Leipsic vers l'an 1625, et dont nous avons de très jolies figures dessinées, peintes ou imprimées sur parchemin dans des livres de prières et ailleurs. Nous avons eu occasion de trouver ces marques (mais moins grandes que Christ \ei indique) sur des jolies gravures en bois représentant des bordures! pour des livres de prières etc. , mais nous devons remarquer que le graveur doit être beaucoup plus ancien et qu'il a travaillé plus de! cinquante ans avant l'année 4 625 indiquée par Christ, attendu qui] nous avons vu un exemplaire de ces bordures marquées de ces chiffres, dans la collection de Mr. Bertram à Ratisbonne, où le texte était écrit et à la fm duquel on lit: f^on Johannes Schcdlîer Rechenmelster zu Leipzig}, 1573; par conséquent les bordures sont encore plus anciennes. . Hi est possible que ces bordures ont été conservées jusqu'en 1625 et} qu'on y a imprimé de nouveau des prières, dont il est fait mentionj par Christ.
32ÔÔ- Nous avons trouvé cette marque sur une gravure en manière noire dont on ne connaît pas l'auteur, qui n'est connu que sous le nomj du MAtTRE AUX DEUX ANCRES CROISES. Elle représente l'assas sinat des deux frères De Wltt grands pensionnaires d'Hollande, composition de beaucoup de figures, parmi lesquelles on volt un des frère!| à moitié couché à terre et maltraité par le peuple, ayant une blessure dans la poitrine de laquelle jaillit un torrent do sang. L'autre frérc est pendu tout nu par les pieds à un poteau. La marque est au bâ! à gauche. Larg, 13 p. 5 Hgn. Haut. 8 p. 3 lign.
3256. Selon Christ (p. 400 T. F. p. 309) un ancre entortillé d'uij serpent est la marque d'un peintre dont on a des paysages avec dcj ruines de l'ancienne Rome. Nous n'avons pas encore eu occasion d<| trouver des tableaux ainsi marqués, mais nous counaissoni de très
Marques figurées.
jolies dessins représentant des fruits, des animaux et de la volailïc faicâ par le chevalier E. DONOP, qui portent les deux autres marques et qui se servait aussi de la marque mentionnée au No. 1669. Il est ce-
[ pendant possible que cet artiste ait marqué des tableaux comme Christ l'indique, vu que nous connaissons de lui des estampes, représentant
' des ruines et des fragmens d'architecture, qui portent son nem en toutes lettres; mais on doit aussi en même tems supposer que Christ a pris la lettre S pour un serpent, ce qui est très vraisemblable.
3257- BLONDEEL, Lancelot , peintre de Bruges vers 1545. Il doit
' aussi avoir marqué ses tableaux avec cette truelle seule. Nous en avons déjà parlé et indiqué un autre monogramme de ce maître avi No. 129.
32Ô8* Ces marques ne sont pas expliquées; nous avons trouvé la première sur un tableau qui selon toute apparence a été peint par lin artiste espagnol et qui peignait dans le goût de Joseph îiibera dit 'L'espagnolet ; nous connaissons de lui ainsi marqué un sujet représentant Cimon et Fera, figures en grandeur naturelle. Selon une note manuscrite de feu Mr. Hazard la seconde marque ci-mentionnée dans laquelle on voit une espèce de flèche doit se trouver sur des anciens tableaux; mais ni le genre ni l'époque n'étaient indiqués et nous avouons n'avoir pas encore rencontré de peintures ainsi marquées.
Selon Christ (p. 401 T. F. p. 309) Hans WEINER doit aussi I avoir marqué ses ouvrages avec cette grappe de raisin seule, mais nous n'avons pas encore eu occasion de nous convaincre de l'exactitude de cette indication, et nous l'avons toujours trouvée accompagnée ou de son monogramme indiqué au No. 2541 ou de son nom en toutes lettres.
|260« L'artiste qui se servait pour marque d'un caducée et que I quelques écrivains ont abusivement nommé François Bah jlone^ s'apellait Jacques da BARBARY; nous avons eu occasion de voir de ce maître deux tableaux dont le premier est marqué des lettres lÂDB au milieu desquelles on voit le caducée; le second porte le nom en toutes lettres Jac. da Barhary accompagné du caducée et de l'année ' 1504. Le premier de ces tableaux, représentant une téte de Christ, se trouvait autre fois dans la collection de feu Mr. Frauenholz à Nuremberg et il provenait du cabinet de feu Mr. Paul de Praun. Ce tableau prouve que l'artiste est le même qui a fait les estampes marquées du caducée, car celte tête du Christ n'est pas seulement dans le même goût, mais elle est presque la même qu'on retrouve 'dans une estampe de ce maître qui représente la salvator Mundi décrit par Bartsch (P. Gr. T. VIL p. 518 No. 5). Le second tableau avec le nom et le caducée se trouve dans la galerie royale d'Augs- I bourg, il représente une planche peinte, sur laquelle est attaché un !clou, auquel sont suspendus des gants de fer et une perdrix. Au tas il y a une feuille de papier comme si elle était collée sur la i planche, sur ce papier on lit: Jac. de Barbary P. 1504 et le caducée ItLe nom Barhary parait être d'origine italienne, maïs l'histoire de I l'art ne fait aucune mention d'un artiste de ce nom; nous n'avons pas pu du moins nous procurer de rcnseigncmcns à ce sujet malgré toutes les peines que nous sommes données pour y parvenir. Les estampes de ce maître sont très rares, et nous ne connaissons aucune collection où elles soient toutes réunies. Bartsch en a décrit vingtquatre. Nous n'avons trouvé que quatre pièces dont Bartsch n'a pas parlé; Ottley (T. II. p. 592) parle encore d'une cinquième qui n est pas non plus mentionnée par Bartsch^ elle doit représenter une Ste. famille. Le second caducée indiqué à co numéro se trouve sur une estampe de Jules Bonasone représentant des hommes et des femmes se baignant dans une grande cuve. Bartsch décrit cette pièce (P. Gr. T. XV. p. 157 No. 177), mais il ne parle pas du caducé qui se trouve également sur la copie de J. Gregorius. Selon une note de Mr. Frenzel inspecteur de la collection d'estampes royale à Dresde (Catalogue des estampes de feu Mr. Blûcher T- I. p. 27) on attribue la composition de la pièce en question à Raphaël et on doit en trouver un tableau à fres'quc dans un bain du Pape Jules IL à Rome. Mr. Frenzel croit que Jules Bonasone a peut-être gravé ce sujet d'après une composition de Jac. da Barhary , ce qui est très possible, quoiqu'il y règne un tout autre goût.
261. Marolles parle d'un artiste qu'il nomme le MAÎTRE A LA SAU- TERELLE, et nous présumons qu'il a voulu parler du graveur qui se servait des marques ci -mentionnées que nous avons trouvé sur deux
Marques figurées.
ancienne» estampe». La première représente une Ste. famille qui est aussi gravée par Durer et mentionnée dans le catalogue de Bartsch «ou» le titre: L.a sainte famille au papillon, par Israël van Mechen^ par Marc Anton et avec quelques dlfFércnces par le maître anonyme au monogramme No. 10- La seconde pièce ainsi marquée représente la naissance de Jésus Christ décrite par Bartsch dans le catalogue de Jules Campagnola^ mais il a fait sa description d'après une épreuve retouchée à laquelle on a ajoutée les lettres FICA que Bartsch interprctc par Fecit Jules Campagnola. Cette seconde pièce porte, outre la sauterelle, au milieu dans la marge une sauterelle volante (voyei: la •econde marque ci-mentionnée). Nous ignorons d'ailleurs où cet artiste | peut avoir vécu, mais ses ouvrage» ressemblent à quelques-unes de» i estampes les moins finies du maître de l'année 1466 quoiqu'elles ne soient pour ainsi dire pas si nettes et plus largement croissée».
3262- Christ (p. 403 T. F. p. 31 1) et Bryan (T. II. planche IL) attribuent ces deux coqs à Corneille CORT, lorsqu'on les trouve sur une estampe d'après Jérôme JVIuziano qui représente saint François dans un paysage. Nous croyons plutôt qu'ils indiquent le nom de Jérôme COCK pour le fond duquel Corneille Cort a beaucoup travaillé et au nom duquel le», coq» font aussi allusion. De Corneille Cort il est aussi parlé au No. 3201; et de Jérôme Coch aux Nos. 1224, 1276, 1280, 1291 et 1308.
3263- LE MAÎTRE À LA RATIÈRE ou À LA SOURICIÈRE, tel estkj nom que l'on donne ordinairement à l'auteur de deux estampes qui! portent celte marque accompagnée des lettres TN rapportées dans Ia| seconde partie ou des syllabes NA. DAT. et qu'on explique par Natalis DATI; l'histoire de Fart ne parle point d'un artiste de ce nom. Bartsch (P. Gr. T. XIII. p. 562) décrit les deux pièces de ce maître dont une représente la Ste. Vierge avec l'enfant Jésus et auprès d'elle Ste. Anne, a»$ise$ l'une à côté de l'autre sur une espèce d'autel pl«rcé dans une niche, l'autre représente deux armées rangées en bataillci aussi nommée la bataille de Charles de hardi, et encore la bataillede Fornoue sur le SpOrzano dans le duché de Parme, gagnée pari Charles VIII, dit l'affable, roi de France en 1495 cet auteur rapporte encore sur cette marque ce qui suit: ,,La bibliothèque impériale de „Vicnne possède une première épreuve des deux armées, sur laquelle „cst écrit par une main très ancienne: ROTA DA R4VENNA 1512. „Ces mots Hota da Ravenna , désignent sans doute ou le nom duj „graveur ou celui du dessinateur, d'après lequel ce morceau a été ,, exécuté. Le rat RATO semble y faire allusion.'* Ce Rota da Ra] venna n'est cependant pas non plus connu dans l'histoire de l'art. j
Suivant Bartsch on a de ce dernier morceau trois épreuves diffé-l rentes, la premièi'e est celle qu'on vient de détailler, la seconde àifCère dcj la première en ce que la banderole qui accompagne la ratière, es^ allongée à gauche, et que cette nouvelle partie de la banderole esl; marquée de l'année 1530. l^a troisième épreuve porte l'adresse Jnt\ Sal. ex. gravée au dessus de la ratière. '
Le même sujet a été aussi gravé par Augustin Vénitien en contrel partie. On remarque les lettres AV et l'année 15t8 gravée» en irèii petits caractères sur le dernier des drapeaux qui est dans le lointain, au milieu de l'estampe.
3264- Florent le Comte, Orlandi et Marolles indiquent cette marque souij le nom du MAItRE AU COMPAS sans cependant désigner une piéc( »ur laquelle on doive la trouver. Nous l'avons vu sur une ancienm! estampe italienne qui représente un jeune homme vétu d'un habij large et tourné du côté droit, il a les mains jointes, la tète coul ronnée de laurier et semble réfléchir. À droite on voit une colonnij avec un grand piédestal sur lequel est appuyée une tablette couvert(| de figures géométriques. Le fond représente un paysage avec plusietirj bâtimens et sur le piédestal on lit: APELLES POETA TAGENTEf A TEMPIO SUO CILIBERIMUS et la marque. Haut. 7 p. 4 li«n| Larg. 4 p. 8 lign- Nous croyons cette estampe de la main de jN'ij colas da MODENA , d'autant plus que non seulement elle est dans Sj manière , ' mais parcequ'clle porte l'écriture et les ornemens proprei à cet artiste, qui, comme on sait, avait l'habitude de marquer se] estampe» de différentes manières et comme il est indiqué aux Nos. 120C 1778, 2024, 2626, 2628, 2898 et 5247.
3265. VISSCHER, Pierre, fameux sculpteur et fondeur à Nuremberj florissant vers la fin au quinzième et au commencement du seiïi^j «iècle. Selon Doppelmair il est mort en 1550 et selon Fûssli il virai encore en 1540. Cet artiste est auteur du famevix monument de Sj
Marques figurées.
Sehaldc dans Tcglisc de ce nom à Nuremberg, qui a été parfaitement gravé par Albert Reindel, et dont nous avons aussi parlé au No. 685. 1 Visscher a marqué souvent ses ouvrages avec deux poissons comme ! voit les premiers ci -mentionnés. Nous avons trouvé la seconde , ! marque, également attribuée à Pierre Vûscher^ sur un petit basrelief en bronze qui représenle Orphée et Euridice, composition presque \ semblable à l'estampe de Durèr^ représentant Adam et Eve. Ce petit basrelief était chez Mr. Commeter marchand d'estampes à Hambourg. I Suivant Frédéric ISicolai (Beschreibung der kôniglichen Residenzstâdte i Berlin und Totsdam. Anhang oder Nachrichten von dcn Baumeistern, Bildhauern etc. Berlin et Stettin 1786 pag. 13 Note *). Pierre Visscher 9C servait encore des deux poissons au milieu des lettres P.V. , dont il est parlé dans la seconde partie. Nous ignorons s'il y a quelque fondement dans cette indication, n'ayant pas encore eu occasion de trouver cette marque. Fûssli (Allgem. liùnstlerlexikon) rapporte ' différens ouvrages de cet artiste qui travaillait avec ses cinq fils Pierre^ Hermann^ Jean y Paul et JaccjueSj et il est possible que son fils Pierre se soit servi de la seconde marque ci -mentionnée.
[l266' Cette tête, qu'on peut prendre jiour la marque d'un artiste, ; n'est qu'un caprice du graveur qui se trouve sur une très jolie eau forte de George de DILLIS, dont nous avons aussi indiqué une marque au No. 1553. "Cette eau forte représente l'étude d'un arbre dont la tige va jusqu'au bord supérieur de la planche et auquel la tête est pour ainsi dire suspendue à une branche à droite à mi-liauteur de la pièce. Haut. 3 p. 10 lign. Larg. 3 p. 4 lign.
267» Ces marques se trouvent sur des gravures en bois <^ui ornent une bible avec ce titre: Biblia, das ist die ganze heilige Schrift. Deutsch D. Martin Luth, cum gratia et privilégia. JVittenberg MDLXXII. Gedruckt durch Hans Luft. in folio. Christ (p. 277 et 401 T. F. p. 193 et 309) attribue ces marques à Jean TEUFEL ou THÛFEL et à CLEMAN. Malpé (T. II. p. 257) qui paraît avoir copié Christ, désigne le premier comme graveur en bois saxon né vers l'an 1510. Ces indication n'ont pas de fondement, car le même artiste, qui se servait des marques ci - mentionnées, a aussi marqué ) Il ses ouvrages avec les monogrammes indiqués aux Nos. 1342 et 2721 Il Ut se nommait Jacques TRANSIE VANUS ou Jacques Lucius CORONA I \Transilvanus. Il se servait aussi des lettres lï c'est à dire Jacques i iTransihanus sans la clef et avec la clef dont nous n'avons pas pu (découvrir la signification, et encore des lettres I.L. G. ou I.L. C. T. c'est à dire Jacques Lucius Corona ou Jacques Lucius Corona Transilvanus, comme on le trouve indiqué dans la seconde partie.
268' Cette marque appartient à un graveur allemand, dont on ne connaît pas le nom, on la trouve sur une estampe représentant un j jeune homme en chapeau à plumes assis auprès d'une femme qu'il ! embrasse. Il tient de la main gauche une guitarre et sur les genoux de la femme on remarque un petit chien. A droite on voit un petit ivase, la tablette avec le burin est au bas du même côté appuyée contre le siège des deux amans, et l'année 1537 à rebours se trouve en haut dans un fond blanc. Pièce ronde. Diamètre 2 p. 3 lign.
f, ^86,9. Ce rébus signifie CORREGGIO nommé Antoine ALLEGRI
I ïpeintre très célèbre né à Correggio près de Modène en 1494, mort
il |en 1534. On trouve ces marques sur deux estampes qui représentent
j iltoutes les deux des saintes Vierges à mi -corps avec l'enfant Jésus,
f, pièces en petit 4'° sans le nom du graveur. Il est très probable
,1, Ique ce rébus n'est qu'un caprice des graveurs, car il n'est pas connu
„ l^ue Correggio ait marqué ses dessins ou ses tableaux de cette manière.
! ZHO' Cette marque se trouve sur un hautrelief qu'on conserve dans
* mne église à Bamberg; il représente une espèce de crèche où l'on I' Toit la naissance de notre seigneur dans une bordure de quatre corn-
îpartimens qui offrent encore des sujets de l'enfance de Jésus Christ.
* .Ce hautrelief est très remarquable et on le donne pour l'ouvrage de ^ Vite STOSS. Nous ignorons quel fondement il y a dans cette atlri- ^ bution, mais Murr (Beschreibung der Stadt Bamberg p. 148) rapporte » lïu'il ne peut être ni de rite STOSS ni à'Albert Durer. Il existe de
ce hautrelief une estampe qui porte la même marque, mais très ^ ^petite, elle est gravée en 1787 par J. C. FFeinrauch, et se trouve i page 59 dans un livre intitulé: Geschichte der Pfarrer u. l. Frauen f !?« Bamberg am Men Jubeljahre der dermaligen Pfarrkirche. Heraus- \ ygegeben von A, A, Schellenberger Pfarrerverweser, 1787 in 8'*- On
Marques figurées.
attribue encore une autre marque à Vite Stofs qui est rapportée au
3271- VINKENBOOMS, David, peintre, dont nous avons déjà indiqué une marque au No. 875; il se servait aussi au lieu de marque d'un pinson, comme il est rapporté par De Mec/îe/ (Catalogue de la galerie de Vienne p. 589) et par Louis de Winhelman (Neues Malerlexilton p. 285). Nous n'avons jamais pu trouver ce pinson parmi tant d'oiseaux qu'on remarque ordinairement sur les tableaux de ce maître.
VIVARTNO DA MURANO marquait aussi ses tableaux d'un oiseau semblable, c'est à dire d'un chardonneret, qui se voit assez grand et distinctement sur ses ouvrages et qui fait allusion à son nom, nous l'avons trouve cntr'aulres sur une sainte famille peinte par cet ' artiste en figures à mi-grandeur naturelle. Lanzi rapporte aussi que Vivarino se désignait avec un chardonneret (en italien Vïvarino) selon cet auteur Vivarino doit avoir apprit l'art de peindre chez Jean Bellino et doit avoir vécu vers la fin du quinzième siècle ; un de se& derniers ouvrages est marque de l'année 1498.
3272' Christ (p. 598 T. F. p. 305) rapporte avoir connu des estampes gravées en cuivre par un peintre de Nuremberg et faites vers 1620 qui portent pour marque cette chouette avec les aîles étendues. Nous 1 n'avons pas eu occasion de rencontrer des estampes ainsi marquées, || et, à ce que nous savons, aucun autre écrivain n'en fait mention. J |
3273- Suivant Christ (p. 598 T. F. p. 505) un hibou attaqué par deuX' petits oiseaux sert de marque dans un livre de gravures publié par Augustin Hirschvogel à Nuremberg en 1545, pour le compte de Jacques ZEYSNECRER, peintre du roi des Romains. Zeys signifie en allemand Sej^in, railler se dit en allemand nechen et comme les petits oiseaux raillent les grands, ce logogryphe doit exprimer le nom de Zeysnecker. ^ Nous ignorons quel fondement il y a dans l'interprétation de cette marque figurée, mais on la trouve en effet sur la première feuille d'une suite de 19 gravures , en bois représentant des figures géométriques avec ce titre: GEOMETRIA. DAS BUCÏI GEOMETRIA IST MEIN NÀMEN, ALL FREYE RUNST AVS MIR ZVM ERSTEN KAMEN, ICH BRING ARCHITECTVRA VND PERSPECTIVA ZV- SAMEN. Après ce titre se trouve la marque d'Augustin Hirschvogel entre l'année 1545 , et au-dessous on voit un hibou attaqué par deux petits oiseaux; il est assis sur un poligèdre autour duquel on lit: SPERO FORTVNA REGRESSVM. Ce poligèdre est posé sur une espèce de tablette sur laquelle on lit: MIT. RO. RO. MA.. ALLER GENEDIGISTEN PRIVILEGIO , MIR NOCH MEINEN EHELICHEN LEYBS ERBEN NIT NACH ZV DRVCREN FERFAST. Haut. 7 p. 4 lign. Larg. 5 p. 7 lign.
3274* BLES, Henri van, nommé èfïectivcmcnt Hem i met de Bles iieintre de paysage, doit ordinairement avoir marqué ses tableaux avec un hibou et pour cela avoir été nommé en Italie CIVETTA. Selon van\ Mander il avait ce surnom à cause d'une tache de cheveux blancs sur le front, il naquit à Bovines près de Dinant, fut paysagiste et succès! seur de Joachime Patinier; il florissait vers 1510. JLampsonius le nommei dans un poème. Le maître sans maître. De Mechel (Catalogue de la galerie de Vienne p. 557) lui attribue le premier de ces liibous qu'onj doit trouver sur ses tableaux. Nous avons trouvé le second sur sor propre portrait gravé dans la manière de Jérôme Wierix. Il est repréj
" senté à mi-corps, vu de trois quarts et tourné vers la gauche. Le hibou se voit en haut à droite dans une petite niche. Pièce in 8'*'
3275* Cette marque se trouve sur une eau forte qui paraît avoir élc; faite par un artiste flamand du dixsepticHie siècle; elle représente Orphée attirant par le son de sa lyre les oiseaux et les animaux, daiw; un paysage avec la vue d'une ville située au bord de la mer. Piéce[ en petit folio en l'argeur. Nous n'avons pas eu occasion de découvriil l'auteur de cette estampe et il est aussi possible que la marque ci cette lyre avec l'aigle, qui se trouve cnhaut à droite, ait une toutt autre signification.
3276- CRANACH, Lucas, peintre et graveur dont nous avons déjî parlé et indiqué des marques au No. 1567. Il marquait encore de ce différons serpens ou écussons d'armes de Saxe différens ouvrages, c on trouve la première de ces marques sur une des estampes que Luca. Cratiach a gravé au burin, représentant la- pénitence de saint Chry sostome décrite par Bartsch (P. Or. T, VII. p. 276. Jîio. 1). Les
autre^
Marques figurées.
autres marques se voient toutes sur des gravures en bois savoir la seconde sur un saint Jean l'Evangcliste de la suite des quatre Evangé listes décrite par Bartsch No. 49 ad 55. La troisième et la quatrième de ces marques sont fréquentes sur différens sujets du nouveau testament. La cinquième se volt sur une pièce qui représente saint Jean
qui est toute — j
prêchant dans le désert. Bartsch No. 60. La
noire, se trouve sur le portrait de Charles V. Bartsch No. 128, sur le portrait de Jean Frédéric I le magnanime, électeur de Saxe. Bartsch No. 132, sur le portrait en pied de Philippe Landgrave de liesse, non décrit par Bartsch, et sur le portrait à mi-corps de Sibylle épouse i de Jean Frédéric I duc et électeur de Saxe Bartsch No. 137. On 1 trouve aussi ce petit dragon tout noir sur une pièce qui représente 1 Jésus Christ en croix Bartsch No. 21. La septième marque c'est à dire i les deux écussons d'armes de Saxe sans le dragon se trouvent sur la î passion de Jésus Christ. Bartsch No. 6 ad 20. Suite de quinze pièces I y compris ce titre: Passio D. N. Jesu Christi venustissimis imaginibus \ ele ganter expressa^ ah illustrissimi Saxoniae Dacis Pittore Cranogio. \ Anno 1509. On voit encore ces écussons d'armes sur les martyres des 1 douze Apôtres. Bartsch No. 37 ad 48, représentés en une suite de \ douze pièces, tirées d'un livre qui a pour titre: Das Symbolum der \ heiligen Jposteïn. Durch D. M. Luther, mttemh. 1548 ifi 4°' On les ] voit encore sur un St. George à cheval terrassant le démon Bartsch \ No. 64 et sur bien d'autres sujets de la bible ainsi que sur des porj traits. La huitième marque c'est à dire l'écu d'armes de Saxe seul se l trouve également sur différentes gravures en bois, savoir sur une t suite de quatorze pièces en 8"° représentant Jésus Christ et les Apôtres, debout sur des piédestaux au bas desquels on voit toujours , l'écu d'armés de Saxe Haut. 4 p- 9 à 11 lign. Larg. 2 p. et 2 p. 7 lign. .et sur différens autres sujets qui forment une suite de trente trois (pièces tirées d'un livre, intitulé: Hortuîus animae. Lustgarten der \Seelen. Mit schonen lieblichen Figuren. 1518 in 4"'' Les pièces de [cette suite sont décrites par Bartsch sous les Nos. 79 ad 11 f. La ^neuvième et la dixième se trouvent sur des portraits g;ravcs d'après |des tableaux de Cranach par Louis Emil Grimm et F. Fleischmann |Teprésentant le portraits de Martin Luther^ de Philippe Melanchthon Jet à'Ulric van Hutten. La onzième marque ménagée en blanc se voit [sur des gravures en manière noire d'après Cranach faites par Jean lElie Haid, représentant les portraits de Martin Luther et de sa femme \\Cathérine de Boren, et Jean Luther le père et de Marguerite Luther jla mère de Martin. Outre les différentes marques ci-mentionnées, |0n en trouve encore beaucoup de quelques autres formes sur les ijtableaux et les dessins de Cranach^ ainsi que sur des estampes d'après lui, mais comme elles ne diffèrent pas beaucoup de celles ci-mentionnées, novis croyons en avoir rapporté suffisamment, pour que les amateurs puissent y trouver les différentes manières qui ont servi à isindiquer les ouvrages de Cranach.
\ Nous devons encore remarquer que nous avons rencontré deux l'estampes avec la douzième et avec la treizième marque qui peuvent [également avoir été gravées d'après des dessins ou d'après des tableaux /ie Cranach; une représente le portrait à mi-corps de Frédéric Staphil, de trois quarts et tourné vers la gauche. A gauche à mi-hauteur le la planche est écrit: Staphil war erst ein lottrisch Man. Pièce n 8'* L'autre représente le portrait à mi-corps à' Anne Eindacher de eipsic, vue de trois quarts, tournée vers la gauche et coiffée d'un sonnet. Elle est entourée d'une bordure dans laquelle il y a une nscription enhaut et en bas. La marque accompagnée du mot pinxit îst au bas à gauche, au milieu on lit: G. C. Eimart del. et à droite: T. G. Metzker sculp. 1676. Au reste Lucas Cranach se servait aussi le ce petit dragon accompagné des lettres initiales L. C. ou des lettres nitiales L. C. seules dont il est parlé dans la seconde partie. 77 Un petit serpent accompagné quelques fois de la syllabe del aussi servi de marque à un dessinateur allemand au dixseptièmc iècle, dont nous n'avons pas pu découvrir le nom. On trouve les •etils serpens ci-indiqués sur des estampes représentant différentes •lantes gravées par Pierre RoUos qui forment une suite de onze pièces n petit folio inclusivement de ce titre : C. M. D. Pugillus rariorum Vantarum Indici hotanico poly^lotto Appendicis loco adjectus et cum Ci. 'acohi Breynii Prodomo Fasciculi rarior. Plantarum nec non Jndiculo ^rasihensium Plantarum nondum editarum permixtus. Ce titre est écrit ,ur un vase avec des fleurs et la suite entière se trouve ordinairement j; la fm d'un livre in folio intitulé: INDEX NOMINUM PLANTARUM INIVERSALIS. Opus Christianus Mentzelius. Beroiini M.D.C.LWXU. Brvlliot, Dict. â€$ Mojiogr. I, 55
Marques figurées.
3277 ^' MaroUes rapporte cette marque sans aucune explication, nous l'avons trouvée sur une ancienne estampe italienne qui selon notre opinion peut avoir été gravée par Nicolas da MODENA, mais ni Bartsch ni aucun autre catalogue, à ce que nous savons, n'en fait mention j elle représente un combat de quatre hommes un à cheval et trois à pied, dont un à gauche couché sur son bouclier semble être tué par le glaive de son adversaire agenouillé sur lui, au milieu un peu vers la gauche est un troisième homme armé d'un bouclier orné de la tête de Méduse et le quatrième à cheval porte un bouclier sur lequel sont} les lettres S. P. Ç.R. La marque de l'artiste est suspendue à un arbre i à gauche et à droite à un autre arbre est suspendue une flûte de Faune et un cor. Larg. 10 p. 1 lign. Haut. 6 p. 10 lign.
3278' Ce chiffre composé d'une étoile entre deux demi- lunes audessus d'une roue, que Christ (p. 398 T. F. p. 305) rapporte beau-l coup trop grand, se trouve éffectivement sur une ancienne estampe allemande, dont le maître n'est pas connu, elle représente Un ornement qui forme au milieu deux ronds dans lesquels on voit à gauche j Judith à mi-corps avec la tête d'Holoferne et à droite Dalila à micorps coupant les cheveux à Samson. La marque est au milieu en bas, et ent^e les ornemens enhaut est l'année 1526. Larg. 2 p. 7 lign. Haut. 2 p. 4 lign.
3279* Cette tablette avec les deux monogrammes, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une gravure au burin de Marc Antoine Raimondi d'après^ une taille de bois Ol Albert Durer, représentant la sainte Vierge adorée par St. Paul, St. Jean Evangeliste, St. Antoine Thermite , Ste. Cathérine etc. La marque se voit sur un écusson que tient un ange placé à gauche au bas, et le chiffre de Marc Antoine est gravé vers la gauche , à mi hauteur de l'estampe^! sur une espèce de candélabre. Cette copie est aussi décrite paii Bartsch (P. Gr. T. XIV. p. 407) avec seize autres copies d'après le$( tailles de bois de Durer ^ mais les autres ne portent ni la marque ci-mentionnée ni celle de Marc Antoine. j
3280- Cette marque, qui n'est pas connue, se trouve sur une ancienn(| estampe représentant une gaine de poignard, où l'on voit enhaut une; femme nue, tournée vers la droite; elle tient de la main droite ui' bâton au bout duquel on remarque un double masque en profil, eîi de l'autre une branche d'arbre. Au bas est un génie sonnant du coî et tenant de la main gauche la queue d'un dauphin. Au milieu sui le pied d'un vase, sur lequel la femme est debout, on remarque Id chiffre 22; la marque de l'artiste se trouve en haut à droite suspendud à un arbre. Haut. 16 p. Larg. d'en haut. 1 p. 3 lign. Larg. d'eil bas 8 lign.
3281 Selon le catalogue des estampes du marquis Malaspina di Sana zaro (T. H. p. 92) cette marque doit se trouver au bas à gauche d'uni estampe du seizième siècle d'un maître italien, représentant Jésus Ghris| au mont des oliviers, où l'on voit trois Apôtres qui dorment. marque se trouve à gauche en bas. Larg. 5 p. 2 lign. Haut. 3 pi 10 lign. Nous n'avons pas eu occasion de rencontrer cette estampé
3281 Ces tablettes ont servi de marque à Adam FUCHS, graveuj dont nous avons déjà rapporté des marques aux Nos. 315 et 323 cl] la première partie. On les trouve sur deux pièces de la suite dej monstres marins, dont on attribue la composttion à Polidore de Carc\ vage et dont quelques-unes portent aussi les marques et les letlrei initiales A F rapportées dans la seconde partie. La première tablett' surmontée d'une fleure se voit sur une pièce qui représente un jeuni Bacchus assis sur un cheval marin; il tient de la main droite la cri; nière du cheval et de l'autre élevée une écuelle rempli des grappe! de raisain sur lesquelles est assis un oiseau. La tablette est au ba; à droite dans l'eau. Larg. 5 p. S lign. Haut. 4 p. La seconde tablettj se voit sur une pièce de la même suite, elle représente un homm et une femme auprès d'un cheval marin qui se dirige vers la gauclu, L'homme , dont le corps se termine en queue de poisson, est vu suj le dos et se tenant à la crinière du cheval ; la femme est vue pre.j qu'en face, tournée un peu vers la gauche et portant au bras gaucbi une palme. La tablette est au bas à gauche entre les pieds du devaii du cheval. Larg. 6 p. Haut. 4 p. 2 lign. Au reste cette suite do! consister en douze pièces que nous n'avons pas encore eu occasioj de voir toutes, il est donc possible qu'il y en a encore d'autres qi sont marquées d'une des tablettes ci-mentionnécs. '
Marques figurées.
premières tablettes appartiennent à un graveur en [ bois qui n'est pas connu, elles se trouvent sur des figures anatomiques pour un ouvrages intitule: La dissection des parties du corps humain \ en trois liures, faictz par Charles Estienne Docteur en Médecine, avec Jigures et déclaration des incisions, composées par Estienne de la Rivière ' chirurgien. A Paris chez Simon de Colins 1546 in folio. La troisième marque représentant une pierre désigne aussi selon toute apparence un graveur en bois; on la voit sur une pièce qui représente Moïse et Aaron ou le prêtre et le lévite qui passent devant l'homme, blessé par des larrons, sans le secourir. Larg. 12 p. 5 lign. Haut. 9 p. 3 lign. i llne épreuve moderne de ce morceau se trouve aussi parmi les grai vurcs en bois recueillies par J. A. de Derschau et publiées par R. Z. i Becker. Livraison T. Classe C. No. 11.
»283. MAGLIOLI ou MAJOLI, Jean André, graveur italien, dont [ nous avons déjà parlé et indiqué des marques aux Nos. 53 , 426, 510 I et 585. Il se désignait encore par ces trois différentes tablettes que l'on trouve également sur ses estampes représentant pour la plupart j des monstres marins et d'autres figures grotesques de différentes j grandeurs.
;;284« Ces tablettes ont servi de marque à un graveur en bois du seizième siècle' qui n'est pas connu, nous les avons trouvé sur deux I pièces représentant Adam et Eve mangeant du fruit défendu et Adam 1 et Eve chassés du paradis. Les tablettes sont au milieu en bas. Haut, i 6 p. 6 lign. Larg. 4 p. 6 lign. Ces deux pièces se trouvent aussi en ( épreuves modernes parmi les gravures en bois des anciens maîtres {allemands tirées des planches originales recueillies par Jean Albert de ÏDerchau et publiées par R. Z. Becker. Livraison L Classe C. No. 11.
)28Ô« Malpé (T. II. planche L No. 32) indique la première de ce» ^tablettes comme Je monogramme à' André MANTEGNA, auquel on lattribue aussi les marques indiquées aux Nos. 39, 41, 58, 559, 584, 1903 iiet 1997. Nous n'avons pas eu occasion de trouver la tablette ini diquée par Malpé, on voit bien la seconde sur une estampe de cet iiartiste, connue sous le titre: la bacchanale à la cuve No. 19 du cata- |logue de Bartsch; cette tablette était selon toute apparence destinée ilpour une inscription, comme on voit une pareille tablette sur une autre estampe de ce maître qui représente le combat de deux dieux marins, ou l'envie sous la forme d'une femme hideuse qui tient de la main gauche tendue une tablette sur laquelle est écrit INVID. Ca- |talogue de Bartsch No. 18.
jî86. RAIMONDI, Marc Antoine, Augustin VENITIEJN, son élève, et Enée VICO ont marqués plusieurs de leurs estampes avec ces tablettes vides, qui se trouvent pour la plupart sur des sujets gravés d'après Raphaël. Le premier de ces graveurs se servait aussi des marques indiquées faux Nos. 148, 354, 359, 367, 594 et 623. Le second, c'est à dire ^Augustin Vénitien, se servait ordinairement des lettres AV, dont il «est parlé dans la seconde partie; maison lai attribue aussi les mono- 'igrammes rapportés aux Nos. 749 et 765. D^Enée Vico il est déjà fait [mention aux Nos. 193, 285 et 311.
|t87 Ces tablettes sans ou avec une petite hache se trouvent sur udes gravures en bois, dont on ne connaît pas l'auteur, elles ornent [june bible allemande de Martin Luther, imprimée à Wittemberg en 1,1561 par Jean Lufft in folio. Dans cette bible se trouvent aussi des j^ravures en bois par le maître au monogramme No. 2183 attribué à \Godefroy Leigel. Quelques personnes supposent que cette petite (lachc iur ces tablettes n'est qu'une partie du monogramme de Godefroy Leigel, dont la partie supérieure a sauté, mais nous nous sommes îonvaincu par un exemplaire superbe et imprimé sur du parchemin ju'on conserve à la bibliothèque royale de Munich, que ce sont vériablement des petites haches; il serait en effet très étonnant que la )artie supérieure eut toujours sautée dans différens sujets comme on e voit sur les pièces page 82, 92 etc. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 434) >arle aussi de cette bible, mais il n'indique pas ces marques, et l'édiion qu'il cite est de l'année 1560.
87 Cet écusson avec le chiffre, dont nous n'avons pas pu déouvrir la signification, et qu'on peut également prendre pour la larque de quelque dessinateur, se voit sur la bordure d'un livre ravée en bois par Vrs Graf ^ elle est composée de cinq génies dans es ornemens, dont deux en bas tiennent l'écusson ci-mentionné. Le monogramme d' Vrs Graf se voit en haut à droite sur une espèce de onnet que porte le génie debout sur un bouclier, tenu par un autre
Marques figurées. j
génie qui est au bas du même côté. Haut. 4 p. 3 lign. Larg. 2 p. 10 lign. Au milieu de cette bordure on lit: Das newe Testamentl gantz, yetzt klairlich aus dem rechten ^rundt teutscht, mit gargelerten ybrreden, welche eingang vnd vnderrichtung in dièse bûcher klàrlick antzeygen , Darzii hurtze vnnd gûtte etlicher schwerer ortter aufsleffunff Zu Basel MDXXIIII. Un volume in 8^"-
3288» Ces écussons se trouvent sur une ancienne estampe gravée aui burin par un artiste allemand qui n est pas connu^ elle représente la sainte Vierge debout tenant l'enfant Jésus sur son bras gauche;' au-dessus de sa tète est une couronne; à gauche est sainte Catherine! tenant de la main droite un livre et de l'autre la glaive; à droite cstj sainte Agathe tenant de la main gauche un calice. Les têtes de ces! deux Saintes sont ornées des couronnes et entourées des auréoles,' Au fond on remarque une tour et la marque ainsi que Tannée 15151 sont au milieu d'en bas. Pièce ronde. Diamètre 4 pouces. 1
3289* En 1829 on a publié à Augsbourg une suite de gravures en bois qui se trouvaient autre fois au couvent de St. Ulric et qu'on' conserve actuellement à la bibliothèque de cette ville; quelques de ces pièces portent les écussons ou les marques ci-mentionnées , dont on ne connaît pas la signification; elles consistent en une suite de 32 morceaux avec ce titre: Augshurger Formschneider - Arheiten aus dem X V und X VI Jahrhundert. Augshurg gedruckt in der F, Heit majr'schen OJficin 1829 in folio. Vingt-sept de ces pièces représentent des lettres majuscules ornées des figures de Saints et Saintes^ dont le nom se rapporte pour la plupart à la lettre représentée, er parmi lesquelles il n'y en a que quatre qui sont marquées des écus! sons ci-mentionnés. Savoir le premier, dans lequel on remarque lei lettres A. V. signifiant peut-être Augusta Vïndelicorum ^ se voit sur la lettre A où est représenté saint Augustin, vu de face et entoure d'arabesques. La marque ou l'écusson est au bas à gauche. Haut] 4 p. Larg. 3 p. 6 lign. 1
Le second se voit sur la lettre L dans laquelle est représentc| saint Louis assis sur un trône entouré d'arabesques, il est vu de profil,! tourné vers la droite, tenant de la main droite un sceptre et de f'autre! un livre. L^écusson se voit au bas à gauche près du siège du roi.| Même dimension que la pièce précédente.
Le troisième se trouve sur la lettre Z dans laquelle est reprél sente Jésus Christ qui parle à Zachâus qu'on remarque sur un arbrt qui est au milieu et au bas duquel est suspendu l'écusson avec Ifj lion. Même dimension que les pièces précédentes. |
Enfin la quatrième marque se trouve sur la lettre C gothique dans lequel on voit saint Clément en habit d'évêque, portant sur lt| tête une tiare et tenant de la main droite une crosse et de l'autni un cor. La marque est au bas à droite. Même dimension que Icii pièces précédentes. j
H est très vraisemblable que l'on a des anciennes épreuves dt ces lettres, mais nous n'avons pas encore pu les trouver, il est aussi! à remarquer que les épreuves modernes ne sont pas dans le commerce;
3290* Ces écussons se trouvent sur une ancienne gravure en boisl dont on ne connaît pas l'auteur; elle représente la sainte Vierge ayet l'enfant Jésus sur un trône gothique; à gauche est un ange qui tien': une fleur et â droite un autre qui joue de la harpe. Les écussoni sont an bas à gauche et à droite de la planche. Haut. 4 p. 4 lign] Larg. 3 p. Il est possible que ces écussons appartiennent à celui qu a fait faire cette gravure en bois ou bien qu'ils se trouvent sur 1< tableau d'après lequel cette pièce a été faite. Au reste ce morceaij paraît être l'ouvrage d'un artiste du quinzième siècle.
3291' Christ (p. 395 T. F. p. 303) indique cette porte ouverte , mai;' moins exactement pour une des marques à' Albert Durer ^ en ajoutan que chez les anciens allemands il n'y avait pas de différence entre l(i Th et le D et que dans ce tems on ait cru que le nom de Diirei^ venait du mot Thûr qui signifie Porte. On ne doit pas, dit Chris , après , confondre cette marque de Durer avec une porte ouverte quj \ représente souvent les armes de villes, par exemple celle de Lem berg en Pologne dans la cosmographie de Sebastien Mûnster. Il n*es pas vraisemblable que Durer se servait de cette porte à deux battan ouverts pour marque, mais il est connu qu'elle se trouve dans sCj armoiries; néanmoins cette porte ouverte, savoir celle ci-indiquée, s»! trouve vraiment sur une gravure en bois qui représente le portrai de Durer en profil; il est donc à croire que Christ a pris cette port»
Marques figurées.
pour la marque qui ne doit représenter ici que les armes de Durer. Au reste il est encore à remarquer qu'on a des épreuves différentes de ce portrait et qu'il y en a , où l'on voit au milieu de cette porte la marque ordinaire de Durer accompagnée de l'année 1527. Voyez Bartsch (P. Gr. T. VII. p. 164. No. 156) on a aussi de ce portrait une copie très exactement gravée^ elle est d'une taille moins nette que l'original et on la distingue par les traits courbés qui sont gravés l'un au-dessus de l'autre au bas de l'estampe, un peu vers la droite. Dans la copiée il y a huit de ces traits courbés, tandisque dans l'original il n'y en a que cinq et un point. La copie porte également cette porte ci indiquée, mais avec l'année 1527.
[3292« Les premiers de ces écussons accompagi nés de l'année 1470 se trouvent à la fin d'une
traduction allemande d'un ouvrage d'images lylographiés et connu sous le titre : Biblia
Pauperum (La bible des pauvres). Ces écus , sons ont été déjà rapportés par Heîneke (Nacbrichten von Kunstlern etc. T. IL p. 149) et regardés par cet auteur comme étant les armes I du graveur en bois, car les premières éditions ! portent les noms des artistes Frédéric FVaîter et Hans Hornung ^ dont le premier se servait aussi des lettres initiales f U) et de l'année 1470, rapportées dans la seconde partie. Heineke parle aussi page 150 des seconds écvissons 5 accompagnés de l'année 1475; ils doivent éga- I lement se trouver sur une traduction allemande de la bible des pauvres qui est plus complette, c'est à dire de 40 planches. La bibliothèque I royale à Munich conserve de la première de ces éditions deux exemplaires colorés et trois , autres , mais on y trouve aussi deux exem- I plaires d'une autre traduction de la bible des pauvres , à la fin t| de laquelle on ne voit qu'un seul écusson avec l'épéron (Voyez la \ troisième marque ci-mentionnée). Elle est également indiquée par [ G. fV. Panzer (Zusâtze der Annalen der altern deutschen Literatur etc. l page 31) et l'on suppose que l'écusson avec l'épéron pourrait appar- , tenir à Hans (Jean) SPOKER et que l'année 1475 doit être l'année 1477. Nous ne pouvons pas partager l'opinion que l'année 1475 soit l'année 1477, d'autant plus que le chiffre 5 diffère beaucoup du chiffre 7 I et que feu Mr. Bernard bibliothécaire à Munich, très savant dans les 1 connaissances des anciennes écritures et des anciens chiffres l'a prise i[ aussi pour l'année 1475. Nous n'avons pas rencontré d'autres ouvraj ges de ce Jean Sporer, mais Heller (Monogrammenlexilîon page 374) rapporte qu'il se nommait aussi f^anjS ^tiefmaïeV ou ^an!8> ' 9l$ttCl)tIVtIC^$t ; au reste Heller donne les premiers écussons ci-mentionnés, séparés en attribuant le premier à Frédéric WALTER et le second à Jean HÛRNING ou HORNUNG, dont il est parlé en haut- Nous n'avons cependant jamais trouvé ces écussons séparés, et il est à croire qu'ils n'existent pas seuls.