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ÔÔ4' LAUB ou LAUBER, graveur qui n'est pas connu dans Thistoire — de l'art et auquel cette marque est attribuée par Christ (p. 96 T. F.
p. 52). Nous n'avons jamais pu la trouver de cette manière et il est à croire que cet auteur a voulu parler du maître au chiffre indiqué au No. 299, qui se servait aussi des monogrammes rapportés au No. 548 et dont Bartsch décrit quelques pièces P. Gr. T. IX. p. 58.
A T «y TT 66Ô' LOIR, Alexis, orfèvre et graveur au burin et à la pointe et J^\^\Xi^ L . {Ykre de Nicolas Loir. Il est né à Paris en 1640 et mort en 1715.
Huher (Handbuch etc. T. VII. p. 221) et Jouhert (Manuel etc. T. II. p. 221) font mention de quelques estampes de ce graveur, mais elles portent toutes son nom en toutes lettres. Sa marque qu'on doit lire Alexis Loir invertit et fecit, se trouve sur une eau forte en petit folio qui est très rare^ elle représente un saint Hermite à genoux, tourné vers la droite, tenant de la main gauche un chapelet et portant ses regards vers le ciel où l'on voit dans une gloire un globe sur lequel est écrit CHARITAS. Pièce en petit folio.
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LAURENT ou LAURENCE, André, graveur né à Londres en 1720, il fut élève de Philippe le Bas, et il mourut à Paris en 1750. Strutt et Bryan ne paraissent pas avoir eu de notions certaines sur cet artiste, car ils indiquent que Laurent est mort en 1740, et nous avons trouvé de ses ouvrages portant Tannée 1744. On trouve ordinairement les trois premières marques sur des estampes d'après Phiy» lippe Woiwermann et David Teniers gravées très spirituellement à l'eau
Ky^^f ll^^"/ i^h^ forte et terminées au burin avec beaucoup de soin.
La quatrième marque ci-mentionnée paraît également appartenir à un graveur anglais, mais nous n'avons pas pu découvrir son nom. On la trouve sur le portrait de François Bacon baron de Verulam et vicomte de St. Alban, chancelier anglais mort en 1626. Il est représenté à mî- corps dans un cartouche surmonté de ses armes, vu presqu'en face, portant une fraise et un chapeau rond. La marque est au bas à droite. Haut. 9 p. 5 lign. Larg. 5 p. 9 lign.
567 ^' Suivant Heller (Monogrammenlexilton page 25) ces marques signifient A. LUCAS peintre et graveur à l'eau forte, demeurant actuellement à Darmstadt. Nous n'avons pas eu occasion de voir H des ouvrages de cet artiste et Heller n'en parle pas non plus. Il doit également avoir marqué ses ouvrages du troisième chiffre, accompagné d'un petit s.
A 667 ^- ABENTS, Lénard, graveur de Passau qui a travaillé à la 2i topographie de Braun. Christ (p. 285 T. F. p. 201) indique la pre- * mière de ces marques et Heineke (Dict. des Art. T. I. p. 35) lui attribue la seconde qu'on doit trouver sur un plan de la ville de Passau. Nous n'avons jamais vù ni l'une ni l'autre.
ôô8« On trouve une eau forte ainsi marquée dont nous n'avons pas encore pu découvrir le graveur j il semble avoir été d'origine flamande et avoir travaillé vers le commencement du dixseptième siècle. Cette eau forte représente un paysage où l'on voit sur le devant un homme qui fait passer un gué à une femme à cheval ; un troupeau les précède. Pièce in folio en largeur.
ôô9« Cette marque appartient encore au graveur en bois anonyme, qui se servait aussi du chiffre mentionné au No. 54 attribué à Luca Antonio de GIUNTA. On la trouve sur des gravures en bois qui ornent un bréviaire imprimé à Venise en 1521, et entr'autres sur une pièce représentant David jouant de la harpe devant l'arche d'alliance. Haut. 3 p. 9 lign. avec une petite marge qui entoure le sujet. Larg. 2 p. 8 lign. Le même artiste se servait aussi des lettres initiales et LA indiquées dans la seconde partie.
560' LONDERSEEL, Assuère van, peintre et graveur en bois et au burin, né à Amsterdam en 1548 et non pas en 1600 comme il est dit par quelques auteurs, ce que prouve un ouvrage qui a paru en 1576 sous le titre: Les Navigations Pérégrinations et Pbyages faicts en la Turquie par Nicolas Nicolay etc. Imprimé à Anvers en 1576 chez Guillaume Silvius. Dans ce livre se trouvent plusieurs estampes en bois de Londerseel qui portent la marque ci - mentionnée et qui représentent des figures de femmes et d'hommes selon la diversité des nations, leurs maintien, habits, lois, religions et façon de vivre en paix et en guerre, et qui forment une suite de soixante pièces, dont quelques-unes portent aussi les monogrammes indiqués aux Nos. 1192 et 1322. Londerseel donnait à ses gravures en bois beau> coup de netteté, ses estampes en cuivre, quoique moins belles,
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offrent un burin fin et facile 5 il se servait ordinairement des monogrammes indiqués au No. 573.
Ô61* Suivant le catalogue d'estampes de feu Tassesseur Hartîauh de Ratisbonne , on doit trouver cette marque sur des estampes en cuivre d'un artiste allemand. Nous n'avons pas encore eu occasion de les rencontrer.
Ô62* Marque inconnue qu'on trouve sur une belle estampe en bois d'après Dominique Campagnola représentant l'adoration des Mages. La marque se voit au bas à droite. Larg. 20 p. 3lign. Haut. 14 p. lOlign. Zani (Encicl. meth. P. II. vol. 5 p. 169) indique aussi cette pièce et il remarque que lorsqu'elle est en entière, elle contient trois sujets qu'il explique ainsi : / Re Magi incamminati alV adoratione; 2) ladoratione dé' Magi^ 5) La Strage degV Innocenti. Le même auteur dit encore qu'il n'a jamais trouvé ces trois sujets dans une même collection, et promet de parler plus tard et plus au long de cette marque, qui néanmoins lui est restée inconnue sans quoi il l'aurait expliquée dans la description des Mages. Bartsch (P. Gr. T. XIII. p. 484 No. 1) décrit la troisième de ces sujets {le massacre des Innocens) , qui porte le nom DOMINICVS CAMPAGNOLA M. D. XVII. et dans la marge à gauclie l'adresse: IN. VENETIA. IL. VIECERI. que Bartsch croit être le nom du graveur en boisj mais il n'y a pas de doute que celui-ci est designé par la marque ci -rapportée.
563' Bartsch (P. Gr. T. VII. p. 447) indique cette marque parmi les anonymes et comme se trouvant sur une estampe en bois représentant des sorciers faisant des préparatifs pour aller au sabbat. Copie en contre-partie d'une estampe en bois de Jean Baldung- grûn. Nous n'avons pas encore eu occasion de voir cette copie 3 mais elle pourrait bien être du maître au monogramme précédent.
Ô64- Cette marque est aussi rapportée par Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 80) entre les anonymes , elle doit se trouver sur une estampe qui représente un montant d'ornemens rempli de feuillages d'orfèvrerie. La marque et l'année 1443 sont au bas de la droite sur une tablette. Haut. 5 p. 5 lign. Larg. 3 p. 9 lign. Il est à remarquer (dit Bartsch^ que dans l'épreuve que nous avons devant nous, le premier 4 est gravé d'un autre caractère que le second , et qu'il est visible qu'il a été ajouté après coup, pour remplacer le 5 qui a été graté.
Heineke (Neue Nachricbten etc. p. 361) indique cette marque comme inconnue et fcomme se trouvant sur une estampe qui représente une femme lascive, couchée sur un lit. Nous n'avons pas trouvé cette pièce, mais Bartsch (P. Gr. T. IX. p 497) rapporte le même sujet avec une des marques indiquées au No. 589 qui paraît être la même estampe.
566* I^^ première de ces marques est interprêtée par Josse AMMAN, lorsqu'on la trouve sur une gravure en bois qui représente la mort qui montre un sablier à une jeune femme, ayant les mains jointes et le regard fixé vers le ciel. La marque est au bas à droite et un peu plus haut à gauche est le chiffre du graveur (Voyez No. 1975). Haut. 6 p. 3 lign. Larg. 4 p. 9 lign. La seconde marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se trouve sur des dessins à la plume d'un grand fini dans le gout de H. S. Beham, selon toute apparence faits vers le milieu du seizième siècle.
Ô67' MÛLLER, Herman, graveur dont nous avons déjà indiqué des marques aux Nos. 43, 56 et 470. On trouve celle ci -mentionnée sur des estampes d'après Martin Hemskerken, Théodore Bernard, Henri Goltzius et autres maîtres de cette école. Le même artiste se servait encore des monogrammes indiqués aux Nos. 576 , 1907, 2394, 2803 et 2882.
Ô68» Cette marque , dont nous n'avons pas eu occasion de découvrir la signification, doit appartenir à quelque peintre flamand qui peut avoir fleuri au seizième siècle. Nous avons trouvé sa marque sur une estampe représentant le portrait de Jean Guillaume duc de Juîiers et de Clève , buste dans un rond en 8"^° gravé par Crispin de Passe — Christ (p. 301 T. F. p. 215) rapporte aussi cette marque mais beaucoup trop grande.
ô69« Une notice des tableaux du musée d'Anvers de l'an 1820, rapporte sous No. 5 un tableau historique avec la marque ci-mentionnée et l'année 1505 qui n'est pas encore déchiffrée. Nous n'avons jamais trouvé de marque pareille sur des tableaux.
Brvlljot , Dict. deg Monogr. I. 10